Djalouz ou l'Art du graff en 3D

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Le travail de Djalouz prend forme avec les éléments qui l'entourent. "Ensemble", ils créent une mélodie qui s'inspire de la mélancolie du lieu. La rue est son aire de jeux : il y trouve les différentes surfaces qui lui permettent de matérialiser son œuvre. Son champ d'expérimentation n'a pas de limites, car lorsqu'il n'y a ni toiles, ni murs... reste la voie de son imagination...!


LA RESERVE MALAKOFF PRESENTE… LE GRAND 8 DE L’ART URBAIN 
UN LIEU EPHEMERE  & UN PARCOURS URBAIN


DJALOUZ sera présent :



LA RESERVE MALAKOFF
 : 7 rue Paul Bert 92240 Malakoff
 
OUVERTURE AU PUBLIC du 1er JUIN au 31 OCTOBRE 2016 

POUR EN SAVOIR PLUS >>> PAR ICI



© Djalouz


Comment est née cette passion pour le graphisme ?
Quel a été ton parcours pour faire tes preuves en tant qu'artiste ?

J’ai commencé par des études de graphiste, mais c’est surtout le graffiti, la peinture, les arts urbains en général qui m’ont tout de suite intéressé. Il y a 11 ans après l'obtention de mon diplôme de Dessinateur Maquettiste, j'ai enfin essayé la bombe aérosol. C'est Draw, un ami d'enfance qui m'a amené au magasin pour la 1ère fois, j'ai eu un coup de foudre pour cet outil, c'était le médium qui convenait le mieux à mon envie de travailler en grand, rapidement, et sur tous types de supports. C'est un peu grâce à lui si je suis tombé dedans ! Je n’ai pas arrêté de pratiquer depuis. A mes débuts (2003) j’ai vécu 2 ans à Aix en Provence, j’y ai rencontré mon premier crew : HW (Burg Blaz Eton Ozas Auker Jenk Djuk…). En 2005/2006 je suis retourné sur Paris et je m'y suis mis à fond. C'était l'époque des palissades au palais de Tokyo, du mur à Bir Hakeim, et du théâtre de l'Ermitage dans le 20ème. à ce moment j'ai rencontré les artistes Pesca, Caligr, Hakic, avec qui j’ai monté le Crew 2AC Anartchik : Pesca, Caligr, Hakic, Doudou, Toux, Rashe, Shupa, Tuile. Il y a 4/5 ans, j'ai commencé à faire des expo collectives, également des prestations, des performances, des initiations. Depuis 3 ans je suis "artiste" à temps plein, je fais pas mal de voyages, je suis invité à des Jams (Meeting of styles...). Nous avons monté différentes expositions et il y a encore pleins de projets à venir…

 


© Djalouz
 


Peux-tu nous présenter ton travail, les sujets abordés, les évocations, le ton de tes représentations et tes sources d'inspirations ?

On me dit assez souvent que mon travail est « torturé », sombre, pourtant j'y mets de la couleur. Je m’exprime à travers ce que je fais, si c’est ce qui en ressort, alors je dois l'être un peu... Dans mes recherches je suis pluridisciplinaire, j'ai commencé par un travail figuratif pour évoluer ces 5 dernières années vers des formes en volume, en 3D, l'envie m'est venue avec la découverte des friches, des usines et lieux abandonnés, car la forme de mon travail prend tout son sens avec les éléments qui l’entourent.



© Djalouz- Collaboration avec Liliwenn  

Interview de Liliwenn sur Artist'Up
 

Dans ses lieux on trouve une âme, de la vie, des strates du passé, de la matière, c’est ce que j’aime je trouve cela très beau. La photographie est très importante dans mon travail, j'observe les lieux et recherche la place idéale avec un regard photographique, je me demande comment mon travail s'adaptera dans l’espace que je m’apprête à investir. C’est pour contrer l’effet éphémère car c’est la seule trace qu’il restera de mon travail au fil du temps… Je passe beaucoup de temps à photographier mes œuvres. Dans mes créations j’essaye de rester neutre, de ne pas imposer mes idées même si j’ai des revendications et que je les exprime de temps en temps, mais ce n’est pas le but de mon travail. Je suis engagé à ma manière, plutôt discret.


© Djalouz


Comment a évolué ton travail depuis tes débuts ? Y a t'il des collaborations artistiques qui t'ont marquées ?

Mon travail ne fait qu’évoluer, j’ai commencé la bombe en faisant du figuratif, beaucoup de personnages, des scène et décors, puis après 3 ans je me suis tourné vers l’abstrait. Il y a un peu plus d'un an, j’ai décidé de fabriquer entièrement une fausse cabine téléphonique, en collaboration avec les artistes ANTI et NONO, et surtout grâce à une collecte de dons (via kiss kiss bank bank) qui font que j'ai pu mener à bien mes projets avec de nombreux soutiens. Ce projet m’a donné envie de sortir des murs et des toiles, de jouer sur différents éléments, supports… Une fois installé dans le théâtre de Colombe (théâtre de l’avant Seine), deux artistes, SHAKA et KOUKA sont intervenus dessus. C’était donc une grosse collaboration, une super expérience.

INTERVIEW DE SHAKA sur Artist'UP
INTERVIEW DE KOUKA sur Artist'UP

© Djalouz

 

J’ai rencontré le photographe Alex PERRET en 2011 au bar où je travaillais à l’époque, une super rencontre humaine et artistique. Nous avons discuté autour d’un verre, puis on a passé la nuit à échanger, à se montrer nos projets, notre travail. Rapidement il m'a parlé d'un de ses amis artistes en Argentine qui était intervenu sur une de ses photos à la peinture, l'idée m'a beaucoup plu j'ai donc fait un essai, c'était la 1ère oeuvre du projet "Photograffée". J'ai présenté le projet à mon collectif et tout le monde a aimé, ca a bien pris. Alex a beaucoup voyagé et a pris des photos en Argentine, Bolivie , Pérou, Népal, Israël, Portugal… la magie de ce projet et ce qui le rend unique, c'est que les photos n’ont pas été prises dans le but d'être peinte par la suite, ça y ajoute un charme, une certaine spontanéité.

Depuis deux ans ce projet a été exposé dans différents lieux :

Novembre 2011 à la Galerie 154, Paris.

Avril 2012 Galerie Frichez nous la paix, Paris.

Septembre 2013 Galerie Art Bloc, avril 2014, Galerie le Pari(s) Urbain, Paris.

Mai 2014, à la Galerie Monsieur, dans les jardins du Palais Royal, Paris.

Pour ma dernière exposition j’ai travaillé avec ma soeur LUCIE MESTRE.

Elle a réalisé un moulage de buste de femme en tissu, elle l'a ensuite découpé en deux et cousu sur une toile, puis j’ai peint par dessus. Elle a également fait une œuvres pour une installation à ma première exposition solo (Introspection) à la Bab’s Galerie.



© Djalouz
 


Quelle est la place du public dans ton travail, que veux-tu susciter chez lui ?

Derrière moi, car je leur tourne le dos constamment ! JOKE (copyright JB SCHMITT). Le public tient un rôle important, mes œuvres peuvent créer des réactions et ça m'intéresse de connaitre le ressenti des gens. Le soutient du "public" compte forcement, même si ce que je produis, je le fais essentiellement pour moi. Dans cette forme d’art on est perpétuellement en contact avec les gens, pour ma part je ne suis pas toujours à l'aise en public, dans la démonstration… je suis quelqu’un de réservé !


 
© Djalouz


Qu'est ce qui a influencé ton style ou ta manière de travailler ?

Mon quotidien m’inspire, les matières, tout ce qui nous entoure, également les personnes que je croise. Les premières années je me suis forcé à regarder le moins possible ce qui se faisait autour pour éviter d'être influencé par trop de choses, ce qui m'a permis de trouver ma propre "patte". J’apprécie beaucoup le travail de certains artistes tels que Marko 93 Dir 132 Dran Alex mac Henry Hang... et des artistes un peu plus actuels commeL7M MTO Vhils Bault Vesod Made 514 Inti... et bien d'autres.



© Djalouz


Comment s'exprime la différence entre "Graffeur" et "Plasticien" dans ton travail ?

Je suis artiste plasticien, j’essaie de mélanger un maximum de techniques et styles, je n’ai pas envie de m'enfermer, car il y a encore tellement à découvrir, à apprendre. Lorsque je fais du graffiti je suis très spontané, j’improvise beaucoup et lorsque je travail en tant que "plasticien" je prends plus de temps pour la réflexion, mais je laisse la porte ouverte à toutes les idées. Quand je réfléchis trop en amont j’ai peur de me restreindre, je fonctionne donc beaucoup au feeling.
 


© Djalouz
 


Quelle est la place de la photographie dans ton travail ? 

La photographie joue un rôle important dans la transcription de mes émotions, laissant une trace de mes œuvres vouées à disparaître, surtout pour la partie "In situ" de mes recherches en friche, la photo est la finalisation, la vision de mon travail achevé, avant qu’il ne se dégrade. Je ne fais pas de montage photo, mais il m'arrive de peindre directement dessus pour le projet "Photograffée" par exemple ou bien pour mon modèle Winnie the poor, homeless in Paris, réalisé pour l'exposition ArtBusiness à la Galerie Bab's en Octobre 2013.



© Djalouz


Quels sont les objets, les matériaux sur lesquels tu aimes travailler ? Y a t'il une raison à cela ?

Dans le cadre d'une exposition j’aime beaucoup travailler sur des supports récupérés dans la rue ou en friche. Pour l’exposition «Défense d’afficher» (Shaka Kouka et Djalouz) organisée par le Théâtre de l’Avant Seine, à Colombes, j’ai travaillé pour la 1ère fois sur toile, et comme l'espace était beau et grand, et que l'opportunité nous était donnée de faire ce qu'on voulait, j'ai pu me lâcher en produisant des formats assez conséquents (1m/3m, 1,60m/2m). J’ai joué avec de la matière pour donner un effet de faux mur abimé, qui s’effrite. Ensuite, j’ai collé du lierre, superposé des couches de papiers peints que j'ai ensuite déchirées. L'idée était de recréer les matières que l'on peut trouver dans les lieux marqués par le temps, c’est plus fort que moi ! Comme support que j'affectionne particulièrement il y a les cabines téléphoniques. C’est un beau support, Je les exploite dans la ville d'une part car elles sont en train de disparaître, et j’ai envie de leur donner une nouvelle vie car pour beaucoup elles ont déjà disparu depuis longtemps. Egalement car elles me permettent de matérialiser les formes que je créé. Ma devise depuis toujours, est de m’adapter aux différents supports, à ce que je vais trouver sur mon chemin, dans la vie, les personnes que je rencontre…

INTERVIEW DE SHAKA sur Artist'UP
INTERVIEW DE KOUKA sur Artist'UP 

DJALOUZ - 1ST SOLO SHOW - BAB'S GALERIE from Jeanne-Marie LAURENT on Vimeo.
 


As-tu un projet particulier en tête que tu voudrais réaliser... ?

En ce moment je travaille sur mon projet phone game, mais je ne peux pas en dire plus… Sinon j’ai envie d'aller vers l’installation, la sculpture, travailler le fer, le verre, travailler avec des plasticiens. Je veux voyager, m’exporter, me nourrir de nouvelles rencontres, de nouvelles cultures… J’aimerai créer quelque chose de "balèze", bosser avec des artistes motivés.



© Djalouz
 


EVENEMENTS PASSES :

Pour fêter le premier anniversaire de la GALERIE RUE DE L'ART 
Djalouz participe à une exposition collective organisée sous forme de rétrospective (EVENEMENT)
aux côtés de : Vision, Riky Kiwy, 5 PointzMonsieur-SLamith et JMS.

INTERVIEW DE VISION SUR ARTIST'UP



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Retrouvez DJALOUZ sur radio marais dans l'emission Urban Safari :


ou directement ICI

    • 2016-05-05 19:32:00
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  • Tags - #paris #Lyon #street art #collectif #graffiti #artiste #exposition #graff #art de rue #graffeur #kouka #Shaka
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