L'enchantement de La Coulure

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Reno Kidd est un des membres fondateurs du collectif La Coulure. L'univers enfantin qui ressort est principalement inspiré des bandes dessinées. Naïfs et colorés sont les dessins de La Coulure.  

 

Est-ce que tu peux me parler de ton univers artistique ?

Notre univers artistique au sein de La Coulure... on est 5 artistes donc on a des univers artistiques qui nous sont propres à chacun mais quand on travaille pour la coulure on essaye d’avoir un style qui regroupe tout le monde et qui sort un peu du graffiti classique comme on peut soit se l’imaginer ou soit en voir un peu partout. Nous notre style est vraiment orienté « enfantin » et naïf. On s’inspire beaucoup des bandes dessinées, des dessins animés, même de l’illustration de bouquins pour enfants, c’est vraiment quelque chose qui nous plaît, des choses très colorées avec des courbes arrondies avec un petit côté humoristique, pas forcément dans ce que les peintures racontent mais dans le tracé de la manière de faire. Du coup on est assez reconnaissable par tous ces éléments et c’est quelque chose qu’on essaie de travailler pour être de plus en plus identifiable. Nous on travaille beaucoup à la commande donc c’est pas toujours évident à se placer et à mettre sa patte, son style et ce qu’on a envie de dire et montrer, mais on y arrive de plus en plus.

 

la coulure

© LA COULURE

 

Par rapport aux enfants, vous les rencontrez et les initiez beaucoup, justement c’est ce qui m’a interpellé. Pourquoi visez-vous ce public jeune ?

On fait beaucoup d’ateliers mais pas uniquement avec le jeune public. On fait aussi ça avec des adultes, des publics handicapés, en difficulté, des publics dans des structures judiciaires… C’est vrai qu’il y a beaucoup de choses qui s’adressent au jeune public car c’est notre univers qui veut ça, mais ce n’est pas une volonté de notre part de viser le jeune public. On nous a démarché pour ça, et ça nous a bien plu. On encadre depuis une dizaine d’années des ateliers pédagogiques et ça nous permet d’avoir un contact direct avec un public, de leur donner quelque chose, de partager notre passion, de les sensibiliser à notre manière de faire. Ces publics nous apportent beaucoup car c’est toujours rafraîchissant d’avoir des visions différentes sur notre travail. Plus ils sont jeunes plus leur vision est intéressante car elle est complètement naïve et donc s’ils comprennent pas le dessin qu’on a fait ou s’ils le trouvent moche ils vont nous le dire.

C’est vraiment une rencontre avec l’artiste, avec la découverte de son univers artistique, créer un dessin ensemble et le reproduire sur le mur. Il y a 20 ou 50 jeunes mais on ne peut pas dire qu’on en fait des graffeurs. Cette démarche a pour objectif principal l’échange et le partage.

 

la coulure

© LA COULURE

la coulure

© LA COULURE

 

Pour revenir sur le collectif, comment vous-êtes vous rencontrez ?

C’est une bande de potes. Moi j’ai rencontré Dr Chips il y a 16 ans, on était dans la même école et on a commencé à peindre ensemble. On s’est rapprochés grâce à la peinture. Entre temps on a rencontré d’autres personnes et on a créé le collectif en 2007. Les membres du collectif c’est des personnes qu’on connaît depuis au moins 10 ans, qu’on a rencontré par la peinture mais ça va plus loin que le simple intérêt de la peinture.

 

la coulure

© LA COULURE

 

Pourquoi avoir choisi ce nom? Est-ce par rapport à la peinture ?

Oui voilà c’est par rapport à la peinture, mais la coulure dans le graffiti c’est plutôt quelque chose qui est involontaire à la base, c’est plutôt les gens qui ne savent pas graffer qui font des coulures. Nous on a un style justement très propre, où il n’y a pas du tout de coulure. Elle peut être utilisée volontairement, mais nous on en fait pas. Du coup ça nous faisait rire d’utiliser ce mot qui est un peu décalé. On voulait un mot qui soit un peu comme nous, on est simple, on ne se prend pas la tête que ce soit au niveau de la personne que au niveau de notre peinture. On voulait intituler notre collectif avec un mot qui représente ce qu’on fait donc un peu décalé aussi. On ne voulait pas un nom anglais, trop « street » et qui nous englobe pas dans un univers trop graffiti car on fait aussi de l’illustration, de la bande dessinée, donc on voulait pas que notre nom soit fermé à une seule catégorie (trop hip-hop, trop jeune, trop street..), on voulait un truc funky !

la coulure© LA COULURE

la coulure
© LA COULURE

 

Et du coup tu dessines depuis que tu es enfant ? Comment s’est développée cette passion pour le street art ?

J’ai toujours aimé dessiner oui. Mon père dessinait aussi et quand j’étais au collège, je pense qu’il y a un moment donné où on a envie de s’affranchir de l’influence des parents. Du coup j’ai continué à dessiner et je suis parti sur le graffiti car c’était une manière de dessiner mais tout en écartant l’influence des parents aussi. C’est un ami au collège qui m’a fait découvrir ça et j’étais impressionné.
 

Je remarque que le thème de l’enfance est toujours présent, par rapport aux dessins, au public et à ton histoire.

Quand j’étais ado, j’ai essayé de partir plus vers quelque chose de « rebelle » et maintenant, en grandissant, je me rend compte que le « street art » me plaît plus spécialement et je me suis penché vers des choses qui m’intéressent plus.

 

la coulure
 © LA COULURE

Peux-tu me citer quelques artistes qui t'ont inspiré et donné envie de te lancer dans ce domaine ?

On puise nos inspirations dans un domaine extérieur aux graffitis. Il y a plein de graffeurs dont on apprécie le travail et où on se prend des claques quand on voit leurs œuvres, mais ce n’est pas forcément des influences. Si je peux citer quelqu’un ce serait Keith Harring, qui peut être rapproché de notre univers avec sa démarche un peu naïve dans ses dessins. Mais sinon nos influences viennent plus de l’univers de la BD, des mangas, des dessins animés. C’est ça qui nous touche.
 

la coulure
© LA COULURE
 

Vous êtes une petite dizaine dans le collevtif. Vous faites toujours tout ensemble ou chacun fait son truc de son côté ?

Ca dépend, on essaye de faire les choses ensemble mais on a du mal à être cinq sur un projet, pour des questions d’emplois du temps, d’organisation, de communication… Du coup on se répartit les tâches.
 

Par rapport aux lieux de graff, quels sont tes préférences ?

On fonctionne pas mal à la commande donc cela dépend où on fait appel à nous. On a peint sur des friches il y a quelques années mais on y va moins ces temps-ci car on aime le fait que nos dessins restent un minimum sur les murs, et que dans ces terrains libres, ils vont vite être repeints. Notre support de prédilection c’est quand même les murs donc on tente de peindre sur des supports qui restent pour se montrer. Si on voulait peindre pour nous on ferait des aquarelles seuls dans nos chambres et on les donnerait à notre famille mais on a pas du tout envie de ça, on préfère que les gens passent devant nos œuvres. On travaille vers des écoles car cela attirera les enfants qui voient nos dessins. C’est important car le côté éveil des enfants et on veut leur laisser des souvenirs. Le but est de créer un échange indirect entre nous par notre peinture qui reste sur place et les gens qui passent. 

 

la coulure
© LA COULURE
 

Y a-t-il un lieu original où tu as posé tes graffs ?

Il y a pas mal d’évènements dans des lieux où on ne serait jamais rentrés officiellement, dans des très beaux endroits, comme des clubs par exemple.

Là on est en train de peindre un château-d‘eau donc c’est assez impressionnant par sa hauteur et la visibilité que ça offre. Je ne saurais pas donner d’autres exemples plus originaux !

Sinon on essaye de travailler avec des graffeurs qui sont installés à Tokyo qui font un petit peu ce qu’on fait ici sauf que le graffiti est beaucoup moins développé là bas. Du coup on essaye de développer ça avec eux et c’est pour nous un plaisir d’y aller plusieurs fois pour faire des ateliers avec les enfants et de peindre là bas. C’est une bonne expérience et de très bons souvenirs pour nous car on découvre de nouvelles choses.
 

la coulure© LA COULURE
 

Quels sont vos projets actuels du collectiv? à venir ?

On est toujours sur notre château-d‘eau. On aimerait bien continuer et retourner à Tokyo. Les gars de Tokyo vont venir ici aussi. On essaye de prévoir d’autres voyages mais c’est toujours plus facile de peindre dans son périmètre que d’aller à l’autre bout du monde. On a un gros évènement qu'on organise le 29 juin à Villeurbanne, Mix City. On a 20 invités officiels et en tout il y a une soixantaine de graffeurs, il y a des djs… Donc ça c’est le gros projet de fin d’année.

 © LA COULURE - MIX CITY 2013 - Villeurbanne

© LA COULURE - MIX CITY 2011 - Villeurbanne

la coulure - mix city
© LA COULURE - MIX CITY 2014

 

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EVENEMENT :

300 m2 de mur disponible pour les graffeurs proffessionnels, débutants ou même pour les curieux. Evènement gratuit ouvert au public, à Villeurbanne, le Dimanche 29 Juin

MIX CITY 

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  • Artist UP
    (Owner)
    • 2015-01-14 10:20:00
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  • Tags - #art #street art #dessin #graffiti #peinture #bd #couleur #bande dessinée #enfantin #La Coulure
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