Le bijou des villes du monde...

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Depluis 3 ans le Diamantaire explore la vie et le villes du monde, en attirant l'attention des passants avec son incontournable diamant. Il offre à chacun ce bijou - car ici le diamant n'a pas de prix ! A travers ce medium, l'artiste parvient à conjuguer la création manuelle, le graffiti et l’expression de ses opinions - qui lui tiennent à coeur. Chaque diamant vit, joue avec l'environnement et le mouvement de la ville, qui se reflète dans ses miroirs... 
 

Diamant Art

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?

J'ai commencé le graffiti aux débuts des années 2000. J'ai beaucoup taggué en tant que vandale, les villes, les gares et les trains étaient mon terrain de jeu. J'ai passé près de 3 ans à essayer de trouver mes lettres, mon propre style mais en vain, les lettrages ne sortaient pas et ma technique à la bombe s'appréhendait très mal. Après avoir compris tout ça, je décidai d'arrêter les dégâts pour les yeux et je me suis tourné vers le pochoir. Avec le graffiti, je n'aimais pas que le spectateur n'arrive pas à comprendre ce que je voulais exprimer. Pour moi le figuratif devait s'imposer. Je voulais que mes idées soient comprises et qu'elles soient esthétiques. C’est pour cela que j'ai commencé à étudier et travailler le pochoir. En creusant dans le pochoir, cela a ouvert mon esprit à l'histoire de l'art. J'ai commencé par le pop art puis j'ai étendu ma soif de découverte dans les différents courants. Cette période de pochoiriste fût pour moi une période d'exploration et d'expérience. J'ai délaissé un peu la rue pour travailler la toile et me concentrer sur l'expression de mes sentiments à travers une toile, un support. À cette époque, j’étudiais la métallerie et j'aimais le rapport entre la matière du pochoir (carton...) et la peinture. Pour moi c'était un bon mix entre l'envie de réaliser quelque chose de manuel et d’exprimer ce que j'avais sur le coeur. Je pense que ce fût une bonne thérapie pour passer ma période d'adolescence.

 

Diamant Art

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE

 

Après 5 ans de pochoir, je décidai de finir mes études de métallerie et de sauter le pas vers une école de graphisme. Je suis monté à Paris et j’ai délaissé le pochoir sous le poids des projets à rendre pour l'école. Cette période a duré 3 ans. Ce temps ma permis d'observer et de me nourrir de toute cette énergie parisienne autour du graffiti et du street art que je ne connaissais pas ! Moi qui venais de Normandie, je n'avais jamais vu autant de collages et de graffitis ! Arrivé à la fin des études de graphisme, je voulais revenir dans la rue mais je ne savais pas avec quel projets je pouvais m'exprimer. Chaque idée de projet que j’avais ne comportait aucun fond. Je m’imposais une esthétique mais surtout une problématique. Pour moi le street art n'est pas gratuit ! Il doit être ouvert à tous et avoir comme fonction : le questionnement. L'esthétique n'est pas une réponse, c'est juste la moitié du travail, c’est pour cela que ce n’est pas gratuit. Donc, après avoir compris toute ces règles j'ai pu me lancer vers un projet. C'est à partir de ce moment que le projet Diamant commença. Il fût un vrai mix entre le manuel, le graffiti, et l'envie d’exprimer mes sentiments, mes opinions. Voilà, ça fait 3 ans que le projet Diamant vit et plus le temps avance et plus j'explore la vie et les villes du monde.

 

Diamant Art

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© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE


Comment s’est développée votre passion pour le street art ?

Lorsque j'ai découvert le graffiti, pour moi c'était la voie que je pouvais prendre pour me sentir exister. Je laissais ma trace sur mon chemin pour dire aux autres que j'existais et que je faisais quelque chose de ma vie. Il y avait ce sens de l'interdit qui me plaisait, je n'ai jamais voulu détériorer mais plutôt embellir le lieu. C'est d’ailleurs encore mon but aujourd'hui. Je n'ai jamais fait de grosses conneries quand j’étais gosse. J'ai toujours été assez obéissant. Mon seul défaut a été de tomber dans le graffiti et ça a été mes seules grosses conneries. Mais on peut dire que ça m'a aussi sauvé d'une certaine vie à laquelle j'étais destiné dont je n'avais pas envie au fond de moi. Pour en revenir à la question, je pense que c'est le mélange de l'interdit, la beauté des couleurs, des formes et ce sentiment de se sentir vivant et de laisser une trace.

 

Diamant Art

Diamant Art

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE


Comment s’effectue le choix des lieux pour vos collages/graff ?

Les lieux de collages sont assez simples, il faut qu'il soit le plus visible possible ! Pourquoi travailler une pièce si c'est pour que personne ne la voit ? Surtout que mon diamant joue avec son environnement et le mouvement de la ville. Ce que je recherche c'est l'interaction entre le diamant et l'oeil du passant, qu'il soit surpris, que ça rythme son voyage et qu'il y trouve comme un guide outre lesquels les affichages que l'on nous impose tout au long de la journée. L'idée, c’est juste d'offrir un bijou et qu'il n'y ai rien à vendre derrière. 

 

Diamant Art

Diamant Art

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE

 

Pourquoi avoir choisi le street-art comme moyen d’expression ?

C'est assez dur de répondre à cette question… Je vous ai expliqué comment j'étais venu à intervenir dans la rue et pourquoi. Mais c'est toujours très compliqué pour moi d'expliquer certaines choses, certains de mes choix car je marche beaucoup au feeling, je crois que mon coeur et mon esprit se coordonnent et me disent lorsqu'un projet ou un acte est bon ou pas. Là on va dans le cliché de l'artiste, mais je vous livre mon ressenti face à tout ça.

 

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE - WONDERLAND 


Pourquoi des diamants?

Je vais commencer à vous expliquer avant tout, pourquoi j'ai voulu utiliser un logo minimaliste. Depuis mes premières recherches dans le graffiti, j'ai été attiré par ces artistes qui utilisent une autre forme que le lettrage dans le mouvement. J'avais pour référence Dondi, Invader, Oré, Gilbert, Krisprolls, Mr A... qui me fascinaient car ils développent une autre forme d'expression dans la rue. Dans chacun de mes tag, j'étais attiré par les symétries et les formes de base. Après toutes ces années de rue et d'études de graphisme je me suis amusé à dessiner des pictogrammes. Le diamant est sorti parmi tant d'autres mais je n'étais pasdans l'optique d'en faire une forme de street art. Je l'ai associé au miroir et le diamant était né. Je l'ai trouvé fascinant mais sans intérêt. Je me suis donc plongé dans la recherche de l'intérêt de cet objet dans la rue. Je crois qu'il m'a permis d'extérioriser un certain ressenti. Selon moi le diamant, représente les formes d'expressions que l'on trouve dans la rue. Ils montrent que la ville vie et qu'il y a encore des gens qui donne de leur temps, de leur argent et de la créativité juste pour faire un don à la communauté. Je veux montrer que c'est un vrai cadeau et un bijou pour la ville. Pour moi c'est le plus beau cadeau que l'on puisse faire et c’est un symbole fort et universel. Je voulais une approche neutre par sa forme car le graffiti s'adresse qu'à ceux qui y sont initiés. Et derrière ce projet il y a aussi un sentiment de recyclage car je n'utilise que des miroirs qui viennent de la rue. Ouvrir les yeux et montrer que nous vivons dans une société de consommation et qu'un rebus peut rendre heureux un autre.

 

Diamant Art

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE

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© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE


Pouvez-vous nous expliquer votre technique et le déroulement pour faire un diamant ?

Dans un premier temps je cherche des miroirs dans la rue, ce qui me prend beaucoup de temps, je le coupe et le peins. Ensuite lorsque j'ai un bon paquet de diamants, je sors coller. A Paris c’est assez simple car je connais bien mais pour les autres villes j'aime faire quelques repérages avant.

 

© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE

 

Le mot de la fin ? (les projets à venir, une dédicace, un souvenir ?)

Projets à venir : Une exposition à la galerie Station 16 à Montréal à l'automne,
une exposition à la galerie Wide Painting à Paris pour septembre à novembre,
et en Décembre, une exposition à Trace Gallery à Zurich.

Sinon, je reviens de Montréal où j'ai participé au Mural Festival, j'ai collé plus de 100 diamants.

Et toujours coller dans la rue que ça soit à Paris ou ailleurs !

Dédicace à mes frères d'armes : Oré, Bastek, Miss Me, Cazo, Hopare, l'atelier Sahra et tous les autres que j'oublie.

 

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© DIAMANT ART - LE DIAMANTAIRE

 

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    • 2014-08-31 19:33:54
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  • Tags - #paris #street art #collage #graffiti #artiste #ville #Voyage #pochoir #le diamantaire #diamantaire #diamant art
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