Cécile Fauroux : sensibilité mise à nu...

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A à peine 19 ans, la photographe Cécile Fauroux a déjà un beau parcours derrière elle. Passionnée de photographie depuis l’age de 14 ans, elle ne cesse de participer à des expositions et des salons d’art (ART3F Lyon, ART3F Mulhouse, Trophée des jeunes…) où son talent est de plus en plus connu et reconnu. Spécialiste du portrait et des compositions originales, elle fait part de son univers sensible, fragile et de ses sentiments les plus profonds qui révèlent ses peurs inconscientes. Portrait.

Cecile Fauroux© Cécile Fauroux

Peux-tu nous parler de ton parcours ?

Après le collège, j'ai décidé de faire un BAC littéraire option arts plastiques car je dessinais beaucoup et que quoi qu'il advienne, je me destinais à une carrière artistique. Au début du lycée, j'ai rencontré des amies avec lesquelles on s'amusait à se prendre en photo, et puis j'ai voulu continuer. J'ai assez vite eu du succès dans ma ville (Mulhouse) grâce à ma page Facebook, sur laquelle je poste mon travail photographique.
Après mon BAC, j'ai décidé d'aller en Angleterre faire une école de photographie mais ça n'a malheureusement pas fonctionné, faute à un enseignement peu structuré et un mode de vie trop difficile. 
Durant ces quatre années, j'ai participé à des salons d'art à Mulhouse, Lyon, et Paris. A présent j’ai décidé de prendre mon temps et je compte faire une prépa photo à Strasbourg avant de tenter une grande école à Paris plus tard.
 

Comment s’est développée ta passion pour la photographie ?

Comme je l'ai dit, c'est en commençant par m'amuser avec des amies que la photo m'est venue. On faisait des photos avec des habits que l'on aimait bien et je m’occupais du maquillage. Peu à peu, j'ai commencé à avoir mes propres idées de mises en scène, à vouloir représenter des choses qui me correspondaient plus et mes photos ont grandies en même tant que moi. J'ai commencé à shooter avec d'autres personnes, que je ne connaissais pas et aujourd’hui, m'exprimer à travers la photo est devenu primordial à mes yeux.

Cécile Fauroux© Cécile Fauroux

Sais-tu comment les gens réagissent face à ton travail ?

Oui, en fait mon travail ne laisse jamais indifférent. C'est un rêve pour n'importe quel artiste je pense, car je n'attends pas forcément de plaire, je préfère émouvoir ou choquer. Donner au spectateur un sentiment fort, même si cela le met mal à l'aise ou l'offense. On a besoin de voir des choses différentes, qui nous sortent de notre quotidien, de notre schéma de pensée habituel. Dans une société de plus en plus standardisée, je laisse entièrement libre cours à mon imagination, j'essaye de ne pas me censurer pour émerveiller les gens et je pense que cela marche. 
 

Peux-tu nous parler d’une série qui te tient particulièrement à cœur... pourquoi ?

La série qui me tient le plus à cœur est celle de Londres, avec le masque de cochon. J'ai été transportée dans l'univers que je me suis créée, étrange et libre et emportée par l'inspiration immense qu'est la ville de Londres. De plus, je pense que c'est la série la plus mature au niveau technique, que ce soit au niveau cadrage ou lumière !

Cécile Fauroux, Paradis in Nothingness© Cécile Fauroux, Paradise In Nothingness I

Cecile Fauroux, Paradise In Nothingness© Cécile Fauroux, Paradise In Nothingness II

Cécile Fauroux, Paradise In Nothingness© Cécile Fauroux, Paradise In Nothingness III

Tu maquilles, tu habilles, tu imagines les mises en scène, tu choisis tes modèles… Comment procèdes-tu ? Quelle est ta méthode de travail ?

Toutes mes mises en scène sortent de rêvasseries, de mon imaginaire. J'adore rêver à d'autres mondes, avec leur propre esthétique, leur beauté étrange. Je prends beaucoup de plaisir à dénicher les accessoires, à acheter des objets dans des puces ou des brocantes qui me plaisent pour les mettre dans mes images. C'est comme si je rendais à chaque fois, un rêve réalité et que je m’appropriais le monde autour de moi.
 

Tes photos ont un côté très sombre que l’on pourrait même parfois qualifier de "trash". Quelles sont tes sources d’inspirations ?

A travers mes photos, je partage toutes mes idées, tous mes sentiments les plus profonds. Je fais donc part de mon dégoût, ma haine, mes peurs, qui sont représentées par cette esthétique que l'on peut qualifier de "morbide". J'ai aussi une certaine fascination pour cette esthétique. Elle nous fait ressentir des choses fortes, nous choque, nous émeut. De plus, la plupart de mes idées proviennent de mon inconscient, un monde peuplé de monstres, de chimères et de bizarreries. C'est aussi représentatif du monde qui m'entoure, notre monde ; un monde peuplé de tant d'horreurs, d'injustices. 
Même si cette vision du monde semble très négative, je pense être plutôt  idéaliste, et j'essaie en réalité de sublimer la noirceur.

Cécile Fauroux© Cécile Fauroux

Cecile Fauroux© Cécile Fauroux

Tu proposes également des shootings accessibles à tous. Quel est ton rapport aux commandes ?

J'ai commencé mon travail par des commandes. En fait, j'adore révéler les gens à eux-mêmes en les maquillant, les habillant de façon à les mettre le plus en valeur. Chaque commande est entièrement personnalisée, car chaque personne m'inspire différemment et a des goûts différents. Certaines personnes changent radicalement le regard qu'elles pouvaient porter sur elles-mêmes et se sentent mieux dans leur peau. Cela me rend heureuse de pouvoir apporter cette aide aux gens !
 

A partir de quel moment considères-tu qu’un shooting est réussi ?

Pour moi tout est dans le ressenti ; le feeling avec les modèles par exemple, le plaisir au moment des prises. Quand un shooting est réussi, je me dis "c'est ça, c'est exactement ce que je voulais !" J'en ressens un sentiment d'accomplissement, de plénitude. C'est presque comme un rapport spirituel, comme si l'on effectuait un rituel.
 

Comment ton travail évolue-t-il ?

Je me détache de plus en plus des visages et je commence à m'intéresser plus aux corps, à la nudité. J'ai aussi une obsession pour les jouets, ou les masques, toutes ces choses d'enfants colorées et ludiques, cela me plait beaucoup ! Je me laisse aller à  ce qui me plait, comme au début.

Cécile Fauroux© Cécile Fauroux

Le mot de la fin… Projets en cours… à venir ?

Je suis vraiment heureuse de mon parcours et de toutes les photos que j'ai réalisées. Je rêve maintenant de pouvoir voir les choses en grand, comme monter des projets avec des dizaines de modèles, des mises en scène dignes de cinéma. J'aimerai aussi travailler avec d'autres personnes, faire des rencontres. Je vais aussi introduire plus de poupées, styles Barbies des « modèles immobiles » en quelque sorte. Elles peuvent apporter une dimension vraiment impressionnante à une image et c'est un véritable challenge de réussir, à leur donner vie.

Cécile Fauroux© Cécile Fauroux, Infirmière Du Coeur I

Cécile Fauroux, Infirmière Du Coeur© Cécile Fauroux, Infirmière Du Coeur II

Cécile Fauroux, Infirmère Du Coeur© Cécile Fauroux, Infirmère Du Coeur III

Retrouvez Cécile Fauroux sur :

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  • Anna Frick
    (hôte)
    • 2014-09-25 13:23:34
    • 5 074 views
  • Tags - #photographe #portrait #alsace #maquillage #Rêve #Masques #mulhouse #cecile fauroux #ART3F #Trophée des Jeunes #imagination #cauchemar
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