The Dude Company : lorsque artiste et artisan ne font qu'UN

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THE DUDE COMPANY est pochoiriste, à mi chemin entre artiste et artisan, car pour lui "c’est un métier artisanal". Attaché aux détails, passioné de l'image, des lignes, des courbes et des assemblages géométriques, il aime passer des heures à découper les moindres détails. Au coeur de ses inspirations, ses voyages à New York, ses rencontres et collaborations notamment avec Jef Aerosol, Cope2Lady Pink en 2009.
Ajourd'hui aux côtés de sa compagne et collaboratrice, le projet "The Dude Cities" grandit, s'enrichit et prend de l'ampleur entre les rues de Lille, Berlin et Bruxelles... 



the dude company
© The Dude Company


Parlez-nous de l’histoire et de la naissance de The Dude Company...

A la base, j’ai une formation en mécanique industrielle, j’étais salarié pendant plus de 13 ans. Le nom « The Dude Company » vient du film des frères Coen « The Big Lebowski ».

A partir de 2008, j’ai commencé à découper des pochoirs que j’ai commencé à peindre à Lille, ma ville natale. Fin 2008, je suis parti en vacances aux Etats-Unis et j’ai commencé à peindre dans les rues de New York. Je me suis fait remarquer et on m’a proposé de faire une exposition collective début 2009. En 2009, j’ai fait trois expositions à New York avec Jef Aerosol dans la première, Cope2, Lady Pink pour les autres. J’ai fait aussi quelques événements à Lille qui m’ont permis de vendre et de me rendre compte que je pouvais gagner de l’argent avec ce que je faisais. Je me suis lancé en aout 2010.
 

© The Dude Company
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Comment s'est construitre l’évolution de The Dude Company ?

Je suis dans une phase d’évolution avec la création de la collection « The Dude Cities » créée l’année dernière, autour de la ville à partir de nos propres photos. Cette collection a été créée avec Eve-Marie ma compagne et ma collaboratrice d’un point de vue direction artistique et relationnelle.

On a 3 visuels sur Berlin, 2 sur Bruxelles et 2 sur Lille. On les propose sous forme de posters originaux, peints sur palette et toile, et reproduction en sérigraphies sur papier, textiles…
 

© The Dude Company
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Peut-on dire que vous êtes pochoiriste ? Qu’est-ce qui vous attire dans cette technique ? Comment avez-vous construit votre style ?

Je me considère entre artiste et artisan parce que pour moi je suis pochoiriste pas Street artiste ni peintre. Pour moi c’est un métier artisanal. Cette envie du pochoir est surement due à ma formation technique, ce qui me plait dans le pochoir c’est de passer du temps sur mes pochoirs et énormément sur les détails. J’aime passer des heures à découper des murs, des petites briques.

Cette passion vient peut-être aussi de ma jeunesse puiqu’à Lille, je me baladais beaucoup en vélo et je voyais les pochoirs de Jef Aerosol et je pense qu’inconsciemment j’avais envie d’essayer cette technique. J’ai surtout une passion pour l’image et le côté graphique plus que le dessin. J’aime les lignes, les courbes, les assemblages géométriques.
 

© The Dude Company
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Comment composez-vous vos créations ?

Soit je découpe une photo seule ou je fais un assemblage de deux photographies comme sur la collection de Berlin où l'on peut voir une Mercedes et derrière on a une sorte de pièce d’engrenage qui est en fait, une plaque d’égout que l’on retrouve dans le centre de Berlin et qui sont fondues en représentant des bâtiments typiques de Berlin. Ces deux images ont été assemblées par informatique. Après, je passe en noir et blanc pour savoir ce que je vais découper. Je fais deux pochoirs un pour les lumières et l’autre pour ce qui est sombre et les ombres. J’utilise du carton bois pour mes médiums. Je fais au minimum deux couches pour au final peindre sur un fond de couleur.
 

© The Dude Company
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Pourquoi New York ? Qu’est-ce qui vous attire dans cette ville ?

J’y suis allé pour la première fois en septembre 2008. Ce que j’adore, c’est les ponts, les rivières, Brooklin, Manhattan, l’East River, Williamsburg... J’aime beaucoup le métal de Williamsburg bridge que j’ai réalisé en pochoir. J’aime aussi les gens, c’est une ville agréable et il y a une vraie énergie. J’aime les structures, l’architecture et les bâtiments hollandais qu’on y trouve en briques rouges.
 

© The Dude Company
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Vous avez travaillé aussi bien en vue d'expositions, que pour le compte de particuliers. Avez-vous une préférence... ? 

J’ai fait plus d’expositions aux Etats-Unis où je trouve qu’il y a de l’idée et de l’enthousiasme. Celles qui m’ont marquées c’est « The Great outdoor » où Chaque artiste, 20 environ, devait peindre des portes ; et une sur un toit à Manhattan pour la promotion d’un livre d’un groupe de photographes New Yorkais. On s’est retrouvés à peindre sur des reproductions de photographies qui représentaient des façades de magasins de New York. Après, cela m’a amené à peindre sur des panneaux de basket officiel NBA qui ont été transformés en œuvre d’art. Ici en France c’est plus classique, on est plus sur de la toile ou des supports plus classiques et des formats plus classiques.

Les particuliers - ce sont aussi des supers moments. Ça fait plaisir qu’on vous laisse carte blanche pour peindre leurs murs, leurs maisons. Mais aussi la fierté d’avoir décoré une chambre d’hôtel. C’est une autre façon de faire des expositions et en plus ça génère de l’argent.
 

© The Dude Company
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L’art urbain est souvent associé à "l'illégal", or vous n’avez jamais eu de démêlés avec la justice. Qu’est ce qui vous différencie de ça ?

Moi, je pars en journée et je peins directement sur les murs je fais très peu de collages. Je n’ai jamais eu de problèmes sauf l’année dernière à Berlin car j’avais été dénoncé par quelqu’un, mais ça s’est bien terminé. Généralement, je peins où il y a déjà quelque chose où j’estime que je ne gène pas la propriété de quelqu’un. La plupart de mes œuvres à Lille ne sont pas recouvertes car les gens trouvent ça chouette.
 

© The Dude Company
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Vous avez récemment publié sur Facebook une série de pochoirs avec notamment des portraits de RZA, Notorious big … pourquoi cet attachement aux Afro-Américains ?

C’est des travaux qui datent d’il y a trois ans. C’est des choses que j’avais fait en 2011. A l’époque, je faisais beaucoup de portrait. Depuis un an et demi, je ne fais plus de portrait. C’était l’époque où j’étais énormément influencé par New York et notamment le film documentaire de Michel Gondry « Bloc Party » qui se passait à New York. Si je refais des portraits, je travaillerai avec des photographes qui ont une ligne recherchée.
 

© The Dude Company
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Avez-vous des projets en cours ou à venir dont vous souhaiteriez nous parler ?

Le gros projet pour le moment c’est le changement d’atelier. J’ai fait l’acquisition d’un local dans le vieux Lille. C’est un local avec une vitrine pour montrer et faire des expositions. Ce sera une exposition permanente. Il sera ouvert au public pendant des heures d’ouvertures.

L’autre événement est les portes ouvertes des ateliers d’artistes au mois d’octobre.
 

© The Dude Company
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    • 2014-09-23 11:05:27
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  • Tags - #street art #new york #Berlin #Lille #INTERVIEW #Artist'Up #pochoiriste #the dude company #bruxellez #porte ouverte des ateliers d'artistes #New York Williamsburg Bridge #Jef aerosol #Lady pink #cope2
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