Le virus graphique de NASSYO

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A la fois peintre, illustrateur et graffeur, Nassyo est un artiste autodidacte qui a commencé à s'exprimer dans la rue dans les années '90 aux côtés de différents crews (KDS, BAK, DKA, VAD, TW...).
Tel un chercheur, Nassyo étudie et représente la métamorphose, qu'elle soit humaine ou végétale. Son style est impérissable et contagieux. Comme un virus graphique, l'oeuvre de Nassyo
se transforme et gagne du terrain, sous formes diverses et colorées.
Après avoir perfectionné son art en hauteur - sur les toits de Paris, aujourd'hui Nassyo poursuit son art à la fois brut et maitrisé en atelier.

© NASSYO
© NASSYO - Bodies 48x65 acrylique surpapier


Parlez-nous de votre parcours...

J’ai commencé le graffiti en 1989/90 après avoir regardé dans la cour de récréation les livres «Spraycan art» et «Subway art». J’ai fondé le groupe KDS avec mes copains de quartier du 13ème arrondissement de Paris. Puis, nous sommes rentrés dans différents groupes (BAK VAD TW DKA), en fonction des rencontres et des lieux comme les métros, les rues de Paris où nous avons graffés.  

NASSYO
© NASSYO - Cyclo mixte sur toile F50

 

Vous avez commencé par les métros puis les toits de Paris pour ensuite évoluer vers d’autres supports. Cherchez-vous a repousser vos limites ?

La pratique des toits était logique pour moi en voyant que les graffitis étaient systématiquement effacés, repassés ou «toyés». Je me suis dit qu’en faisant l’effort d’aller là où c’est difficile d’intervenir sur mes productions me permettrait d’assurer la longévité de mes créations, et puis c’était trop impactant pour passer à côté. J’ai ralenti petit à petit ma pratique. Ces derniers temps, je ne suis pas dans la rue mais à l’atelier car j’aime dessiner et peindre, donc je me dis que ce serait idéal pour moi de vivre de mon art et plus logique aussi car je dessine depuis quasiment toujours.

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© NASSYO - Stylewars F50 Mixte-surtoile

 

Parlez nous de votre style et du “virus graphique” ?

C’est venu en pratiquant sur les toits de Paris où je devais être rapide et efficace. J’ai voulu dépasser le simple lettrage et inclure des personnages dans mes lettres et avec l’écriture automatique laisser mon imaginaire s’exprimer sans les codes stricts du graffiti New-yorkais. J’ai vite pratiqué une forme de free style à la «BBC» en essayant de couvrir le plus d’espace possible dans un laps de temps très court tout en essayant aussi de ne pas donner l’impression au spectateur d’avoir bâclé le travail.

© NASSYO
© NASSYO - Touriste F100 acrylique et aerosol sur toile

 

Vous utilisez beaucoup de visages humains avec lesquels vous effectuez des transformations. Qu’est ce que cela évoque ?

C’est tout simplement l’influence de la bande dessinée et des films de science-fiction. Puis, j’ai aussi la volonté de sortir du classicisme et du dessin anatomique pour m’approprier mon propre style.

© NASSYO
© NASSYO - vision parhallal encre-sur-papier 48x65cm

Qu’appelez- vous la « métamorphose » ?

C’est l’énergie du renouvellement perpétuel. Le passage d’une force d’un hôte à un autre. J’essaye de me persuader que la mort n’est pas une fin. Dans mes virus, j’aime donner cette idée de force qui ne s’arrête jamais. On retrouve aussi cette idée dans mes «arbres».

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© NASSYO - James F50 Mixte sur toile

Une collaboration qui vous a marquée ?

Ce qui faisait office de formation c’était tout simplement les moments où l’on se retrouvait entre potes. Les sessions de peinture dans les terrains vagues de Paris où l’on exerçait nos styles et nos façons d’élaborer nos images nous nourrissaient tous.

© NASSYO
© NASSYO - 155x105 Acrylique sur toile


Vous avez travaillé avec de différents supports et techniques. Avez-vous une préférence ?
 

L'aérosol reste la technique que j’ai le plus pratiquée étant donné que je me suis mis réellement au travail sur toile vers 2003/2004. Auparavant, c'était avec les TW qui comprenaient beaucoup de peintres et de dessinateurs talentueux que je dessinais. Mais je ne pense pas avoir de préférence. J'aime autant le papier glacé pour du feutre noir en tracé direct sans esquisse, que la toile pour m'essayer à explorer l'accident entre l'aérosol et l'acétone. C’est selon mon envie.

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© NASSYO - Passage F50 Acrylique sur toile
 

Certaines de vos créations ont un certain côté "anatomique". Cela fait-il partie de la métamorphose ? 

Enfant déjà, je cassais mes jouets pour voir comment ils étaient faits. Je dessine parfois des choses où l'on peut voir en transparence à l'intérieur. Je suis émerveillé par l'anatomie humaine, je trouve que nous sommes des milliards de galaxies comprises dans un corps et j’imagine les réactions qui se passent en nous. Ça me fait péter un plomb.

© NASSYO
© NASSYO - Ouverture mixte sur toile F120

 

Tracés Directs / Direct Outlines from sowat + lek on Vimeo.
Performance de l’artiste à l'occasion de l'exercice « Tracés Directs » au sein du Lasco Project de 2012

Avez-vous des projets dont vous souhaiteriez nous parler ? 

Je dessine à la palette graphique des illustrations plus "commerciales" et je produis de grands formats en toile. J'ai commencé à ranger mes créations en vue de présenter mon travail de façon plus cohérente par série et sur divers supports de "communication", c'est loin d'être ma spécialité, mais j'écoute ce que je crois être les bons conseils...

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© NASSYO - Extrait de l'instalation capitale F50 Toile-mixte

 

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    • 2014-10-17 15:35:34
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  • Tags - #paris #graffiti #toiles #INTERVIEW #NASSYO
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