BASTO : Post-Graffiti aux couleurs du soleil

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C'est en 1989 (à 16 ans) pendant un séjour à Paris, que Basto découvre le tag. A son retour à Marseille, il tague son nom sur les murs, dans le métro et sur les bus marseillais, ainsi que dans la région sud-est.

Basto est l'un des pionniers actif du mouvement Tag sur Marseille et l'un des premiers à avoir tagué trois stations de métro sur la cité phocéenne en 1991, sans oublier un dépôt du RER A en région Parisienne. Très rapidement, le jeune artiste a été retenu pour des performances « Live » d’envergure à Marseille, Valencia, New-York…
Ses nombreux voyages et ses origines méditerranéennes ont incontestablement influencé sa "patte" artistique, avec des compositions très colorées et l'utilisation systématique de couleurs chaudes et primaires : jaune, ocre et rouge.
Aujourd'hui Basto vit et travaille à Paris, où les projets ne manquent pas ! Rencontre avec un artiste d'un optimisme renversant et contagieux : "Les couleurs sont la vie, l'énergie, le positif du genre humain. (...) le seul message, si je devais en délivrer un, serait la joie."



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Exposition Artistique d'Art Urbain Contemporain.
Pour fêter ses un an, la galerie M2L déménage au Café Helvetia et vous offre une exposition collective à Évian dans un lieu historique en pleine rue piétonne.
Basto, artiste graffiti précurseur de la scène Marseillaise, et Y?NOT, artiste graffiti en plein boom, vous feront découvrir leurs univers hauts en couleurs 


Tu étais un des pionniers du mouvement Tag sur Marseille et l’un des premiers à avoir tagué trois stations de métro sur la cité phocéenne en 1991. Peux-tu nous parler de tes débuts : de la découverte, au tag de ton pseudo sur les murs, métro et bus Marseillais.

J'ai découvert le Tag en 1989 en rendant visite à mon père sur Paris. Mes parents étaient séparés et j'habitais sur Marseille. Paris était littéralement saturé de Tags, dans les rues, le métro, le RER, les voies ferrées. Les graffitis s'étalaient sur des kilomètres, le long des voies ferrées, de Stalingrad au terrain vert de Nanterre. En revenant sur Marseille, j'ai commencé a m'exercer, sur mes cahiers de cours, puis sur les bureaux du collège, pour finalement me confronter aux murs de ma ville.  


Basto portrait 2015 - crédit photo Anne-Caroline Rouyer
  

Te rappelles-tu du moment où tu as décidé de passer à l’action ? Qu’est-ce qui t’a poussé à t’exprimer dans la rue ? 

J'ai fondé les RTM (Réseau des Tagueurs Marseillais) en 1990, composé de Robin et Benco. Très vite nous avons tagué dans le métro Marseillais et sur les bus, de jour comme de nuit, comme un défi face aux institutions et aussi pour l'adrénaline…


© Basto - toile Springbreak 100x100cm (2016)


Très rapidement tu as été retenu pour des performances « Live » d’envergure - à Marseille, Valencia, New-York… Comment as-tu vécu ces expériences du haut de tes 20 ans ? 

La participation à la BJCM (La Biennale des Jeunes Créateurs de la Méditérannée, 1992) et le fait de peindre sur un des pavillons de l'exposition le port de Valencia en Espagne, avec la ville de Marseille fut une expérience inoubliable. Nous avions vus l'appel à candidature, en taguant dans le métro Marseillais avec Benco qui était encore mineur au moment du dépôt du dossier. Nous avions candidaté auprès du service Culture de la Ville de Marseille en Art Plastique, pour être retenus en Actions-Performance. In fine, cela correspondait plus à la spontanéité de nos graffitis de l'époque. 


LA BIENNALE DES JEUNES CREATEURS D'EUROPE
ET DE LA MEDITERRANNEE


© Basto - toile Homo-Calyptratus-I 100x100 (2014)

Des expériences, rencontres, performances qui t’ont particulièrement marquées… ? 

En 1992 j'ai fait ma première télévision sur une chaine locale du cable a Marseille (LCM). C'était très impressionnant à 19 ans, de parler face à la caméra. 

J'ai connu le groupe IAM et j'ai peint une bache, avec leur logo, pour une tournée nationale, au commencement du lieu culturel de la Friche à Marseille

La fresque pour le Centre Pelabon dans le 13 eme arrondissement de Marseille, fut l'une de nos premières commandes pour la ville  de Marseille. Ce centre fut un véritable laboratoire d'essais pour le Rap Marseillais, comme le souligne Julien VALNET dans son ouvrage M.A.R.S Histoire et légende du HIP-HOP Marseillais.

En 1993, j'au eu la chance de pouvoir peindre à Sheep-Meadow dans Central-Park à New-York, une série de 5 toiles, uniquement à l'aérosol et Posca. Un photographe français qui passait par là, m'explique qu'il avait besoin, de décor peint en urgence pour un défilé. Je me suis retrouvé dans l'agence de mannequins ELITE NY, c'est un excellent souvenir.


© Basto - toile Winter break evade 100x100cm (2016)


Qu’est-ce que ces voyages t-ont apportés du point de vue personnel et artistique ? 

J'ai commencé à voyager très jeune et cela m'a permis de mieux appréhender d'autre cultures, la lumière et les couleurs.


© Basto - toile BBast8 Skinny-01 80x60cm (2016)

© Basto - toile BBast8-Skinny-03 80x60cm (2016)


Ont-ils ont influencés ta manière de créer, le choix des couleurs… ?

Je suis né à Marseille et très influencé, par la lumière du sud-est. J'ai un rapport quasi fusionnel avec le soleil. Cette osmose me donne de l'énergie que l'on va retrouver dans mes peintures. Mes premières toiles, je les ai réalisées au début des années 90, sur le toit de chez mes parents. C'était souvent en plein soleil, torse nu, en peignant sur la toile à plat. Il y a toujours des couleurs chaudes dans mes réalisations. La plupart de mes travaux sur toiles, hors commandes spéciales et concours, sont majoritairement à dominante jaune et/ou rouge. Ma production suit le rythme des saisons, pour atteindre son paroxysme durant l'été. Les couleurs sont la vie, l'énergie, le positif du genre humain. Je suis apolitique dans ma peinture, le seul message, si je devais en délivrer un, serait la joie.


© Basto - toile BORDELINE 80x80cm (2016)


Peux-tu nous parler des techniques, médiums utilisés… ? As-tu des supports de prédilection ? 

Mes racines viennent du Graffiti, donc je continue avec mes premiers médiums de départ que sont la peinture aérosols et les marqueurs. En revanche depuis 3 ans, je suis beaucoup plus en technique mixte avec de l'acrylique, des pochoirs, de la digiraphie et du support-surface. 
Mon support de prédilection reste la toile, mais qui ne replacera jamais le contact quasi charnel d'un mur.


© Basto - toile BBast8-Skinny-04 80x60cm (2016)


"Au service" du street art et du graffiti depuis des années, tu es membre actif de Paris Tonkar magazine. Peux-tu nous parler de Paris Tonkar et de ton implication au sein du magazine ?

Paris Tonkar m'a interviewé en 2013, pour le numéro 09. Par la suite, j'ai rencontré Yann le Directeur de la Publication et Tarek le Rédacteur en chef. Je leur ai fait part de la méconnaissance de la scène Graffiti Marseillaise. Depuis le numéro 10, je réalise deux portraits d'artistes du sud de la France, pour chaque parution. Paris Tonkar, sans perdre son ADN, s'ouvre aussi à la scène sudiste.

PARIS TONKAR MAGAZINE
TAREK - PAINTING sur Artist'UP - TAREK - COLLAGES sur Artist'UP
INTERVIEW DE TAREK SUR ARTIST'UP


© Basto - Blue Aucwin-I


© Basto - Geneva Propaganda-II 250x250cm (novembre-2016)



EVENEMENTS PASSES :


Du 30 novembre au 5 décembre 2016, retrouvez Basto et Xavier Magaldi au Café Wynwood à Miami. Ils présenteront aussi des expositions éphémères, notamment de live painting pendant toute la durée d’Art Basel. 

Café Wynwood
450 NW 27th St,
Miami, FL 33127

Art Basel
1901 Convention Center Drive
Miami Beach Convention Center
Miami, FL 33139

 

Peux-tu nous en dire plus sur ta collaboration avec Georges Dumas, « Les Bastographies »,
présentée à Fotofever (14-16 novembre 2014) ?

Georges Dumas est un artiste éprouvé qui compte des dizaines d'expositions et plusieurs solo shows, à son actif. Nous nous sommes rencontrés il y à deux ans. Son travail en plus de disposer d'une signature forte, est très novateur, dans son approche de déstructuration du corps et sur le pixel.

Nous collaborons depuis quelques mois sur ses digigraphies. Georges effectue un travail photo sur des nus féminins, qui est complété par une retouche importante. Des pixels agrandis semblent sortir du visuel. J'interviens alors directement sur l'impression du châssis entoilé avec mes aérosols et mes marqueurs, en soulignant ou en effaçant certaines parties de la composition. En taguant sur d'autres…

Nous sommes représentés par la Starter-Gallery sur les "Bastographies" de Fotofever, au carrousel du Louvre et nous travaillons également avec la NUNC Galerie à Paris.


 

A l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le Sida, le 30 novembre  2015 tu participes à Walls And Rights « Sida : nous ne sommes pas invincibles, le virus non plus » collage collectif engagé. 
Walls And Rights est un collectif qui incite les street artistes à s'emparer de revendications sociétales autour d'événements, exposition, sessions de collages. Une première exposition en novembre 2012 a promu l'égalité des droits homos-hétéros et dans une moindre part la lutte contre le sida. S'en est suivie une session de collages lors d'une manifestation en faveur de la loi pour le mariage des couples de même sexe, en janvier 2013. Une deuxième exposition s'est tenue en mai 2014 pour soutenir les droits de toutes les femmes et la lutte contre les violences.

- Depuis quand as-tu rejoint le collectif ?

J'ai rejoint ce collectif, il y a peu de temps au travers d'un appel à candidature, sur les réseaux sociaux. C'est une cause qui nous concerne tous, il est tout à fait naturel, pour ma part de coller et de donner de mon temps pour cette action. 

- Où la manifestation aura-t-elle lieu ? Comment se déroulera la journée ?

Le RDV est fixé pour le dimanche 30 novembre à proximité de Beaubourg. Nous collerons ensuite dans le Marais. 
 

Collage collectif engagé, pour la lutte contre le VIH / sida
dimanche 30 novembre 2015 dès 13h
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Exposition du 20 au 24 avril 2016 à Next Door Gallery (Genève)
Vernissage : Jeudi 21 avril dès 18:00 - en présence de l’artiste

 

La Galerie Amarrage présente BASTARD WARS, 
une exposition personnelle de BASTO.


Exposition du jeudi 2 mars au samedi 22 avril 2017
Vernissage en présence de l’artiste le vendredi 3 mars à partir de 18h

Bastard Wars ?
Au-delà du jeu de mots entre Star-Wars et Bastard, Basto nous replonge dans les différents opus de la saga, selon ses propres codes. D2-R2 et BB8 ont été ses sujets de prédilection durant ces deux dernières années.
Pour cette exposition, l’artiste nous livre son imaginaire sur d’autres personnages : Storm-Trooper en mode vandale, BB-8 muté en grenade, vaisseaux de la rébellion affublés de buses d’aérosols. Ce ne sont pas moins de 10 nouveaux pochoirs, totalement inédits que l’artiste nous dévoile pour cette première exposition personnelle à la galerie Amarrage.
Le perfectionnisme de Basto le pousse à multiplier les matrices de ses pochoirs (jusqu’à 13), pour nous plonger dans sa galaxie de personnages revisités.
Les protagonistes sont systématiquement détournés avec les "indispensables" du graffiti : bombes de peintures, buses d’aérosols (Fat cap, Skinny cap), et extincteurs.
Il en profite pour déployer son goût du détail et de la propreté d’exécution dans le rendu de ses travaux.
Cette fois, Basto se rapproche de la Pop culture en jouant avec le rendu de l’image et les aplats de couleurs acidulés de ses fonds.
Il souhaite ainsi établir un lien entre le premier film de Science-Fiction qui a marqué sa jeunesse et sa pratique illégale du graffiti.
Des nouveaux travaux viennent compléter cette galerie de portraits, avec une réflexion sur la guerre et une œuvre abstraite de 4 mètres.



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STARTER GALLERY

LA BOHÊME GALERIE D'ART

  • Artist UP
    (hôte)
    • 2017-08-21 14:59:18
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  • Tags - #paris #street art #marseille #peinture #tag #pochoir #Tarek #Paint #post graffiti #Basto #spray #Old-school #Writters
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