Antoine Paris laisse parler sa craie engagée...!

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Antoine Paris a commencé à tagguer pendant son adolescence à Saint Quentin, dans le nord de la France. Puis il est venu à Paris et par hasard, en passant au squat de la petite rockette, on lui a proposé d'y exposer... Depuis Antoine Paris a exposé dans différentes galeries parisiennes et son travail est soutenu depuis 6 ans par Seven Gallery
En parallèle, l'artiste investit la rue avec s
es dessins éphémères, qu'il réalise à la craie sur les trottoirs.
"Je ne sais pas si je fais de l'art ou de la politique sous forme de peinture." : l'artiste réalise ses œuvres engagées en toute légalité, compte tenu du support qui ne dégrade pas l'espace public.

 

Parlez-nous de votre parcours d'artiste peintre : 

J'ai commencé par tagguer quand j'étais ado, à Saint Quentin, dans le nord de la France. Puis je suis venu sur Paris, et par hasard, en passant au squat de la petite rockette et en montrant mon travail, on m'a proposé d'y exposer. Puis j'ai fait le tour des galeries parisiennes. La galerie Celal m'a exposé, et la galerie Art Présent rue Quincampoix. Enfin j'ai rencontré Alexandre Devos, qui soutient mon travail depuis maintenant 6 ans au 7 rue Bonaparte.


 © Antoine Paris


Quelles ont été vos sources d'inspirations (artistes/ tags… ) ? 


Concernant le tag/graffiti : Miss Van, André, Mr Chat, Mode 2, Speedy Graphito... Au niveau de la forme. Au niveau de l'énergie les tags en tous genres vus dans la rue, dans le métro, ou dans Radikal. 

 
© Antoine Paris


Pourquoi avoir choisi la rue pour vous exprimer ?

Sans doute parce que les murs c'est ce qu'il y avait d'immédiatement accessible. C'est pratique et gratuit. On peut s'y exprimer librement, on n'a pas à pervertir son discours pour plaire. S'exprimer dans la rue, ce n'était pas sur la carte, c'était comme une arrière salle pendant la prohibition. Il y a des membres de ma famille, il y a seulement quatre générations, qui ont été jugés pour "société secrète" par des juges issus de la haute bourgeoisie ; ils ont fait des années de forteresse pour avoir exprimé leurs idées. La question de la légitimité des jugements doit se poser chez tout esprit libre, surtout s'ils sont rendus par des personnes garantes de valeurs contestables, qui décident de ce qu'on a le droit de faire ou dire  et qui sont capables de contraindre par la force ceux qui "suivent une autre route qu'eux" comme disait Brassens.

© Antoine Paris

Qu'est que le street art a apporté à votre univers créatif actuel ?

Une plus grande liberté...
 


© Antoine Paris

Aujourd'hui, comment percevez-vous le graffiti ?

Dans ce qu'on appelle aujourd'hui le "street-art", il y a des choses très intéressantes. Certains tirent l'expression de rue vers le haut et dans un autre sens pour une partie des oeuvres, cela semble moins politisé, politique, revendicatif, ou libérateur que le graffiti en tant que tel. Certains font dans la poésie un peu mièvre et c'est dommage quand l'art peut servir à éveiller les consciences à des problèmes fondamentaux comme l'écologie par exemple.
 


© Antoine Paris


Dans quel contexte créez-vous aujourd'hui ?

Je n'ai pas d'atelier. Je me débrouille pour travailler chez moi. Et puis je dessine à la craie dans la rue, cela me permet de m'exprimer, que le message soit accessible par de nombreuses personnes, pour un coût minime. Après pour vivre j’ai un travail alimentaire, et je vends de temps en temps des toiles à l’espace Seven galerie Jacques Devos, ou dans d’autres galeries à l’étranger.

 
© Antoine Paris

Prise de la Bastille, mars 2012 from Les films du cagibi on Vimeo.


Avec quels médias/techniques/supports travaillez-vous ?

La craie pour mes dessins dans la rue. Sur toile, j'utilise de l'acrylique, de la bombe et du posca principalement.

 © Antoine Paris


Pourriez-vous définir votre style ?


C'est le résultat d'influences diverses. Je ne sais pas si je fais de l'art ou de la politique sous forme de peinture. C'est un beau masque pour faire passer des messages la peinture ! Et puis le dessin est un langage universel qui ne passe pas forcément par l’intellect, mais qui peut s'adresser directement aux émotions, à l'inconscient, à l’imagination... Mes dernières oeuvres sont assez proches des expressionnistes allemands comme George Grosz, mais on peut également penser à Basquiat...

 
© Antoine Paris


Quels artistes - univers vous inspirent-t-ils ?


J'aime beaucoup Horfee, Winshluss et son Pinocchio, Corto Maltese, les romans d'anticipation comme le meilleur des mondes ou 1984, la biologie vue sous l'angle d'Henri Laborit, l'esprit corrosif des simpsons, les séries comme Breaking Bad ou Black Mirror, Roland Topor et ses dessins au crayon du mouvement Panique, Les chansons de Renaud ou Léo Ferré (l'album posthume), le rap français, de ATK, 2bal 2neg, TSN, TSC ou Oxmo, le rap américain de Dead Prez ou du Wu tang, Joey Badass ou Mac miller pour les plus récents... Et finalement tous les gens qui font leur travail avec intégrité, qu'ils fassent de l'art ou du fromage. 
 

© Antoine Paris


Quelle(s) réaction(s) souhaitez-vous provoquer via vos oeuvres ? 


En tant qu'artiste on a besoin de regards extérieurs qui soient les plus sincères possibles sur notre travail. En galerie les réactions sont en général très positives et courtoises. Pendant les vernissages, les gens auront tendance à prendre des pincettes, auront de la retenue, ne voudront pas vous froisser, même s'ils ont des choses à dire à l'artiste qui pourraient l'aider à y voir clair dans sa démarche de création. Sur le trottoir, les passants peuvent marcher sur le dessin, l'ignorer. Quand on me demande "Est ce que c'est normal ?" et que je sens que le mec est perturbé par mon travail, c'est intéressant. Rencontrer les gens par surprise, par hasard ou sur rendez-vous c'est toujours intéressant. C'est rare qu'un échange ne soit pas productif. 



Pouvez-vous nous en dire plus sur … "Le monde d'après Antoine" ?

Une idée de Prisca, ma webdesigner... Il faudrait lui poser la question ! Je vous conseille d'ailleurs vivement de vous intéresser à son travail de photographe, qu'elle réalise sous le nom La Furie


collaboration impromptue avec Dees des "Poseurs De Bombes"


Avez-vous des collaborations - créations collectives qui vous ont marquées ?


La rencontre avec mon galeriste actuel, Alexandre Devos, qui a un regard, une éducation artistique, une curiosité impressionnante... C'est quelqu'un qui réagit aux coups de coeur, autant dire qu'il a tout compris ! C'est quelqu'un qui a cru en mon travail, et je crois qu'il ne le regrette pas. Très souvent, les gens ne sont pas vraiment sensibles à l'art, ils se mettent devant une oeuvre dont on leur a dit qu'elle a de la valeur, font parfois des milliers de kilomètres pour la prendre en photo, alors qu'ils auraient pu la trouver sur google image. Comme dit Alexandre, c'est une éducation à se forger, une sensibilité à acquérir. Mais le terreau qui permet de s'épanouir n'est pas celui de la télé-réalité, du divertissement ou des informations effrayantes.

La rencontre avec un artiste comme DTone, dont les dreadlocks sont parait-il magiques. Il m'a offert une mèche que je garde constamment sous mon oreiller, et depuis, j'expose partout dans le monde !

Ado, c'est en m'inspirant du style des plus grands de mon quartier comme les "poseurs de bombes", qui ont grandi à l'époque des punks.

Mais c'est aussi en voyageant, et par les lectures, la culture en général, ou en passant par différentes expériences professionnelles, que j'ai construit mon art et ma vision artistique.

Paris sous les craies from Les films du cagibi on Vimeo© Antoine Paris

Quels sont vos projets - actualités en cours, à venir ?

Mon travail a été exposé dans pas mal de villes où je n'ai parfois même pas mis les pieds (Boston, Montréal, Monaco...) et ça devrait continuer ! Paris Tonkar Magazine a consacré une double page à mon travail, et je suis très fier que de tels professionnels s’intéressent à ce que je fais, c'est déjà une belle reconnaissance.

Je vais continuer à peindre, à dessiner et à réaliser des dessins à la craie tant que ça me plait. Peu importe la forme que prendra ce désir d’expression, je vais continuer à me fier à mon instinct ; et puis continuer à travailler avec des gens qui soutiennent des travaux artistiques de qualité, quitte à prendre des risques, comme la galerie Seven.

 

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SITE OFFICIEL 

SEVEN GALLERY

  • Artist UP
    (hôte)
    • 2014-12-17 16:34:48
    • 4 486 views
  • Tags - #paris #street art #dessin #graffiti #tag #Rue #bombe #Acrylique #craie #murs #Antoine Paris #espace Seven galerie Jacques Devos
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