Scoop & J.Keuz : un hip-hop addictif et sans artifices !

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SCOOP & J.KEUZ signent un rap qui marque dès la première écoute, conjuguant les sons old-school à ceux de la nouvelle école et des textes bien ancrés dans le présent, sans pour autant être moralisateurs.

Formé en 2011 après plus de dix ans de projets communs, le duo insuffle des lyrics soignés, sans artifices, toujours marqués d'une sincérité à toute épreuve. SCOOP & J.KEUZ créent un hip hop addictif qui croise le rap aux sonorités de la musique orientale ou encore le dub... 
Selon leurs propres mots "Pas de demi-mesure, explicit lyrics" pour leur deuxième album sorti en avril 2014 et intitulé "L’acide dans les idées". Cet opus marque leur attrait pour un son qui va à l’essentiel, tout en mettant en avant le flow décousu de J.KEUZ.

En février, SCOOP & J.KEUZ repartent en mini-tournée - à voir en live et à suivre !!


 © Sophie Hervet


Qui sont Scoop & J.Keuz ?

Pouvez-vous nous parler de votre rencontre et de vos débuts avec la « Griffe Verbale » ; et nous dire comment le projet Scoop & J.Keuz, sous sa forme actuelle, a vu le jour ?

J.KEUZ : Nous sommes Benjamin et Julien et nous nous sommes rencontrés au collège, à Cosne s/ Loire dans la Nièvre. Une rencontre incroyable ! Avec ses beaux cheveux blonds et sa dégaine de kurt kobain rap, je me disais « il est pas banal lui » ; Et même si je sortais de mon petit quartier à l’époque, j’écoutais beaucoup de rock, alors ça m’intriguait…
On avait chacun notre petit groupe de rap d’ado pas contents… Son grand frère Camille faisait déjà du son depuis pas mal de temps (big up au logiciel « ejay » han) et fréquentait les autres « grands » qui rappaient à Cosne, principalement issus du même quartier que moi, et donc qui m’avaient plus ou moins « pris sous leurs ailes ».

Tout ce petit monde s’est rapidement réuni et s’est constitué en collectif, puis en association. Ça s’appelait effectivement la « Griffe Verbale ». A son niveau le plus actif, il était constitué d’une bonne quinzaine de membres ; On faisait des petits concerts à droite à gauche, et organisait nos propres soirées pluridisciplinaires sur Cosne, ça marchait bien. On passait des week-end entiers dans la chambre de Cam, distribuait des petits projets en autoprod totale (déjà), sans internet bien-sûr à l’époque (entre 2001 et 2007).

En 2004, les élus de l’époque ont enfin daigné nous louer un local de répétition, qu’on a transformé en studio d’enregistrement par nos propres soins, qui nous a permis de sortir notre projet collectif le plus sérieux (Griffe processus), et d’aller jouer hors de nos frontières Bourguignonnes, en région parisienne et à Béziers notamment... A cette période, notre QG (le lowcal) est devenu l’un des repères de la jeunesse hip hop en terre Grolandaise (avec le Pac des Ouches à Nevers ou encore Emmetrop à Bourges) ; Des groupes passaient enregistrer des maquettes, y’avait des ateliers MAO et danse hip-hop… C’était du 100% DIY et l’émulation était vraiment forte pour une petite ville comme Cosne.

Le binôme Cam-Scoop était le seul à faire des instrus (j’en faisais aussi mais n’en étais pas spécialement satisfait), et Scoop a progressé tellement vite que son grand frère a été peu à peu supplanté, mais bon y’avait une question de temps aussi…

C’est au moment où ça commençait à bien prendre, que la vie privée de chacun a pris le pas sur la musique. Mais je ne vais pas m’étaler car je risque de verser ma larmiche. Bref, tout ça relève de l’anecdote mais ce cheminement nous a vraiment construit, surtout sur le côté DIY, qui n’était même pas une démarche consciente d’ailleurs… C’est juste qu’on faisait du rap, sans grands moyens, et qu’on venait de nulle part. C’est sans doute de là que nous vient cette hargne et cet attachement à l’indépendance parce-que finalement, il n’y’a pas grand-chose qui a changé.

SCOOP : Voilà, comme pour beaucoup de collectifs en fait… Moi en 2006 je suis parti m’installer sur Bourges pour les études, puis Orléans pour quelques années, puis sur Nantes ensuite. A chaque fois j’y ai rencontré des gens issus d’autres courants musicaux : métal, dub (d’où mon pseudo), etc... avec qui j’ai soit collaboré, soit clairement créé des projets.
Mais je n’ai jamais lâché ma passion première : le beatmaking, donc j’ai accumulé des centaines de prods ‘rap’ et des dizaines de riddims durant toutes ces années, tout en m’inspirant des courants que j’explorais à côté… On peut retrouver quelques fruits de ces collaborations et explorations diverses sur mon bandcamp.


Julien s’est installé à Bourges en 2007 et n’a presque plus ouvert sa gueule jusqu’en 2010, ou alors ponctuellement sur des petits projets annexes de potes ; Pour réapparaître début 2011 en mode « bon j’ai plein de morceaux, envoie moi des instrus », comme si on s’était vu 2 mois avant…

J.KEUZ : J’avais besoin de temps et je ne prenais plus du tout la chose au sérieux. Mais en vrai je n’ai jamais vraiment arrêté d’écrire… Et à force de me prendre la tête avec des gens sur le rap fr et qu’on me réponde « bah ok tu l’ouvres mais toi tu fais quoi ?! », ma fierté a été titillée et je me suis dit « merde, ils ont raison », ça a donné notre premier album « ANTOINE ».

 

Justement, "Antoine" sorti en janvier 2012, a posé les choses.
Pouvez-vous nous parler de cette étape cruciale et de ce qu'elle a engendré… 
que ce soit par rapport à votre public, mais aussi concernant votre expérience en autoproduction et, pour couronner le tout, votre sélection aux Inouïs du printemps de Bourges (Hip-Hop) 2014 ?

J.KEUZ  Alors clairement à la base, on ne souhaitait pas aller plus loin que le sortir. Perso j’étais dans une démarche de réaction par rapport à ce que j’avais entendu çà et là, ou accumulé comme ressentis, depuis mes derniers morceaux. En gros je voulais dire des choses à des gens sur plusieurs sujets, et comme j’étais un peu lâche, je me suis servi de la musique. Un peu comme une bouteille à la mer et basta.
Et en fait, quand on a « sorti » l’album (à l’époque on n’avait pas signé avec une distrib), l’accueil des potes, et des potes de potes, a été très bon, malgré un mixage pas terrible et un mastering qui a rattrapé un peu le coup.

C’est entre autres grâce au fait qu’il a été uploadé sur le bandcamp du net-label Wakos Music, que j’ai rejoint à cette occasion via l’intermédiaire d’Ypsos, le co-fondateur du truc ; ça nous a fait découvrir à un cercle bien plus large que le réseau de potes de Scoop qui continuait de suivre ses actus (ce qui en soit est déjà bien).

Bon, tout ça peut paraître un peu complexe pour les non-initiés avec nos blazes de vaisseaux spatiaux, mais c’est limpide.


SCOOP : La suite, en parallèle des petits concerts qu’on a repris à partir d’Avril 2012, ç’a été notre sélection sur le dispositif d’accompagnement « Propul’Son » de la FracaMa, qui nous a fait connaître encore un peu plus en région Centre, et permis d’effectuer une résidence dans la salle Le Nadir à Bourges en Janvier 2013, avec toute l’équipe technique de la salle, qui s’est terminé par un gros concert de fin de résidence. Là on a bien bossé la scène, y compris retravaillé les prods pour qu’elles sonnent comme il se doit sur le système son d’une salle de concert…


Cette étape a marqué (à son échelle) le petit public Berruyer qui nous suivait alors (et continue de nous suivre), et l’effet escargot a plutôt fonctionné. On a joué dans quasiment toutes les grosses villes de la région en 2012-13, et dans d’autres villes aussi. On est assez fiers de ça, d’être « la première partie qui envoie », c’est basé sur des faits réels, pas sur un nombre de vues ou un bon suivi facebook, même si c’est important aussi.

Tout ça nous a motivé à poursuivre et à essayer de jouer le plus possible le projet, avec une petite idée en tête : tenter les inouïs 2014 pour l’arrivée de notre 2nd album, tout en se disant « on verra bien ». Et à notre grande surprise, ça s’est fait.



Quelle est votre démarche artistique ? Qu'est-ce qui vous motive pour faire du son... votre son ?

SCOOP : Aller plus loin et faire plus original qu’avant, tout en restant dans la forme de cadre qu’on a plus ou moins instauré… Pas évident donc. Et perfectionner l’aspect technique du son aussi.

J.KEUZ : C’est ça. Au niveau de l’écriture, ma démarche (si tenté que c’en soit une parce qu'à vrai dire c’est naturel), c’est d’être le plus sincère possible. Qu’elle soit piquante, marrante, ou bien sensible, je ne calcule rien. J’essaie simplement de ne pas négliger mes morceaux par respect pour ceux qui les écoutent, donc de ne pas faire que de l’égotrip. Le côté « petit milieu » du rap exclusivement technique sans grand sens qui ne parle qu’aux rappeurs, ça m’ennuie.
Donc j’ai ma petite règle là-dessus : pour un morceau égotrip, un morceau sensé bien cadré. C’est pour ça qu’il y a autant de morceaux sur notre 2nd album (en 2014 c’est un paris), au-delà du fait qu’on aime développer des ambiances très différentes les unes des autres, cette méthode d’écriture donne rapidement beaucoup de morceaux.



SCOOP
 : Le challenge c’est aussi de croiser toujours plus les genres (sans que ce soit mauvais), et que ça reste du rap… C’est toute l’ambigüité de notre projet, confondre les esthétiques sonores, sans dire qu’on fait un rap « alternatif ». J’ai un problème avec ce qualificatif, y’a un côté hypocrite pour ne pas dire « mauvais »… Peu de groupes dits « alternatifs » font une musique qui réconcilie les puristes du genre qu’ils pratiquent, et les novices. J’ai l’impression que c’est le cas pour nous, en tous cas ça fait bon nombre de fois qu’on me le dit donc c’est très positif.


C’est vrai que votre musique croise les sons old-school avec ceux de la nouvelle école, avec des textes bien ancrés dans le présent.
Comment parvenez-vous à créer la passerelle passé-présent avec un résultat final aussi harmonieux et abouti ?

J.KEUZ : Merci. C’est qu’on écoute tous les 2 énormément de musique(s), quelles que soient leurs époques, des plus récentes aux plus anciennes, avec textes et sans… Et qu’en plus on aime à 95% les mêmes choses. Beaucoup de rap US mais pas que, loin de là. C’est presque maladif pour ma part, il ne se passe pas une semaine sans que je découvre un ou plusieurs projet(s), récent ou non. Donc fatalement, on est influencés par un condensé de musiques de styles bien précis, mais de tous âges.

SCOOP : C’est ça !

 
Jkeuz - Stig - Scoop

 

On y retrouve des sonorités orientales, dub, rock… Qu’est-ce qui vous a amené à introduire ces sonorités ?

SCOOP : Les rencontres dont je parlais justement tout à l’heure, et les projets qui en ont parfois découlé. J’écoute pas mal de reggae/dub, et j’ai fait partie d’un groupe de dub instrumental à Bourges qui s’appelait « Dub Twelve » qui n’a pas duré longtemps, mais juste assez pour que le groove du contre-temps me marque au point d’intégrer ça souvent dans mes prods rap par exemple.

Et puis les morceaux rap-rock sur chacun de nos 2 albums, c’est la même histoire. J’ai participé à un projet métal à Bourges après Dub Twelve, qui s’appelait « Drop Out ». Fin 2011, Julien a rencontré les gars et a voulu faire un morceau dans ce délire, dans la lignée d’un groupe comme Rage Against The Machine, un truc bien lent, lourd et gras. Ça a donné « Ainsi parlaient J.keuz et Drop Out » sur ANTOINE, et le morceau fonctionnait (et fonctionne encore) grave sur scène (à Bourges du moins… ailleurs c’est une autre histoire). Bref, une histoire de potes qui se sortent les doigts en gros. 



J.KEUZ : C’est à la suite de ça que je suis un peu sorti de ma tanière et me suis mis à fréquenter certains d’entre eux… Ce sont des potos aujourd’hui et c’était logique qu’on les retrouve sur « Beige » sur le 2nd album.
Et pour revenir sur les expériences dub-rap, fréquenter de nouveau Ben de manière assidue m’a clairement ouvert l’esprit sur cette esthétique. D’ailleurs depuis un petit moment j’en écoute énormément : Scientist, The Lions, Dubmatix, Resonators, ou Tour de Force par exemple… C’est ouf le foisonnement qu’il peut y’avoir dans cette culture « cousine ».
Du coup ça m’influence beaucoup aussi sur ce que je vais écouter ou vouloir faire en rap… La lenteur et les contre-temps, la chaleur et le groove que ça apporte, les silences que ça génère et la place que ça laisse à la parole… Je tends de plus en plus vers ça.


Inouis du Printemps de bourges -© PvTifa
Inouis du Printemps de bourges -© PvTifa



Votre créativité et ouverture d'esprit sont à l'image de la diversité et de la pluridisciplinarité du mouvement Hip-Hop.
A votre avis, quelle est la place/rôle de la culture Hip-Hop en France en 2015 ?
Et pensez-vous que les artistes Hip-Hop peuvent ou doivent passer un message (sans pour autant être moralisateurs) ?

J.KEUZ : Le rôle, selon moi aucun. C’est une musique comme les autres, on ne demande pas au rock ou à la nouvelle chanson française d’avoir un rôle ou un message pour la jeunesse… La musique rap à la base, c’est juste un message de fête sans conotation sociétale (peace, unity, love and having fun), pour accompagner les danseurs… C’est un peu plus tard que le caractère de lutte est arrivé.

Alors attention après je ne dis pas qu’on ne doit parler de rien d’autre dans ses textes, au contraire même. Simplement, il faut être juste et raccord avec ce qu’on vit. Il y a eu (et il y en a peut-être encore, je n’écoute pas assez de rap fr à l’heure actuelle pour en juger) des tas de morceaux contestataires et justes en France. Je pense évidemment à Iam et Akh en solo, La Rumeur, Kabal, Casey, Ntm, Rocé, la Scred, Saïan, Arsenik, Flynt, Le Sept, Triptik, FF, Ideal J, Kdd, etc etc… Tous ont été (et sont encore pour certains) raccords avec leur époque, leur parcours, et parfois même leur ville. Il n’y a que ça qui compte dans un message que tu fais passer, l’honnêteté.
Le délire révolutionnaire et pseudo-écolo qui ne touche que la classe moyenne blanche, on connaît… Mes combats sont ailleurs. Face au retour de la religion et de la bonne vieille morale branchouillardisée par exemple, ou bien des communautarismes de tous bords…

Les gens engagés sont sur le terrain, dans des asso ou des ONG, pour aider concrètement les gens en galère ou lutter contre la corruption, etc… Y’a plein de causes justes. Nous on est juste des p’tits cons d’rappeurs, on sert à rien. C’est ce que je dis dans « Les moustiques » justement… Les gens (et particulièrement les artistes) qui perdent leur temps à blablater sur des causes m’ont toujours fait marrer. Faites comme tous ceux qui n’attendent ni gloire ni retour, agissez simplement dans l’ombre. Même au niveau de l’écologie, t’as des gens qui te sortent des discours longs comme le bras, parfois moralisateurs, mais qui n’agissent pas quotidiennement à leur petit niveau, qui préfèrent attendre les grands soirs… Mais comme tu l’as souligné, cette culture (mon cher éric Z) est pluridisciplinaire et incroyablement variée, donc y’en a pour tous les goûts. Suffit d’être curieux !


Avec votre 2ème album "L'acide dans les idées", vous signez un rap sincère, affranchi des clichés, sur une base d'écriture juste et consciencieuse.
De premier abord, la cover de l'album met mal à l'aise… On a tendance à détourner le regard. Le jeu de mots dans le titre "L'acide dans les idées" annonce aussi la couleur. 
Quelle réaction pensiez-vous ou souhaitiez-vous provoquer avec le combo visuel + titre ?

On a proposé la réal de la cover à notre ami maquilleur/plasticien LA FLEUJ, a qui on a laissé carte blanche. Il nous a proposé cette idée qui allait à fond dans le sens du titre, et on a validé direct. Pas de demi-mesure, explicit lyrics pfahah. On s’est dit qu’on risquerait d’avoir la critique du « vous avez voulu choquer » dans les pattes, mais on assume. Le rap consensuel qui laisse les auditeurs passifs et/ou insensibles, pas nous.

Le jeu de mot est parti d’un lapsus d’une pote, qui voulait utiliser la vraie expression de base. On a gardé ça pour titre car ça résumait assez bien l’album, le cerveau en ébullition, tout ça… Et donc avec la cover on voulait enfoncer le clou, tout en faisant un parallèle avec l’actualité de notre temps : les attaques à l’acide perpétrées sur des femmes accusées (souvent à tort) d’adultère dans certaines régions du monde.

Beaucoup de propos dans l’album sont non-convenus (pour le milieu rap en tous cas) dans l’album, et on les assume, sur scène bien-sûr mais aussi dans la vie de tous les jours. On sait que dans d’autres circonstances et d’autres contextes, ça pourrait nous valoir des attaques graves, comme une attaque à l’acide par exemple.



En live, avec quel(s) artistes avez-vous particulièrement aimé (et/ou) été fiers de partager l'affiche ? 

On a pas mal de très bons souvenirs de concert, genre la soirée Wakos sur le Off du printemps de Bourges 2013 par exemple ; Mais en gros à chaque fois qu’on joue avec les potos de Bourges (Classik et les autres groupes), ou de Wakos, c’est évidemment là qu’on se marre le plus et qu’on s’éclate… Les soirées « De La Boucle » à Nantes donnent aussi des bonnes soirées à chaque fois, du gros son et de la bonne humeur…

Sinon on est contents d’avoir partagé l’affiche en avril de l’année dernière avec Flynt à Paris, et Joey le soldat à Clermont, ou en décembre dernier avec Rocé à Orléans.


 © Sophie Hervet
EVENEMENT FACEBOOK

Quelles sont vos actus/dates/projets à venir ?

Alors l’actu principale, c’est notre propre mini-tournée (on va appeler ça comme ça), qui reprend son cours en février : 2 février pour Bobigny Terre(s) Hip-Hop à L'international Paris ;
le 6 au 9cube de Chateauroux ;
le 20 au Ferrailleur à Nantes pour le festival HipOpsession.
On espère jouer le plus possible et dans d’autres villes cette année, c’est prévu mais on ne peut pas encore s’avancer pour le moment…

Sinon il y a toujours nos vidéos qui sont d’actualité, notamment notre vidéo live à l’Astrolabe (Orléans) des morceaux Viens-y et Mot compte dribble. On prévoit de sortir prochainement un autre clip mais pareil, on ne peut pas s’avancer là-dessus.

© Jean-Philippe Ehrmann

 

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    • 2015-01-12 19:21:10
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  • Tags - #festival #musique #rap #Hip-Hop #Nantes #Inouïs du printemps de Bourges #beatmaker #Scoop & J.keuz #M.C #acide dans les idées #Griffe Verbale #HipOpsession #Bobigny #Terre Hip-Hop #l'International Paris
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