PSICO croise tatouage, art primitif et graphisme !

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Aujourd'hui nous vous présentons PSICO, un jeune artiste, que nous avons eu le plaisir de découvrir sur Artist'UP.
Son travail est reconnaissable à son trait qui s’apparente à du vectoriel, mais aussi à la couleur et à ses contrastes... "Le fait que je travaille avec les mêmes matériaux depuis des années, les feutres (...) me pousse à rester dans ce rendu de saturation, de couleurs vives et fluos."
Fortement influencé par le tatouage, l'art primitif africain et ses divinités ou encore le graffiti contemporain, l'univers artistique de PSICO est riche en inspirations. 
L'énergie vitale et créatrice qui émane de ses oeuvres est palpable et communicative. Selon ses propres mots "Le plus important dans la création, c’est de se faire plaisir, de se lâcher, de tester de nouveaux matériaux, de nouveaux styles..." !

 

Qui se cache derrière PSICO... 
Quelle est l’origine de ton nom ?

Pourquoi Psico? Hé bien ce pseudo est à la base un surnom qu’un de mes meilleurs amis m’a donné au collège. Il vient de « psicoté » soit une variante en version argot de psychopathe... Je n’en suis évidement pas un vrai ni un tueur en série ni quoi que se soit de ce genre... Mais j’avoue avoir un côté un peu dingo, lunatique et impulsif.

J’ai depuis tout ce temps gardé ce blase car il colle bien au personnage et fait un nom de marque sympa et original.

© PSICO

Peux-tu nous parler de ton parcours artistique ?

Mon parcours artistique n’est pas extravagant, fils de professeur de piano et petit fils de peintre aquarelliste j’ai toujours été bercé dans une ambiance artistique. J’ai choisi au lycée de me rapprocher de l’art en passant un bac Littéraire option histoire de l’art et musique. Ce qui m’a permis dans un premier temps d’appréhender puis de comprendre l’Art, son origine, son but, ses variantes. Étudier l’architecture organique, la musique de chambre ou encore le mouvement Fauve permet de réaliser que tout est lié, tout correspond et se complète.

J’ai ensuite fait un séjour en fac de lettre en arts plastiques, suite assez logique, mais hélas Psico n’avait pas assez de rigueur à cette époque... Nouvelle vie seul, première chambre universitaire, première histoire d’amour, bref une liberté qui a sustenté mes études ...

Après cette expérience j’ai opté pour un CAP cuisine... Étonnant? Pas tant que ça... Pour moi la cuisine est aussi un art au même titre que la peinture ou encore la sculpture ... Choix des matériaux, réflection, décoration, innovation, bref, création. De plus savoir cuisiner sert toujours, j’ai d’ailleurs pas mal bossé en restauration pour dépanner et payer mon loyer ou pour régaler ma petite compagne avec de bons petits plats.

J’ai quelques années plus tard, à 24 ans, décidé de passer un BTS en communication visuelle option édition et publicité pour m’ouvrir à l’univers et aux divers outils du graphisme. J’ai ainsi pu étudier les règles de typographie, de mise en page, la façon de faire passer un message par le simple choix d’une couleur ou d’une typo. On reconnaît d’ailleurs au premier coup d’oeil sur une affiche ou un flyer le travail d’un « vrai » graphiste ou d’un « faux », quand je dis faux je veux dire qui n’a suivi aucun cursus en la matière.

Je travaille actuellement en tant que tel dans un bureau de création d’étiquettes de vins et liqueurs, le groupe Alain Chalaguier situé à Clermont l’Hérault et passe le plus clair de mon temps libre un crayon ou un feutre à la main.


© PSICO

© PSICO
 

Quelle est ta vision de l’ART ?
Quelle est selon toi la relation entre l’artiste et son oeuvre ?

L’art est pour moi avant tout thérapeutique. L’artiste face à sa toile ne peut pas vraiment se mentir. Il est seul devant quelque chose de brut et vierge, que cela soit un bloc de granit, un mur ou encore une feuille blanche.

Il va alors réfléchir ou au contraire vider son esprit et entreprendre une création qui va faire partie de lui, qui va le décrire et parler de ses angoisses, ses peurs, ses envies, ses admirations, ses « coups de gueule » etc...

Tout cela va être présent dans l’oeuvre et dans l’ensemble de ses diverses séries et collections.

Évidemment cela ne sera pas « écrit » en toutes lettres mais les choix vont nous éclairer et nous guider. Couleurs, support, sujet, style, pour moi il est évident que l’état d’esprit de l’artiste est présent sur son oeuvre, quand bien même sa création serait une supercherie ou un mensonge vis à vis de ses pensées cela serait ça justement le point qui le qualierait. « La vérité de l’oeuvre d’art, c’est celle de l’artiste et non du sujet représenté.», Andrew Marbot.

L’art est un moyen pour l’artiste de se découvrir lui même, une sorte de psychologue qui serait là, toujours présent, pour l’écouter parler, rêver, pleurer, chanter...

Il va ainsi entrer dans un travail frénétique de recherche de sa vision de la perfection, pour en arriver à sa propre finalité autant en tant qu‘artiste qu’en tant qu’Homme.

Une continuelle recherche de son Moi, tout comme nous montrent les traits de la décoration de la chapelle de Vence par Henry Matisse (1948-1954) après toute une vie de création qui est partie d’un trait réaliste et guratif, ses dernières oeuvres nous décrivent ainsi un homme arrivé finalement à quelque chose de très simple et de très épuré, presque enfantin... Cela ne va pas sans nous renvoyer vers le travail de l’un de ses contemporains : Mr Pablo Picasso.

 

© PSICO


Comment décrirais-tu ton style ?
Tes réalisations sont marquées par de nombreuses couleurs. Pourquoi ce choix ?

L’essentiel de mon travail s'apparente fortement au graphisme, avec très peu de place pour le hasard ou le "flou". Le fait de travailler dans ce milieu a totalement changé mon coup de crayon, un trait qui s'apparente plus à du vectoriel qu'à du rough (qui se traduit par une ébauche ou une esquisse).

Même si je m’amuse à tester de temps en temps le noir et blanc et le dotwork (l’art du point) il est vrai que la couleur joue un rôle des plus importants dans mon travail.

Ce n’est pas tant l’utilisation des couleurs elles mêmes, mais le contraste et les complémentarités entre celles-ci. Ainsi les idées reçues d’associations maladroites se voient balayées par un résultat plutôt sympa et inattendu qui fonctionne. Le fait aussi que je travaille avec les mêmes matériaux depuis des années, les feutres de la marque Posca© (feutres à la peinture à l’eau), me pousse à rester dans ce rendu de saturation, de couleurs vives et fluos. La palette de couleurs n’étant pas non plus très complète et variée cela crée une unité entre toutes mes créations.

Je travaille néanmoins de plus en plus les mélanges et dégradés allant même jusqu’à vider ces feutres pour modifier leur teinte et travailler au pinceau des nuances qui n’existent pas chez ce fabriquant à l’état brut.

 
© PSICO
© PSICO

Peux-tu nous parler de ta démarche artistique ?

Je ne pourrais pas vraiment parler de « démarche artistique ». Je fais avant tout ce que j’ai envie et quand j’en ai envie.
Le plus important dans la création, c’est de se faire plaisir, de se lâcher, de tester de nouveaux matériaux, de nouveaux styles... Comme ces images le prouvent je peux autant travailler sur un motif des plus pointilleux et complexe, sur un Marvel Zombie© traité de façon réaliste ou encore sur le thème de la tête de mort, qui a d’ailleurs été le thème de ma dernière exposition au Street-Sarket (Skate & Streetwear shop) de Sète en novembre 2014. J’avance suivant le moment présent et mon environnement.

J’aime prendre mon temps et m’acharner sur les petits détails en essayant au maximum de bannir règles, mesures et autres compas pour que mon oeil et ma main soient de plus en plus aptes à appréhender les distances, la symétrie et les défauts de proportions. Un exercice qui se fait petit à petit et qui commence à porter ses fruits.

Je travaille en général en rotation sur 2 ou 3 oeuvres/supports en même temps pour pouvoir alterner, prendre mon temps et du recul, une notion importante car il est difficile d’être objectif et critique lorsque l’on a la tête plongée dans un projet. Me détacher, faire une pause me projette à la place du spectateur et me donne l’occasion d’améliorer encore et encore mes traits.
 


© Crédit photo PanoramiX

© PSICO

© PSICO

Quels artistes et/ou disciplines artistiques t’inspirent/te poussent-t-ils à aller toujours plus loin dans ta création/recherche artistique ?

« Je ne m’inspire de rien en particuliers mais plutôt d’un savant mélange de tout ».

J’ai remarqué que le simple fait d’observer, de déchirer une image, une musique, un graff, une photo, permettait d’assimiler inconsciemment de nouvelles données dans le processus de réflection et de création.

Comme expliqué précédemment dans cet interview les différentes formes d’arts sont reliées par des passerelles, il est important à mon sens de ne pas se cantonner à certaines oeuvres ou certains courants. Ne surtout pas avoir de préjugés, être ouvert à tout, c’est l’un des premiers conseils que l’on nous donne en école de graphisme : être curieux et polyvalent. Comme nous ont assez répété nos parents « il faut manger de tout », seulement après apparaissent les préférences.

J’ai quand même été fortement inuencé par l’univers du tatouage et sa sémiologie, le style expressionniste allemand très cru et imagé de Max Beckmann, l'art primitif africain et ses masques de divinités ou encore le graffiti contemporain avec des artistes comme Mr. Wany, Monsieur Qui, Gutter... Je suis aussi très intéressé par les croyances, déesses et divinités de toutes origines et époques confondues. Comme ci-joint la photo de Némèsis, déesse de la vengeance, une sculpture géante réalisée à partir de matériaux de récupération en partenariat avec Jeaze, artiste et ami street-artiste.

Mélanger tout cela en y ajoutant ma patte, ma vision des choses et laisser agir... Puis recommencer dans un autre ordre, puis un autre, puis un autre... Un travail sans fin ! Et je citerais Charles Baudelaire qui avait bien saisi cette notion : « bien qu’on ait du coeur à l’ouvrage. L’Art est long et le temps est court ».

© Crédit photo PanoramiX - PSICO - Némèsis


Toiles – Illustrations – Graffs…
Peux-tu nous parler de ces 3 différents types de créations ?

Le support joue un rôle très important dans l’implication et la minutie quant à la réalisation d’une oeuvre. J’ai toujours considéré le graff comme un divertissement, passer une journée avec les potes, un petit barbecue, un bon son bien hip-hop, bref, passer un bon moment au même titre qu’une partie de pêche ou qu’un picinic. Ne pas se prendre la tête mais prendre du bon temps. Mr Light, Keis, Jeaze, Medoc, Resa, Pikot, Asek vous confirmeront cela... Je bloque aussi au niveau de la précision de la bombe qui ne pourra jamais égaler celle d’un bon vieux rotring©.

Graffer m’a aussi permis de mettre un peu de beurre dans les épinards en proposant des décorations personnalisées pour les chambres d’enfants, salons et autres murs de terrasses (book déco graff ICI).

Le respect des jeunes générations étant de plus en plus rare face à l’art urbain, je dois avouer que passer une journée entière à peaufiner sa pièce pour se faire toyer (action de dégrader ou de recouvrir un graffiti) le lendemain avec du blanco ou des tirs de paintball n’est pas très encourageant et m’énerve assez ... Je préfère donc me consacrer à des créations que je pourrais travailler encore et encore tranquillement chez moi et avoir plus qu’un souvenir photo enfoui dans mon PC. Et quitte à travailler de plus en plus les détails, préférer une feuille à fort grammage plutôt qu’une toile trop rugueuse pour les pointes fines.

© PSICO 

© PSICO


Mot de la fin ? Des projets-actualités à venir courant 2015?

Mes projets pour 2015 ? Continuer à chercher des lieux d’exposition et essayer de entrer en galerie d’art contemporain afin de montrer mon travail à des personnes du milieu.

Continuer aussi à participer autant que possible à des concours, comme en 2013 pour le festival  Vibrations Urbaines de Pessac (toile Human race ci - jointe) ou encore au concours européen design by fire de Bic© qui m’a permis de recevoir, faisant parti des 10 finalistes, des briquets avec ma création imprimée en total covering. Cela apporte toujours un peu d’expérience et permet de diffuser ses oeuvres et son nom au même titre qu’une exposition.

J’ai aussi cette année lancé en partenariat avec un ami street-artiste Pikot une marque de vêtements  « P&P WEARZ » (Psico&Pikot). Pour l’instant nous tournons encore sur la plate-forme du site www.spreadshirt.fr qui permet de créer ses propres boutiques en ligne. L’investissement est quasiment nul pour nous : pas de stock à constituer s’il n’y pas de commande. Pour cette nouvelle année nous allons prospecter pour trouver des distributeurs, du sponsoring de sports extrêmes ou de groupes musicaux ainsi que des imprimeurs, pour commencer à constituer un stock et nous détacher de ce site. A bon entendeur...

Et bien sûr continuer à peindre, à dessiner, à jouer de la musique, bref, à vivre une vie d’artiste !




RETROUVEZ PSICO sur :

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 SITE OFFICIEL

Page FACEBOOK

Book déco graff

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Site P&P WEARZ

  • Artist UP
    (hôte)
    • 2015-01-22 17:14:19
    • 2 181 views
  • Tags - #graphisme #illustration #dessin #graffiti #toiles #couleur #posca #psico #vectoriel
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