Les mises en scènes photographiques de Matthieu Soudet...

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Matthieu Soudet, enfant de la photographie, est un jeune et très talentueuxartiste. Tout a débuté dans sa Normandie natale vers l'âge de 9-10 ans... Depuis, il dédie sa vie à ce moyen d'expression silencieux. Après des captures d'instants précieux de la Nature, Matthieu Soudet s'est tourné vers la création de mises en scènes poétiques… A travers ses photographies, l'artiste conte un monde surréaliste et fantastique, peuplé de créatures aussi belles que mystérieuses. 

 

Pouvez-vous nous parler de votre parcours…
Dans quel contexte s’est développée votre passion pour la photographie et à quelle occasion vous êtes-vous lancé ? Comment est né votre intérêt pour la photo de Nature ? 
Quels encouragements/soutiens avez-vous reçus, qui vous ont donnés envie de continuer ?

J'ai commencé la photo très jeune, vers l'âge de 9-10 ans, en premier lieu uniquement dans le but de garder une trace de mes observations lors de mes ballades dans la nature. C'était encore de l'argentique à ce moment, le temps d'attentes pour voir ses prises de vues après chaque "essais" était long et donc mes débuts assez laborieux. J'ai hérité de la passion de mon père pour la photographie, qu'il pratiquait en amateur depuis longtemps et de ses anciens appareils photos. J'étais tres curieux de tout, et je sais que je suis tombé dans la photographie comme j'aurais pu le faire avec n'importe quoi d'autres.
Rapidement le numérique est arrivé et c'est là que la photo est devenue autre chose qu'un passe temps. J'ai commencé à faire des essais sur tout et n'importe quoi, photographiant des bouteilles de bières comme des fleurs et j'ai continué à me concentrer sur la photo de nature. C'est dans ce domaine que j'ai eu une première reconnaissance en gagnant quelques prix et en obtenant des publications.
Plus le temps passait, plus je pratiquais et plus je commençais à aimer la photographie pour elle-même et à déceler ses possibilités artistiques. Je fréquentais des forums, d'abord spécialisés dans la photo de nature puis un autre plus généraliste où se côtoyaient tous les arts. Ce dernier m'a beaucoup apporté. Je devais avoir une quinzaine d'années à ce moment. J'ai d'abord commencé à avoir une pâte plus affirmée dans mes images animalières, mais on est très vite limité dans ce domaine où la mise en scène et la prise de liberté par rapport aux images originales sont assez mal vues. Le naturel est de rigueur.
L'adolescence amenant une vie sociale plus active, les potes, les premières soirées, etc... Je me suis tourné vers mes camarades humains avec mes premiers portraits. Un monde complètement différent de ma pratique à la base complètement solitaire de la photographie. La transition s'est faite naturellement. Au début, je gardais la position d'observateur, que je connaissais, puis petit à petit je commençais à diriger les gens, pour obtenir la meilleure image possible. Un cap à été franchi lorsque j'ai vendu mon matériel très spécialisé de photo de nature pour investir dans un plein-format et de courtes focales, grâce à l'argent gagné dans les concours.  

 
© MATTHIEU SOUDET - NORMANDY LANDSCAPE

© MATTHIEU SOUDET - NORMANDY LANDSCAPE

© MATTHIEU SOUDET - NORMANDY LANDSCAPE
 

Vous vous-êtes ensuite tourné vers la création de mises en scènes poétiques…  

Le tournant est vraiment l'image qui a ensuite été appelée "Ophelia" (je ne connaissais pas la référence au moment de faire cette photo). La première image que j'ai vraiment voulue, que j'avais pensée et dessinée en amont. J'ai commencé à amener mes modèles, la plupart du temps des amis, dans un monde que je connaissais, dans mon mondes : les forêts, les lacs, les mares ... en continuant à utiliser toujours la lumière naturelle. 

 © MATTHIEU SOUDET - ONDINE

© MATTHIEU SOUDET - ONDIN

Vous contez un monde surréaliste et fantastique, peuplé de créatures aussi belles que mystérieuses…  Comment se construit votre processus créatif ?

C'est variable. J'ai commencé par vouloir des choses très précises, comme je le disais en dessinant les images avant toute chose, puis en trouvant le lieu idéal, en choisissant la bonne journée et la bonne heure pour la météo et les lumières. Mais la part d'improvisation est toujours très importante en photographie et ma manière de travailler a évoluée petit à petit. La phase d'errance est devenue une des plus importantes. Celle qui consiste à marcher ou prendre la route aléatoirement pour s'aventurer dans de nouveaux endroits. La plupart du temps, je suis seul, en fin de journée quand les lumières sont les plus belles, je me contente de repérer les futurs décors. Ensuite, je prévois une journée avec un modèle, je me fixe une zone avec les points d'intérêts que j'ai pu remarquer lors de mon repérage et j'y retourne pour faire les images, avec une idée de ce que je vais y faire mais qui reste assez vague, je me laisse porter par l'endroit, l'ambiance (météo et lumière) et la ou les personnes qui sont avec moi. 

Comme je travaille beaucoup avec mes proches et mes amis, il arrive que je parte vers l'inconnu avec l'un ou l'une d'entre eux, et ce sont souvent les meilleures images. La découverte ensemble d'un endroit, l'idée qui vient d'elle-même spontanément. C'est pour ça que je pars chaque année plusieurs semaines durant l'été. Je prends la route avec des amis qui me servent souvent de modèles, vers des territoires que je ne connais pas, je rencontre des gens en chemin, j'ai toujours quelqu'un à disposition quand l'idée vient : c'est l'idéal. 

Bien sûr je continue à avoir des images qui me viennent en tête et que je dessine, mais c'est rare que je finisse par les réaliser. J'aime vraiment le côté spontané et l'improvisation des mises en scènes. Parfois, ça se mélange simplement, tout d'un coup pendant un shoot je me dis "tiens, j'avais eu cette idée, c'est peut-être le moment", et je l'adapte à l'endroit, à la personne...

 
© MATTHIEU SOUDET - SKYWINGS

© MATTHIEU SOUDET - ECHOUEE

Quelles sont vos sources d’inspirations, vos influences ?

Vaste question ! C'est toujours compliqué d'y répondre par autre chose que "Tout. La vie !". Je regarde énormément d'images en tout genre, je passe un très (trop) grand nombre d'heures sur Tumblr, où je collecte celles qui me plaisent sur de multiples blogs que j'ai rendu privés, chacun ayant son thème. J'écoute beaucoup de musique (citons Wu Lyf et son album Go Tell The Fire To The Mountain que j'ai écouté au moins une fois par semaine depuis sa sortie en 2012), du rock à la musique classique.
J'adore la peinture classique, surtout les périodes de la Renaissance et du Romantisme noir, les décadents de la fin du XVIIIe. Contrairement à ce que la plupart des gens pensent, car mon style est souvent décrit comme "cinématographique", je suis un piètre cinéphile et ma culture dans ce domaine est extrêmement limitée. L'ésotérisme, l'occulte, la métaphysique ont une part importante. 
 

© MATTHIEU SOUDET - PORTRAIT
© MATTHIEU SOUDET - ROCK FACE

Quelles émotions, sensations souhaitez-vous faire naître auprès de tous ceux qui vont découvrir et contempler vos photographies ? 

Je suis moi-même un spectateur assez hermétique, qui a du mal à se laisser emporter par l'émotion devant les arts visuels, sauf quelques rares exceptions. Peut-être que j'essaie avec tout de faire naître quelque chose chez moi. Je sais qu'une de mes photos est réussie si j'y vois de multiples choses en la retouchant. Du symbolisme, des sens multiples, ... Si elle m'emporte moi-même ailleurs, je suis satisfait, peu importe le reste.

© MATTHIEU SOUDET - STARS
© MATTHIEU SOUDET - MOON RISE

Dans quel contexte votre inspiration est-t-elle à son apogée ?

Tous, dès lors qu'on créé, on recherche "l'état extatique". Un état de ravissement, d'émotions intenses qui nous débordent. L'extase, ἔκστασις, littéralement, "être transporté hors de soi-même". Une lumière peut me mettre dans cet état. Un coucher de soleil qui percent des nuages de pluie. Ajoutez à cela un lieu particulièrement beau, une personne que j'aime à photographier et le tableau est parfait.

 
© MATTHIEU SOUDET - DUO

© MATTHIEU SOUDET - CRIME
 

Quelques mots sur votre matériel, techniques - utilisés ? 

Mon fidèle 5D Mark II me suit depuis un certains temps, avec des objectifs fixes allant du 35 au 100mm et le 24-105mm que j'utilise majoritairement. J'ai toujours avec moi au moins deux appareils : Canon 5D Mark II et Fujifilm X-pro 1. Ça peut monter jusqu'à 5 quand j'y mêle de l'argentique et de l’instantané (Polaroid 600se). Le 5DII pour les mises en scènes qui sont au point, pour l'image finale, la principale, le Fujifilm pour me promener dans cette image comme dans un film et l'argentique pour en tirer d'autres interprétations. 


© MATTHIEU SOUDET

Comment choisissez-vous vos modèles ?

Au début, les trouver était quelque chose de compliqué, d'où le fait que j'ai été amené à travailler avec mes amis. Mais ça m'a plu et j'aime avoir ce genre de rapport avec les personnes que je photographie. Le côté "professionnel" est d'un ennui mortel. Je sais dès que je vois un visage s'il peut m'intéresser pour des images ou non. 


© MATTHIEU SOUDET

© MATTHIEU SOUDET
 

Quelle est votre plus belle expérience - rencontre - découverte artistique à ce jour ?

Oula ! Vraiment sincèrement, chaque rencontre est intéressante. J'ai trouvé en mon ami Yanis Vandenberghe un fidèle compagnon de route pour mes virées photographiques. Nous partageons une certaine vision du monde. Je suis aussi heureux de compter Sébastien Salamand, alias Le Turk, lui-même photographe parmi mes amis. Ce mec est incroyable. Un des rares photographes que j'admire. Si je dois citer tout le monde, vraiment, on a de quoi parler toute la nuit. Mes camarades photographes, ma génération, Théo Gosselin, Brice Portolano et Guillaume Kayacan qui m'a poussé quand je me suis lancé, quand j'ai débarqué de ma Normandie natale pour atterrir à Paris. Et bien sûr, tous mes modèles récurrents. 


© MATTHIEU SOUDET 


Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

J'ai encore du mal à trouver mon rythme de travail et à savoir précisément où je veux aller avec mes images. Je me laisse du temps, et je veux continuer à créer sans trop me poser de questions pour le moment, jusqu'à me trouver réellement. J'ai des envies, beaucoup d'envies, je vais me laisser porter. 



© MATTHIEU SOUDET

 

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    • 2015-02-03 19:21:19
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  • Tags - #photo #paris #photographie #nature #mise en scène #Matthieu Soudet #Ophélia #Kaptive Photographer Agency
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