Treize Bis (13bis) : quand le papier fait peau avec le mur…

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ARTISTE PARTICIPANT au :

Festival LaBel Valette

1 - 2 - 3 septembre 2017
3 jours - 100 steet artistes
10 000m2 de murs
36 hectares de parc arboré
2 scènes musicales - 1 urban village

Entre collage, dessin, peinture, travail dans l’espace, la lumière… l'artiste Treize Bis (13bis) a de multiples cordes à son arc. Sa démarche de plasticien l’a amené à une collaboration artistique, « avant tout une histoire de rencontre humaine », qui a duré de 2009 à 2012. Et aujourd’hui Treize Bis, c’est l’aventure d’une personne.
Naviguant entre land-art, street-art et créations in-situ, les sentiments et le rapport à l’autre - sont au coeur de son approche artistique. « J’adore la transparence, lorsque l’image fait peau avec le support… il y a presque l’idée de tatouage. »
Les rencontres, la liberté, l’intensité de la création éphémère… la rue est son espace d’expression de prédilection : « Il y’a tellement de possibilités dans la rue ! Le street-art me permet d’approfondir une approche et de me sentir libre! »


Treize Bis (13bis) - Les 3 chapeaux - crédit photo Zazoum TchereV


Tu es plasticien et street-artiste : peux-tu nous parler de ton parcours artistique personnel ?
Depuis tout petit je voulais être artiste peintre, mais j’avais un souci avec le travail à l'école.
J'ai beaucoup de chance parce que mes parents ont misé sur la culture et m'ont soutenu.
J'ai fait des études artistiques (Maîtrise d'Arts Plastiques). A 23 ans, j’ai commencé à peindre tout seul chez moi, en parallèle de mes études d'art. C'étaient des illustrations, des anecdotes personnelles, du dessin et de la peinture essentiellement. Tout venait naturellement, je suivais le cours de mon imagination, en observant, en croquant... je commençais par des dessins, puis je partais sur une série... Mes sujets préférés étaient le corps, les visages, les mains, les portraits, et tellement plus encore.
Ma démarche était toujours axée sur le sensible et une expression très spontanée.
Je poursuivais une démarche personnelle, j'étais chez moi, sans atelier, travaillant avec peu de matériaux et essentiellement avec l'encre de chine. Puis cela a évolué, j'ai eu un espace de travail à la Biscuiterie de Montreuil, mon atelier ! J’ai pu varier les supports et les matériaux. Je partais sur les grandes séries avec un travail sur la matière, la colle, le pigment, la lumière… J’ai travaillé sur les mobiles, sur la transparence (où l'on voyait l'intérieur du corps...).
J'étais vraiment dans le rapport avec le papier, la fragilité, l’idée de l'attache comme les empreintes, etc.
Puis je me suis lancé sur les boîtes lumineuses. J'en avais réalisé beaucoup en voulant faire de plus en plus grand… et là j'ai commencé à avoir un vrai problème de stockage. C’est le souci permanent du plasticien : les moyens ne sont pas toujours à la hauteur des ambitions.


Treize Bis (13bis) - Trésors cachés, commande pour les journées européennes du patrimoine Bussy St Georges - 2012


Comment le passage vers la rue s’est-t-il opéré ?
Je vis dans un petit immeuble de trois étages au numéro 13bis de ma rue.
C'est à cette période que j'ai perdu mon atelier et c’est aussi à ce moment là que j'ai rencontré ma voisine photographe... on a passé des heures à discuter "art", à plonger la tête dans les bouquins d'art, et surtout, à la vue du mur de l'immeuble d'en face, si bétonneux, à rêver de le recouvrir, de le changer, envie d'y mettre de la poésie, de le rendre support d'art. C’est lui qui nous a au tout début donné envie de descendre dans la rue. Parce que le besoin de créer était plus fort que l'argent… et parce qu'en tant que plasticien j’ai toujours eu envie de travailler sur des matières et supports différents, je suis donc arrivé aux murs de la rue.


Treize Bis (13bis) - Respire - Paris 2009


Comment « Le Treize Bis (13bis) » est-t-il né ?
Le Treize Bis (en lettres suite aux contraintes imposées par facebook en 2009 alias le 13bis (en signature anonyme street-art) est avant tout une rencontre : à deux, on avait l’énergie de passer à l'action et l'enthousiasme de l’entourage qui a aussi joué un rôle très important. Beaucoup de gens ont participé à nos collages - on appelait cela des « actes poétiques ». On voulait créer dans la rue « juste pour faire joli ».


Treize Bis (13bis) - Hic Sunt Leones - Paris - 2009


Ensemble on a décidé de participer à un concours.
L’idée de "street-art juste pour faire joli" s'est transformé en "on va travailler sur l'idée de la jungle dans la ville » pour le concours de la Photographie, Jeunes Talents. Le jury nous a décerné le « Coup de coeur » pour notre série de mises en scène photographiques en 2010 : Hinc sunt leones (ici il y'a des lions).


Treize Bis (13bis) - Hic Sunt Leones, 2010


Pour réaliser ce projet, on a travaillé pendant un mois tous les soirs, créant des mises en scènes.
Ce qui définissait le Treize Bis, c'était l'utilisation de dessins type gravures anciennes, répertoriés dans les ouvrages de référence et faisant partie de la mémoire collective, et nous avons imaginé des mises en scène à partir de ces images, inventant des histoires, avec des personnages (nos amis !) apparaissant autour de collages dans des espaces urbains.
En réalité c’était déjà en moi. Quand on est plasticien, on a envie d'expérimenter à l’infini, d’aller dans une direction et développer la recherche.
On a choisi le processus de reproduction en transformant l'échelle et le contexte de l'image. On collait de nuit, souvent avec le soutien des copains, c'était l'effervescence, l'adrénaline, l'engouement du démarrage !



Treize Bis (13bis) - Hic Sunt Leones, 2010


Peux-tu nous parler de la démarche – des « actes poétiques » et des « interventions nocturnes » ?
A chaque fois qu'on partait dans la rue, c'étaient des « actes poétiques ». C'est d’ailleurs ce qu'on expliquait à la police.
On sortait tout un tas d'arguments artistiques et littéraires… les policiers finissaient par nous laisser terminer nos collages ! Parfois ils nous disaient même « dépêchez-vous, la colle va sécher ». Rires

Quelle était la réaction des habitants du quartier face à vos collages ?
En 2009 dans notre quartier (ndlr : le 19ème), il n'y avait pas autant de collages qu'aujourd'hui. On collait beaucoup la nuit. On faisait des rencontres, ça suscitait chez le passant une curiosité, et du coup on se parlait, on échangeait, et une fois il y a même quelqu'un qui a suivi le mouvement. Certains collages étaient arrachés ou même emportés par les gens. Sur le moment, ça a été une déception pour nous, car c'était un cadeau pour les gens et pour la rue ! Et puis rapidement, on a compris que cela faisait partie du jeu.
La rue est un espace de véritable partage où l’on rencontre les gens, où l’on communique.
Maintenant que j'interprète le Treize bis en solo, je n’ai plus la même façon d'opérer et je colle aussi parfois en journée.



Treize Bis (13bis) - La Fosse des Mariannes


Comment « Le Treize Bis (13bis) » a-t-il évolué ?
Pour Treize Bis nous avons été deux entre 2009 et 2012. Pendant cette période on a eu le temps de faire beaucoup de choses.
Puis ma voisine a du se concentrer sur ses projets personnels, et j’ai eu cette envie de continuer et de poursuivre l'aventure seul.
Beaucoup de personnes m'ont encouragé.
Et puis toujours ces rencontres... Le rebondissement a été immédiat, presque prémonitoire.
C’est à ce moment là que j'ai retrouvé, dans la rue une connaissance de fête qui m'a alors proposé un projet collectif dans sa boutique "By Mutation" (20ème). Nous avons alors créé ensemble le VVX (on a conceptualisé deux éditions).
Et, une chose en entraînant une autre, mon ami François Goupil graphiste-illustrateur, que j'avais rencontré lors d'une performance Treize Bis (« La Fosse des Mariannes », présenté par l'agence Réécrire, au Barbershop). Il m'a beaucoup aidé, m'a formé, m'a rendu autonome pour toute la partie informatique et infographie. Un nouvel outil pour moi !




Puis Tryphon Latoune habitant le quartier qui, après avoir vu mes collages m'a contacté. Passionnée de street-art elle est photographe.
Le collage des yeux sur galets est un projet réalisé avec cette peronne, du "land-art" en réalité. Je l'appelle secrètement « Les yeux de la mer »…
On a collé 300 yeux sur des galets… on aurait aimé en faire plus, la plage était immense…! C'était une très belle expérience.


Les yeux de la mer - Treize Bis (13bis) avec Tryphon Latoune
installation de 300 yeux collés sur les galets
de la plage de Veulettes sur mer - 2014


Mais qu’est-ce que le VVX ?
VVX = Venus Vortex Team le concept étant de faire un événement musical avec un décor créé en fonction de la personnalité musicale de l'artiste accueilli. C'étaient des soirées spectacles, mettant en avant à la fois la boutique By Mutation (vêtements, accessoires, bijoux et objets de créateurs), ainsi que les artistes, la musique et le street-art.
On a parlé du projets en septembre 2012 et en octobre on l'a fait.


Scénographie Treize Bis -  VVX Moziimo et Nach - crédit photo B. Fado

Scéno Treize Bis (13bis) - VVX avec Moziimo, boutique by mutation Paris 2012


Pour la 1ère saison, la collaboration s'est faite avec l’artiste Moziimo. Puis la seconde saison, j'ai créé sur l'univers de Bonnie Li.

J’ai pu ainsi réaliser de grandes mises en scènes photographiques en extérieur et en intérieur de la boutique, toujours très entouré, soutenu par le VVX, et par François Goupil notamment. C'étaient des moments très forts.
En tout j’ai réalisé huit collages sur la boutique "By Mutation" = automne, hiver, printemps, été - pendant deux ans, dans la continuité du VVX.
Je retiens de belles amitiés, des rencontres avec des gens qui m’ont permis de passer à l’action. Tout est et a toujours été une question d’humain. C’est l’entourage qui t’aide et t’encourage à avancer.


Treize Bis (13bis) - Décor boutique Eple & Melk - photo Tryphon Latoune


Toujours en dehors de la rue et parallèlement à la boutique, tu réalises aussi des créations sur commandes… Comment le passage s’est-t-il opéré ? Quelles sont tes contraintes personnelles en tant qu’artiste ?
Dans la foulée des collages de rue, j'ai eu des commandes. La question financière est apparue, et toute une réflexion avec. C'est alors que le street-art s’est révélé également comme une source de revenus complémentaires.
Il est vrai que la commande enlève une liberté. Et en même temps, surtout, je sors de l'anonymat. Chaque commande a sa particularité, par exemple dans le cadre de VVX, j’avais aussi réalisé un décor de clip, et là je me suis éclatée ! J’ai pu par exemple mettre en oeuvre mes atouts de plasticien en créant un théâtre d’ombres…


Treize Bis - Commande Home-Art pour Mickael et Laetitia - Paris 2013


Quels médiums utilises-tu ?
Quand on n’a pas les moyens, on va chercher des solutions, des matériaux différents, on va « tricher » en arts plastiques quand on peut ne pas coller en grand, quand on n’a pas d’échafaudages, d’autorisations etc. Les idées arrivent…


Treize Bis (13bis) - La cage thoracique - Paris 2013 - crédit photo 13bis


J’aurais envie de revenir à ces projets, faire des mises en scènes, sortir des murs… J’ai une multitude de nouvelles idées que j’ai envie d’exploiter.


Treize Bis (13bis) - Clip Volyn, janvier 2013, photo Tryphon Latoune

Treize Bis (13bis) - Clip Volyn, décors théatre d'ombre, janvier 2013


Concernant la réalisation de vidéos-clips, as-tu aimé ces projets, aimerais-tu en refaire ?
Ces décors collés, décors projetés, étaient de très belles expériences.
J’aime qu’on vienne vers moi pour me proposer de nouveaux projets car cela permet d’expérimenter. L’enjeu dans chaque nouveau projet consiste à se retrouver face à ses limites et à les dépasser.
C’est parce que les gens croient en toi qu’ils vont venir te chercher et que tu vas puiser dans tes ressources, te dépasser, chercher de l’aide au besoin.


Collages et installations dans un garage sur le thème de la femme
Invitée par le Festival des canotiers - Paris 20ème 2013


L’autonomie, c’est aussi savoir aller chercher d’autres compétences pour faire avancer le projet. J’ai beaucoup appris des autres, par la rencontre, les défis.
Tu grandis personnellement et artistiquement. C’est comme ça que j’ai réussi à faire un clip et du stop-motion… des choses que je n’avais pas envisagées jusqu’alors. Et puis une expérience en amène une autre.


Treize Bis (13bis) - Le mur Oberkampf - janvier 2014, crédit photo Arnaud Le Brazidec


C'est comme cela que j'ai été contactée pour participer au festival des canotiers de Ménilmontant, pour faire le mur d'Oberkampf en OFF, puis on m'a appelé pour Aubervilliers, pour des commandes… pour la galerie du Cabinet d’Amateur


Treize Bis (13bis) - In situ, Festival du fort d'Aubervilliers - crédit photo Fabrice Heurteaut


Le plus important et le plus difficile, c’est de rester dans le plaisir sans oublier que la remise en question est nécessaire.
Refaire un clip ? Oui, bien sûr !


Participation à l'exposition "ET LA TENDRESSE BORDEL" fev 2014
galerie Obrose, collage Amen avec la collaboration d'Hanna NOVAK


Comment crées-tu dans le Home Art ?
Certains amateurs d’art clients ne savent pas exactement ce qu’ils veulent et ils construisent avec toi.
Je leur présente des images, mon book, ils me donnent un thème, me présentent leur mur, leur univers, leur « chez-eux » et je fais des simulations sur Photoshop, plusieurs propositions parmi lesquelles ils m’indiquent leurs préférences.
Et il m’arrive aussi de faire des rééditions d’oeuvres déjà collées dans la rue, des oeuvres « street-art » mises à la taille de leur mur (ex. : La Femme aux Papillons).


Treize Bis (13bis) - La femme aux papillons, chez Maïssa Toulet - Paris 2014 - crédit photo Maïssa Toulet
Treize Bis - Home art chez Tryphon Latoune
crédit photo Tryphon Latoune Paris 2014


En parlant d’inspirations…
En 2009, j’ai pu découvrir les oeuvres de Léo & Pipo collées dans mon quartier.
C’était très beau en étant fraîchement collé, mais aussi très beau quand cela se décomposait. Ces collages laissaient des traces fantomatiques sur les murs…
Comme je l’ai expliqué précédemment, en tant que plasticienne, j’aime travailler la mémoire dans l’absence d’images, être sur la trace du passé. Une déchirure au niveau de la tête, un corps où l’on ne voit plus la main, par exemple, vont m’émouvoir.
Les matières m’inspirent aussi énormément. Le papier fait peau avec le mur et le papier déchiré relève la sensibilité des choses qui s’effacent.

J’ai toujours été très inspiré par les sculptures grecques abîmées, par les fresques craquelées. Dans le jardin des Tuileries, j’adore observer les pigeons posés sur des sculptures grecques avec un bras en moins…
L’iconographie du temps passé, comme justement la gravure ancienne que j’utilise, fait partie de mes sources d’inspiration.
J’adore le côté éphémère, comme le land-art d’Andy Goldsworthy.
J’adore quand les choses ne sont pas trop dites. C’est le mystère avant tout.
Connaissez-vous l’univers des collages surréalistes de Max Ernst ? Il utilise des gravures justement. Une oeuvre pour moi très forte qui m’inspire énormément. Lui parmi tant d’autres… Il y a évidemment les oeuvres collées du mouvement Dada, et je redécouvre depuis peu les collages de Hannah Höch

Dans ma maison, mon petit chez-moi, c’est aussi un cabinet de curiosités. Je m’approprie les objets, images, photos… choses que je trouve dans la rue… et qui m’inspirent énormément.
Une autre très forte source d’inspiration, c’est ma mère ! Son univers, sa poésie, son rapport à l’humain… elle m’a transmis l’amour des autres. Ce qui me nourrit c’est les gens, leur rencontre, leurs histoires, leurs univers. J’en suis gourmande, de la vie des autres, toujours et de la rue…


Treize Bis (13bis) - La femme aux papillons, Paris 2014
crédit photo Sylvain Borsatti



Quelle impression, réflexion souhaites-tu créer chez les passants et tous ceux qui verront tes oeuvres ?
Pour qu’une oeuvre soit bonne, il faut qu’elle suscite des questionnements. Il faut que les gens s’approprient les choses, que ça fasse appel à leurs souvenirs, leur mémoire, leurs sentiments.
Il est important pour moi de rester dans le sensible, pas trop dans le discours, avec le ressenti avant tout. Surtout dans le street-art, il est important de ressentir une oeuvre, d’être dans le sentiment brut « j’aime-j’aime pas ». Pas besoin d’avoir lu des livres pour comprendre l’art. J’essaie de rester dans un sentiment pur.
Je ne revendique rien. Même si être street-artiste c’est un peu être rebelle, dans une critique détournée de la société.
Dans la rue, c’est un acte pur de création, un espace d’expression qui ramène à la rencontre et au partage. Il s’agit d’apporter de la poésie aux gens pour les faire sortir de leur quotidien car je pense que tout le monde en a besoin.
Laisser une trace répond aussi au besoin d’existence, dans notre rapport à la vie, au temps qui passe, à la mort.


Treize Bis (13bis) - Vanité, Paris 2013 - crédit photo Alex Tassot


Concernant les collaborations… ?
La collaboration avec l’artiste Philippe Hérard par exemple s’est faite par la rue, sans même que l’on se rencontre !
C’était à l’époque où Treize Bis était binôme, on avait créé sur toute une rue un univers marin, Les Abysses, on avait collé un banc de poissons, des coquillages, crustacés, méduses… et un soir, en repassant, on a découvert que Philippe Hérard avait collé l’un de ses « Gugusses »  sur une échelle au beau milieu de notre banc de poissons. On avait trouvé ça génial et on a voulu lui répondre, sans même l’avoir jamais rencontré.

On a alors collé deux requins « squales » placés sous son échelle, à un autre endroit dans le quartier. Il nous a ensuite re-répondu. C’était magique. On a adoré et j’ai découvert bien après que lui aussi.


Treize Bis (13bis) - Les Abysses - Paris 2011
jeux de regards avec P. Hérard - crédit photo Thalia Stanley


Je l’ai rencontré physiquement plus d’un an après et il se trouve qu’il y a peu de temps nous avons exposés dans le même lieu l’un après l’autre au Cabinet d’Amateur.
Les choses les plus spontanées sont souvent les plus belles !


Treize Bis (13bis) - Les Abysses - Paris 2011 - crédit photo Thalia Stanley


Comment choisis-tu tes « spots » pour les collages ?
Dans la rue, je cherche à créer un univers et pour cela il faut trouver ses murs.
Je colle dans mon quartier, car il est bien pour ça, parce que les murs y sont beaux et j’aime faire ça pour mes amis, mes voisins, les gens de chez nous - j’aime mon quartier, vous l’aurez sûrement compris ! - et évidemment c’est très pratique aussi (avec l’échelle, la colle… il faut porter tout ça !).
Les choses ne sont pas figées, j’ai surtout envie de me renouveler et je vais un peu partout dès que l’idée me plait.
Par exemple, j’ai rencontré au Festival In Situ du Fort d’Aubervilliers un super street-artiste, Gilbert Mazout, qui m’a proposé de réaliser un grand collage collectif sur un hôpital désaffecté au mois de mai. Je rêve d’une nacelle…!


Treize Bis (13bis) - crédit photo Sylvain Borsatti


En parallèle tu es intervenant plasticien. Quelle passerelle établis-tu entre toutes tes activités ?
Pendant mes études j'ai beaucoup travaillé dans l'animation. Ce qui m'a amené au métier d’intervenant plasticien que je fais aujourd'hui.
J’anime des ateliers artistiques auprès d’associations, par exemple depuis quelques années je travaille avec de tout-petits enfants autour de l’éveil artistique en crèche et je dispense également des cours d’arts plastiques à des adultes.
Je suis constamment dans la recherche de créations et j’ai en permanence besoin de me renouveler dans la pratique artistique. Ca me ramène à la base de la création pure.
C’est une question de regard et ça ramène à la poésie des choses simples. Ce travail que je fais à côté est très intéressant et je produis énormément avec un résultat à la fin de chaque séance. C’est extrêmement enrichissant.


Treize Bis (13bis) - Ha si vous saviez - crédi photo Tryphon Latoune


Mot de la fin ? Envies, projets à venir ?
J’aimerais expérimenter des projets de créations pour des lieux, compagnies de danse/théâtre me plairaient beaucoup. Et pas qu’en collage d’ailleurs !
J’ai déjà travaillé sur du théâtre d’ombres, sur les voilages, la lumière…
Par ailleurs, j’aime beaucoup l’idée de sculpture de papier.
J’ai des envies de travail sur les déchirures…
Je rêve de créer sur des formats encore plus grands, avec une nacelle, un échafaudage !!
Peut-être par la suite aurai-je envie de partir dans le collage abstrait, le pixel, le démesurément grand, les lignes noires et blanches… J’ai des milliers d’idées et d’envies.
Plus largement, je veux surtout rester dans le plaisir de créer et la rue est plaisir car il y a une vraie notion de partage et de liberté !


Treize Bis (13bis) - La toussaint des animaux, Paris 2013, Le phoque
Crédit photo Thalia Stanley




EVENEMENTS PASSES :


--- EVENEMENT ---

Profondément(es) 

Treize BisClaire CourdavaultNathalie Harvey, Nadia Yosmayan & guests
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Vernissage dimanche 14 Février de 15 h à 21h
Exposition du dimanche 14 au dimanche 21 Février
Ouvert de 13h à 19h & sur rendez-vous, fermé lundi
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Profondément(es) fait dialoguer quatre regards à partir d’un workshop 
où la création d’œuvres plurielles croise une nouvelle fois les savoirs faire. 
Tour à tour profonde, démente mais surtout aimante, 
cette rencontre discursive est à appréhender comme une déclaration d’amour.

Des tirages limités, numérotés et signés par les artiste seront mis en vente à des prix très accessibles, Happy Valentine's...
Obrose, 11 rue saint bernard, 75011 - 06 31 13 66 64

EVENEMENT FACEBOOK

INTERVIEW DE CLAIRE COURDAVAULT SUR ARTIST UP



La galerie TOKONOMA est petite... !
D'où la tentation d'exposer au-delà des murs étroits jusque dans les cours du marché Saint-Paul une artiste plasticienne dont la passion est le « Street Art » et qui s'affiche sous le nom de «Treize bis ». 
Mais il y a quand même des « tableaux » accrochés : ce sont des collages poétiques de cette artiste présentés encadrés sur fond de ciel.
Et puis cette exposition peut déborder au-delà du Marais, jusque chez vous : à l'occasion de cette exposition est également présenté un exemple des collage que Treize bis réalise en décor mural intérieur.

Galerie TOKONOMA 14, rue des Jardins Saint Paul 75004 Paris
tél 06 28 05 26 85




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    • 2016-02-13 07:12:43
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  • Tags - #paris #clip #street art #dessin #collage #artiste #papier #plasticienne #Rue #décor #performance #art urbain #Treize Bis #13bis #apris 19 #home art #cabinet curiosités #papillon #fleur
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