Bruno Leyval : un chemin de vie sur la Voie de l’Encre...

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Bruno Leyval est porté par l'expression artistique qui guide son chemin de vie : "L'Art s’est imposé en ligne directrice qui me guide dans une même et unique direction : l’évolution personnelle par la création."
Artiste autodidacte Bruno Leyval a débuté son parcours par un long apprentissage de près de vingt ans, peaufinant la maîtrise de l’encre de chine. Depuis, ce médium s'est imposé comme une évidence à l'artiste, marquant son oeuvre par l’utilisation du noir et du blanc : "Médium ancestral, prestigieux et mystérieux, l’Encre de Chine est pour moi un fil conducteur simple et sans fioritures. Elle est un phare qui m’éclaire et me guide en mer calme comme dans la tempête."
Inspiré par la nature, l'homme et les coutumes ancestrales, à travers ses oeuvres Bruno Leyval livre humblement des messages empreints de spiritualité sur "la
compassion, l’unité, l’interdépendance, le partage et l’amour.

 
Artiste autodidacte, votre parcours artistique a débuté par un long apprentissage d'une vingtaine d'années… Comment la rencontre avec l’art s’est-t-elle opérée et s’est-t-elle concrétisée n’en faisant qu’un avec votre chemin de vie ?
Ma mère m’a initié à la littérature et mon père au dessin. Très tôt, c’est en le regardant dessiner à ces heures perdues que j’ai développé mon intérêt pour l’art et la création en général. Adolescent, la bande dessinée m’a énormément influencée, puis j’ai découvert l’art contemporain, les impressionnistes, les arts premiers… L’art a toujours été une évidence pour moi, un compagnon de route, un refuge et un exutoire. Avec le temps il s’est imposé en ligne directrice qui me guide dans une même et unique direction : l’évolution personnelle par la création.

© Bruno Leyval

 
Quelles ont été les étapes… les rencontres artistiques - humaines - spirituelles qui vous ont guidées, accompagnées - durant cette période… ?
Mon grand-père maternel était un homme proche de la nature et fût le premier déclencheur de mon éveil intellectuel et spirituel. A l’aube de mes 18 ans, j’ai rencontré une personne que je qualifierais comme mon premier « Guide spirituel ». Il m’a fait découvrir l’histoire, la spiritualité et les coutumes ancestrales des amérindiens (plus particulièrement les Lakotas et les Navajos). Puis, quelques années plus tard, mon chemin à croisé une seconde personne qui elle, m’a initiée au Chamanisme, à l’Hindouisme et au Bouddhisme. Mes voyages successifs et les rencontres qu’ils ont entrainés, ont continués de parfaire mon apprentissage. Artistiquement, c’est ma rencontre avec le grand galeriste Suisse Bruno Bischofberger qui m’a fait prendre conscience de la valeur de mon travail. Ses conseils et sa gentillesse m’ont énormément marqués.



© Bruno Leyval
 
A quel moment avez-vous su que vous "étiez prêt" - que l'apprentissage était sur le point d'atteindre "son but" ?
Un jour d’été dans les rues de Chinatown à San Francisco, un vieil asiatique m’a interpellé en me demandant si j’étais un artiste. Devant ma réponse positive il a souhaité connaitre mon prénom et m’a dit de repasser dans la journée. Quelques heures plus tard, je le rejoignais et il m’offrit un seau Chinois gravé de mon prénom. Devant ma perplexité, il sourit et prononça les mots suivants : « Avec ceci, tes encres seront des offrandes ». Cette rencontre « mystique » à définitivement changée ma vie. J’ai compris ce jour-là que j’avais fait mes premiers pas sur le chemin.

© Bruno Leyval
 
De 2002 à 2008 parallèlement à votre quête artistique et philosophique vous avez fondé Awake Studio.
Pouvez-vous nous en dire quelques mots sur cette aventure et ce qu'elle vous a apportée humainement et artistiquement parlant… ?
Fin 2001, j’ai entrepris la réalisation de mon premier site internet. Je souhaitais y intégrer une rubrique sur des artistes dont le travail m’inspirait. J’ai donc demandé à des artistes émergents comme JR, Space Invader, WK Interact… Si je pouvais leurs rendre un petit hommage online. Les choses se sont accélérées et j’ai créé le webzine Awake Studio, puis le collectif avec mes amis Dan23 et C215. Courant 2008, nos projets artistiques communs et individuels me laissaient peu de temps pour alimenter le magazine et j’ai décidé, à contre cœur, d’arrêter l’aventure. Ce beau projet m’a permis de rencontrer des personnes fabuleuses et de créer des liens forts avec de grands artistes.

© Bruno Leyval
 
Artiste rare, votre œuvre spécialisée dans l’utilisation du noir et blanc est reconnaissable au premier trait… Pouvez-vous nous éclairer sur votre médium de prédilection : l’encre de Chine et de votre rapport à celui-ci ?
J’ai un rapport fusionnel avec l’encre de Chine. Elle a depuis toujours ma préférence sans que je n’arrive, au-delà de l’aspect technique, à expliquer la raison profonde qui me lie à elle. J’en viens à penser que c’est elle qui m’a choisie pour m’accompagner dans cette Voie dont je découvrirai un jour peut-être le sens profond.

 
Qu'est-ce que les noirs et les blancs (vous) permettent-t-ils de souligner, d'exprimer ?
La simplicité, l’émotion, l’essentiel…

© Bruno Leyval
 
Pensez-vous que dans l'acte créatif, l'ascèse artistique peut/devrait- t-elle être atteinte ou la perfection ne serait-t-elle qu'une utopie ?
L’ascèse peut être une pratique qui permette de s’en rapprocher et de la toucher du bout des doigts mais, l’importance de ma démarche ne réside pas dans le but, elle puise son souffle dans le chemin car lui seul compte.

Pouvez-vous nous parler des choses qui vous inspirent et qui nourrissent votre création ?
Une simple feuille au vent, un rond dans l’eau paisible d’un étang, une histoire, un visage, un regard… L’amplitude est si vaste et l’inspiration si volatile…

© Bruno Leyval
 
Quelles notions, messages souhaitez-vous livrer à travers vos œuvres ?
La compassion, l’unité, l’interdépendance, le partage et l’amour.
 

 
En avril 2014 Vous avez sorti "La Voie de l’Encre", votre première monographie publiée aux Editions Plan9/ARTtitude. Quelle est la genèse de cet ouvrage ?
C’est un désir de Frédéric Claquin (Editions Plan9/ARTtitude) qui s’est étonné de cette absence dans mon parcours. Ce livre est le fruit d’un respect mutuel, d’une amitié profonde et d’un amour pour l’édition papier. Il m’a également permis de faire un premier bilan de mon parcours, une pause à la croisé des chemins avant un nouveau départ.

© Bruno Leyval
 
Dépassant  la notion de technique - quel est, selon vous, le rapport artistique et spirituel de l'homme envers l'Encre de Chine ?
Médium ancestral, prestigieux et mystérieux, l’Encre de Chine est pour moi un fil conducteur simple et sans fioritures. Elle est un phare qui m’éclaire et me guide en mer calme comme dans la tempête. Après plus de 30 ans de pratique, je m’émerveille encore de son pouvoir indomptable. Chaque trait, chaque ligne tracée sur le papier demande une grande concentration car l’erreur n’est pas permise. Chaque séance de travail commence par un rituel méditatif ou je me dois de faire le vide dans mon esprit. Je ne conçois pas cette discipline artistique autrement qu’une réunification volontaire du corps et de l'esprit visant à atteindre un idéal élevé. Je ne peux dissocier l’œuvre de la Voie car chaque dessin n’est qu’une pierre supplémentaire sur le chemin.

© Bruno Leyval
 
Moins d'un an après la sortie de votre 1ère monographie, vous présentez votre nouvel ouvrage et ses "Quelques feuilles sur le chemin". Tel un journal à cœur ouvert, vous vous livrez et donnez énormément à travers ce livre…
Qu'est-ce qui vous a donné envie de livrer ce témoignage… à qui s'adresse-t-il tout particulièrement ?
Il y a des rencontres qui marquent votre vie et rien n’arrive par hasard. Après cette première monographie, j’ai ressenti le besoin de faire un livre un peu plus intimiste et Frédéric m’en a donné les moyens. L’idée principale était de laisser une trace artistique et affective à mon fils de 5 ans, une trace écrite de mon histoire et de la sienne. Ce livre est dédié à mon père et à la transmission de père en fils. Dans une moindre mesure, au-delà de l’Encre de Chine, j’ai souhaité montrer d’autres facettes de mon travail comme la photographie, l’écriture, la poésie… Toutes ces disciplines nourrissent la première et sont indissociables de mon processus de création.
 

 
Quelle est la place de la transmission dans votre démarche artistique, au-delà de cet ouvrage… ?
Mon fils me demande souvent si l’œuvre que je réalise sous ses yeux est pour lui. Je lui réponds toujours oui, car c’est la vérité. Même si je la créée pour un client ou une exposition, elle fera certainement partie de sa vie comme un héritage de son père. J’aime cette idée de transmission, au-delà des valeurs traditionnelles et fondamentales que l’on transmet à ses enfants. Mon père est également un artiste et ses œuvres sont mon patrimoine car elles me donnent beaucoup plus de clefs sur lui que nos discussions, nos souvenirs… Dans un esprit plus large, je n’ai pas la prétention de vouloir transmettre quoi que ce soit dans mon travail mis à part des vibrations positives.

© Bruno Leyval
 
Sur quels projets travaillez-vous actuellement ? 
Plusieurs projets avec ARTtitude sont en cours et j’ai un projet de livre avec ma petite sœur qui est écrivain. Je travaille également sur mon prochain ouvrage prévu pour la fin d’année.


Quelles sont vos actualités, dates clés pour 2015 ? 
Un événement ARTtitude BOOTleg début mars à Paris et pour le reste, je ne peux malheureusement pas encore en parler.

© Bruno Leyval
 
Mot(s) de la fin ?
Je finirais par une citation du philosophe indien Jiddu Krishnamurti : « L’ignorant n’est pas celui qui manque d’érudition mais celui qui ne se connaît pas lui-même. »

  • Artist UP
    (Owner)
    • 2015-03-18 11:31:31
    • 2,531 views
  • Tags - #paris #dessin #creation #homme #evolution #nature #autodidacte #encre de chine #spiritualité #Arttitude #Bruno Leyval #spirituel #ancestral #Editions Plan9 #Awake Studio
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