Les oeuvres de Théo Lopez : entre maîtrise et spontanéité !

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Dès le lycée, l'art s'est rapidement imposé dans la vie de Théo Lopez. C'est après sa rencontre avec Le 9ème Concept en 2007 que tout s'accélère. Il travaille dur et se forge une ligne personnelle et un style bien à lui, empreint d'onirisme, de mysticité, de couleur et de spontanéité. Curieux et ouvert au monde qui l'entoure qu'il considère "comme étant une source d'énergie et d'inspiration infinie", Théo Lopez expérimente et découvre sans cesse de nouvelles techniques.
Théo Lopez n'a pas fini de de nous surprendre avec son travail "de recherche plastique, graphique et symbolique"... !


A quand remonte ton intérêt pour l’art ?

J'étais très jeune lorsque mon intérêt pour l'art est apparu. J'ai passé des heures et des heures devant les dessins animés étant gamin. Je lisais beaucoup aussi, j'ai toujours eu ce besoin de stimuler mon imagination et de me projeter dans des histoires que j'inventais pour la plupart. Un rien me permettait de m'exiler de la réalité pour plonger dans mes rêves éveillés. La peinture est venue un peu plus tard. Au Lycée, quand j'ai commencé à visiter les musées et voir des expos! L'art est devenu très vite indispensable. 
 

© Théo Lopez

© Théo Lopez

Devenir artiste a-t-il été une évidence ?

Je ne sais pas si on peut "devenir artiste". Pour moi c'est plus un état d'esprit inscrit dans le temps qu'un but à atteindre. C'est le travail de toute une vie. Des remises en questions perpétuelles, des recherches d'inspirations et de traductions de nos émotions. Donc ça n'a jamais été une évidence mais aujourd'hui non plus, même si je mets un peu plus de mots sur ce qui me pousse à créer. Au départ, je n'avais pas conscience de cette passion qui naissait et comment la canaliser. Au lycée je ne savais pas du tout ce que je voulais faire de ma vie mais je savais ce que je ne voulais pas faire par contre ! Pas de filières générales ! Ca m'à aidé à faire des choix. 
  
© Théo Lopez

Peux-tu nous parler de ton parcours artistique ?

Du coup, je me suis intéressé aux arts appliqués, c'était un bon compromis entre mon envie de créer et de trouver une stabilité et des débouchés intéressantes, mais j'ai vite compris que le design non plus ne me suffirait pas... malgré ça j'ai quand même continué sur un BTS de communication visuelle. En rencontrant le 9ème Concept en 2007, j'ai compris que c'était ça dont j'avais besoin ! Pour la première fois de ma vie j'ai mis une image sur tout ce qui me poussait à créer. C'est devenu plus facile à assumer. Il à fallu bosser dur pour me forger une ligne personnelle et un style bien à moi. Ca m'a plongé tout de suite dans cette démarche de recherche et de questionnement. Et je suis loin d'en sortir ! 

 
© Théo Lopez

Il y a-t-il eu des rencontres/soutiens qui t'ont encouragés dans ton parcours artistique?

Mon cousin à été un premier "tuteur", il m'a initié à la curiosité artistique et musicale. Ensuite, bien sûr, les artistes du 9 ème Concept. Le premier à avoir eu un oeil sur mon travail c'est
Romain Froquet, et très vite les fondateurs Stephane Carricondo, Ned et Jerk 45, puis finalement tous les artistes m'ont apporté leur oeil aiguisé, leur soutien et critique. C'est ce qui te fait avancer plus vite ! Dernièrement c'est l'analyse de Christian Schmitt pour le nouveau Cénacle qui m'a interrogé sur mon travail. C'est très intéressant d'avoir des retours de tous les horizons sur ce que l'on fait en tant qu'artiste.


© Théo Lopez

Tu définis ton univers artistique comme étant « onirique et mystique, invitant au voyage ». 
As-tu beaucoup voyagé ? Si oui, cela a-t-il eu une influence sur ton travail ? 

Pas tant que ça. J'ai pas mal bougé sur le territoire français, pendant 7 ans je travaillais sur la tournée nationale Despérados. Toutes les semaines je rejoignais une équipe d'artistes et partais 2 à 4 jours dans une ville de France pour animer en bar et boite de nuit. Ca m'a beaucoup appris à m'adapter et décomplexer sur mon travail. Humainement et artistiquement c'est très formateur de bouger. Je voyage de plus en plus à l'étranger par le biais de ma passion et j'aimerai voyager encore plus ! Le monde est une source d'énergie et d'inspiration infinie. En attendant, à défaut de voyager physiquement, je voyage beaucoup mentalement. J'utilise ma peinture comme télé-porteur. Je plonge dedans et me laisse guider par les images qu'elle m'apporte et j'essaie d'embarquer la personne qui aura les yeux sur l'oeuvre avec moi.
 
© Théo Lopez

Comment définirais-tu ta création artistique ? 

C'est d'un côté un travail de recherche plastique, graphique et symbolique mais je le vois aussi comme un moyen de m'évader pour me centrer sur moi même et interpréter le monde à travers mon point de vue. Cette confrontation entre réflexion et laisser-aller, maîtrise et spontanéité, revient continuellement. Je pense qu'elle est même à la base de mon travail. Difficile de décrire quelque chose qu'on ne contrôle pas entièrement mais je pense que c'est important de garder aussi une part d'inconnu et de ne pas trop définir ce que l'on fait ni l'inscrire dans tel ou tel mouvement ou style. 
 
© Théo Lopez

Si tu avais l’opportunité de pouvoir créer dans un pays étranger, lequel serait-t-il ? Pourquoi ? 

PARTOUT !!!!!! J'ai envie d'apprendre du monde entier. Chaque pays, chaque ville à sa vision et ses moyens d'expressions. Tout est bon à prendre pour un curieux. C'est sûr qu'il y à des pays plus favorables au Street art et aux cultures urbaines en générale comme l'Amérique latine, l'Allemagne, l'Angleterre et les états Unis. Ca fait rêver d'aller peindre là bas mais il y a tellement de pays ou il y a encore tout à faire ! Je reviens tout juste de Corse. Ca n'est pas si loin mais malgré que ce soit une île plus connue pour ses plages que pour sa passion pour le street art, je me suis retrouvé face à des gens beaucoup plus attentifs et réceptifs à notre action qu'à Paris même, du côté institutionnel, on se sent soutenu..Il y a beaucoup de choses à faire partout dans le monde alors pourquoi choisir UN pays ?     
 
© Théo Lopez

Peux-tu nous parler d’une expérience de création à l’étranger qui t’a particulièrement marquée ?

"Live Painting Moscow". La première fois que je pose les pieds en Russie, un an après New York, on se retrouve catapulté à Moscou avec mes comparses du Terrier Olivia de Bona et Lapin Thur, Stew, Yuri et Seth à peine 10h après avoir reçu nos billets d'avion et passé deux mois à discuter de ce projet. C'était vraiment "intense", je crois que c'est le mot qui fait l'unanimité pour décrire ce séjour. Nous avons été invité par le Musée Historique de Moscou à peindre sur des structures représentant des monuments de la ville comme le mausolée de Lénine, installé sur le parvis du musée. Peindre à 5 de 9 heures à 20 heures chacun sur une structure de 100m carré pendant 4 jours c'était plutôt speed ! Mais culturellement on a pris une bonne claque, c'est très différent de la France et on en est revenus avec le smile et une sorte de doute sur le fait que nous y soyons, oui ou non, réellement allés ! 


Quelle a été ta collaboration la plus marquante ?

Les Collab' ont toujours fait parti de notre démarche collective. Je ne conçois pas une carrière artistique sans collaborations avec d'autres artistes de ton domaine ou d'un autre d'ailleurs. Ca te pousse dans tes retranchements. Du coup, on peint régulièrement ensemble sur les mêmes supports au sein du 9eme. Au fur et à mesure on arrive à comprendre comment articuler nos différents styles. C'est jamais évident mais c'est un très bon exercice ! Et c'est le partage qui te fait avancer en tant qu'artiste. Je ne saurais en mettre une en avant par rapport aux autres car elles m'ont toutes appris des choses sur moi même. Dernièrement j'ai eu la chance de partager un mur avec Seth Globepainter, à Moscou et ça a été une très bonne expérience malgré la pluie qui nous a tous un peu perturbé. C'est un artiste confirmé qui s'est forgé de collaboration en collaboration à travers le monde entier donc ça ne pouvait que bien se passer ! En ce moment même je travaille sur une nouvelle collab' un peu différente pour le Festival Chromatic du mois de mars prochain. Je réalise une peinture qui sera réinterprété par le collectif de scénographie numérique UNICORN c'est très enrichissant de croiser nos compétences..


© Théo Lopez - Live Painting Moscow (Collaboration avec Seth Globepainter)

Beaucoup de formes d’expressions et de techniques se retrouvent dans ton travail : la peinture, l’encre, le dessin, la marbrure à la cuve… 
Peux-tu nous nous en dire plus sur cette technique ancienne qu’est la marbrure à la cuve ?

La marbrure est une technique très intéressante qui existe depuis bien longtemps ! On l'utilisait déjà au moyen-âge. En fait, on remplit une bassine assez grande d'eau pour y déposer une encre un peu huileuse au goûte à goûte afin qu'elle reste à la surface de l'eau...Ensuite on créé des remous, on peut orienter l'encre avec une fine baguette pour créer un motif directement sur l'eau et il ne reste plus qu'à déposer notre papier sur l'eau, sans immerger la feuille, juste la coller contre la surface de l'eau et le motif s'imprime directement dessus !!! J'aime beaucoup utiliser cette technique car elle permet de jouer avec le hasard et ça m'intéresse bien ! En général, je m'en sers pour préparer des fonds que je vais retravailler ensuite en dessin ou sérigraphie..   
 
© Théo Lopez

Comment as-tu été amené à croiser ces différentes expressions/techniques artistiques et quelles passerelles établis-tu entre elles ?

J'ai toujours été curieux. Par l'expérimentation tu découvres de nouvelles techniques et de nouveaux effets. Chaque outils s'utilisent de manières différentes et tu dois donc t'adapter ! Du coup ta ligne change, tu découvres d'autres facettes de ton travail et ton style évolue. Dès que je suis bloqué sur quelque chose, j'essaie d'utiliser une autre technique, parfois ça débloque ! Parfois ça donne carrément autre chose que ce que tu imaginais mais tant mieux du coup ça te donne des idées pour d'autres choses. Et même, parfois ça foire... Bah tant pis, jeter un dessin à la poubelle n'a jamais tué personne.

© Théo Lopez

Il y a-t-il une nouvelle technique que tu souhaiterais explorer par la suite ?

Pleins d'autres oui ! On est actuellement en train d'expérimenter les machines à tatou au terrier ! C'est plutôt sympa de se ramener à l'atelier avec sa peau de cochon ou de piquer des pamplemousses. C'est pas évident au départ mais on devrait s'y faire.

Quelle est selon toi, ton œuvre « phare », celle qui te représente ? Pourquoi ? 

Je n'ai pas d'oeuvre phare, aucune ne me représente plus qu'une autre car, étant dans cette phase de recherche et d'introspection, chacune d'elles à son importance dans l'oeuvre globale..et chacune va m'amener à la suivante etc...En ce moment je peins beaucoup, que ce soit sur toile ou sur mur. Ma dernière fresque à Ajaccio m'a fait du bien. Peindre en Corse c'était quelque chose d'inespéré pour moi, je suis amoureux de cette île et y ait beaucoup de souvenirs d'enfance. Lorsque j'ai été invité à participer au festival Boldness Island à la gare d'Ajaccio ça a remonté un peu tous ces souvenirs. La fresque est une sorte de fenêtre ouverte sur la richesse des paysages que l'on voit lorsque nous empruntons la ligne de chemins de fers Corse. Mais c'est aussi une émulsion de tous mes souvenirs d'enfant à escalader les rochers sur les plages pour chercher les crabes ou les oursins, la découverte de milliers d'espèces de poissons en plongée, les dauphins qui suivent le ferry au lever du soleil au large de la côte, les balades dans le Maquis etc...tout c'est retrouvé mélangé et je suis reparti soulagé avec le sentiment d'avoir dit quelque-chose à l'île et à ses habitants, qui me l'ont bien rendu d'ailleurs. 
 
© Théo Lopez

Tu fais partie de plusieurs projets : « Le 9ème concept » et « Le Terrier, l’Atelier ». 
Comment les as-tu rencontrés, quels sont les artistes qui les composent, quel est leur objectif ? 

J'ai rencontré le 9ÈME CONCEPT en 2007, j'étais encore au lycée à l'époque. En fait, j'ai pris connaissance de ce collectif par le biais d'un exercice qu'on m'à donné en cours. Une étude de cas sur leur intervention au Printemps pour les vitrines Dockers. J'ai tout de suite compris qu'il fallait que je les rencontre. Je les ai légèrement harcelé pendant un mois ou deux mais au final j'ai décroché un rdv pour leur présenter mon travail. qui à l'époque n'était vraiment pas glorieux mais Romain à décidé de me faire confiance et m'a demandé de continuer à dessiner jusqu'à notre prochain rdv. Et c'est après quelques centaines de croquis que je me suis retrouvé embarqué sur les tournées Despérados.... 
Le 9ème Concept c'est d'abord 3 fondateurs (Stephane Carricondo, Ned et Jerk45) qui, 25 ans en arrière ont décidé de quitter l'école par manque d'intérêt pour les sujets qu'on leur imposait et de développer leurs propres projets. Leur volonté première était de rendre accessible l'art à des gens qui n'y ont pas accès. Que ce soit par choix ou non. Du coup, ils ont commencé à s'intéresser à la rue comme terrain d'expression, puis des collaborations avec des marques pour qu'une oeuvre d'art se retrouve là où on ne l'attend pas...d'autres artistes ont suivi le mouvement, certains sont partis, d'autres en sont encore membre 20 ans après. Aujourd'hui nous sommes une dizaine à constituer le noyau du collectif. Il y à Stephane Carricondo, Ned, Jerk 45, Romain Froquet, Clément Laurentin, Alexandre D'alessio, Olivia de Bona, Lapin Thur et moi même. Et il y a pleins d'autres artistes qui suivent de près ou de loin le collectif .
 

© Théo Lopez

Comment est-ce que tu te situes au sein de ces différents « groupements artistiques » ?
 
Le Terrier, que je partage avec Lapin Thur et Olivia de Bona, est un atelier. Cela fait maintenant un an que l'on travaille dans le même espace et on y a organisé quelques évènements comme le lancement de la revue de Florent Auray "ISAIDAHIP #3". C'est avant tout notre espace de travail. On avait tous les trois besoin d'espace pour travailler et on s'est dit que ça serait plus intéressant de le partager ! Bosser tout seul chez toi ou dans ton atelier c'est pas terrible et on le voit bien, ça nous met dans une très bonne énergie de bosser ensemble. Forcément ça nous plonge dans une émulsion commune et on fait de plus en plus de choses ensemble, et participons à de plus en plus de projets communs...Aujourd'hui, une 4ème personne nous à rejoint dans l'atelier, et nous représente sur pas mal de nos projets nationaux et internationaux. Alla Goldshteyn, c'est elle qui est à l'initiative du festival "Live Painting Moscow" entre autre et représente un soutien important qui nous manquait jusque-là. 
Pour poser le contexte, nous faisons tous les trois partie du 9ème Concept, c'est notre collectif et nous avons un atelier dans le 12ème qui s'appelle Le Terrier.
 
© Théo Lopez - Le Terrier 

Quelles sont tes actualités et tes envies pour 2015 ?

Alors, Les news à venir c'est: 
-  Une résidence d'artistes à Anglet qui s'appelle Art in House Organisée par Jérôme Rey vernissage le 22 Mars.
-  Participation à une fresque collective pour le Festival Chromatic organisée par EN Masse à la cité de la Mode du 27 au 31 Mars puis une expo pour le même festival le 2 Avril
-  Participation au Printemps des Arts au Village Suisse dans le 15ème arrondissement, Fresque collective LE TERRIER dimanche 29 Mars 
-  Participation à L'exposition IN YOUR FACE à Augsburg (Allemagne) avec le projet RueStick du 23 au 26 Avril. 
Des projets en Corse et en Russie pour cet été et d'autres surprises dont je ne peux pas encore vous parler mais dont vous aurez vite des nouvelles !


© Théo Lopez

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  • Léa Rekouane
    (Owner)
    • 2017-06-07 13:21:37
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  • Tags - #graphisme #paris #street art #dessin #peinture #Encre #théo lopez #Le Terrier l'atelier
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