Manser Fluxser : l'art de sublimer les "sculptures vivantes"… !

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Manser Fluxser est un artiste originaire du Nord de la France qui réside actuellement en région parisienne.
Le dessin a toujours fait partie de sa vie et son désir de création n'a fait qu'évoluer au gré du temps. Au coeur de son univers, de diverses expressions artistiques sont présentes : la peinture, le body-writing, la photographie et surtout la calligraphie qui est "au coeur de son travail".

Manser Fluxser a d'ailleurs créé sa propre écriture, "SPIRABESK" qu'il dévoile à travers ses créations.
On ne peut être que subjugué par ses "sculptures vivantes", Hommes ou chevaux, "chargés de symboles puissants : la liberté, l’énergie, la puissance, l’humanité".

RDV à la première édition «H TAG LOVE MARKET» du 5 au 7 juin 2015 !

Première édition du «H TAG LOVE MARKET» : du 5 au 7 juin 2015
22, rue de Lubeck 75116 Paris  

Vendredi 5 juin de 11h à 20h 
Samedi 6 juin de 11h à 20h 
Dimanche 7 juin de 14h à 19h 

Sur invitation téléchargeable sur Facebook «H TAG LOVE MARKET» 
EVENEMENT FACEBOOK

© Manser Fluxser

Parlez-nous de vous, comment s’est passée votre immersion dans l’univers artistique ?

Je suis artiste plasticien, calligraphe, peintre et photographe. Je suis originaire du nord de la France, résidant actuellement dans la région parisienne. En ce qui concerne mon immersion, d’aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours dessiné, d’abord sur mes revers de classeurs, tout jeune, à l’école et sur des bouts de papier. Plus tard, un évènement personnel a été le déclencheur d’un besoin très fort d’extérioriser des émotions qui sont devenues, plus tard, une véritable passion pour la création en général, et pour les grands artistes qui m’accompagnent jusqu’à mon univers artistique d’aujourd’hui.

© Manser Fluxser

Votre parcours ? Vos influences ?

Je suis arrivé très jeune à Paris, habitant, durant 20 ans, place Vendôme. Destiné à devenir dessinateur en joaillerie, je me suis orienté d’abord vers une école de publicité, puis vers l’école des Beaux-Arts. J’ai cependant stoppé mon activité artistique, durant 10 ans, pour travailler dans l’univers de la photographie de reportage et la création de Web-Tv. Ce fut aussi une décennie de lecture, de récits de voyages et d’histoire. Dans cette intériorité mentale, dans l’accompagnement de grands aventuriers, j’ai puisé l’essentiel de mon monde créatif actuel, une bonne partie de mes influences. En outre, j’ai une réelle passion pour les écritures, les civilisations anciennes. Rembrandt, Michel-Ange m’ont fasciné très jeune. Plus tard suivront Matisse, Jean Dubuffet, Alechinsky, Rachid Koraichi et Keith Haring. Tous sont et restent des Maîtres qui m’apportent encore aujourd’hui, un point de vue et des solutions dans les recherches que je développe.

© Manser Fluxser

Comment votre style a-t-il évolué depuis vos débuts ?

De manière assez inattendue et désordonnée, mais avec le recul, lorsque je fais un bilan de mon évolution, tout se tient. Au début, une période très Matissienne, des peintures très enflammées, très fauves, résumées dans une création assez étonnante, réalisée à 20 ans : “la piscine aux deux amants”. Une véritable piscine entièrement peinte, puis stratifiée et remplie d’eau, encastrée sur une grande péniche, puis installée face à la tour Eiffel. Lors de son arrivée à Paris, j’ai été le tout premier à y plonger, elle n’existe plus aujourd’hui malheureusement. C’est le rêve de tout peintre, je pense, que de vivre physiquement dans sa peinture et, au final, cette création m’a amenée à la Villa Falbala de Jean Dubuffet et au Pop Shop de Keith Haring, deux grands artistes, et certainement les seuls peintres à avoir offert ce type d’immersion picturale.
Par la suite, ce feu pictural et coloré de mes débuts s’est naturellement consolidé pour devenir des représentations figuratives de pierre, puis s’est orienté, par voie de conséquence, vers des toiles conçues comme des bas-reliefs. C’est ma période Rembrandt et Michel-Ange avec, comme fil conducteur, l’opposition des valeurs, ombre et lumière, une technique de peinture basée sur 4 nuances de couleurs. Cette phase s’est clôturée par une ultime toile inspirée d’un séjour à Essaouira au Maroc, représentant une porte sculptée, une ouverture vers un ailleurs. Après cela, il y a eu cette absence de pratique artistique qui a duré 10 ans, ne touchant quasiment plus un pinceau, mais la création est comme une maîtresse insistante qui ne vous lâche jamais, j’ai fini par acheter, à nouveau, un carnet, un feutre, J’ai fait un bilan sur mon cheminement et me suis remis au travail avec un objectif affiché, sortir définitivement une trace.


© Manser Fluxser - Mademoiselle, série numéro 1 Au pied de la lettre

Nous avons pu voir que vous affectionnez le travail de Pierre Alechinsky et qu’il était cité parmi les artistes qui vous inspirent. Avez-vous vu sa récente exposition à la Galerie Lelong ? 

A vrai dire je sors peu en hiver, j’hiberne facilement, je n’ai pas vu cette belle exposition, elle est terminée, je n’ai pu malheureusement la découvrir et je le regrette. En ce qui concerne Pierre Alechinsky, il est un artiste très important chez moi, pas tant par l’aspect graphique de son travail, mais plutôt au travers ce qu’il m’a apporté, à savoir cette idée d’abandon dans l’acte créatif. Tel un moine zen face au mur, dans la création il faut s’oublier pour se laisser envahir. Pierre Alechinsky a aussi pour habitude, de manière récurrente, de border ses toiles, de cadres, de carrés ou rectangles qui sont, eux aussi, des espaces d’expression autonomes. On retrouve cela chez moi, sur les bords de mes toiles qui se remplissent de carrés à l’intérieur desquels des bribes de signes se laissent découvrir. Avec le recul, j’en déduis qu’Alechinsky est, inconsciemment, très présent dans mon esprit.

© Manser Fluxser

Vous êtes un artiste polyvalent qui vogue entre plusieurs expressions artistiques : la calligraphie, la peinture, le body-writing, la photographie...
Pouvez-vous nous parler des médiums et/ou supports que vous utilisez ?

Le coeur de mon travail, c’est avant tout la calligraphie. Tout part de cette écriture qui peut s’exprimer finalement sur n’importe quel support. Elle est noire actuellement, parfois argentée, dorée ou blanche. Pour ce qui est des supports, je peux utiliser un bout de bitume ou de mur, une feuille libre ou un carnet, une toile, une sculpture modelée. Au tout début, le corps, ce fut le mien, mais étant dans l’impossibilité de me calligraphier entièrement, j’ai pris ensuite ceux des autres qui devenaient finalement mes créatures, véritables sculptures vivantes. Par la suite, j’ai habillé de mes arabesques des chevaux qui sont, pour moi, chargés de symboles puissants : la liberté, l’énergie, la puissance, l’humanité, tout ce que j’aime. Dernièrement, j’ai calligraphié deux étalons arabes et, lorsque vous photographiez, de face, de tels animaux majestueux, galopant, vous frôlant, au risque de vous piétiner, je peux vous avouer que cela procure une véritable poussée d’adrénaline !!


© Manser Fluxser - SPB Nomade Boulevard Beaumarchais 20.03.2014 



© Manser Fluxser - Fluxser Horse Project

© Manser Fluxser

Comment avez-vous été amené à croiser ces différentes disciplines, et quelles passerelles établissez-vous entre elles ?

La passerelle, c’est l’écriture qui permet d’aller d’un élément d’expression à un autre. Tout peut se réunir, sans trop de difficultés, il y a des connexions possibles d’une discipline à une autre. Cela se construit par étapes chez moi. L’année dernière, j’ai calligraphié des guitares pour un festival folk. Aujourd’hui, je réfléchis à des percussions et je recherche un ou une danseuse, ainsi que des musiciens capables d’improviser ensemble dans l’instant présent. Le point de départ bien entendu, ce sont des créations qui sont pérennes, comme les instruments de musique, et doucement, on s’oriente vers une expression instinctive et totalement éphémère, la danse, les sonorités musicales. Je suis très attiré par le happening et ça deviendra, tôt ou tard, une expression artistique complémentaire.
Mais revenons justement à la danse, la musique, au body-writing qui sont par nature éphémères, ils permettent l’intervention d’autres mediums, tels que la photographie et le film, deux disciplines importantes aujourd’hui dans mon parcours et qui permettent de garder une trace, une mémoire, un document d’une chose vouée à la disparition.


© Manser Fluxser - Butterfly Kiss

Quelles sont les émotions que vous souhaitez transmettre à travers votre art ?

Difficile question. Chez les spectateurs découvrant et observant une création, les ressentis sont uniques et très variables. Ils sont d’ailleurs rarement proches de celui de l’artiste. Dans la vie, face à une œuvre, l’émotion nous gagne ou pas, mais pour ma part, je m’interdis cette idée, d’imposer ou de d’orienter celle-ci.
Pour autant, j’ai le souhait de faire partager le processus créatif, comme en juin 2014 où j’ai emmené avec moi un ami et collectionneur dans une session d’études calligraphiques sur deux purs-sangs arabes. Il était présent lorsque je dessinais et, quand nous avons débuté la séance photo, il nous a aidés à aiguiller les chevaux qui galopaient d’un bout à l’autre du grand pré.
Je pense sincèrement qu’il a dû éprouver une forte émotion, lorsque ceux-ci l’ont croisés. Du début à la fin, il a tout vécu du processus créatif et j’ai aimé partager ce moment avec lui.

© Manser Fluxser


© Manser Fluxser - Connexion - Fluxser Horse Project

Le nu est très présent dans vos réalisations. Pouvez-vous nous en dire plus sur sa place au sein de votre travail ?

Le corps et, au-delà du volume qu’il représente : sa peau, me permettent de travailler sur un support vivant qui a cette particularité d’être mouvant. Travailler un corps, c’est totalement différent d’une toile. Sur un support en châssis, nous sommes face à la projection d’une pensée, qui certes vibre à nos yeux, mais reste statique. Avec le corps, et bien entendu le nu, c’est un monde sculptural qui se laisse voir. Il bouge, moi-même je tourne littéralement autour de lui, au plus proche de ses formes, et l’écriture se cale sur la respiration pour évoluer. A travers le nu, qu’il soit celui d’une femme ou d’un homme, je m’invente des histoires, je mets ce corps en situation de raconter une aventure humaine, la mienne, mais aussi et surtout celle du modèle. Le nu, c’est aussi, sublimer l’humain.
Pourtant aujourd’hui, le nu dans sa globalité n’est plus vraiment une priorité, dans la mesure où l’écriture tend à devenir fragmentaire. Cela implique des traces rapidement exécutées, parfois en 10, 15 minutes, que j’appelle des « instants de vie ». Le rapport à l’humain prend plus de place, je suis en recherche de davantage de nomadisme, de rencontres humaines inédites, et forcement cela implique de dessiner et photographier dans l’urgence. J’ai une très belle série dans mes cartons, qui s’appelle “Iter’h”, qui m’oriente vers une frontalité avec le modèle et un regard axé plutôt sur son identité. C’est fortement rattaché à la photographie qui me permet de capter ces moments éphémères de création et de développer la thématique de l’Absence-Présence. Mais au-delà de cela, il s’agit de se poser la question : « comment regarder l’autre, autrement… »


© Manser Fluxser - Butterfly Kiss

© Manser Fluxser - 2015

Depuis plusieurs années vous développez une écriture appelée « SPIRABESK »
De quoi s’agit-t-il ? Que permet-t-elle d’exprimer ?

Au départ, lorsque j’ai repris mon activité artistique, je suis parti sur deux pistes, deux écritures. Je n’en ai retenu finalement qu’une que j’ai appelée “Spirabesk”. Actuellement toujours basée sur sa constitution initiale, elle est maintenant, dans sa phase définitive, complètement aboutie, excepté le fait qu’elle se développe d’une manière autonome et prend des proportions variables. C’est une écriture libre, hybride, expansive et combinatoire, qui vise à devenir, dans l’avenir, une langue construite. J’avoue que, sur cette finalité, je suis sur un terrain extrêmement dangereux, n’ayant pas, actuellement, les clés me permettant de dépasser ce stade. Il Il me manque une certaine construction, une logique linguistique et, pour tout dire, une connaissance que je ne maîtrise pas. J’espère avoir, un jour, l’occasion de bénéficier de l’expérience d’un vrai linguiste pour fortement avancer sur ce point. Dans l’immédiat, je laisse vivre cette écriture qui, en totale liberté, flirte avec la floralité. Cela me convient parfaitement actuellement car ça me permet de ne pas perdre pied à son contact, de ne pas m’égarer dans une réflexion trop ardue qui me ferait perdre du temps. Je préfère me focaliser sur d’autres pistes qui sont importantes à engager, telle la photographie.
Spirabesk est assurément une calligraphie, une écriture qui m’accompagnera quoi qu’il arrive jusqu’au bout de ma vie humaine et artistique. Elle me fait respirer, mais j’ai l’impression toutefois, avec elle, d’être suspendu dans le vide, marchant sur une corde raide. C’est une expression identitaire pour moi, très puissante. Elle fait partie de moi...


© Manser Fluxser - SPB-Nomade Paris le Marais 20.03.2014

© Manser Fluxser



© Manser Fluxser - SPB Nomade Alfortville 09.03.2014

Quelles sont vos envies, vos projets et votre actualité pour l’année 2015 ?

Je ne parlerai pas d’envies, mais de désirs. Le désir est l’élément moteur qui donne la volonté de faire et ce que j’aimerais réaliser est, dans l’absolu, impossible à expliquer (sourire). Soyons sincères, le désir c’est surtout ce qui alimente la passion et, sans celle-ci, pas de création. Cette passion, actuellement, est entièrement tournée vers un gros projet dont le sujet est un unique cheval, qui deviendra mon partenaire, mon principal collaborateur. Mine de rien, cela fait 4 ans que je travaille sur le cheval. Avec cet animal, je compte établir une vraie connexion artistique. Cela représente une année entière de productions qui débutera en avril 2015 pour se conclure au printemps 2016. Si tout se passe bien, cette série sera exposée pour l’été 2016. En ce qui concerne mon actualité de l’année en cours, c’est tout d’abord une exposition de groupe, au musée Dali, qui s'est terminée le 15 mars, où j’ai exposé une toile tirée de la sculpture Godiva créée par Dali. Il y a aussi ma participation à une exposition, à la galerie Popartiserie située à Strasbourg et, en fin d’année, pour le mois de la photo, une exposition à Paris avec deux autres photographes, et peut-être une petite surprise et un avant-goût à la clé...


© Manser Fluxser - Exposition Dali fait le mur - Godiva


© Manser Fluxser - Fluxser Horse Project 

© Manser Fluxser

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  • Léa Rekouane
    (hôte)
    • 2015-03-22 14:35:51
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  • Tags - #photographie #france #peinture #Plasticien #calligraphie #project #Manser Fluxser #horse #body writting
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