Skio : artiste tout terrain, hors des sentiers battus...

PARTENAIRES

Vous désirez communiquer
sur Artist Up ?

Etablir un partenariat
pour votre évènement ?

Contactez nous !

Chercher une news

Publicité

Skio est un artiste polyvalent, d'une curiosité intarissable... intéressé par la création sous toutes ses formes! C'est ainsi qu'il navigue entre divers lieux et expressions artistiques : compositions numériques, dessin, graffiti, peinture, performances ...
"Ses œuvres retranscrivent un univers fantastique souvent surréaliste, mélange d’imagerie représentative et de caractère chimérique". 
Créateur de l'exposition collective Rue-Stick, il est également directeur artistique au sein du collectif Riofluo, fondé en 2008 avec Adrien Midzic. "La philosophie de Riofluo propose des concepts d'évènements artistiques de qualité en mettant l’artiste au centre du concept et en valorisant son style".
SKIO, activiste-urbain depuis plus de dix ans à (re)découvrir ! 


© Skio

Qui se cache derrière Skio ? Pourquoi avoir choisi ce nom ?
En grec, Skio se traduit par ombre. Il y a-t-il un rapport avec votre travail ?
Ce nom m’a été choisi, je me testais sur des noms du genre Komat mais c’était sans compter le lycée où mes potes me chambraient car les profs avaient du mal à prononcer mon nom, mon blaze c’est un Ersatz de mon vrai nom !
Donc aucune cause à effet avec mes créations.
Et pour le grec, j’ai eu de la chance que ça ne veuille pas dire autre chose …

© Skio© Skio© Skio - Aquadream
 
Diplômé en 2004, à l’institut européen de design, vous êtes aujourd’hui un artiste polyvalent navigant entre plusieurs expressions artistiques : le graphisme, le dessin, le graffiti, la peinture… Pouvez-vous nous parler des médiums et/ou supports que vous utilisez ? Quel est le lien à vos yeux entre ces multiples techniques ?

Il est vrai que la création sous toutes ces formes m’intéresse.
Le dessin m’est apparu comme tous les gamins, dessiner quand on s’ennuie sur les nappes en papier quand les adultes discutent… Par la suite, vers 17 ans, les murs de ma chambre été ornés des posters de BMX, snowboards et des pages arrachées des magazines comme Radikal où je découvrais les flop de Brok, les fresques de Brusk, les persos de Mode2 et d’autres. C’est là que je me suis motivé à dessiner, je me suis dit que si je dessinais durant le temps passé devant la tv se serait un super rendement, c’était pas faux!
Pour moi, la peinture est une transposition du dessin sur un support plus classe et aussi un clin d’œil à ma mère qui peignait en amateur.
Le graffiti est venu à moi grâce aux bombes que mon père utilisait pour faire la déco genre géométrique et fluo de ses snowboards, un graffuturiste qui s’ignorait !
Je dessinais sur les murs de mon quartier, à Nice, sans savoir que c’était illégal, ensuite je me suis renseigné sur ce mouvement j’ai perdu cette belle naïveté et j’ai commencé le lettrage. Par la suite j’ai rencontré des trainistes dans le Var et puis me suis dirigé vers la fresque et l’illustration par goût et l’aspect plus grand public.
Pour le graphisme, l’école m’a donnée des bases, mais j’ai développé le reste tout seul, je suis un méga geek de Photoshop, j’ai même présenté la suite Adobe au journaliste, il y a 3 ans, avec le collectif Gang Corp, on a créé les Battles Graphiques qui sont une battle de composition graphique en temps réduit avec du public.
Le numérique permet tellement de choses, de tests et de finesse que s’en est incroyable. Si on y rajoute la 3D avec des logiciels simple comme Cinéma4d, ça devient hallucinant et je parle juste d’images statiques…
Pour moi chaque support est un univers à lui seul avec des contraintes et des styles qui s’imposent différemment. Faire des morceaux de graffiti sur toile, je n’y vois que l’intérêt de la vente et je suis un très mauvais vendeur, plutôt un chercheur très curieux.


© Skio 
© Skio - Vanité

Votre travail s’étend à la création numérique.
Quel est selon vous le rapport envers les formes artistiques plus traditionnelles ?
Pensez-vous que l’art numérique soit une forme d’expression qui ait un avenir durable, ou se situe seulement dans « l’air du temps » ?

On voit de plus en plus la création numérique s’intégrer à l’art pictural, les peintres ne se cachent même plus de l’utiliser dans leur processus de création de leur toile. Dans ce cas, je vois un gain de temps mais je regrette un peu le temps où les peintres prenaient plus de temps pour créer sans cet outil.
Le numérique est un formidable outil de création car il propose un panel d’utilisations ouvert. Certains cherchent la prouesse technique, d’autre créent des incidents, ces incidents deviennent ensuite des éléments intégrés, pré-programmés, des plug-in.
De plus, le numérique est impalpable, il est duplicable et transférable, un casse tête pour les galeries mais qui permet de rompre les contraintes de lieux, de proportions, de supports, ce qui permet de jouer avec la projection, l’impression 3d et pleins de nouvelles choses qui vont devenir folles. Je pense que d’ici peu on pourra télécharger la collection de prêt à porter d’une grande marque ou bien imprimer son rêve en 3d et le retravailler à la main …
C’est dans l’air du temps, tant qu’il y aura de l’électricité bien sûr, ce média sera réinventé sans cesse, peut être un peu trop rapidement à mon gout, ça créera peut être un gap entre les catégories d’âges des artistes. Sa constante évolution, ne permet pas de créer des bases fortes et stables comme les techniques de peintures classiques plus statiques.


© Skio- Bali dream
© Skio - Danseuse mécanique

Vous êtes d’ailleurs directeur artistique au sein du collectif Riofluo, studio de création, spécialisé dans la conception et l’organisation d’évènements artistiques et visuels.
Comment est né Riofluo ? Pouvez-vous nous en dire plus sur les membres, projets et l’actualité du collectif ?

Le collectif Riofluo c’est mon bébé, on l’a créé avec une bande d’amis en sortant d’un autre collectif qui s’appelait Craie-art spécialisé dans la création graphique Hip-Hop. En Septembre 2008, on a créé Riofluo en tant que studio de création visuelle avec l’envie de s’ouvrir, entre temps et pour rencontrer les artistes urbains parisiens. J’ai créé Rue-stick qui est une exposition collective et sauvage sur les murs de la ville, à l’opposé des galeries froides et élitistes, je proposais à l’origine avec une dizaine d’artistes de venir s’exposer sous forme de collages dans une rue nommée au dernier moment. L’esprit a plu et de la première édition en 2009 créé avec mes premiers potes Rero, Kouka, Ornez, Oniram on se retrouve maintenant avec plus de 250 artistes inscrits.
C’est ce qui a été un peu bizarre, cet engouement m’a plu et on a eu des propositions d’évènements avec budget, on a foncé et proposé des choses cadrées et réfléchies. On a créé le festival annuel Rue-stick (la version légale de Rue-stick présentant toutes les disciplines de l’art urbains) à Puteaux depuis 4 ans, grâce à des contacts de mon pote Tease.
Maintenant, on a des projets avec des entreprises, des organismes comme pour de la prévention santé, des événements grands publics, par exemple pour parler d’une maladie, on a créé la plus grosse customisation au sol sur le palais royal 750m2 avec Shaka, Niark, Hopare, Tetar, Opéra, Skull, Sifat, et on travaille aussi pour des marques.
La philosophie de Riofluo est de proposer des concepts d’évènements artistiques de qualité en mettant l’artiste au centre du concept et en valorisant son style.

La peau s'affiche from Riofluo on Vimeo

Vous avez réalisé plusieures performances, laquelle a été la plus marquante et pourquoi ? 

En tant que graffeur, mon plus beau souvenir est le Meeting of style à Lyon en Avril 2004. A l’époque tout le monde pouvait y participer sans invitation, toute la France s’y rencontrait. Internet, en ce qui concerne le graffiti était encore à son début avec des sites web comme Fatcap, Bombing art et d’autres blogs privés. Et c’était l’éclate de rencontrer les mecs de toutes les régions. Nous étions partis du Var à 4 et Oler qui était avec nous m’a proposé de peindre sur le mur VIP avec CERN un New-Yorkais, donc gros kiff, ma première peinture sur échafaudage avec des centaines de personnes en public, derrière moi sur un mur des artistes dont les peintures me servaient de poster.
Pour ce qui est de illégal, mon souvenir le plus marquant est ma première course poursuite, maitre chien aux fesses dans un dépôt en gare de Toulon avec les HP et mon ami Tels qui m’a vraiment mis au graffiti. Ce soir là, je découvrais un nouvel univers fait de passionné de train, j’étais le cameraman du groupe, c’était la nuit, un TGV nous attendait, tout allait bien on entendait juste le pshhhit des sprays, jusqu’au moment où la voix du gardien nous à interrompu, sauf qu’il était avec 2 chiens. On a couru, j’ai dû m’y prendre à 2 fois pour grimper le mur de 3 mètres qui donne sur EDF, derrière la gare. Bref, ma première grosse adrénaline.
En tant qu’organisateur, j’en ai beaucoup. Notre record sur la place du palais royal reste un projet marquant car premièrement, c’était pour une bonne cause, parler d’une maladie de peau. Et c’était aussi terrifiant de réserver une place parisienne entière et de créer tout l’évènement, les supports, toute la communication, inviter les artistes, recevoir plus de 750m2 de papier imprimé à mettre dans un ordre précis en mode puzzle, faire 400 litres de colle, acheter 200 litres de peinture et tout cela sans savoir si l’évènement ne serait pas annulé par la pluie. Et ce moment jubilatoire quand le photographe m’envoie une photo de la place vue d’une chambre de l’hôtel qui dominait l'événement et se rendre compte que le résultat de notre gigantesque fresque était similaire a ce qu’on avait prévu. Le résultat est une super opération, avec énormément de public et de bon retour.


© Skio 

© Skio - Montage Remski

Si vous aviez l’opportunité de collaborer un artiste, lequel serait-t-il ?

Mon rêve était de peindre avec Brusk, c’est fait, je pourrais aussi parler de Bom-k.
Je pense aussi à des artistes comme James Jean qui est un réel monstre pour moi, ou bien Jeff Soto. Mais le vrai kiff, ce ne serait pas avec un artiste mais avec mes parents ;) ! Ce serait marrant, marquant mais tellement fou.


© Skio 
© Skio
© Skio 

Quels sont vos projets, envies pour l’année 2015 ?

2015, je me remets au dessin. J'en poste un par jour, je joue le jeu de la communication en tant qu’artiste, je refais des toiles, et j’ai pleins de concepts créatifs en tête.
Pour Riofluo, 2015 commence assez brutalement je dois l’avouer, les relations avec les mairies se durcissent à cause du manque de budget, je me rends compte qu’il nous faut passer la vitesse supérieure et passez en mode pro de l’évènementiel avec stratégie et tout le toutime.
Nous avons un super projet en ce moment avec HAVAS Worldwide et une dizaine d’artistes de renom. Des envies de projets personnels, créer des rencontres entre artistes de pays différents grâce à Rue-stick, parler de l’art urbain, développer des notions technologiques…

© Skio - Gothichic
© Skio - Wild mess

 SUIVEZ L'ACTUALITE DE SKIO : 

SITE OFFICIEL

© Skio 

RIOFLUO
AGENCE D'EVENEMENTIEL ARTISTIQUE & STUDIO DE CREATION :


SITE OFFICIEL
PAGE FACEBOOK
  • Léa Rekouane
    (Owner)
    • 2015-04-19 17:42:18
    • 2,492 views
  • Tags - #graphisme #street art #dessin #graffiti #peinture #SKIO #RIOFLUO
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI