AR GRAPHIKART : quand les corps bio-mécaniques se lient au décor...

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Angel Roy alias AR GRAPHIKART est artiste autodidacte. Son travail mêle l'art et l'anatomie dévoilant une seconde nature de l'humain, qui devient alors un être bio-mécanique, totalement ou partiellement réinventé : "Je suis fortement influencé par les planches anatomiques, comme beaucoup d'artistes du monde digital."
L'artiste débute son parcours dans les années 90 au milieu de squatts artistiques parisiens, plongé dans les cultures émergentes hip-hop et électro... Les murs devienent alors son premier support de création picturale : "Ça représentait à cette époque, une certaine idée de liberté (...) Je peignais sur le support qui se trouvait devant moi, sans aucune intention de le vendre ou de l'exposer. C'était juste un geste spontané."
En parallèle, il organise diverses soirées culturelles où musiques électroniques et arts plastiques se mêlent.
Dans les années 2000, Angel Roy part vivre en Bretagne et revient à Paris en 2008 où il se consacre dès lors au graphisme et à la photographie : "Je suis dans le faire et c'est tout."
En effet, l'artiste toujours en action, se rend en 2010 à New-York, tombant sous le charme de cette ville fascinante. On retrouve dès lors cette ville réinterprétée dans son travail qui lie photographie au graphisme : "à partir de là est née une vraie recherche, une relation entre le corps bio-mécanique et l'urbanisme. NYC est pour moi comme une matière vivante, organique, qui vit, respire, transpire, qui pue aussi parfois, avec ou sans habitants."
Angel Roy est également fondateur de La Cave show room Gallery, concept qui conjugue galerie en ligne et organisation d'expositions.

La nouvelle galerie contemporaine de vente en ligne ART DRONE présente COLLECTIVE SHOW 
en partenariat avec la Cave Show Room Gallery !

Le vernissage du Collective Show aura lieu 
jeudi 26 novembre 18H à 23H30 > 
EVENEMENT FACEBOOK

 
Artiste autodidacte, pouvez-vous nous parler de votre parcours…
Dans quel contexte avez-vous commencé à créer ? 
J'ai débuté mon travail au sein de squatts, à Paris. En rencontrant d'autres artistes, ça m'a donné envie de développer mes propres recherches mais aussi d'organiser des soirées artistiques, les "Easy art House", dans divers lieux nocturnes de la capitale comme La locomotive, les Folies Pigalle, puis le Palace. C'était dans les années '90, où j'étais fortement influencé par la musique électronique.
 
© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Pourquoi avoir choisi le(s) mur(s) comme premier support de création picturale ? 
Ça représentait à cette époque, une certaine idée de liberté, qui sous-entendait aussi un certain détachement par rapport a son propre travail. Je peignais sur le support qui se trouvait devant moi, sans aucune intention de le vendre ou de l'exposer. C'était juste un geste spontané. C'était une façon d'écrire une histoire, de laisser une trace éphémère sur le moment dans un lieu et un quartier donné. On se promenait, on marchait, on galèrait, alors on peignait sur les murs. C'était à la fois une occupation physique d'un espace et une occupation mentale. On ne prenait pas de photographies de notre travail... Nous n'étions pas dans une dynamique de promotion. On peignait là, juste comme ça sur le moment, avec les moyens du bord.  


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Des rencontres/collaborations qui vous ont soutenues, encouragées ?
Mes débuts ont été un peu difficiles. J'ai commencé tout seul. J'ai monté des projets, j'ai crée des collectifs, j'ai pu rentrer dans d'autres, mais  plutôt pour mes qualités de meneur et d'instigateur de projets, que pour mon travail plastique. Par la suite, j'ai effectivement collaboré avec d'autres artistes comme Isabelle Vialle, Nihil, Pierre Fudaryli, Mila Reynaud, Numa Roda-Gil. Il y a aussi des structures comme ArtaQ, la T-Rex Galerie, Le langage des Viscères, Spot Digigraphie, UC ART, le collectif "les agités du bocal" à Rennes, ainsi que l'agent qui représente Giger en France. J'ai été extrêmement ravi d'avoir rencontré cet homme et en me permettant d'exposer le travail de Giger, c'est une forme de soutien aux projets que je mène : la Cave Show room Gallery notamment. 
 

© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Peinture, musique électro, graphisme, tatouage au henné, sculpture… 
Comment avez-vous été amené à ces nombreuses formes d'expression artistique ?
Je suis tombé dedans. Je ne me sens pas comme un artiste, alors j'ai choisi de tester toutes les formes et de ne pas me fermer à un support, une technique, ou une matière. C'est une façon aussi d'être sans d'étiquette. 


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

S'agissait-t-il d'expérimentations/ recherches artistiques ?
Oui, on peut voir ça comme ça. Mais ce n'est pas une forme de recherche ni d'expérimentation de type universitaire ou de beaux-arts. Ma culture artistique vient de la rue. Alors je suis allé là où le vent m'a porté, en m'ouvrant à des techniques nouvelles, parfois underground, ou classique si l'on parle de la peinture : on peut parler de recherches dans le sens ou j'essaie tout ce qui m'attire, j'essaie de voir ce que je peux en tirer et jusqu'où. 


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)
 
Quelle relation entreteniez-vous avec chacune d'entres elles ? 
Le point commun je crois entre toutes ces techniques abordées, c'est la recherche d'une certaine esthétique, une plastique nette, des traits fins (pour la peinture et le tatouage au henné) une représentation particulière du corps en peinture et en sculpture déjà bio-mécanique.
Je suis dans le faire et c'est tout. 
 
Aviez-vous un/des médiums de prédilection ?
Non pas vraiment a cette époque, mais ça l'est devenu par la suite avec la photo et le graphisme. 


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)
© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

De quelle manière la pratique de ces disciplines - se retrouve-t-elle dans votre expression artistique actuelle ?
Je suis toujours à la recherche d'une esthétique particulière, des traits fins et un fort attrait pour la bio-mécanique et des ambiances plutôt lourdes et sombres. J'ai toujours rendu un corps, ou un paysage, que ce soit en peinture, en sculpture, en photo ou en graphisme... plus obscur qu'il ne l'est en réalité. 
 

© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

A partir de 2008 vous vous êtes consacré au graphisme et à la photographie…
Pourquoi le graphisme et la photographie ? Pourquoi à ce moment précis de votre parcours ?
L'intérêt pour ces techniques est arrivé lorsque je suis revenu vivre a Paris. Après quelques années passées en Bretagne, j'ai quitté mon atelier pour un studio, n'emmenant avec moi que mon ordinateur. J'ai repris un travail alimentaire, je suis " retombé" dans le fameux système " travail , boulot, dodo" et congés payés. C'est dans ce cadre de vacances, en me rendant a New York, que je me suis intéressé a cette mégalopole et à la façon de la photographier. C'est à partir de là qu'est née une vraie recherche, une relation entre le corps bio-mécanique et l'urbanisme. NYC est pour moi comme une matière vivante, organique, qui vit, respire, transpire, qui pue aussi parfois, avec ou sans habitants. 
On y ressent encore l'esthétique des années '20, le début de l'ère industrielle, un décor qui se lie alors parfaitement avec des corps bio-mécanique. J'ai alors développé mes recherches à la fois dans mes photos et mon graphisme, ainsi que dans la ville même, dépassant les trottoirs d'un time Square pour ceux moins lisses d'un Brownsville, de The Hole, de Dead horse beach... et j'en passe. 


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Pouvez-vous nous en dire quelques mots sur votre processus créatif et les techniques utilisées ?
Je fonctionne a l'instinct. Je le fais d'abord pour moi, peu importe la technique. Comme je disais je fais, c'est tout. Si technique il doit y avoir, alors c'est une rencontre entre la recherche d'une esthétique, d'une certaine perfection et l'imperfection de la technique elle même employée. 
 
Votre travail mêle l'art et l'anatomie, avec un univers peuplé de mutants mi-hommes mi-machines. Quelles sont vos inspirations ?
Je suis fortement influencé par les planches anatomiques, comme beaucoup d'artistes du monde digital. Et aussi par Giger, Beksinski, Bellmer
Mais aussi par NYC.
 
Que souhaitez-vous mettre en lumière ?
Le sombre!! 
 
© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Vos visages sont d'une beauté sombre et envoutante… seraient-ce les différents visages de la mort qui à la fois intrigue et effraye, êtres éphémères que nous sommes ?
Non, je n'entretiens pas une relation avec la mort en terme d'angoisse. Mes visages sont peut-être morbides, mais en jouant avec les symboles de la mort, j'ai envie de leur donner vie. J'aime l'idée de casser une certaine esthétique du beau et du fantasme de l'immortalité spirituelle. 
 
© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Selon vous, l'acte de créer aurait-t-il une valeur cathartique ?
Peut-être, mais comme je vis actuellement dans le sombre et au sein d'une société qui ne me convient guère, peut-on parler d'une certaine libération dans l'acte de créer ?
En tout cas je ne ressens aucune libération de mes angoisses ou de mes pulsions lorsque je crée.  Je n'ai pas l'impression que dans mon travail je me libère de quoi que ce soit. 
Le peintre, ou le sculpteur touche la matière, travaille avec son corps et par ce corps et son geste peut se libérer. Pour moi, en utilisant l'ordi, ça veut dire que je suis assis sur une chaise, devant un écran pendant des heures. Une machine, qui fait partie de notre monde contemporain et auquel il est difficile d'y échapper. Donc il y a pas de libération puisque l'acte de créer est inscrit dans le chaos. C'est ainsi que je le vis. En utilisant l'ordinateur, l'appareil photo donc des machines, je suis constamment sous leurs domination finalement. J'utilise une souris et non pas une palette graphique, c'est un peu comme si je voulais briser la notion de facilité, dont nous sommes devenus adeptes avec les nouvelles technologies. Donc j'exprime sans doute a travers mon travail un certain poids, mais le poids étant toujours constant, la catharsis est bien vaine. 
 

© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Paris, Los Angeles, New-York… vous avez également réalisé des photographies de villes. En quoi l'environnement urbain constitue-t-il une source d'inspiration pour vous ?
Comme je l'ai déjà dit plus haut, la ville est pour moi un être vivant, organique, qui vit, respire et transpire. J'aime l'architecture, ces lignes droites, ou courbes, ces formes aux contours nets, précis, qui parfois nous dominent. Des architectures qui sont à la fois de l'ordre du gigantisme et le témoin d'un temps, d'une histoire. 
Je pense notamment aux oeuvres de Frank Gehry ou du patrimoine art déco que proposent ces grandes villes. 
 

© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Sur quoi votre regard va-t-il se poser et à quel instant décidez-vous de prendre la photo ?
J'essaie de trouver un cadrage particulier. Dans la composition, mon regard se pose en particulier sur la ligne.
Je prends des lieux ou des environnements en photo parce qu'ils ont une histoire. La photo est le résultat d'une recherche historique menée en amont. 
 
Avez-vous d'autres destinations en vue ?
Je vais continuer mon exploration du territoire américain. J'aimerai me rendre a Détroit, Chicago et au Canada...
 
© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Vous êtes également le fondateur de La Cave show room Gallery. Quel est le concept de cette galerie en ligne et des expositions que vous organisez ?
L'idée était de réunir des artistes, d'organiser des expos collectives permettant ainsi aux artistes émergents et reconnus d'entrer dans une relation d'échange et de partage. Une idée originelle quelque peu idyllique et utopiste je dois l'avouer ! Depuis 2012 donc j'organise différentes expos, toujours dans des lieux différents et atypiques.
La cave c'est aussi une galerie en ligne en effet, permettant aux amateurs d'art d'acheter les œuvres et aux artistes de faire la promotion de leur travail.
Je pourrais vous en dire beaucoup sur La cave mais je pense qu'un article dessus serait beaucoup plus simple...  


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Pouvez-vous nous parler des disciplines représentées et de vos choix d'artistes au sein de votre catalogue ? 
Toutes les disciplines sont représentées. Il n'y a aucune fermeture d'esprit sur le style ou la technique. Au départ, j'ai fonctionné a l'affect, avant de fonctionner maintenant plutôt au coup de cœur. La Cave Show Room Gallery suit une ligne cohérente, qui se trouve plutôt du côté du sombre, mais j'essaie lors des expositions d'y intègrer de nombreuses formes en contradiction avec le milieu dit DARK ART. Je penses notamment à Numa Roda-Gil / Layral et Steve Taniou qui sont certainement les exemples les plus en contradiction avec le milieu du Dark.


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

Comment parvenez-vous à conjuguer votre approche et sensibilité en tant qu'artiste avec celle d'un galeriste/commissaire d'exposition ?
C'est parfois un peu compliqué de jouer sur les deux tableaux. Je ne me considère ni vraiment comme un artiste, ni vraiment comme un galeriste. Je suis un entre-deux parce que j'aime faire, j'aime mener et entreprendre des projets.

 
Quelles sont les actualités, projets à venir pour a Cave show room Gallery en 2015 ?
En 2015, je souhaite développer plus amplement la couverture médiatique de la Cave, que ce soit les expos mais aussi le site. Nous avons présenté 6 Show La Cave, plus des expositions personnelles en moins de deux ans. L'heure est maintenant venue de se poser, d'être moins dans l'accumulation d'expositions mais plutôt dans l'organisation de projets à plus long terme et de présenter plus des expos personnelles, ou avec un nombre réduit d'artistes, leur permettant ainsi d'exposer plus d'œuvres. 
Le prochain projet se montera à Belgrade a l'automne et à Dublin et d'autres qui pour le moment je garderais secrets... 


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)

AR GRAPHIKART, sur quels projets travaillez-vous actuellement ? 
Quels sont les temps forts pour l'année en cours ?
Je travaille sur plusieurs collaborations et sur une nouvelle série Urban Window Instant.
Je participe avec ma femme (Elodie Huré) au salon d'automne de Sao Paulo Bresil en mai prochain, où nous avons été sélectionnés. 
Je prépare également une exposition pour le mois d'avril a Paris et une autres sur Brooklyn en Août.  
 
Mot de la fin ?
Take Care 


© AR GRAPHIKART (ANGEL ROY)


EVENEMENTS PASSES :
CONCORDE ART GALLERY 
Présente : Délires Erotico Fantastique
Vernissage CE SOIR Jeudi 30 avril dès 19H 
En présence de Daria EndresenANGEL ROY/ Nihil /Pascale Nubret / Philippe Bousseau 
EXPOSITION du Jeudi 30 Avril au Mercredi 20 Mai 2015 



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LA CAVE SHOW ROOM GALLERY :
  • Artist UP
    (hôte)
    • 2015-04-29 16:21:37
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  • Tags - #paris #électro #urbain #photographie #ville #exposition #digital #new york #arts graphiques #humain #galerie #évènement #NYC #Angel Roy #AR GRAPHIKART #Cave show room gallery #mecanique #squatt
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