Laurent Dequick photographe, témoin de la ville contemporaine...

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C'est vers l'âge de douze ans, que Laurent Dequick commence à s'intéresser à la photographie, à cette époque il tatonne et s'amuse... L'arrivée du numérique dans les années 2000 lui donne un nouvel élan et depuis, il ne quitte plus son appareil. A travers ses photographies, il présente une vision architecturale et abstraite des villes du monde entier… Paris, Madrid, Melbourne, Venise, New York, Londres... Le mélange des techniques l'a toujours passioné. Son travail photographique est le fruit "de la rencontre entre la photographie et la peinture". Au cours de sa composition "il superpose, juxtapose différents instants d’un même lieu pour en créer une sorte de représentation statique de ce mouvement permanent". Un travail percutant sur le temps, l'espace et la vie ! 

Quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser à la photographie ?

Vers 12 ans, j’ai trouvé dans le grenier de chez mes parents un appareil photo (Lubitel II) ainsi qu’un livre "la photo en 10 leçons" (aux éditions Marabout), j’ai donc commencé en m’amusant et surtout en tâtonnant.
L’arrivée du numérique dans les années 2000 m’a donné un nouvel élan et depuis je ne quitte plus mon appareil…


© Laurent Dequick - NEW YORK, CANAL ST STATION

Qu’appréciez-vous dans ce médium/moyen d’expression ?

L’art photographique se situe à la rencontre de la technique et de la créativité. Ces deux aspects sont pour moi indissociables, l’un ne peut exister sans l’autre. La maîtrise du matériel, que ce soit l’appareil photo proprement dit ou l’ordinateur et ses logiciels de traitement photo.
Lorsque je prends une photo je traite autant du sujet, de la composition, de la lumière, du temps de pose, de la façon dont mon logiciel va m’aider à la révéler…

© Laurent Dequick - BRUXELLES, ATOMIUM

Nous avons pu voir que vous étiez au départ architecte, également inspiré par le cubisme et le dadaïsme ...
Comment cela se reflète-t-il au sein de vos créations ?

L’un de mes tableaux préférés est le nu descendant un escalier de Marcel Duchamp.
Ce tableau synthétise mon travail, il traite du temps qui passe. Lorsque je réalise une composition, je superpose différents instants d’un même lieu pour en créer une sorte de représentation statique de ce mouvement permanent.


© Laurent Dequick - NEW YORK, MOMA

Quelles sont vos autres sources d'inspirations ?

Je suis très sensible à l’oeuvre de William Turner, je suis en admiration devant la puissance de sa peinture. Je m’intéresse aussi particulièrement à l’oeuvre de Canaletto et de sa capacité dans ses "vedute" à recréer l’espace et la vie de la ville.


Avez-vous un moment et un lieu favori pour prendre vos photographies ?

Lieu : Venise est ma ville préférée, je l’ai étudiée lors de ma formation, je m’y suis rendu à de nombreuses reprises et à chaque fois je n’arrive pas à m’en rassasier. J’ai toujours dans un coin de mon esprit un ou deux lieux que je souhaite photographier et qui à eux seuls me donnent envie d’y retourner.
Moment : L’heure bleue. Je pense que tous les photographes la connaissent. Il s’agit du moment où le soleil vient juste de se coucher, mais il ne fait pas encore tout à fait nuit, la ville s’éclaire alors que le ciel est encore bleu… à la manière de Magritte


© Laurent Dequick - VENEZIA, CANAL GRANDE 

Vous présentez une vision architecturale et abstraite des villes contemporaines du monde entier… Paris, Madrid, Melbourne, Venise, New York, Londres... Quelle réflexion et sentiments souhaitez-vous transmettre ?

Je souhaite témoigner de la ville contemporaine, de la vie qui s’y déroule, par exemple, je rentre de quelques jours à Dubaï, cette ville m’a touché par ses spécificités, par son dynamisme. J’ai eu le sentiment qu’aucun projet n’est impossible là-bas, il faut d’abord juste être ambitieux et y croire… J’ai trouvé ce même élan à Hong-Kong…

© Laurent Dequick - NEW YORK, RADIO CITY HALL

Pourquoi avoir choisi de juxtaposer, superposer ou encore incruster les prises de vues ?

Le mélange des techniques m’a toujours passionné, mon travail artistique est le fruit de la rencontre entre la photographie et la peinture. J’utilise mes photos de la même manière que le peintre utilise peinture et pinceaux. Je recrée et recompose l’espace urbain précédemment photographié. Parfois de manière fidèle, parfois non, je suis en quête de ce que la photographie ne peut traduite : le temps qui passe.

© Laurent Dequick - NEW YORK, GUGGENHEIM

Parlez-nous de votre processus créatif...
Souhaitez-vous représenter la même idée à tavers les multiples villes que vous avez photographié ? 

Même si d’un premier abord mon processus créatif parait similaire, je dois m’adapter à chaque ville, il n’y a pas de systématisme, je ne montre pas Paris comme je montre Londres ou Shanghai. Au-delà des vues standardisées, je cherche à présenter l’essence spécifique de chaque ville.
Chaque voyage correspond à un nouveau chalenge, je n’y arrive pas forcément du premier coup, je dois me laisser toucher puis imprégner.

© Laurent Dequick - SYDNEY, OPERA HOUSE

Vous avez eu l'occasion d'exposer plusieurs fois...
Pouvez-vous nous parler d'une expérience d'exposition qui vous a particulièrement marquée ?

Ma première exposition a été pour moi un moment exceptionnel. Avoir la chance de montrer mon travail en "grand format" fut une joie immense. La somme des retours positifs du public m’a convaincu de continuer, de développer la voie que je venais d’emprunter… cela fait 7 ans et tout va très bien…


Qu'est qui est le plus difficile et le plus agréable dans le fait d'exposer son travail ?

Le plus difficile pour moi fut l’appréhension du regard de l’autre sur mon travail et le plus agréable est de vendre mon travail, d’une part pour en vivre et d’autre part pour se dire que des gens aiment tellement ce que je fais, qu’ils veulent accrocher mes photographies chez eux.

© Laurent Dequick - BILBAO, GUGGENHEIM

Quels sont vos projets et vos envies pour l'année 2015 ?

Pour 2015 je continue sur ma lancée, je projette de photographier Cuba, Istanbul, Rome, Lisbonne, Milan, Budapest, Prague…


© Laurent Dequick - VENEZIA, LA FENICE 

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  • Léa Rekouane
    (hôte)
    • 2015-04-08 16:48:54
    • 2 600 views
  • Tags - #photo #photographe #urbain #photographie #architecture #exposition #peinture #espace #urban #vie #mouvement #temps #Laurent Dequick #cities #villes #juxtaposer #incruster #superposer
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