Dans les dessins de jb, fourmille un monde baigné de l’imaginaire collectif...

SPONSORED

PARTENAIRES

Vous désirez communiquer
sur Artist Up ?

Etablir un partenariat
pour votre évènement ?

Contactez nous !

Chercher une news

Publicité

Pour jb la rencontre avec le domaine artistique s'est opérée fin '93 avec la découvrte du graffiti - grâce au bouquin Spraycan Art qu’un pote de classe lui avait prêté. Plus tard est venu le dessin en noir et blanc... toiles, carreaux, collages, affiches sur papier kraft... jb expérimente les matières, donnant vie à un univers onirique débordant et coloré :
"Dans mes dessins, on trouve des détails où fourmille tout un monde baigné de l’imaginaire collectif. Je m’inspire d’éléments reconnaissables qui s’articulent de manière à créer un univers imaginaire et pacifique. (...) Je fais souvent mes personnages avec des yeux fermés qui ouvrent les voies du rêve et de l’apaisement. Les longs cils, c’est un clin d’oeil amoureux…"
Que vous soyez promeneurs de rue... ou de Web... arrêtez-vous, marquez une respiration... cela fera tout notre bonheur et celui de l'artiste ! 


Pouvez-vous nous parler de votre parcours ? Qu’est-ce qui vous a conduit vers le monde artistique et l’expression par le dessin ?
Fin 1993, je découvre le graffiti avec le bouquin Spraycan Art qu’un pote de classe m’avait prêté. Je commence à peindre quelques mois plus tard avec mon cousin et mon frère. Pendant un peu plus de 10 ans j’aurais pris énormement de plaisir dans cette passion. Comme ces moments où seul le grésillement d’une borne EDF nous accompagne de mur en mur dans la rue déserte. Une sensation de grande liberté. J’ai aimé les sorties peintures entres potes mais plus particulièrment les sorties seul où l’on a que soi à gérer. Entre temps j’ai fait quelques années fantomatiques aux Beaux Arts puis j’ai travaillé comme infographiste tout en continuant à peindre et dessiner. Actuellement, je me suis reconverti dans le médico-social et je partage un atelier à Paris depuis bientôt trois ans avec quatre artistes.
Je ne peux pas dire qu’enfant j’aimais le dessin. J’ai commencé vers 17 ans à peindre et à m’interesser à l’art grâce au graffiti. Le dessin en noir et blanc est venu plus tard. Mes dessins ont commencé sur un bout de table.


copyright© jb 
 
Quand je travaillais en agence, j’organisais mon bureau pour travailler tout en dessinant. Puis, quand je suis arrivé sur Paris, j’ai découvert les longs trajets en métro et j’ai profité de ce temps perdu pour le transformer en moment de création et parfois de rencontre. Pendant deux ans, j’ai fait plus d’une centaine de dessins au feutre et le métro est devenu un moment privilégié pour moi où la promiscuité du lieu m’aidait bizarrement à trouver des idées et une grande motivation pour dessiner. J’ai appris à m’organiser pour optimiser mon temps de dessin. Anticiper les temps de freinages, me placer par rapport à la lumière… Ce que j’aime dans le dessin en noir et blanc, c’est qu’avec une feuille et un stylo on peut très vite partir ailleurs.
 
copyright© jb

Pouvez-vous nous parler de vos différentes techniques de travail ? Entre collage, dessin, peinture…
Quand je dessine, je pars d‘éléments qui font maintenant partie de mon lexique : comme une fenêtre, des nuages, des marches d’escaliers. Au fur et à mesure, les objets se mêlent et se répondent.
Pour la peinture, c’est plus complexe, plus hasardeux et plus fragile. Je peux commencer une toile et y revenir plusieurs mois après. Que ce soit pour le dessin où pour la peinture, je ne fais jamais d’esquisse. Je tiens ça sans doute de ma période graffiti ou même si je dessinais beaucoup de lettrages chez moi, une fois devant le mur je peignais à l’instinct de ma gestuelle.
Pour les collages dans la rue, j’utilise du kraft blanc et de l’acrylique. J’ai une grande liberté dans les formats et j’aime m’investir complétement en offrant à la rue des oeuvres originales et non photocopiées. Je n’aime pas les photocopies de dessins que je voie trop souvent sur les murs. Elles sont moins vives, moins vivantes, le noir est fade et dès qu’on se rapproche on voit le contour avec ses pixels. Pour moi ça manque de générosité. J’aime ce geste romantique d’abandonner à la rue un travail original et unique.
 
copyright© jb
copyright© jb
 
Les murs, les carreaux, le papier… Est-ce un besoin ou une nécessité d’utiliser différents supports dans vos créations ?
J’expérimente les matières. Par exemple, j’ai trouvé un abat-jour dans une poubelle qui s’est avéré être un bon support. Pour le kraft, j’adore la fragilité de ce papier et ce côté dérisoire m’enlève la «pression» d’une toile. Mes pinceaux glissent mieux sur du kraft !
 
copyright© jb - carreau

Comment décririez-vous votre univers ?
L’onirisme et l’impression de suspension des élèments dans les oeuvres de Chagall, la beauté désordonnée des peintures de Soutine m’attirent beaucoup. Ma compagne m’a fait découvrir les ballets russes du début du XXème siècle. J’ai acheté un livre et j’ai été transporté par tant de beauté. Danses, décors et costumes, un art presque total.
Dans mes dessins, on trouve des détails où fourmille tout un monde baigné de l’imaginaire collectif. Je m’inspire d’éléments reconnaissables qui s’articulent de manière à créer un univers imaginaire et pacifique. Mes travaux peuvent être très colorés. En général, je ne fais pas de dégradés. Chaque couleur se pose l’une à côté de l’autre.
J’utilise des couleurs vives qui fonctionnent bien dans la rue et je cerne en noir comme un vitrail. Ce cerne souvent en rondeur ramène à une douceur de l’enfance mais c’est aussi pour moi un moyen de mieux identifier ce que je montre. Je fais souvent mes personnages avec des yeux fermés qui ouvrent les voies du rêve et de l’apaisement. Les longs cils, c’est un clin d’oeil amoureux…
 

copyright© jb 

Affiche jb from jean-baptiste on Vimeo.

Avez-vous des quartiers de prédilection pour la pose de vos collages ?
Les quartiers où je colle mes peintures sont souvent sur des trajets que je connais. Je prends souvent la température du lieu avant de venir y placer une affiche. Toucher le mur, est ce que ça restera un peu, faut-il une perche… J’aime l’idée de pouvoir repasser facilement devant mes peintures pour les recoller au cas où ou juste être heureux de les voir. Un collage durera peut-être quelques heures, c’est la vie ! Par contre, je n’aime pas l’idée qu’une personne vienne récupérer des oeuvres pour les collectionner ou pire en faire un commerce.
Une fois collée, la peinture appartient à la rue et aux gens qui passent et la regardent. Elle disparaîtra aussi dans la rue. En tout cas, c’est ce que je souhaite.
 

copyright© jb 

Affiche jb janvier 2013 from jean-baptiste on Vimeo.

Entre la rue et la galerie, dans quel contexte préférez-vous voir vos oeuvres ?
A une époque j’aurais dit «Si c’est sur du papier kraft, c’est pour la rue.» Maintenant mon avis serait moins tranché. Cela dépendrait des projets, des rencontres et de mon ressenti par rapport au lieu d’exposition proposé.
Néanmoins, même si j’ai déjà exposé des peintures sur kraft, je dois bien reconnaître que j’aime beaucoup partager au grand air mes affiches collées avec les gens et voir en grand format à la lumière du jour ou de la nuit l’oeuvre vivre.
 
copyright© jb 

Vous réalisez également des petits films d’animation, avez-vous l’intention d’exploiter cette technique de travail ?
C’est plutôt un petit bricolage d’images qui s’animent entre elles. J’ai aimé faire ça mais ça m’a demandé beaucoup de temps et en ce moment j’ai d’autres projets. Par exemple, je voudrais monter une vidéo de mes collages entre 2013 et 2014 et je suis en train de récupérer de vieilles vidéos de peintures.
 

copyright© jb 

Mots de la fin ? Projets en cours ? A venir ?
J’ai participé à deux expositions collectives en janvier et février. Maintenant, je vais commencer à plancher pour l’expo de printemps de notre atelier…Et puis il reste la rue et des collages qui n’attendent que ma motivation pour prendre l’air.

SUIVEZ LES ACTUALITES DE JB sur :
  • Artist UP
    (hôte)
    • 2015-04-03 17:53:26
    • 1 479 views
  • Tags - #paris #toiles #affiches #Rue #vie #couleur #Collages #enfance #street-art #jb #urban art #JB LEONARDI #dessin en noir et blanc #carreaux #papier kraft
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI