Les normands de YOU SAID STRANGE débarquent avec un nouvel EP très prometteur !

PARTENAIRES

Vous désirez communiquer
sur Artist Up ?

Etablir un partenariat
pour votre évènement ?

Contactez nous !

Chercher une news

Publicité

Tandis que le groupe vient d'enchaîner 5 dates avec leurs pères spitirituels, The Dandy Warhols, les You Said Strange continuent de défendre leur deuxième EP. Enregistrée à Londres dans le studio de Stanley Belton (Black Market Karma), cette deuxième galette, éponyme, nous offre 4 titres d'un rock-psyché exemplaire! 
Lauréats du dispositif Booster en 2014 et parrainés par la même occasion par le 106 à Rouen, les 5 membres de You Said Strange ont su profiter de ces opportunités pour accroître leur développement. S'en suivit une série de 5 concerts en première partie des Dandy Warhols, l'une de leurs influences majeures : "Cette expérience était folle, enrichissante et humaine!". Elle leur a aussi permise de consolider encore plus leur place au sein du paysage rock-psyché en France. 
Rencontre avec - le d'ores et déjà très occupé - Martin Carrière, bassiste du groupe et organisateur du festival Rock In The Barn à Giverny. 


L'EP "YOU SAID STRANGE" DISPONIBLE SUR ITUNES

 

En quelques mots, quelle est l'histoire de You Said Strange ?

Eliot (mon petit frère) et Matthieu se sont rencontrés à la première édition du festival Rock In The Barn, en 2010. En voyant les concerts, ils se sont dits que ce serait bien de faire un groupe. Du coup, le groupe s'est créé comme ça. Il y a eu 3, 4, 5, 6 musiciens dedans, au début tous les potes qui se sont ramenés pour jouer. Matthieu et Paul étaient très influencés rock anglais actuel (The Libertines, Artick Monkeys…) et Eliot était à fond The Doors à l'époque.
Du coup ça a donné des morceaux assez « strange » justement et le nom You Said Strange vient de l'album "Strange Days" des Doors. Suivent les premières compos et puis au fur et à mesure, le style s'est affiné.
Moi, je suis rentré dans le groupe en 2012 parce que le bassiste n'était pas dispo sur une petite tournée en Basse Normandie, du coup j'ai pris le rôle de bassiste même si je n'avais jamais fait ça. Ça s'est très bien passé et au final, je suis resté dans le groupe.
A partir de là, ça s'est vraiment affiné au niveau du style, on est parti sur les influences qu'on écoutait tous, le Brian Jonestown Massacre, les Dandy Warhols, les Black Rebel Motorcycle Club etc… 

 

© Shanon Aujard

Vous avez sorti un EP en février dernier. Vous avez pris un vrai tournant rock psyché, avant c'était un peu plus pop rock, pourquoi ce nouveau son ?

C'est une direction qu'on a toujours voulu prendre mais au début on était plus axés Dandy Warhols mais version soft. Du coup sur le premier EP on avait vraiment axé notre son là dessus mais comme on ne maîtrisait pas encore les sonorités, les effets etc, on n'a pas réussi à avoir ce qu'on voulait vraiment, même si ça y ressemblait. C'était un premier jet et on était plutôt contents de l'avoir fait quand même. 

 


 

Vous allez aussi le sortir en vinyle, en quoi ce format là est important pour vous ?

C'est important parce que tous les afficionados de la musique nous le demandent à chaque fois. Du coup on s'est dit que ce serait bien de le faire. Après ça met 12 semaines à se fabriquer, voire plus, il n'y a plus qu'un presseur en France. Il y en a un deuxième qui est arrivé récemment je crois, mais du coup, ça met du temps et c'est un peu plus cher. Mais on aimerait bien sortir ça pour la rentrée prochaine.
  

 © Droits Réservés
 

Vous venez de faire 5 dates avec les Dandy Warhols, comment ça s'est passé ? 

Avec les Dandy, même si ça a commencé de manière querelleuse, notre tournée s'est vraiment bien passée, c'était une expérience humaine. Ça ne pouvait pas se passer de manière réctiligne, juste être « salut, bonjour etc… ». Ce qui est intéressant c'est qu'on a vu qu'une relation s'est forgée malgré le conflit du début. Même si on l'a très mal vécu sur le moment. Mais ce n'était pas vraiment pas avec eux, c'était avec l'équipe qui les entourait.
Au Tétris (SMAC du Havre ndlr), on s'est pointés dans les loges avec eux et on leur a fait découvrir des trucs, genre Black Market Karma et c'était top! Mais du coup, le crew autour s'est dit « c'est quoi ces merdeux ? » et ils n'ont pas osé venir nous voir, alors qu'ils avaient 45 ou 50 ans. Ils se sont plaints au tour manager qui doit avoir 30 ans et qui est venu nous remonter les bretelles le lendemain à Brest.
Après, on s'est dit qu'on allait juste faire le taf, le truc entre nous et voilà. Les Dandy étaient dans la loge d'à côté et avaient vu qu'on était très discrets, qu'on ne faisaient plus de bruit etc… Et puis, à un moment, Courtney (chanteur des Dandy Warhols ndlr) a ouvert la porte coulissante qui séparait nos deux loges et il a dit, « bon allez, on fait la soirée ensemble ». Du coup il y a eu une sorte de réconciliation, je suis allé voir le Tour Manager, et je lui ai dit « tu vois, c'est eux qui ont ouvert la porte... » C'était vraiment cool : babyfoot, pétanque et des soirées à Strasbourg notamment... C'était vraiment ouf, de bons moments !

© Lule - Live au Paloma - Nîmes


© Patrick Auffret - Live au Tétris - Le Havre

Comment avez-vous eu l'opportunité de faire ces 5 dates ? 
A la base, on s'est inscrit aux Inouïs du Printemps de Bourges. On n'a pas été pris, on ne faisait pas partie des 84 groupes normands. Par contre, Matthieu Lechevallier, responsable des iNouïs en Haute-Normandie, qui est au Tétris, à la Papa's Production m'a appelé et m'a dit « le jury ne vous a pas pris mais moi j'ai bien aimé les nouveaux titres, je vous garde sous le coude pour un truc, j'aimerais bien faire une première partie au Tétris ».
Un mois après on voit que les Dandy Warhols sont programmés, on en parle à Matthieu Lechevallier, qui nous dit qu'il y avait justement pensé.
Johann Schulz, le programmateur nous rappelle et nous dit « Les gars, je vous mets en première partie des Dandy, est-ce que vous êtes dispos ? » mais en fait, il y avait une première partie américaine prévue sur toute la tournée. Mais une semaine après, ils se sont desistés, du coup il fallait chercher une première partie dans chaque salle en France.
Donc il y a eu une vingtaine de groupes qui se sont proposés pour chaque salle, et c'est Peter le guitariste, qui a écouté tous les projets et qui a dit « on va prendre You Said Strange et ils vont faire toutes les dates avec nous ». C'était inespéré pour nous. Quand on a appris ça, on jouait à la Mécanique Ondulatoire, ce soir là, et je pense que le patron s'en souvient encore parce que les gars ont gueulé dans la salle, ils étaient dans tous leurs états. Je me suis excusé auprès de lui après, il a compris, et il a dit « ok si c'est pour cette raison là, vous pouvez faire le bordel ».
 

 
© Adeline Fievet - live au Tétris - Le Havre

Vous êtes 5 dans le groupe mais vous invitez souvent des gens sur scène, que recherchez-vous en faisant ça ?

On est un groupe de live et on kiffe faire venir les potes. Tu vois, Hector, le nouveau qui est au tambourin, on ne l'a pas pris parce qu'il était musicien, on l'a pris parce que c'était un pote. Il ne savait pas faire de tambourin, il n'avait pas de notions de rythmique. Du coup il en a fait tous les soirs, il s'y est mis et ça a marché. 

Martin, tu t'occupes aussi du festival Rock In The Barn à Giverny, j'imagine que c'est assez intéressant de lier ces deux activités ?

L'un va avec l'autre. Les You Said Strange font tous plus ou moins partie de l'organisation maintenant, Eliot est beaucoup dans la logistique sur place, pendant le festival. Moi je suis sur tout ce qui est en amont. Les gars (Matthieu et Paul) sont sur l'organisation le jour même et ce qui est marrant, c'est que le festival est un lieu d'acceuil de pas mal de groupes qu'on aime. On les rencontre grâce au festival. Tu vois les Black Market Karma, si on a pu enregistrer chez eux à Londres, au mois de décembre dernier, c'est qu'ils sont venus à Rock In The Barn et qu'ils ont vus ce qu'on faisait, ce dont on était capable etc… On s'est apprécié tout de suite et c'est ça qui est chouette. Le festival est une plateforme de rencontre de plein de groupes et tu vois même You Said part de Rock In The Barn. C'est vraiment un lieu où je concilie les deux activités.

 

Quels sont vos projets pour 2015 ?

Pour cette année, du coup sortir le vinyle. On est avec le TFT label, le label de Bow Low, qui est basé sur L'Aigle, en Normandie, c'est le label qui a pressé nos CDs et qui diffuse le disque via le dispositif R.A.D.A.R. Du coup on fait les 15 ans du TFT label le 30 mai, au MeteorFest.
Donc y'aura Bow Low, Scratch Bandits Crew, the Goaties donc ça va être un bon festoche.
On va faire le Celebration Days, un festival au mois d'août, c'est aussi un échange avec Rock In The Barn, on fait des échanges de com avec ce festival qui est Picardie, festival un peu psyché indé, qui fait venir des groupes européens d'un peu partout, c'est dans la forêt en Picardie, c'est super cool.
Et puis la sortie du vinyle, puis peut être soit sortir un nouvel EP, soit envisager un album, mais c'est délicat parce que si tu te lances en tant qu'artiste dans l'album, ta carrière est vraiment lancée à ce moment là. Et il y a des groupes qui arrivent avec déjà deux albums, sans une vraie structure autour, et c'est comme s'ils avaient déjà grillé des cartouches. Donc l'album il faut être ultra sûr avant de le sortir. Il faut avoir l'attaché de presse qui suit, le tourneur qui suit bref, il faut une forteresse avec soit pour le faire et pour le moment on ne l'a pas.
 

RETROUVEZ YOU SAID SRANGE SUR : 
FACEBOOK
DEEZER
TFT LABEL

YOU SAID STRANGE EN CONCERT :
30.05.15 | LE METEORFEST L'Aigle
15.08.15 | CELEBRATION DAYS Picardie

  • Saam WB
    (hôte)
    • 2015-04-14 09:09:22
    • 1 985 views
  • Tags - #rock #normandie #psyché #you said strange #nouvel EP #giverny #vernon #rock in the barn
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI