L'univers envoûtant et énigmatique de DZO Olivier...

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“Que cet art reste une source de joie le plus longtemps possible et une voie d’épanouissement et d’émancipation”.
DZO Olivier est un artiste autodidacte et designer freelance du sud de la France. A travers son art il explore la «noosphère» : un concept philosophique sur la pensée humaine, ce qui rend son travail à la fois complexe et envoûtant.
« Tout est métaphore » ! Ses œuvres s’inspirent des anciennes gravures et autres vieux manuscrits occultes. Cet artiphiste cherche à susciter l’intérêt à travers des œuvres mystérieuses et stimulantes, « flirtant avec l'alchimie, la sorcellerie et le blasphème ». 
Alliant noirceur et lumière, chaos et cosmos, DZO Olivier met en scène de nombreux symboles, invitant le spectateur à ouvrir sa conscience, son imaginaire... à le faire réagir, peu importe le thème abordé.
"Affuter sa propre personnalité plutôt que de se fondre dans la masse", cela engage critiques cassantes et inversement. Dans une logique où le « négatif devient une force et le positif un stimulant » DZO Olivier associe les erreurs au développement et transforme les inconvénients en avantages. 
Son œuvre est complexe et va bien au-delà de l’esthétisme - c’est véritablement une vision philosophique qui s'ouvre au spectateur. L'artiste souhaite ”faire comprendre que notre environnement manque de sens ou plutôt que nous avons perdu l’habitude de capter l’essence des choses à force d’être gavé d’images insipides à but consumériste”. Interview d'un artiste dont le mystère est comparable à son talent.


Après avoir obtenu le diplôme des Beaux Arts de Toulouse, vous avez créé une marque de Headwear dans le milieu des sports de glisse, puis monté votre propre studio graphique. 
Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours…
D’où vient votre intérêt si particulier pour l’Art et cette envie d’entreprendre ?
Une histoire familiale. Plutôt génétique parce que je n’ai pas souvenir d’avoir été stimulé volontairement dans ce sens. Au contraire, même si j’ai fait preuve d’un goût prononcé pour l’art très jeune, mes parents, prof de dessin et architecte, n’ont pas cherché à développer mes capacités.
J’ai eut une éducation plutôt sévère, callée dans la sacro sainte idée que le travail fait l’homme et qu’il faut cravacher pour trouver une bonne place en société !
Le genre d'éducation à l'ancienne qui a surement déclenché chez moi un goût prononcé pour le rejet de l'autorité et les excursions en dehors des limites rationnelles et dogmatiques. 
En tout cas, ce sens du travail m’a surement donné l’envie d’entreprendre. Le goût de sortir des sentiers battus m’a engagé vers l’«art».
J'ai évolué dans un monde à base de rock, skate, snowboard, graff nocturne, ... le tout empreint d'ésotérisme, très jeune. Tout ça, m’a également préparé clairement, et ce malgré le peu de confiance de la part de mes parents, à évoluer dans le domaine artistique.
Les Beaux-Arts de Toulouse n’ont fait que confirmer ma voie et m’ont permis d’affiner.
Ensuite, c’est une évolution de base. Je sors diplômé, je bosse quelques années dans une boite (textile et glisse), je crée mon propre studio, je gagne quelques récompenses, etc etc…

© DZO Olivier

Vous vous qualifiez d’« artiphiste » : pouvez-vous nous en dire plus sur l’origine de cette appellation et à quoi fait-t-elle référence ?
Après une dizaine d’années d’exercice, j’ai ressenti le besoin de travailler dans une branche plus artistique, plus libre en fait. Les contraintes du travail quotidien m’essoufflent un peu. Le client est souvent destructeur de créativité et le fait de travailler tout le temps sur du compromis peut devenir lassant.
Mais l’art « pur », est une voie qui ne me convient pas non plus. Le monde artistique est souvent fréquenté par des gens qui ont plus de gueule et d’égo que de talent. On ne fait plus la différence entre un véritable artiste et l’esprit commercial qui se développe au sein de cette famille. Star system… C’est aussi plus risqué, ça, il faut le reconnaitre.
Donc, un savant mélange entre artiste et graphiste a donné le mot Artiphiste, un mot imprégné de sens, une alchimie de l’entre-deux. Artiphiste, c’est un statut qui allie les contraintes du graphiste au libre arbitre de l’artiste.
On pourrait en parler des heures… je vais rester là-dessus.

© DZO Olivier

Originaire de Pau, la Région Aquitaine et votre entourage ont-t-ils eu une influence sur votre approche/création artistique ? … et sur vos thèmes de prédilection ?
Non. Aucune. Ah si, peut-être la nature, omniprésente dans ma région et florissante. La nature est ma principale inspiration même si je ne l’arpente pas sans cesse.
Quant à mes thèmes de prédilections, c’est la société, tout simplement et le constat que j’en tire aujourd’hui qui m’amène à chercher la désintoxication par la découverte et l’apprentissage d’autres voies. Elles sont nombreuses et on peut se trouver n’importe où pour décider d’ouvrir les yeux.

© DZO Olivier

Vous êtes un artiste engagé contre le « consumérisme », prônant l’art libre et sans limites.
Comment parvenez-vous à exprimer vos idées sur papier ? 
Vaste sujet… Mes idées ne s’expriment pas directement. Je cherche juste à susciter de l’intérêt sur des sujets complexes alliant noirceur et lumière, chaos et cosmos… je travaille de telle façon à associer mes erreurs à mon développement, à transformer les inconvénients en avantages… j’intègre une partie aléatoire dans chacune des mes créas. J’exprime mes idées de cette façon. Ce n’est pas forcement visible. C’est tout un processus qui donne naissance à des œuvres qui semblent attractives. 
Je ne fais pas du prémâché. Je travaille les symboles et des systèmes symboliques organiques. J’ajoute des petites irrégularités conceptuelles, j’évolue très librement et je ne fais que ce qui me donne envie. Je refuse souvent des clients potentiels qui n’acceptent pas ce type de condition. Je reste propriétaire de toutes mes œuvres et je ne fais que concéder des droits d’exploitation limités. 
Je pourrais aussi parler de mes outils : un crayon, un ou deux stylos noirs. Simple. Basique. Ca aussi, ça va à contre courant des évolutions technologiques même ci celles-ci me fascinent. Je les utilise dans mon travail quotidien. Quand je m’exprime artistiquement, je réduis le champ et j’en fais un terrain de mise à l’épreuve.
Tout ces petits détails et il y en a d’autres, définissent ma démarche. Peu importe les sujets finalement.
C’est ma façon d’être engagé. Affuter ma propre personnalité plutôt que de la fondre dans une masse. 
Concept de l’individuation de Jung… Passionnant. Ca se recoupe avec le Zen.

© DZO Olivier

Quelles émotions/réactions souhaitez-vous susciter ?
J’aime le contraste, donc j’aime autant recevoir des critiques cassantes que des fleurs. Cette philosophie de vie dont mon art traduit une facette, me permet de tout transformer. Le négatif devient une force, le positif un stimulant à toujours aller de l’avant.
J’essaie de susciter une réaction. Et c’est déjà énorme. La plupart des gens se contentent de dire j’aime/j’aime pas. S’ils vont au-delà, c’est mieux. C’est ce que je cherche. A faire comprendre que notre environnement manque de sens ou plutôt que nous avons perdu l’habitude de capter l’essence des choses à force d’être gavé d’images insipides à but consumériste.

© DZO Olivier

De quelle façon souhaitez-vous bousculer les esprits … faire réagir ? 
Ce n’est pas compliqué !!! Le simple fait de dessiner un crâne, alias tête de « mort », bouscule les esprits ! On ne peut pas imaginer combien nous sommes formatés et contraints par des concepts aseptisés. Notre vision est courte et limitée. Avec un crâne, la plupart de gens broient du noir. Ils voient la mort, la fin, leur propre perte ou celle d’autrui. Un crâne, c’est le mal.
Peu sont ceux qui peuvent y voir un structure, la protection d’outils formidables comme le cerveau ou les yeux, le fiefs des sensations, la boite de Pandore ou la chambre à coucher de Dieu.
Rares sont ceux qui voient la vivification, le principe de petite mort pour renaitre dans un autre état d’esprit … la carte 13 du Tarot en est un parfait exemple. Mémento Mori ne veut rien dire pour la plupart d’entre nous même s’il entraine naturellement Carpe diem….. etc….  un crâne, ce n’est pas que la mort. C’est aussi la vie.
En fait, mes dessins révèlent nos limitations d’interprétation. C’est là qu’il faut réagir et surpasser nos scléroses. 
L’appréhension de notre part d’ombre fait partie de notre équilibre, d’un état complet d’être humain. 
Pour être plus clair, les sujets poussiéreux, par exemple, sont un moyen de perturber. Créer à partir de mythologie ancestrales, intégrer des vieux codes alchimiques, créer des architectures ésotériques est un bon moyen de bouger les mentalités. Dès qu’on utilise les symboles, ceux-ci font échos avec notre intériorité. Et notre psyché est composée de symboles.

© DZO Olivier

Pensez-vous que votre message soit perçu/décrypté par tous et de quelle manière ?
Je ne cherche pas à ce qu’il soit perceptible par tous. L’imaginaire à grande échelle est en berne et pourtant, c’est le facteur essentiel pour y voir plus clair, pour cerner les mondes intermédiaires. Certains éléments déclenchent des réactions et une perception nouvelle de concept souvent refoulé. 
En fait, pour résumer, je cherche à ouvrir la conscience qui préfère se cacher derrière l’égo. Les gens semblent plus enclins à réclamer le fouet, quitte à s’en plaindre en suivant, que de remettre en question notre confort. Esclaves modernes. Le juste milieu, l’entre-deux encore une fois, est une voie intéressante à suivre.
Au moyen âge, l’inquisition s’est battu contre la sorcellerie. Ils disaient qu’ils préféraient anéantir et tuer 100 innocents que de laisser à une seule sorcière la possibilité d’échapper à leurs filets.
Je vois l’inverse et j’aime voir se révéler sorcières et maitres ensorceleurs, esprits du feu et spectres des mers, être étranges et monstres divers, afin de les valoriser ;)… 

© DZO Olivier

Mystérieux et énigmatique vous vous appuyer l’ésotérisme ses symboles et ses mythes… 
Pouvez-vous nous en dire plus sur cette source d’inspiration infinie… ? 
Comme vous dites, c’est infini car c’est une voie équilibrante car complémentaire. Il est difficile de la déterminer tant le champ d’exploration est énorme. En gros, il y a l’EXOterisme et l’ESOterisme. Ce qui est accessible et enseigné à tous (exo), et la partie immergé de l’iceberg (eso).
Pourtant, aujourd’hui tout est là. Merci internet, merci la littérature. Il suffit juste de faire l’impasse sur le tout cuit. 
Quand vous vous engagez dans cette voie, vous redécouvrez des choses incroyables. Je redécouvre Platon et fais la différence avec la voie d’Aristote, je redécouvre la mythologie grec et fait des ponts entre l’odinisme et le taoisme, je découvre ce qu’est la GNOSE, le SOUFFISME, je découvre la psychologie de JUNG aux chamans de sibérie, les mondes hypnagogiques s’ouvrent et la transe prend du sens, la pensée analogique se développe...


© DZO Olivier

Quelle est la place du détournement religieux au sein de vos œuvres ?
La religion est le premier facteur de détournement, d’appropriation des concepts et de désacralisation symbolique. Comme dirait certain chaman, Croire est un pouvoir, croire « en » est une limitation. 
Il y a de la concurrence au cœur d’un système qui est fait pour relier les gens entre eux.
En terme de reliance, il vaut mieux lire du Edgard Morin et comprendre le concept d’unitas multiplex que de lire les grands écrits religieux, ce qui n’enlève en rien leur puissance de suggestion et leur immense sagesse de fond.
Tout est métaphore. Les messages sont tous les mêmes, mais ont pris des tournures différentes selon l’espace et le temps, la culture et le langage.
Un système de reliance qui divise est sombrement paradoxal.
Alors je relie et j’associe des concepts qui peuvent paraitre anti religieux alors que je fais l’inverse.
Finalement, je suis purement religieux. Je tisse des liens librement et sans contrainte.

Quelles sont vos autres sources d’inspirations que ce soit dans les arts visuels et autres disciplines artistiques ?
La nature. Elle offre tout. Formes couleurs senteurs… elle est la source de tout et le plus grand de tous les mystères. Les mystères me stimulent. Même quand il n’y en a pas, je soupçonne leur présence.

© DZO Olivier
 
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur les médiums/techniques que vous utilisez ?  
Pourquoi le papier est-t-il votre support de prédilection …
Le papier est une surface agréable à travailler. L’os est surprenant, le bois absorbant, le métal trop lisse, le tissu / la toile est trop rugueuse, la peau de fruit acide, la peau humaine trop grasse… Mais toutes les surfaces sont une belle aventure. Bien sûr, je parle d’exploration à coup de stylo noir.
Aujourd’hui, je commence à reprendre contact avec la pyrogravure ou le crayon à papier, l’acrylique et l’aquarelle… je n’ai vraiment pas de limite dans ce type d’outil mais seulement quelques affinités plus prononcées pour le crayon et l’encre noire.

Dans quelle(s) direction(s) souhaitez-vous orienter votre recherche artistique ?
Ma recherche artistique évolue à chaque coup de stylo et à chaque nouvelle lecture. Je tiens absolument à garder un caractère, une patte, un univers mais les thèmes abordés vont évoluer, comme les surfaces... Au gré du vent et de mes envies.

© DZO Olivier 

Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?
Je commence à envisager des collaborations avec d’autres artistes. Des oeuvres croisées ou des échanges d’art.
Je travaille également à produire des séries limitées et gérer moi-même ce type de production, en collaboration avec des amis.
J’ai des projets d’illustration sur des pochettes de musiques, des couvertures de livres et des interprétations d’affiche de cinéma. Tant que ça ne devient pas contraignant, j’avance.

Des dates importantes pour 2015 ?
Normalement, une expo au Japon et d’autres projets à confirmer.
J’ai entre autre, envie de lancer un gros projet de reliance entre les artistes crayonneurs !... je ne peux pas trop en parler pour l’instant.

Le mot de la fin ? Que pouvons-nous vous souhaitez pour l’avenir ?
Une bonne continuation et d’éviter la routine. 
Que cet art reste une source de joie le plus longtemps possible et une voie d’épanouissement et d’émancipation.

Merci .

© DZO Olivier 

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    • 2015-05-15 15:11:08
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  • Tags - #dessins #papier #arts graphiques #philosophie #crayon #stylo #DZO #artiphiste #os #noosphère
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