Maia Flore : l'art de transfigurer la réalité par la photographie...

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« Je voudrais encore et toujours inventer la machine à se téléporter et comme chaque année, je me dis que c’est la bonne. » 
Maia Flore est une artiste spontanée nous fait voyager à travers ses clichés poétiques et métaphoriques... 
Née en 1988, Maia Flore est Diplômée depuis 2010 de l’Ecole des Gobelins. Sa première série « Sleep Elevations » est présentée au festival Circulation(s) en 2011, puis à San Francisco en 2014. Ses images ont été publiées dans Libération, Le Figaro ou encore The New Yorker. Au-delà de la reconnaissance croissante de son travail par les professionnels, pour Maia ce sont avant tout « des rencontres fortes » qui lui ont permises de poursuivre son aventure.
Lauréate HSBC pour la photographie 2015, elle utilise l’image photographique pour concrétiser « une pensée loufoque, absurde ou rêvée ». 
Maia Flore continuera à exposer et à partager son talent dans les mois à venir… Prochain rendez-vous en mai pour la sortie du livre chez Actes Sud et l'exposition à la galerie Esther Woerdehoff (Paris) du 12.05 au 06.06.2015... le vernissage aura lieu le 12 mai prochain !

 
© Maia Flore - Situations
© Maia Flore - Situations

Quand et comment avez-vous commencé à vous intéresser à la photographie ? Des rencontres, temps forts, voyages qui ont marqués votre parcours ? 
Bonjour ! Je m’y suis vraiment intéressée 15 jours avant de passer le concours de l’école où je m’étais inscrite en remarquant qu’il s’agissait d’une école seulement de photo. Je venais d’un parcours en arts graphiques où je souhaitais garder les possibilités de médium différents. Pendant ce temps d’études, j’ai évolué avec un autre artiste musicien Jeremy Joseph avec qui nous avions commencé un projet appelé Minor Sailor. Nous avons vécu ensemble en Suède, Islande, Etats Unis, Finlande, voyagé en Italie, Lituanie et Angleterre, un peu d’Allemagne. J’ai la sensation qu’il parle le langage musical de mes images et inversement que je parle visuellement de ces morceaux de musique. Nous avons réalisé ensemble le projet pour l’institut français intitulé "le voyage fantastique" où il filmait le making of et a finalement monté 5 courts métrages dans les monuments. C’est une manière de découvrir ce que nous faisons ensemble si jamais : jeremy-joseph.com
L’image photographique devient la concrétisation d’une pensée loufoque, absurde ou rêvée. Il s’agit juste d’une recherche au quotidien qui passe par l’image. 

 © Maia Flore
© Maia Flore

Vous êtes sortie diplômée de l’Ecole des Gobelins il y a maintenant 5 ans. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours artistique ?
Je ne suis restée que 2 ans aux Gobelins mais c’était un passage nécessaire pour s’attarder un peu sur la technique afin de trouver la liberté ensuite de l’utiliser comme je le souhaitais.
Sinon, depuis 2010 je suis membre de l’Agence VU et travaille avec eux en commande presse et culturelle. C’est un apport vraiment important au quotidien, j’y ai fais de très belles rencontres. Je travaille aussi régulièrement avec Kinfolk (magazine basé à Portland) où j’adore l’équipe et les sujets sur lesquels nous travaillons. C’est formidable de pouvoir faire des images pour soi, des images pour les autres, c’est plein de belles rencontres inattendues et de gens passionnants. Il y a tant à dire, je m’arrête là ! 

 © Maia Flore
The wrong side of the bed / The Imperfect Issue - September 2014 
Text by Georgia Frances King
© Maia Flore
The wrong side of the bed / The Imperfect Issue - September 2014 
Text by Georgia Frances Kin
© Maia Flore
The wrong side of the bed / The Imperfect Issue - September 2014 
Text by Georgia Frances Kin

Jeune artiste et déjà un certain nombre d’expositions collectives et divers festivals à votre actif, lauréate du Prix HSBC pour la photographie 2015… il est certain que vos séries intriguent et marquent les esprits.
Comment vivez-vous cette reconnaissance ?
Quelles émotions et réactions cherchez-vous à susciter chez le public ?
Je suis très contente de pouvoir utiliser l’image comme langage et de pouvoir parler toutes les langues avec elle. 
Et je suis très émue que des personnes de tous milieux, de pays différents, d’âge divers réagissent à cet univers.
Je n’ai pas d’attente particulière envers une personne qui regarde l’image, j’ai pris la liberté de faire ce que je souhaitais et je lui laisse la liberté de réagir comme elle le ressent. Il fallait que vous me posiez la question pour réfléchir à cette idée du retour de l’extérieur car c’est loin d’être une préoccupation quotidienne. Merci de le demander, ça permet de prendre du recul sur cette immense chance.
  
© Maia Flore - Becomming your Home Issue - Kinfolk
© Maia Flore - Becomming your Home Issue - Kinfolk
© Maia Flore - Big Head Poetry
© Maia Flore - Big Head Poetry

Parmi vos expositions, laquelle a été la plus marquante pour vous ?
Des expositions, je garde de très belles rencontres pendant la préparation de l’exposition et par la suite. Toutes les personnes qui rendent possible la réalisation de ce projet comme la rencontre avec le tireur, l’encadreur font partie pour moi à part entière de l’expérience de l’exposition. Ce sont des rencontres fortes qui permettent que l’aventure se poursuive. Ensuite il y a l’exposition en elle-même, les murs du lieu où l’on accroche…
Je garde une émotion particulière pour les expositions à l’étranger. La question d’identité ne se pose plus, on est juste ensemble devant une image et même si on arrive pas à parler ensemble la même langue, devant nous quelque chose nous rassemble. 
 
© Maia Flore - Sleep Elevations
© Maia Flore - Sleep Elevations

Vous faites partie d’une nouvelle génération d’artistes faisant appel, notamment, à la conception photographique numérique. Pourquoi ce choix ?
Parce qu’entre choisir entre l’aquarelle ou l’acrylique, j’ai à un moment choisit la photographie. Qu’il y ait de la retouche ou non, l’idée est de sentir la forme finale aboutie de l’image avec le bon médium. Certaines des images ont été réalisées avec de l’argentique mais qu’importe ? J’ai cherché pendant un temps du côté de la peinture, j’aimais beaucoup la sensation sous les doigts, mais je n’étais pas bien satisfaite de mon résultat, il ne m’emportait pas. Je suis passée au dessin, au bic, au crayon, au collage et puis à la photographie. Qui n’est finalement qu’une partie infime du travail. J’oublie souvent que je dois faire suivre l’appareil photo lorsque je construis mes scènes. L’expression 100% numérique ne me semble pas appropriée car elle enferme dans une idée une image qui a un processus avant et après le passage numérisé. 


© Maia Flore - Situations

© Maia Flore - Situations

Quels sont vos projets, vos envies et vos actualités pour l'année 2015 ?
Il y a une belle nouvelle, c’est la sortie du livre chez Actes Sud prévue au mois de Mai ! En même temps que l’exposition à Paris à la galerie Esther Woerdehoff, le vernissage le 12 mai, vous y êtes invités ! 
Cette expo va encore tourner jusqu’en décembre en passant par la musée de la photographie à Mougins, Metz, Lille. 
Sinon, je voudrais encore et toujours inventer la machine à se téléporter et comme chaque année, je me dis que c’est la bonne. 

© Maia Flore - Adventures - France 
© Maia Flore - Adventures - Fiskars, Finland 
© Maia Flore - Adventures 

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SITE OFFICIEL
AGENCE VU
    • 2015-05-03 13:05:33
    • 3 349 views
  • Tags - #photographe #photographie #numérique #arts graphiques #gobelins #festival circulations #prix HSBC #Kinfolk #agence VU #Actes Sud #galerie Esther Woerdehoff
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