GRIS1 : une peinture colorée, sincère et positive...!

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(Re)découverte de la peinture colorée, sincère et positive de GRIS1 qui puise son énergie dans «la rue, les potes, les DMV et sa femme… La vie quoi !».
Issu du graffiti, son univers artistique s’exprime à travers un regard d’«enfant innocent, qui découvre le monde sans jugement».
Membre du Da Mental Vaporz crew, c’est aux côtés de cette équipe que GRIS1 mûrit son talent et affirme sa vision du monde, de la société, de l’art... grâce à ses « smiley », « boudin-coussins » et jouets.
Généreux et passionné, GRIS1 utilise l’art de rue pour transmettre un message positif et embellir notre quotidien, car pour lui, l'art «opère comme une thérapie contre ce monde qui semble si terne parfois...».
GRIS1 accorde une grande importance à la liberté. Sans enjeu, ni limite, l’art de rue est un « moyen d’être libre, de transmettre des messages (...) ou encore qui bouscule les codes… qui s’invite partout, qui n’a pas de prix, qui se partage sans frontières». 
Toujours à la recherche du partage, son « boulot » c’est son « plaisir ». L'artiste prépare de nombreux projets et expositions dans les mois à venir : expositions, solo show ou encore vente caritative au profit d’Emmaüs. 
«Une année c’est pour moi une centaine de murs et quinze à vingt toiles maximum…». Alors c'est parti pour la suite de l'année 2015 qui s'annonce riche en projets et en rebondissements !

  

© GRIS1

Qui se cache derrière « GRIS1 » ? Comment et quand l’artiste GRIS1 est-t-il né ?
Lionel, j’ai commencé à peindre en 1996 mais je dirais que « l’artiste » est né en 2012 avec ma première vraie exposition solo.
 
 © GRIS1

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours … ?
Vous rappelez-vous de votre première fresque/mur/toile ? Comment votre style a-t-il évolué depuis vos débuts ?
J’ai commencé au collège en faisant des conneries. D’ailleurs, ma première peinture c’était un truc… tout pourri ! Tout seul avec 2 couleurs horribles : Intérieur turquoise et contour rouge fraise, sur l’autoroute… ILLISIBLE, je ne maitrisais ni le code couleur ni le tracé… Bref, une « croûte » comme on dit… 
J’ai peins de manière illégale pendant un bon moment et petit à petit je me suis tourné vers les fresques et les murs légaux. Je me suis trouvé cette passion quand j’avais une quinzaine d’années, pour certains c’était le foot, les boites de nuit… pour moi c’était plutôt le store à côté de la boite de nuit. La peinture c’était des moments partagés avec les potes, à trainer les terrains vagues, les voies ferrées et à parcourir l’Europe pour peindre. 
Installé à Aix, je peignais beaucoup avec des gars comme Trane et Sek puis j’ai rencontré d’autres graffeurs comme Sowat, Jaw, Rish, Onykz, Peack… les marseillais… On faisait des grands murs tous les week ends dans l’insouciance de notre jeunesse (rires)… 
On s’est nourri les uns les autres jusqu’à ce que je trouve ce que j’aimais vraiment peindre.

© GRIS1 
© GRIS1

Vous êtes membre du collectif « Da Mental Vaporz », créé en 1999 et composé d’artistes urbains français. On y trouve à vos côtés : Bom.KBruskDran, BLO, Iso, Jaw, Kan, Sowat & Lek...
Quand avez-vous rejoint le crew DMV et quels projets avez-vous réalisés ensemble ?
Quel impact cette collaboration a-t-elle eue sur votre expression artistique personnelle ?
La première fois qu’on a vécu quelque chose ensemble, c’était une Jam à Charleroi en Belgique, l’horreur ! On a dormi à 5 dans une voiture, j’étais avec Bom k, Kan, Iso et Jaw… je te passe les détails mais c’est après cette aventure que je suis rentré dans l’équipe DMV. C’était en 2004… je crois.
Après ça, on se retrouvait régulièrement pour réaliser de grandes fresques non loin de Paris et chaque fois la motivation de chacun et le résultat final était là. Bosser avec les DMV m’a donné envie de repousser chaque fois mes limites (c’était un peu la « pression » : Ne pas décevoir l’équipe !)
Ensemble, on a réalisé de nombreux murs. L’arrivée de nouveaux membres dans le crew a aussi apportée de nouvelles énergies et on s’est, ensemble, tournés vers les expos. D’ailleurs, la première était en 2005 à Paris grâce à Valériane de Taxi Gallery.

 © GRIS1
© GRIS1

Quelles sont vos sources d’inspirations ? Quelle est l’origine de votre énergie créatrice ? 
La rue, mes potes, les DMV et ma femme… La vie quoi !

© GRIS1

La couleur et l’humour ont une place prépondérante dans votre travail…
Pouvez-vous nous décrire votre univers artistique/style graphique ? 

Quels sont vos thèmes de prédilection et comment les abordez-vous ? Que vous permettent-t-ils d’exprimer ? 
Effectivement la couleur est au centre de mon travail. Elle opère comme une thérapie contre ce monde qui me semble si terne parfois. J’essaye de transmettre un message positif en ayant toujours ce regard d’enfant, innocent qui découvre le monde sans jugement.
Mon univers artistique est issu du graffiti, plutôt illustratif et je puise mon « style » dans une sorte de salle de jeux, remplie de « smiley », de « boudins-coussins », et de jouets. On dit que la vérité sort toujours de la bouche des enfants, j’essaye d’appliquer ce dicton à ma peinture.

© GRIS1
© GRIS1

J’ai fait du graffiti pendant des années (écrire son nom partout) et aujourd’hui je me tourne de plus en plus vers l’expression d’un ressenti sur le monde qui m’entoure, la société, la consommation, l’art… J’ai davantage l’envie de partager quelque chose, ma vision, plutôt que simplement mon nom. Colorer notre quotidien, nous ramener à l’enfance, à l’insouciance et parfois, selon l’humeur : à susciter des questionnements…
Depuis quelques années seulement, j’ai pris conscience de la force des messages qui peuvent être véhiculés à travers la peinture et mes thèmes de prédilection sur toile ont bien évolués. Aujourd’hui mon style est un mélange de lettres, de formes organiques (parce que j’y mets mes tripes…) et de couleurs acidulées… je te laisse imaginer ce qu’il se passe dans mon corps. (Rires !) En tout cas, je pense comme je peins donc ma vie est à l’image de ma peinture, plutôt colorée et dans une réflexion positive.

© GRIS1 & Terez
© GRIS1 & Terez

Je me donne cette possibilité d’exprimer ma vision du monde par la peinture mais aussi les installations que je réalise souvent avec Terez. Ces projets nous permettent de partager pleinement avec les gens cette passion pour la rue, pour l’art, de manière totalement gratuite, à l’image du graffiti qui se donne à voir dans l’espace public, un dialogue en 3D. L’expo de Marseille (Backside Gallery) est un bon exemple de cette volonté de partager mon univers, mon atelier (Les post-it), ma passion puisqu’à travers la maquette de trains je voulais rappeler les origines de notre mouvement qui furent illégales et imposées à l’environnement avant de se retrouver propulsée en galerie. Tout ça parce que le « Street Art » appartient d’abord à la rue.

© GRIS1 & Terez - Backside Gallery

Pouvez-vous nous expliquer en quelques mots votre processus créatif …
Sur quels types de supports travaillez-vous... quels médias utilisez-vous ?
Comment choisissez-vous vos lieux de création ?
Le processus créatif… euh ! Une idée, un post-it, une esquisse à la « va-vite », un autre post-it s’-il faut et puis je me lance et je peins jusqu’à obtenir un résultat proche de l’idée de départ.
Chaque toile est pour moi un challenge, je ne suis jamais sûr du résultat et quand bien même le final me plaît, la satisfaction ne dure qu’un temps… le temps d’esquisser un nouveau post-it.
Depuis quelques temps j’affectionne la mixité des supports pour une même « œuvre » qui me permet de ne plus travailler sur une surface unique et plane, comme si on avait découpé plusieurs toiles pour n’en faire qu’une. Ce procédé me permet de faire passer plus d’idées, me donne une certaine forme de liberté que je ne trouverais pas autant sur un support unique et correspond plus à mon état d’esprit.
De la même manière, j’attaque mes murs comme mes toiles, en les partitionnant, en opérant des découpages qui me donnent cette possibilité de mixer des idées, des techniques, des styles et d’expérimenter des mélanges de couleurs, tout en visant une harmonie globale.

© GRIS1 & Terez - Backside Gallery 
© GRIS1 - Social Skills

Quelle relation établissez-vous entre l’expression dans l’espace urbain et en galerie/atelier ?
Comment vivez-vous en tant qu'artiste ses mutations, ses évolutions… Son entrée en galerie ?
La rue reste pour moi un moyen de me faire plaisir personnellement. Dans la rue il n’y a aucun enjeu, aucune limite et il ne faut pas oublier que c’est éphémère, que cette peinture peut être effacée, recouverte, qu’elle est en tout cas vouée à disparaître, mais son impact est conséquent puisqu’elle s’adresse directement aux individus. Alors que le travail en atelier et donc sur toile n’a pas la même portée, les toiles sont là pour un moment, elles me demandent plus d’effort, plus de réflexion, il y a moins cette improvisation et ce côté instinctif qui est propre au graffiti. Le graff réalisé dans la rue s’impose, là où le travail en galerie se présente. C’est là pour moi la différence. 
Une année c’est pour moi une centaine de murs et quinze à vingt toiles maximum… sur murs j’ai donc beaucoup moins de pression, j’expérimente et je laisse une grande part de liberté à ma main, mais mon travail sur toile se nourrit beaucoup de ses expérimentations sur murs, c’est en cela que j’y vois une relation.


© GRIS1 

Selon vous, le Street Art permettrait-t-il l’ouverture de l’art au grand public ?
Aujourd’hui, il est vrai que l’art de rue tend à devenir l’un des mouvements majeur de l’art contemporain, on y trouve de tout et à mes yeux je ne vois pas de mouvements équivalents à cette émulation d’énergie. Il représente une prise de position et de liberté des individus, là où tout est sensé être dicté et contrôlé par les sphères politico médiatiques et les instances financières. C’est en cela que j’y vois du positif, une humanité qui s’exprime (Ecrire « je t’aime » ou « ta gueule !), qui se donne les moyens d’être libre, transmet des messages, qui pousse à réfléchir, ou encore qui bouscule les codes… qui s’invite partout, qui n’a pas de prix, qui se partage sans frontière.
L’art de rue est une prise de pouvoir, un petit « coup d’Etat » et s’il parvient à s’immiscer dans les galeries aujourd’hui c’est, je pense, que de plus en plus de monde s’y reconnaît, que les messages ont un écho… et qu’il est un mode d’expression contemporain.


© GRIS1- Marseille 

Mot de la fin ?
Commencez ou Continuez à être heureux ! 

© GRIS1 

Des actualités à venir ? Quels sont vos projets/envies pour la suite ?
Je prépare une exposition avec mon acolyte Kan des DMV, qui se tiendra le 28 mai prochain à Genève à la galerie « Atelier des Bains ». Elle s’intitule « Humanity » et on y présentera de nouvelles toiles… j’espère qu’on s’y verra.
Je participe aussi le 20 mai prochain à une vente caritative au profit d’Emmaüs et organisée par la galerie Wallworks, à la Villette (Paris). 
Un moyen de continuer à partager.
Je participe aussi à une exposition collective « Morceaux de rue » à la galerie Wallworks, vernissage le 11 juin à Paris et des solo show prévus pour 2016. Bref, du boulot et du plaisir !

A bientôt !

 
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    • 2015-05-18 15:28:38
    • 3 135 views
  • Tags - #street art #graffiti #exposition #joie #art de rue #enfance #fresque #urban art #Solo show #Gris1 #dmv #smiley #jouets #optimisme
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