Gabrielle Duplantier perce le mystère des images enfouies et inconscientes...

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« Qu’il n’y ait pas d’évidence, c’est ce que je cherche je crois ».
Gabrielle Duplantier est une photographe à univers intrigant, mystérieux, voire mystique... « Ce qui nous attire est mystérieux ».
L’artiste dont le travail est tout en émotion, s’exprime à travers la photographie argentique de manière très intime. Inspirée par la peinture, elle raconte telle un peintre l’expression des visages qui lui inspirent des histoires.
Gabrielle ne travaille pas en série, elle est instinctive et se « laisse guider par la lumière qui peut transfigurer les paysages et par toute chose qui éveille (son) imagination ». Le médium photographique procure à cette artiste profondément passionnée, un espace de liberté et d’inconscience, tout en préservant le plaisir de créer.
Et pourquoi pas conjuguer livre et photographie...! Gabrielle Duplantier aime plus que tout faire des livres et a déjà sorti 5 ouvrages dont le dernier Volta, qui regroupe l’essentiel de son travail à ce jour...


© Gabrielle Duplantier
 
Vous avez étudié la peinture et l’histoire de l’art à la faculté des Arts de Bordeaux.
Comment la transition entre vos études et la pratique de la photographie s'est-t-elle opérée? 
C’est en dehors des cours d’Arts Plastiques que j’ai commencé à faire des photos. J’ai essayé d’intégrer le cours de photographie de la fac, mais je me suis enfuie après la première séance. En fait je n’ai pas voulu ni enseignement ni professeur parce que j’avais besoin de cet espace de liberté et d’inconscience, de préserver le plaisir.
Je me suis inspirée de livres, dont un retraçant les illustrations de Camera Work par Stieglitz : j’ai fais des expériences afin de m’approcher du rendu de la photogravure, en passant par le tirage dans mon laboratoire. Je me suis fabriqué des albums...

 © Gabrielle Duplantier

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre processus créatif …
Vous travaillez en argentique… qu’est-ce qui motive ce choix ?
Pour moi, la photographie est argentique. C’est comme ça que j’ai construit ma vision et mon approche de l’image. J’aime être comme à l’aveugle, j’aime aussi la patience que ça demande. Un négatif est une base sensuelle merveilleuse.
La photographie numérique est quasiment une autre discipline, ce n’est pas la même implication, artistique et financière. 
Je suis heureuse de voir que les gens s’intéressent de plus en plus à l’argentique et valorise cet engagement alors qu’on prévoyait sa fin, ça me conforte dans ce que j’ai toujours pensé.

 © Gabrielle Duplantier
© Gabrielle Duplantier

Comment se déroule la création de vos séries photographiques ?
De manière un peu chaotique, puisque je ne travaille pas nécessairement en série. 
Chacune de mes images est une petite scène sans réel contexte. 
Les deux seules séries envisagées comme telles sont le Pays basque, sur laquelle je travaille toujours et les Enfants d’ici par exemple réalisé sur 2 ans dans le cadre d’une résidence d’artiste.
Pour le reste ce sont des photographies de tout prisent au quotidien, que j’ai organisé un peu pour faciliter la lecture.

© Gabrielle Duplantier - le Pays basque
© Gabrielle Duplantier - Les enfants d'ici

On découvre des portraits de femmes mises en situation de manière intrigante, dans une ambiance mystérieuse… Comment choisissez-vous vos modèles?
Mes modèles sont pour la plupart des amis, ma famille, ce sont en général des gens avec qui je passe du temps, parfois ce sont des personnes que je rencontre et qui m’inspirent des histoires.

 © Gabrielle Duplantier

Quelles émotions/sensations souhaitez-vous exprimer à travers ces sujets ?
Je ne sais pas, chez la femme je cherche capter toute sorte de choses et à en éviter d’autre. Une de mes bases d’inspiration à été la peinture.
Lorsqu’un peintre peint un visage, ce visage doit exprimer milles choses différente pour ne pas être trop figé et ennuyeux, que l’on se questionne sur ce qu’il se passe m’intéresse, qu’il n’y ait pas d’évidence, c’est ce que je cherche je crois. 

© Gabrielle Duplantier 
© Gabrielle Duplantier

Au-delà du sujet féminin, pouvez-vous nous en dire plus sur vos thèmes de prédilection ?
Où que je sois, j’en reviens toujours aux mêmes sujets très simples, je me laisse guider surtout par la lumière qui peut transfigurer les paysages et par toute chose qui éveille mon imagination. Ce qui nous attire est mystérieux, c’est de l’ordre des images enfouies inconscientes surtout quand on travaille à l’instinct, je ne cherche pas à comprendre.
En tout cas, quel que soit le sujet la recherche est toujours un peu la même, je me concentre sur la forme et l’émotion, je suis surtout engagée d’une manière esthétique et intime. 

© Gabrielle Duplantier
© Gabrielle Duplantier

De quelle manière votre travail a-t-il évolué avec le temps… Du point de vue point technique et/ou artistique ? 
Techniquement j’ai toujours le même type d’appareil photo. 
Dans ma façon de faire je suis un peu plus audacieuse et moins naïve, mais cette naïveté était bonne parce qu’elle est une forme d’espoir.
Je joue moins avec les conditions inappropriées, prendre une photo sans lumière par exemple pour voir si ça marche : ça ne marche pas. Je suis donc plus réaliste. 

© Gabrielle Duplantier - Les enfants d'ici

 Souhaitez-vous explorer de nouveaux horizons?
Bien sûr, je n’attends que ça.

 © Gabrielle Duplantier

Vous avez sorti 5 ouvrages dont le dernier VOLTA regroupe ce que vous dites être « l’essentiel de votre travail ».
Pouvez-vous nous en dire plus sur cette "union" édition-photographie ?
Qu'avez-vous ressentie dans le fait de sortir un livre sur votre travail personnel, sans thème précis, sans contraintes… ?
J’adore plus que tout faire des livres. Même si j’ai bien conscience que l’édition n’a plus vraiment le même impact et la même valeur qu’avant, nous aurons tout notre temps pour circuler, j’y crois. 
Avec David Fourré des Editions Lamaindonne, nous étions sans réelles contraintes et avons mis à plat tout mon travail pour la réalisation de Volta. Ça m’a permis de faire un petit bilan de mes années de photographies. Ce livre est l’une des réalisations les plus importantes de mon parcours. J’espère qu’il y en aura d’autres.

© Gabrielle Duplantier 


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Retrouver le livre de Gabrielle Duplantier "VOLTA" sur : http://www.lamaindonne.fr/lamaindonne/Volta.html

 
    • 2017-04-17 14:00:50
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  • Tags - #photographie #argentique #peinture #femmes #enfants #visages #liberté #audace #expressions #gabrielle duplantier #Editions Lamaindonne
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