Hopnn Yuri : Viva la "VELORUTION" !

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Hopnn Yuri a grandi dans un petit village italien. Entraîné par ses aînés, il était fasciné par le graff et a tagué son premier mur à l’âge de 14 ans.
Inspiré par ce qui l’entoure et ses rencontres, cet artiste aussi curieux que talentueux, développe sa propre palette artistique et affirme sa liberté, d'« être fier d’être en dehors des schémas »…
La bicyclette est l’élément central dans son expression artistique, qui est, selon lui, « une métaphore de la vie » : aller de l’avant, pédaler pour ne pas tomber !
Yuri est un artiste profondément généreux, entre ses activités de galeriste et d’enseignant, il souhaite transmettre, faire découvrir et donner goût à la recherche de l'esthétique. Co-fondateur de la galerie Laszlo Biro à Rome, Hopnn Yuri joue un rôle important dans la promotion de la scène Street-Art romaine et italienne.
Entre Paris et l’Italie, c’est à Milan que l’artiste nous invite du 28 au 31 mai à la «critical mass interplanétaire» : un rassemblement européen de cyclistes pour crier ensemble « VELORUTION » !

 
© Hopnn Yuri

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours …
Comment votre intérêt pour l’art et tout particulièrement pour le Street Art est-il né ?
J'ai grandi dans un petit village où il n y avait pas grand chose à faire, soit boire de la vinasse dans des bars de vieux, soit fumer de pétards avec les copains. Heureusement il y avait aussi des gars plus âgés que moi qui graffaient, j'étais fasciné et ils m'ont appris à utiliser la bombe pour mes premiers graffs. J'avais 14 ans quand j'ai tagué mon premier mur et ça m'a beaucoup plu. C'était en 1994. J'ai continué avec les graffitis pendant quelques années avant d'entrer au lycée artistique où j'ai trouvé des nouvelles inspirations. J'y ai étudié l'histoire de l'art et ça a changé ma façon de voir mes graffs et mon rapport à l'art en général.

 © Hopnn Yuri

© Hopnn Yuri

Artiste italien, vous avez commencé par le graffiti avant d’étudier aux Beaux-Arts de Rome où vous vous êtes spécialisé dans les techniques picturales, dessin et procédés d’impressions : sérigraphie, gravure, linogravure…
Avez-vous en tête d’autres médiums que vous aimeriez explorer par la suite ?
En ce moment, j'aimerais bien apprendre la technique de la peinture à fresque. C'est étonnant : dans les rues de Florence, où je vis actuellement, il y a encore des fresques du moyen âge en très bon état, malgré les intempéries qu'elles subissent depuis des siècles. Cette technique me fascine, il faut être rapide et sûr de ses gestes, car une fois les couleurs appliquées sur l' « intonaco » il n y a plus moyen de corriger, il faut casser le mur et recommencer. C'est un point commun que je trouve aux pratiques de street art, on travaille sur le vif en étant très préparé : il faut y aller cash, il n'y a pas de retour possible...

© Hopnn Yuri 
© Hopnn Yuri 

Quelles sont vos sources d’inspirations ? Quelle est l’origine de votre énergie créatrice ?
Ma source d'inspiration principale c'est la rue, ce sont les choses que je vois, les gens que je rencontre et les villes que je visite. Je crois aussi que l'ennui est très inspirant, si un jour je suis déprimé, juste après, j'ai tout de suite un moment de forte inspiration, c'est souvent dans l'envie de me reprendre que je trouve l'énergie de créer.
 
© Hopnn Yuri

Des rencontres/artistes qui vous ont donnés envie d’aller plus loin ?
Quand j'étais jeune dans mon bled, il y avait un vieux type, un artiste-peintre, un peu fou, sûrement en dehors des modèles sociaux d'un village de province. Il avait un frère plus vieux qui lui était le peintre « snob » du coin, accepté par la communauté et considéré comme le « vrai peintre ». Mais en fait, c'était l'autre qui était le vrai artiste. Et puis, il n'en avait rien à faire du jugement des autres. Sa liberté m'a profondément marquée, j'ai appris à être fier d'être en dehors des schémas.
 
© Hopnn Yuri 

Vous avez co-fondé la galerie Laszlo Biro à Rome, dédiée à la promotion de la scène Street Art romaine et italienne. Quel regard portez-vous sur l’évolution du Street Art et son rapport à la galerie ?
Quand on a créé Laszlo biro, on s'est posé la même question, je crois que le street art est né et doit rester dans la rue. C'est pour ça qu'en galerie on exposait les sérigraphies de street artistes plutôt que des installations. Dans notre espace les artistes invités peignaient directement les murs de la galerie et vendaient les dessins et les sérigraphies que nous imprimions. Au bout de deux ans, j'ai quitté mon habit de galeriste car je crois qu'on ne peut pas être artiste et galeriste en même temps, simplement ça ne marche pas.

© Hopnn Yuri 
© Hopnn Yuri 
 
La bicyclette est un leitmotiv de votre univers artistique... Que représente-t-elle ?
D'un point de vue pratique, pour moi, un vélo c'est juste un moyen de transport très commode.
Mais d'un point de vue romantique, la bicyclette est une métaphore de la vie : si on est bien en équilibre, c'est facile, des fois il faut grimper la pente et c'est fatiguant. Mais après il y a toujours une descente et là on chante tout content... Il faut toujours aller de l'avant car si on pédale pas, ou si on regarde trop en arrière... on tombe.

© Hopnn Yuri
© Hopnn Yuri 

En parallèle à vos activités d’artiste et de galeriste, vous avez enseigné les techniques du Street Art : aux adolescents dans le cadre de centre d’animations de la ville de Paris et auprès d’étudiants dans le cadre d’un workshop “Monuments en Technicolor” à l’institut européen du design à Rome. 
Que souhaitez-vous transmettre à vos élèves ?
Je donne des cours de techniques de graffs et de street art pour donner goût à la recherche de l'esthétique, car avec une bombe à la main, surtout les premières fois, on peut faire des grosses merdes. Je conseille aux étudiants de beaucoup bosser et de dessiner le plus possible sur papier pour affiner leur technique et trouver leur style, avant d'aller s'exprimer dans la rue. Les enfants surtout sont très ouverts aux pratiques artistiques, ils sont encore libres et ils comprennent bien les langages des arts urbains. C'est un plaisir de leur montrer des photos d'artistes très différents et de constater qu'ils comprennent déjà les différences entre les techniques !

 © Hopnn Yuri

Des projets en cours ?
Je vous invite tous à Milan du 28 au 31 mai, il y aura la « critical mass interplanétaire » un rassemblement européen de cyclistes, on ira dans les rues de la ville et on sera des milliers pour crier ensemble : Vélorution!

 
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    • 2015-05-21 16:35:54
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  • Tags - #paris #street art #dessin #serigraphie #peinture #florence #vélo #Italie #fresque #urban art #VELORUTION #Hopnn Yuri #Milan
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