BLO : des œuvres symboliques au langage urbain intuitif !

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Membre du DMV crew depuis 2009, BLO a un parcours riche en rencontres et collaborations. Depuis sa pratique du graffiti, BLO a dépassé les codes pour s'intéresser à d'autres symboliques et langages de représentation : "Il y a des symboliques récurrentes dans mes images, comme le mémento mori ou les icônes religieuses du classique, que j'ai beaucoup utilisés pour les confronter à un vocabulaire plus urbain, instantané et radical..."Après de nombreuses expérimentations, aujourd'hui il se sent libre de jongler avec ces multiples références. Il cherche désormais à "déconstruire la figuration, pour l'intégrer dans des compositions plus abstraites et laisser plus de place à l'accident et à l'intuition"


 
© BLO 

Peux-tu nous en dire plus sur ton parcours… Comment, quand as-tu commencé à t’exprimer dans la rue… et sur papier ?
J'ai fais mes débuts dans le graffiti à la fin des années 90 à Lyon, sous l'influence de l'école parisienne qui se diffusait déjà dans toute l'Europe. Au début j'étais surtout attiré par le tag, mais comme je dessinais déjà beaucoup, j'ai rapidement intégré des personnages avec des compositions murales plus élaborées. De là a commencé une ouverture vers la peinture et l'image en général. Je travaille maintenant en atelier à Berlin depuis 4 ans.

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Tu fais partie de Da Mental Vaporz, le crew DMV créé en 1999 et composé d’artistes urbains français ayant chacun sa patte artistique. On y trouve à tes côtés : Bom.K, Brusk, Dran, Gris1, Iso, Jaw, Kan, Sowat & Lek...
Comment le crew a-t-il vu le jour ? Comment vous êtes-vous rencontrés et quand as-tu rejoint le DMV ?
Quels projets/expériences avez-vous réalisés ensemble ?
Un souvenir, un spot, un mur qui t’a(ont) particulièrement marqué(s) ?
Mon parcours dans le graffiti a donné lieu à plusieurs rencontres et collaborations, mais la plus importante a été celle avec le collectif DMV, orchestré par Bom.K, que j'ai rejoint en 2009. Le crew a été créé au début des années 2000, et avait déjà une forte identité à cette époque là, jusqu'à ce qu'on soit neuf personnes et qu'on commence à réaliser plusieurs projets à l'étranger, ce qui nous a valu cette reconnaissance internationale. Nous nous retrouvons chaque année pour travailler sur une exposition collective et une production murale. Les projets les plus aboutis ont été Toulouse, Berlin et Melbourne, mais je retiendrai particulièrement le mur du Meeting Of styles à Londres en 2010, ou nous avons été au complet pour la première fois, et ou le résultat a marqué l'univers visuel du groupe.
Initialement ancré dans le graffiti traditionnel (que ce soit dans le choix des matériaux utilisés que du point de vue de la composition artistique), ton travail dans la rue est devenu plus figuratif, puisant dans l'imagerie religieuse, le sexe, la mort, la peinture classique… 

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Qu'est-ce qui t'a conduit à faire évoluer ton style de cette manière ? Comment décrirais-tu ton style à cette étape de ton parcours artistique ?
Depuis la pratique du graffiti, j'en ai petit à petit oublié les codes pour m'intéresser à d'autres symboliques et langages de représentation. J'ai beaucoup expérimenté, traversé plusieurs stades, de manière plutôt intuitive, et aujourd'hui je me sens plutôt libre de jongler avec toutes ces références qui sont derrière moi. Il y a des symboliques récurrentes dans mes images, comme le mémento mori ou les icônes religieuses du classique, que j'ai beaucoup utilisés pour les confronter à un vocabulaire plus urbain, instantané et radical, qui lui vient certainement de la culture graffiti. A cette étape de mon parcours, je cherche désormais à déconstruire la figuration, pour l'intégrer dans des compositions plus abstraites et laisser plus de place à l'accident et à l'intuition.


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Que souhaites-tu transmettre aux passants dans la rue… et à tous ceux qui vont contempler tes œuvres ?
Il n'y a pas de message précis à dicter aux public, mais je souhaite qu'ils en tirent leur propre ressenti.
 


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Comment le passage de la rue vers l'atelier s'est-t-il opéré ?
Il n'y a pas réellement de passage de la rue à l'atelier, mais disons que ce sont deux pratiques totalement différentes, mais qui évoluent en parallèle.

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Qu'apprécies-tu dans chacun de ces 2 espaces d'expression ?
Dans la rue les interventions sont assez brèves, j'ai surtout une intention d'impact et d'efficacité pour que l'image joue un rôle dans l'espace public dans lequel elle doit s'inscrire.
A l'atelier je peux me permettre d'expérimenter et rater, il n'y a pas de facteur temporel. C'est un jeu de recherche en permanence, où les outils bruts que j'utilise à l'extérieur, comme le rouleau et l'aérosol, viennent se superposer avec les médiums d'atelier, plus nobles. Le travail en atelier me permet évidemment de me consacrer à des réalisations plus abouties et finalisées.



Exposition à la galerie Swinton & Grant - du 22 mai au 27 juin
 
Mot de la fin ? Des projets, des expositions en cours, à venir pour 2015… ?
Je travaille en ce moment sur ma prochaine exposition solo qui se tiendra à Madrid à la galerie Swinton & Grant à partir du 22 mai. Ensuite, j’attends vivement l'été pour me consacrer à des réalisations en extérieur.




Exposition à la galerie Swinton & Grant - du 22 mai au 27 juin


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    • 2015-05-20 14:49:53
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  • Tags - #paris #street art #image #Voyage #Berlin #expérimentation #mur #madrid #abstraction #symbolique #symboles #urban art #BLO #icônes #memento mori #intuition
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