Monsieur Plume : un envol vers les terres de la liberté !

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Monsieur Plume est un artiste libre : « le besoin de liberté a été plus fort avec en plus, une attirance pour l’interdit (…), le mur était devenu une feuille de brouillon… ».
Le graffiti est « une façon de faire ressortir le côté instinctif de la personnalité, la pulsion, l’animalité » de l’être humain. Dans ce sens Monsieur Plume laisse parler son instinct et utilise essentiellement la bombe aérosol pour un mouvement plus libre, plus léger et immédiat…

M. Plume s’est envolé vers des lieux inconnus, à la rencontre d’artistes, d’univers et de cultures différentes, pour y puiser de nouvelles inspirations et ainsi donner un nouveau souffle à son expression artistique. « L’essentiel de ma création est basé sur le rapport à l’autre, donc le fait de voyager et de rencontrer d’autres populations, d’autres cultures, m’a enrichi, m’a nourri ». 

 

 © Urban ARtefakte - Monsieur Plume

Comment « Monsieur Plume » est-t-il né ?
M.Plume est né, je crois, en dessinant dans les marges de mes cahiers de cours... et sur les tables des différents collèges que j'ai fréquentés !


 © Monsieur Plume

Comment est venu cet intérêt/attrait particulier pour l’Art Urbain ?
L’intérêt pour l’art urbain est parti de la BD. Je passais mon temps à dessiner des BD, mais le besoin de sortir du cadre, le besoin de liberté a été plus fort avec en plus, une attirance pour l’interdit comme tout adolescent qui se respecte. Le mur était devenu une feuille de brouillon…

Quand êtes-vous descendu dans la rue ?... Vos premières fresques … ?
Je découvre l’univers de la rue dès l’âge de 16 ans déjà avec une bombe de peinture dans les mains et j’apprends à taguer en traînant dehors. Mes 1ères fresques datent de 98-2000 avec mon frère et des amis, du vandal de mômes sous les ponts SNCF et plus sérieusement en 2001 en montant le RAIDCREW, groupe de potes multidisciplinaires et très... festifs et déterminés.


 © Monsieur Plume

 © Monsieur Plume

Pouvez-vous nous expliquer votre processus créatif ? Préparez-vous votre travail avant de le poser dans la rue ou est-ce uniquement du freestyle ?
Mon processus créatif est basé sur l’émotion, le besoin de peindre est vital donc peu ou pas de préparation, effectivement très "freestyle", mais cela demande beaucoup d'observations, de réflexions, de pratique techniques et de dessins en général, ce qui alimente une fois devant le mur ce "freestyle ".
 
Quel médium utilisez-vous ?
Mon médium : essentiellement, voire exclusivement de l’aérosol qui nécessite un mouvement + libre, +léger et immédiat car la couleur est déjà prête (rapidité d’exécution).


 © Monsieur Plume

 © Monsieur Plume

De quelle manière influencent-t-ils votre création ? 
Il est spontané, la couleur est prête, la diffusion constante, c'est aussi impatient que le graffeur...
 

 © Monsieur Plume

Quelles émotions voulez-vous susciter chez les passants ?
J'essaie de renvoyer un regard sur notre société de leur montrer ce que j'en vois en travaillant, traînant, donc j’attends au moins une réaction de la part des passants face à cette image populaire que peut être le visage.
Un visage est une image violente qui nous renvoie à notre propre image, nos propres peurs… bien que j’en vienne à des choses plus abstraites qui sont le résultat de sentiments plus enfouis, plus complexes, plus personnels… je ne veux pas faire peur aux enfants mais bousculer les bien-pensants... et représenter une classe modeste dans laquelle je suis né et grandi.

  © Monsieur Plume

Vous "enseignez" le graffiti dans différentes structures telles que les foyers ou encore les prisons. 
Quelle est la place de la transmission au sein de votre pratique artistique ? Que souhaitez-vous véhiculer à vos élèves ?
Je n’enseigne pas le graffiti, je ne cherche pas à les former mais plus à leur montrer un moyen d’expression qui n’est pas enseigné dans les structures scolaires.
C’est avant tout un mouvement social (le graffiti) où ils peuvent trouver une façon de faire ressortir le côté instinctif de leur personnalité, la pulsion, l’animalité qui sommeille en eux, il y a une forme d'apprentissage et des codes qui sont proches de ceux de la vie en collectivité ou de ceux de la rue, cela n'est donc pas de la consommation rapide et passive d'une activité mais une forme d'éducation populaire.


 © Bar Bidule - Monsieur Plume

Pensez-vous que l’art permette d’aller de l’avant et/ou puisse apaiser l’être humain ?
L’art a une place intéressante et omniprésente dans l’évolution de la société. Je ne sais pas si l’art peut apaiser l’être humain mais en tout cas, pour moi, il est nécessaire à un équilibre, c’est un réel exutoire.

  © Monsieur Plume

Canada, les Etats-Unis, l’Islande… Vos voyages ont-ils influencé votre style, votre univers et votre approche artistique ? Que vous apportent-ils d’un point de vue créatif ?
Les voyages m’ont permis de réaliser que la culture locale avait un impact sur l’art et notamment dans le monde du graffiti. L’essentiel de ma création est basé sur le rapport à l’autre donc le fait de voyager et de rencontrer d’autres populations, d’autres cultures, m’a enrichi, m’a nourri. 

 
 © Peter Lorenz - Monsieur Plume

Quel a été votre meilleur souvenir ? 
Mon meilleur souvenir est, sans aucun doute un "classic" rêve de môme, d’avoir eu la chance d’aller à New-York, berceau de ce mouvement, d’y rencontrer des acteurs, de puiser dans leur inspiration et d’avoir pu graffer à l’intérieur et à l'extérieur du 5PTZ officiellement, et même, avoir fini mes sprays en graffant devant des anciens du graffiti dans une cage d'escalier de ce batîment tout en rigolant autour d'une bouteille de vodka à la nuit tombée...

 
 © Ilan Benattar - Monsieur Plume 
 © Monsieur Plume

Pouvez-vous nous parler de vos influences… ?
Mes influences : dans la scène française cela reste l'école classique du graffiti : Mode 2, Popay, Lokiss, les MAC, VMD, etc...  et + tard, par exemple, Ryoji Ikeda, artiste contemporain japonais dont j’ai découvert le travail lors d’une expo au Canada. Cette expo était basée sur l’illustration du son en image. C’était, pour moi, l’aboutissement d’une réelle recherche et un travail d’une grande pertinence (j’y suis allé plusieurs fois…).
La musique, joue un rôle primordial dans mon processus de création. Je ne graffe qu’en musique.
Les rencontres, avec des anonymes, des artistes, des enfants, des réfugiés politiques... Je pense que les rencontres qui m'ont plus marquées sont celles avec des gens qui sont devenu mes potes d'aujourd'hui, plus que une figure marquante ou un gourou ... 

  © Monsieur Plume

Mot de la fin ?
Un seul ? sans aucun doute : MARS

Des projets en cours, à venir pour 2015 ?
Mes projets pour 2015 : graffer un gros mur à l’extérieur d’une usine en région Centre, une grosse expo solo à Tours et le festival  « graffeurs aux château » que j’organise chaque année... pour l'instant.

 © Monsieur Plume

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    • 2015-06-08 10:34:17
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  • Tags - #art #street art #graffiti #urban #Rue #sentiment #monsieur plume #classe modeste #raid crew
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