Le langage plastique de DEM189 traduit une vision futuriste de la peinture...

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Né au Liban, Dem189 est un artiste français issu de la culture du graffiti du début des années '90, reconnu pour sa précision et la richesse de son univers artistique.
Vivant depuis quelque temps en Australie, les voyages de ces dernières années lui ont permis de prendre conscience de certaines choses, de faire évoluer sa vision, mais aussi à comprendre à quel point il était influencé par son environnement direct : "que ce soit dans des villes ultra denses, dans des jungles ou des déserts, je m’intéresse surtout aux éléments, aux constructions, aux arbres, tout ce qui constitue la forme inhumaine du lieu".

Dem189 produit de manière semi-consciente, voire instinctive et l'on retrouve deux fondamentaux dans son langage plastique : la mécanique et l’organique.
Son oeuvre complexe donne vie à un monde inconnu, marqué par la prolifération dévorante de formes, molécules et autres atomes... : "l
’explication la plus simple serait de dire que je dessine et peins en essayant d’imaginer ce que la peinture ou le dessin pourrait être dans le futur."


Qui se cache derrière Dem189 ? Pourquoi avoir choisi ce nom ?
Imaginez un mec avec un trouble de la personnalité, de personnalités multiples. Deux, trois différentes entités qui cohabitent dans un même cerveau. Et bien DEM fait parti de cette petite assemblée qui fait la bringue dans ma tête. Du coup j’ai pas choisi, il a juste débarqué. Y’en a eu d’autre avant lui et d’autres encore depuis. Ce n’est pas moi qui se cache derrière Lui, c’est plutôt lui qui joue, et moi qui fait bonne figure, ou pas.
 

© Dem189
 
D’où vient votre intérêt pour le Street Art ? 
Je n’ai pas d’intérêt particulier pour le street art, le street art en général je m’en fous,  il y a beaucoup d’artistes  dont je trouve le travail fascinant et très peu d’entre eux sont des « Street-Artists ».

 
© Dem189

Comment vous êtes-vous lancé dans le graffiti ?
L’école publique, au college, quelques mois après avoir débarquer à Paris, avec des camarades d’école. 


© Dem189

Né au Liban, artiste français vous vivez actuellement en Australie. Vos voyages/origines influencent-t-ils votre univers artistique ?
Les voyages que j'ai pu faire au cours des années m'ont aidés a prendre conscience de certaines choses, à faire évoluer ma vision, mais aussi à comprendre à quel point je suis influencé par mon environnement direct.  
Les chocs culturels et visuels des différents pays où j'ai pu bourlinguer, la beauté chaotique des villes, des paysages, des objets du quotidiens dans différentes cultures, les mythologies de chaque pays et leur représentations, les architectures, mais aussi les différentes rencontres que j'ai pu faire, me permettent encore d’évoluer dans mon boulot.  
Chaque voyage implique une remise en question de mes motivations. J'aime voyager seul et découvrir un peu au hasard, différents biotopes. Que ce soit dans des villes ultra denses, dans des jungles ou des déserts, je m’intéresse surtout aux éléments, aux constructions, aux arbres, tout ce qui constitue la forme inhumaine du lieu. Comme mon travail le reflète le plus souvent, ma fascination pour les êtres de chairs et de sang est très mince, à moins qu'ils ne soient réduits à une forme inanimée et dépourvue de toute vie. 

© Dem189
  
Quelles sont vos sources d’inspirations ?
Elles sont multiples et changent tout le temps, j’ai des héros comme Moebius, Fred Schrier, Lebbeus Woods, Crumb, Les mecs de Metal hurlant… y’en a un paquet…
  
© Dem189

Vous avez participé à de nombreux projets et expositions "collectives" aux côtés d'autres artistes : « Les entrailles du Palais de Tokyo » ou encore « Wall Papers ». Comment avez-vous vécu, perçu ces expériences ? 
Il est difficile de parler de collaboration quand il s'agit d'expositions collectives comme WallPapers, étant donné que je vis en Australie, quand il s'agit de ce type d'expo, je ne fais qu'envoyer les différents boulots que j'ai pu produire à cette occasion.
Cependant, on essaye de mettre en place un système, avec ma galeriste Muriel Marasti, afin de monter de vraies expos collaborative dans le futur.
L’expo au palais de Tokyo était  plus une vraie collaboration dans le sens où tous les acteurs étaient invités a peindre les mêmes surfaces en même temps. C'etait là un exercice auquel j'avais déjà eu la chance de participer aux cotés de Lek et de Sowat aux cours de plusieurs mois de peinture dans le cas du mausolée.
 
© Dem189 

Qu’appréciez-vous dans les collaborations ?
Cela depend avec qui je collabore, certains comme Seth m'ont poussés a sortir de ma zone de confort, à explorer de nouveaux styles et de nouvelles techniques. D'autres comme Lek se basent plus sur l'absolue liberté d'action et de style. On a réussi à trouver une frequence sur laquelle on arrivait tous les deux à fonctionner sans vraiment avoir besoin de communiquer et de trop reéfléchir, une peinture plus instinctive.


© Dem189 

Differentes personnes apportent des techniques, des inspirations, des sujets différents, avec le but de produire une pièce unique. On est obligé de se remettre constamment en question, de s'adapter au style de l'autre, il est parfois nécessaire de se recréer lors d'une collaboration, ce qui permet parfois de donner une nouvelle direction a mon boulot.
 
© Dem189 

A votre actif, 6 expositions solo dont la dernière « Mécanique Animale »… pouvez-vous nous en dire plus …
J'ai voulu au départ travailler sur de nouveaux supports afin de me libérer de tout les codes que j'ai pu assimiler aux cours des années. Mon travail sur toile se voulait au départ complètement séparé de mon graffiti. Un environnement dans lequel je n'avais aucune limitation de style ni de sujet. Les deux univers se sont forcement télescoper au fil du temps mais le processus m'a permis de me décomplexer. Maintenant je m'en fous, je fais ce dont j'ai envie, et j'explore n’importe quel univers quel que soit le support. Tout dépend de mon humeur et de mes envies.

© Dem189 

Quelle est la genèse de cette dernière ?
La découverte d'un outil nouveau, pour moi, l’Aérographe, hehe. Il y a quelques années, Adeo m'avait fait découvrir ce médium, j'ai mis du temps à l'exploiter et surtout à l’exploiter à ma manière.
L'Exposition "Mécanique animale" était le premier pas dans un nouvel univers, ce qui explique les différents styles présentés mais aussi une volonté de travailler de nouvelles formes et de pousser certaines idées qui jusqu'ici, ne résultait que d'une collection d'erreurs intéressantes.

© Dem189  

Vous abordez souvent les thèmes de la mécanique et de l’organique, la prolifération des formes, des atomes et des molécules. Pouvez-vous nous ne dire plus ?
C’est le mélange de plusieurs intérêts et fantasmes. De l’archi à la BD aux symboles occultes, de la décomposition, de la typo, tout se mélange dans ma tête et ressort sous différentes formes. Certains de mes proches y voient l’influence de drogues psychotropes, ce n’est pas le cas. L’explication la plus simple serait de dire que je dessine et peins en essayant d’imaginer ce que la peinture ou le dessin pourrait être dans le futur.
 
© Dem189 

Pourquoi le choix de ces thèmes ? Que souhaitez-vous transmettre ?
Je n’arrive pas a voir mon travail comme quelque chose de mature, je le vois comme une recherche constante, il est absurde pour moi d’essayer d’y glisser un message précis, je produis de manière semi consciente, instinctive plus que réfléchie. Je démarre des fois sur une idée de forme ou de style, mais je me perds tout de suite dedans.
Tout ça pour dire, je ne cherche qu’a créer des objets qui me plaisent sans me soucier de ce que les gens vont en penser. Mais cependant j’aime beaucoup discuter et savoir ce que les gens y voient, leurs visions des fois dépassent de loin ce que je pourrais moi-même raconter sur mes boulots si je devais broder. 
  
© Dem189 

Vous êtes un artiste « sans limite », vous utilisez un grand nombre d’outils : le pinceau, le rouleau, la bombe. Pouvez-vous nous parler de votre processus créatif … ?
Repartir de zéro, ou presque. A chaque nouvelle série. Tout détruire et tout reconstruire. C’est comme ces vieilles villes, on enterre les ruines et on reconstruit tout neuf sur les décombres. Mais les restes de la vieille ville apparaissent de temps en temps encore dans certains lieux, puis on creuse et on redécouvre la beauté de l’ancien.
C’est comme ca que je fonctionne, je dessine et recherche constamment, quand une nouvelle idée ce profile (bonne ou mauvaise) je l‘exploite jusqu’au moment où je m'éssouffle, où tout devient trop systématique. C’est là que je sais q’il faut passer à autre chose.
Des fois de vieilles veines refont surface et se mélangent a mon nouveau travail, des fois une erreur, une bombe qui part en couille, un pot de peinture qui éclate, un encrier renversé, un dessin de la main gauche, je transforme, remodèle  et réadapte cette erreur.
... De là naissent de nouvelles formes et parfois de nouvelles directions. D’autres fois j’essaye de reprendre des principes dit “classiques” d’art, de dessins ou d’archi et je les réadapte à ma façon, à mes formes et à mes idées.


© Dem189 

Comment s’opère le choix de vos supports ?... Avez-vous une préférence ? 
Peindre en extérieur est toujours mon premier choix, quelque soit le support ou le lieu, je n’attache pas trop d’importance à la légalité ou non du support que j’ai envie de peindre.
En ce moment, après avoir passé quelque temps à peindre les souterrains, je recommence à peindre des lieux abandonnés, il y en a un paquet à Melbourne de toutes les formes et couleurs, ce qui me permet d’avoir un grand choix de surfaces et différentes architectures, pour différents types de boulots.
Le Travail en atelier, j’aime aussi... mais rester enfermé trop longtemps me rend dingue et irritable.


© Dem189 
 
Des projets et actualités pour 2015 ? 
Oui pas mal de projets !
> Ma premiere Expo Solo en Australie «  RICOCHET » à La Galerie Backwoods à Melbourne.
> Une Deuxième Expo Solo en Septembre à Paris et la sortie d'une Edition ultra limitée d'un carnet avec ma galeriste Muriel Marasti (mmartproject).
> Un Tapis en série très limitée avec les Ateliers Pinton.
> La sortie de différents livrets en éditions limitées sous le titre VOMI.
... et très prochainement la sortie d’un livre.

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GALERISTE : MURIEL MARASTI ART PROJECT 
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    • 2017-04-14 14:44:54
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  • Tags - #paris #dessin #artiste #peinture #atelier #Rue #toile #formes #street-art #urban art #mecanique #futur #Lek #Sowat #organique #DEM189 #atomes #melbourne #plastique #palais de tokyo
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