La beauté du corps dans toute sa splendeur par Ludovic FLORENT

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Ludovic Florent est portraitiste. En jouant avec le clair-obscur, il s'appuie sur le médium photographique pour remettre au premier plan la grâce et la beauté naturelle du corps, tout en émotion et avec une pointe de séduction. Dans ses images à la fois minutieuses et épurées, Ludovic Florent parvient à révéler l'élégance, le tempérament des femmes et surtout à montrer "qu’elles ont un incroyable élan de liberté".
Parmi ses nombreux projets, nous avons été subjugués par sa série « poussières d’étoiles », qui met en scène des danseuses nues racontant une histoire, un sentiment unique à l’état naturel.
Ludovic Florent a également réalisé plusieurs séries dans un contexte aquatique, rappelant ses origines - né dans un port et petit fils de marin : "Pour moi, l’océan représente l’infini, la liberté, l’aventure et de l’autre coté, la découverte d’un autre qui nous enrichit."
Regard humaniste... une approche sincère, poétique et sensuelle… découvrez l’artiste qui se cache derrière les images !

© Ludovic Florent

Ludovic Florent, vous êtes auteur photographe depuis 2007. Comment la photographie est-t-elle entrée dans votre vie et comment votre pratique a-t-elle évoluée ? 
La photographie est rentrée dans ma vie d’une manière totalement imprévue, par le biais d’un reflex reçu en cadeau par mon parrain lors de mon mariage. Au début, j’imaginais la photographie par le biais des paysages lors des vacances, d’une manière amateur… puis je me suis essayé au studio et là, ça a été le choc, la révélation ! 
Je peux aujourd’hui affirmer que j’ai en fait 2 passions : l’humain et la lumière. 
La photographie est un média, celui que j’ai choisi pour exprimer mes émotions, mon ressenti, mais pas une fin en soi, j’aurais pu en trouver un autre, mais celui-là me correspond bien. D’un coté, il est un trait d’union intuitif entre moi et mon modèle, et ensuite il permet un très large partage.
 

© Ludovic Florent
 
Des soutiens qui vous ont encouragés dans cette voie artistique ? 
Mes principaux soutiens sont mon épouse et mes beaux parents. Ils m’ont soutenus et encouragés dès mes débuts. Parfois je me dis qu’ils croient en moi bien plus que moi-même ! Ensuite, bien sur, sur les réseaux sociaux, on a un retour rapide sur l’intérêt que suscite son travail, il se crée une sorte de groupe de fans. C’est vraiment très touchant !


© Ludovic Florent

© Ludovic Florent

Pouvez-vous nous en dire plus sur le statut de « auteur photographe »…?
En ce qui concerne le statut d’auteur, c’est un statut de photographe un peu particulier. Un statut tourné beaucoup plus vers l’art que vers le business. Cela me correspond bien. La lecture des ouvrages de Joëlle Verbrugge aide à se faire une idée précise de quel statut choisir selon ses envies d’activité, lorsque l’on souhaite devenir photographe professionnel.   
Finalement, je me présenterais aujourd’hui beaucoup plus comme « portraitiste ». En fait, le terme « photographe » est bien trop générique et renferme une multitude de technicités et de métiers qui demandent des compétences bien spécifiques. Moi, je suis vraiment tourné vers l’humain.


© Ludovic Florent
  
Votre recherche artistique est construite autour de l’expression de la beauté et du corps, privilégiant la grâce et le naturel, avec un attrait particulier pour le corps de la femme.
Que souhaitez-vous mettre en lumière/montrer à travers ces représentations épurées du corps ? 
Je constate que les concepts de la publicité de « mode » sont trop présents dans l’approche qu’ont les photographes de leurs modèles féminins, que les représentations de la femme la placent bien trop souvent dans un rapport de séduction, ce que je trouve tellement réducteur et bien souvent dégradant. 


© Ludovic Florent
© Ludovic Florent
 
Pouvez-vous nous en dire plus sur vos sources d’inspirations…? 
Jonvelle m’a beaucoup inspiré. A sa manière, j’essaye d’apporter une approche plus personnelle, plus naturelle, plus vraie ; de montrer que les femmes sont terriblement belles telles qu’elles sont, de montrer leur force, leur tempérament et surtout qu’elles ont un incroyable élan de liberté. Pour moi la confiance et le respect avec les modèles sont capitaux.

 © Ludovic Florent

Des univers/disciplines artistiques qui vous ont influencés ?
Si je dois citer un art de référence pour moi, je dirais que je suis influencé par l’art asiatique, japonais en particulier. Cette manière d’aller chercher la perfection dans les détails, mais aussi d’épurer au maximum l’œuvre pour aller à l’essentiel, me fascinent. 

Poussières d'étoiles - Ludovic FLORENT from Ludo on Vimeo

La série « Poussières d’étoiles » est également présentée au Festival Européen de la Photographie de Nu à Arles et aux Baux de Provence en mai 2014.
Ce projet met en scène des danseuses nues racontant une histoire, un sentiment unique à l’état naturel. Pouvez-vous nous en dire plus sur ce projet… ? 
J’aime la grâce et de ce fait, forcément, la danse. Toutefois, en tant que photographe, il y a une grande frustration face à la danse, car la danse est le mouvement et la photographie est statique. L’utilisation de projections est l’artifice que j’ai trouvé pour étendre la temporalité de mes images. 


© Ludovic Florent
 
Comment la rencontre avec vos modèles s’est-t-elle opérée ? Comment avez-vous vécu cette expérience ? 
Ce projet s’est étendu sur plusieurs années, je ne me suis pas mis la pression et ai attendu que les rencontres se fassent, que des danseuses viennent à ma rencontre pour s’y essayer. 
 
© Ludovic Florent
© Ludovic Florent

Qu’est-ce qui vous plait dans la collaboration interdisciplinaire ? 
Le travail interdisciplinaire est passionnant et j’ai voulu l’exploiter à son maximum. Bien sûr, j’avais des images en tête, des envies, mais j’ai essayé de les refouler, pour simplement proposer un concept, une atmosphère et laisser les danseuses évoluer dedans, me proposer leur vision que l’on fignolait ensemble ensuite.
En faisant cela, on obtient un résultat bien plus riche. Certaines sont douces, d’autres plutôt oniriques, poétiques, certaines sont très en force, d’autres même carrément explosives mais surtout chaque photographie correspond vraiment à la personnalité de chacunes d’elles et ça, j’en suis très heureux.

© Ludovic Florent
 
Quel message/ressenti souhaitez-vous diffuser à travers vos œuvres et particulièrement cette série ? 
J’ai voulu faire passer, de par cette série, une dimension qui va au delà de la liberté, une sorte de libération. La quasi-totalité des danseuses posaient nues pour la première fois, C’était un challenge pour elles, mais en même temps, ce n’est pas non plus l’objet de cette série qui va au delà d’un travail sur le corps, c’était une excuse pour oser, pour aller de l’avant, une volonté pour elles de montrer qu’elles ont la force de l’affirmation du « moi ».

© Ludovic Florent

Vos photos révèlent une approche sincère, poétique et sensuelle à fort esthétisme et vos œuvres photographiques ont fait l’objet de 3 livres (Peau)ésie en 2011, recueil de vos clichés de nu aux Editions ESI en 2012 et Poussières d’étoiles en 2014
Pourquoi avoir choisi ce support pour présenter vos photographies ? 
J’ai commencé à exposer mon travail photographique dans des galeries et dans différents évènements culturels pour aller au devant du public. D’un coté, c’est une grande tristesse de laisser ses images mourir dans un disque dur et une fois qu’il se révèle enfin, couché sur du papier, il faut le montrer.
Se confronter aux avis des visiteurs et extrêmement riche, de leur regard « œil neuf » et souvent aguerri, de par les émotions qu’ils expriment en voyant votre travail, ils vous aident à en apprendre sur vous-même. 

© Ludovic Florent
 
Pouvez-vous nous en dire plus sur ces sorties de livres...?
De nombreux collectionneurs m’ont fait confiance et je les remercie du fond du cœur. Mais beaucoup de gens n’ont pas la possibilité d’accéder à l’art, pour des raisons qui ne sont pas seulement financières d’ailleurs. L’acheteur d’un livre a devant lui toutes les images de la série et peut le consulter quand il le souhaite, dans un rapport personnel et intime, ce qui est très différent d’une œuvre affirmée accrochée au mur. Cela concerne un public différent mais tout aussi important à mes yeux. Je crois beaucoup au livre, j’en collectionne d’ailleurs pour ma part. 

© Ludovic Florent
© Ludovic Florent

Vous avez réalisé plusieurs séries photographiques dans un contexte aquatique, dont « Azur », « Immersion » et « l’ivresse des profondeurs ». Quelle est la genèse de ces séries ? 
Je suis né dans un port et suis petit fils de marin.
Beaucoup voient dans l’océan une finitude de la terre ferme, un inconnu hostile. Pour moi, l’océan représente l’infini, la liberté, l’aventure et de l’autre coté, la découverte d’un autre qui nous enrichit. 


© Ludovic Florent
© Ludovic Florent

© Ludovic Florent

Qu’est-ce que cet environnement vous permet-t-il d’exprimer, de mettre en valeur ? 
L’eau représente ainsi tout autant la vie, car c’est à elle que l’on doit ce qu’est la Terre, mais aussi la mort parce que l’on s’y noie.
Cette dichotomie est le point central de mon travail sur ces travaux aquatiques. Cette flottaison entre deux eaux est à la fois une forme de bien être ultime car l’on s’affranchit de l’apesanteur, mais aussi de son propre poids et par delà du passif de sa vie, mais en même temps il n’est qu’éphémère et un leurre car y rester nous mène à notre fin. 
C’est une addiction où y résister nous fait passer à coté de quelque chose d’intense, mais en abuser nous mène à notre perte. Il y a là beaucoup de l’Histoire de l’humanité et ce difficile équilibre dans notre vie à trouver, entre passion et raison.  


© Ludovic Florent

© Ludovic Florent

Comment ont-t-elle été réalisées… ? S’agit-t-il de la photo en apnée ? 
D’un point de vue technique, ces photos ont été réalisées en piscine, je suis effectivement en apnée au fond du bassin, avec un boitier dans un caisson étanche et un éclairage en surface.
Il y a quelques difficultés que bien sur on ne retrouve pas en studio. Premièrement l’impossibilité de communication avec le modèle, puis la gestion de la lumière bien plus complexe et enfin la frustration de devoir remonter à la surface respirer alors que l’on est sur que 10 secondes après aurait été une photo sublime.
 
© Ludovic Florent
© Ludovic Florent

Pouvez-vous nous parler de votre processus créatif…?  Quel matériel utilisez-vous ? 
En ce qui concerne le matériel, je travaille essentiellement en Canon, j’ai également un PhaseOne pour le studio. Je ne suis pas fétichiste au matériel photo, pour moi ce sont des outils, ce qui compte est avant tout l’image. 


© Ludovic Florent
 
Quelles sont les étapes nécessaires à la réalisation ? 
Je travaille beaucoup de manière intuitive, je me lance dans des projets là où mon imagination m’entraine, pour finalement en découvrir le sens bien après.
Mais je pense avoir vraiment trouvé ma voie et mes projets, quels qu’ils soient, reflètent ce que je suis, en ce que je crois et la sensibilité que j’ai en moi.

 © Ludovic Florent
© Ludovic Florent

Pouvez-vous nous dire quelques mots sur votre travail de post production ?
Pour ce qui est de la post-prod, je trouve que c’est un peu trop chronophage. Je ne suis pas un grand adepte de la retouche, je préfère mille fois être derrière mon boitier que derrière mon ordinateur. Mais cela fait partie du processus. 
 

© Ludovic Florent

Dans quelle voie souhaitez-vous évoluer ? 
Je veux continuer à travailler dans cette voie de mes projets artistiques, mais par ailleurs, je suis en train de lancer une activité de studio de portraitiste. C’est un métier qui s’est un peu perdu ou qui n’est pas forcément bien pratiqué, et c’est dommage. Il y a à faire dans le domaine, j’en suis persuadé.
En parallèle de l’abondance d’images qui rythme notre quotidien, il me semble important, à des moments de sa vie qui font sens, de se poser un instant pour réaliser de belles images, construites avec soin pour qu’elles soient éternelles.  
 

© Ludovic Florent© Ludovic Florent
 
Des projets/actualités en cours ou à venir ?
Les projets ne manquent pas, plutôt le temps de les mener à bien. L’un d’entre eux me tient à cœur, je m’y suis essayé et il faut que je m’y plonge plus sérieusement, il s’agit du collodion, qui est un procédé ancien datant du milieu du XIXème et qui consiste à faire des photographies sur plaques de verre à partir d’une solution à base de nitrate d’argent. Le rendu est unique, on crée un véritable objet photographique qui a une âme… bref, à suivre …

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    • 2016-04-18 16:57:38
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  • Tags - #graphisme #photo #photographie #portrait #danse #beauté #corps #eau #Ludovic Florent #aquatique #portraitiste
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