En attendant la suite... FAUVE ≠ sur la route des festivals

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Fauve ≠, dont le nom est tiré du film Les Nuits Fauves, a sans doute vu ces deux dernières années passer à la vitesse d'une tornade ! Dès 2013 et leur victoire aux Inouïs du Printemps de Bourges, la machine s'est emballée, les dates se sont succédées et le succès a été fulgurant. Avec un simple EP en poche, Fauve débutait alors une série de plus de 200 concerts. Quelques mois plus tard, le collectif sort Vieux Frères, un opus en deux parties. Trop d'émotions étaient à évacuer, le besoin de créer était constant et le format classique d'un disque ne suffisait pas. 
Nous avons rencontré 2 des membres du groupe au festival Les Francos Gourmandes, qui nous ont parlé du passé, du présent et de l'avenir...

 


Vieux Frères disponible sur Fauve Corp

D'où vient le concept des Nuits Fauves ?

Alors, le concept des Nuits Fauves, ce n'est pas ce qu'on fait ce soir, là on est dans le cadre d'un festival, on ne peut pas faire ce qu'on veut. Au début, on se disait que quand on faisait des concerts, on aimait bien créer une ambiance assez chaleureuse et conviviale. Donc ça a commencé par des petites soirées à Paris. On passait juste de la musique et on invitait les gens à venir boire des coups. Après il y a eu des concerts, puis des DJ set, des récitations de textes etc… Ça s'est un peu étoffé après, on faisait des cocktails spéciaux pour l'occasion, parfois des stands de hot dogs, on mettait des rappeurs en première partie. Le tout était de faire une soirée, pas juste un concert, avec plusieurs invités etc… On a fait ça toute cette tournée, à grande échelle parce que c'était dans de grandes salles. C'était beaucoup beaucoup de travail et d'investissement mais aussi beaucoup de joie. Aujourd'hui, l'idée c'est de garder ce moment de partage et de ne pas faire juste des concerts, où le groupe, tu sais pas où il est avant, tu sais pas où il est après et ciao. On voulait faire plus. Là c'était ouverture des portes à 18h, on était là, on accueillait les gens. On distribuait des barbes à papa, il y avait un punching-ball, un babyfoot, plein de trucs à faire avant le concert, la salle était entièrement décorée. Des potes graffeurs ont dessiné une fresque géante avec notre logo. On avait tout un plafond de guirlandes, un peu comme un cirque. 1/4 d'h après le concert on était avec les gens à discuter, c'était cool!

 

 

J'ai le souvenir de vous avoir vus aux Eurockéennes en 2013 sur une scène qui était beaucoup trop petite pour vous. Comment vous avez vécu cette explosion de succès, sans même avoir sorti un album ?

Ça paraissait trop grand pour nous à l'époque ! Nos jacks n'étaient pas assez longs ! C'est assez vertigineux. C'est assez difficile à décrire, c'est bizarre mais c'est un truc dont tu peux parler vraiment uniquement aux gens de ton groupe, ton équipe et ta famille ou des artistes qui ont vécu un peu la même chose. C'est difficile à expliquer, c'est à la fois magique, totalement surréaliste, inattendu, merveilleux, mystique puis aussi très vertigineux. C'est vraiment ambivalent. La première réaction ça a été la crainte, une espèce de joie craintive, comme si quelqu'un s'introduisait dans notre intimité. C'est comme si on t'annonçait une nouvelle de ouf mais que t'avais peur que ce ne soit pas vrai et qu'il y a un truc derrière, il y en avait d'ailleurs des trucs derrière.
Petit à petit, on s'est fait au truc et la crainte a laissé place à beaucoup de plaisir. Parce que la configuration de Fauve fait aussi qu'on est beaucoup, on est relativement protégés, de part le fait de rester discrets, le fait de pas avoir de maison de disque ni de manager etc… Parfois, on a l'impression d'avoir le meilleur des deux mondes, entre le côté vraiment amateur artisan, genre « tu fais dans ta chambre », ce qui est encore le cas, et le côté qui a un peu plus de résonance, qui permet de monter des choses type les Nuits Fauves. C'est quand même une structure un peu plus importante. On a une configuration qui est vraiment hyper confortable pour nous. On est des vrais privilégiés de ce point de vue là, on a la vraie liberté de pouvoir faire ce qu'on veut. Ça c'est vraiment génial.

 

© Fauve Corp

Vous allez faire une vraie tournée des festivals cet été, une série de concerts un peu plus « simples » que les Nuits Fauves, comment vous sentez-vous à l'entame de celle-ci ? C'est un peu la "récré" pour vous… ? 

Oui, c'est bien ! Les Nuits Fauves c'est beaucoup de travail. Les festivals, c'est quand même plus cool. C'est un peu la récré comme tu dis. Tu vois tout à l'heure on faisait un foot c'était sympa. Quand t'es au mois de mars, qu'il fait froid, qu'il pleut, que les soirées demandent beaucoup de travail c'est plus fatigant. A la fin d'un concert, les soirs des Nuits Fauves, on est beaucoup plus fatigués que les soirs de festivals. Les Nuits Fauves, c'est des concerts de 2h, c'est une énorme machine, on a dû prendre des nouveaux gars dans l'équipe, on a dû investir dans beaucoup de matériel, c'est vraiment l'usine. Pas dans l'ambiance mais en terme de matos, logistiquement, c'était dément. Le tout pour que ça ne se voit pas justement, c'était un sacré challenge. Donc c'est bien de faire des festivals, comme tu dis, c'est un peu la récré et puis on adore l'été. C'est cool de voir des groupes, l'été dernier, on a plein de souvenirs, on a vachement croisé François and The Atlas Mountain par exemple... On est toujours curieux de voir ce qui se passe, ce qui est diffusé. Je t'avoue Asaf Avidan et Sanseverino, (« c'est Sinsémilia ») c'est un peu moins notre cam mais bon… 

 

 

En plus, il y a une programmation culinaire aux Francos Gourmandes ce soir !

Ça c'est cool, c'est super. Les shows culinaires, c'est génial, c'est la première fois qu'on voit ça. On a fait beaucoup de festivals, on en fait un peu moins cette année. On a fait vraiment plein de gros gros trucs. C'était génial mais on aime quand même tous bien les festivals plus petits, familiaux, à la bonne franquette, c'est quand même assez fun. C'est vrai qu'un festival où il y a 6 scènes, 4 jours etc… Par exemple, t'as les affiches de festivals et t'as genre 80 groupes… C'est hyper flatteur et c'est des souvenirs assez forts mais c'est globalement moins sympa.
Nous, on aime bien les plus petits trucs. On a commencé dans des petites salles, on serait incapables de faire des stades. On n'est pas Freddy Mercury ou Muse. Ça arrivera peut-être un jour, on en sait rien, déjà on avait dit qu'on ne ferait pas de tournée de Zénith, et finalement on se retrouve à la faire, on l'a fait à notre manière mais bon… Parfois on voyait la limite du truc. Quand il y a 6000 personnes dans une grande salle, c'est moins facile que 3000 pour vraiment aller chercher tout le monde. Alors t'imagines Wembley.

 


© Fauve Corp

 

Vous avez sorti "Vieux Frères" en deux parties, pourquoi avoir choisi de raconter cette histoire en deux chapitres ? Et d'ailleurs, comment se passe la composition chez Fauve ?

On avait un peu trop de morceaux pour ne faire qu'un seul disque. Du coup on s'est dit qu'on allait en faire deux, ça nous a permis d'étaler un peu la sortie des morceaux et d'en écrire d'autres entre temps. On voulait que les CDs soient le plus au présent possible pour nous, qu'il racontent l'histoire la plus précise possible. Ça nous a permis de pousser la narration jusqu'à une période plus récente. On savait quand on a fini la première partie, que non seulement il nous restait des idées mais qu'en plus il y en aurait des nouvelles qui se metteraient en place.
Pendant 3 ans, la période a été très très dense en terme de création de contenu avec un travail d'écriture qui a été permanent et on savait très bien que si là, il nous restait 4 ou 5 chansons, 6 mois après, ces 4 ou 5 chansons, se seraient transformées en 12 ou 13 morceaux. On a été assez confiants pour annoncer qu'il y aurait une seconde partie assez rapidement après la première. Ça nous obligeait à créer dans l'urgence et ce côté un peu urgent ça oblige à rester spontané et à ne pas trop réfléchir. Si on ne se fixe pas de challenge, on est erratiques assez vite.

 

 

La voix et le débit de celle-ci est une des pièces maîtresses de Fauve, comment avez-vous travaillé cet « instrument » ?

Je ne le travaille pas très bien on va dire parce que je ne fais pas très attention. C'est assez spontané, l'envie d'évacuer, d'expulser, il y a quelque chose de très physique là dedans. J'ai l'impression que dans Fauve, la voix... écrire et parler c'est comme des lignes de vie, des liens que tu tisses, il y a un côté un peu fusée, et c'est un besoin de parler, d'expulser et de trouver le mot juste.
Le travail a été important sur la technique plutôt. La démarche était là depuis le début, réussir à découper les textes pour pouvoir les enregistrer correctement. La rythmique, c'est ça qui était compliqué. Moi je ne sais pas raper tu vois, j'ai essayé mais je ne sais pas faire. Mais on avait envie de parler. Après tu peux faire un truc que beaucoup de gens font aujourd'hui. Ils prennent du parler qui n'est pas du tout du parlé ni rythmé, genre des discours d'hommes politiques et ils font des instrus, la découpent et la mettent sur l'instru tu vois. 

 


© Fauve Corp

 

Comme Chassol par exemple ?

Oui, par exemple, mais lui encore il met de la musique dessus, mais même des mecs qui mixent et qui mettent juste un texte ou un extrait de film. Nous, on avait cette problématique qu'on voulait faire de la musique, des concerts, on voulait pas faire du talk over, de la voix off de cinéma sur de la musique, on voulait que ce soit le plus parlé possible mais que ça respecte la rythmique de la musique, le poul du morceau, l'instru.
L'idée c'était pas de parler sur de la musique, c'était de parler dans la musique. Et ça, ça nous a pris vachement de temps. Ça revient à faire du rap sauf que ton unité de base, c'est pas la syllabe, c'est une mesure entière. Finalement les textes sont souvent rythmés, ils sont découpés. Et quand on les enregistre on a tout le temps des sauts de lignes, même si c'est au milieu d'une phrase, c'est une fin d'accord qui arrive, une fin de cycle et tu sais que c'est là qu'il faut reprendre ta respiration.
C'est tout un truc qui nous a pris beaucoup de temps. Certains le font très spontanément mais nous ce n'est pas le cas. C'est l'essentiel du vrai travail sur la voix. C'était un vrai besoin d'évacuer, d'expulser, de mettre des mots justes sans tricher, sans rime, mais en faisant de la musique, en faisant des chansons.

 



© Fauve Corp

 

Vos textes sont assez durs, était-ce une des raisons pour lesquelles vous avez choisi de ne pas montrer vos visages ?

Oui c'est l'une des raisons. Il y avait aussi le fait qu'on est pudiques même pas par rapport à Fauve ou aux textes mais juste en tant que personnes. On n'est pas à l'aise avec les photos. Il y a une gêne par rapport au fait de poser. Même avant, quand on avait des groupes, qu'on devait poser pour un micro-blog, on avait toujours des têtes de cons, c'est tout un truc qui nous dépassait un peu. Tu dois regarder comment tu t'habilles etc… Tu rentres dans un nouveau calcul, "c'est quoi notre image ? etc".
On n'avait pas envie de se prendre la tête avec ça donc on s'est dit, si on met ce projet en image - et on voulait faire de la vidéo, du graphisme et tout - eh bien on ne se montrera pas, pour des questions de pudeur, des questions de texte et je crois aussi parce qu'on trouvait ça élégant comme geste.
Cette espèce d'humilité auto-imposée. Ça nous a forcé à trouvé d'autres choses, qui ont contribuées à créer notre identité visuelle (le logo par exemple).
Aujourd'hui c'est beaucoup mieux que ce soit comme ça. On est là, on se balade sur le festival, personne ne nous saute dessus, quand il y a des gens qui te reconnaissent c'est cool parce que c'est 2 ou 3 personnes, tu discutes, tu prends le temps, ça veut dire que ce sont des gens qui sont venus en concert en plus généralement, ce sont des gens qui suivent Fauve, qui s'y intéressent. Il y a des personnes qui pensent que cette discrétion créé une sorte de distance en fait c'est tout l'inverse. Ça nous rend beaucoup plus distants par rapport aux médias mais ça nous rend plus proches des gens. On ne fait pas ce qu'on fait pour les médias, vraiment pas.

 

 

Quels sont vos projets pour la suite de Fauve ?

Une pause ! Ça a été hyper dense, par volonté. On a toujours voulu impulser une sorte d'énergie, une urgence qui correspondait à la façon dont on avait envie de mener le projet. Au final, en moins de 2 ans, on aura sorti 3 disques, on a fait 200 concerts, il y a un moment où tu as besoin de prendre du temps pour autre chose, de recharger les batteries, de repartir un peu à zéro. On a besoin de faire peau neuve. On va faire une pause et on ne sait pas ce qu'on va faire après.

 

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FAUVE ≠ EN CONCERT
03.07 | CONCERTS DE REGION Rouen (76)
04.07 | FESTIVAL L'ARMOR A SONS Bobital (22)
10.07 | MONTJOUX FESTIVAL Thonon-les-Bains (74)
11.07 | FESTIVAL TERRES DU SON Monts (37)
12.07 | FESTIVAL LES ARDENTES Liège (B)
22.07 | RECONTRES BREL Saint-Pierre-de-Chartreuse (38)
23.07 | FESTIVAL DE POUPET Saint-Malo-du-Bois (85)
24.07 | FESTIVAL LE GRAND SOUK Ribérac (24)
25.07 | PALEO FESTIVAL Nyon (12)
29.07 | FESTIVAL EMMAÜS Lescar (64)
30.07 | FESTIVAL LE MAS DES ESCARAVATIERS Puget-sur-Argens
31.07 | FESTIVAL DE LA PAILLE Métabief (25)
01.08 | FESTIVAL LES NUITS SECRETES Aulnoye-Aymeries (59)
07.08 | FESTIVAL FETE DU BRUIT Landerneau (29)
08.08 | FESTIVAL DU CHIEN A PLUMES Langres (52)
13.08 | FOIRE AUX VINS Colmar (68)
14.08 | FOREZTIVAL Trelins (42)
16.08 | SZIGET FESTIVAL Budapest (Hongrie)
29.08 | ROCK EN SEINE Paris (75)

  • Saam WB
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    • 2016-04-28 15:30:59
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  • Tags - #pop #musique #Bourges #inouis #fauve #blizzard #vieux frères #nuits fauve
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