Le zoo urbain de Tuco, peuplé de «manimals» !

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ARTISTE PARTICIPANT au :

Festival LaBel Valette
1 - 2 - 3 septembre 2017
3 jours - 100 steet artistes
10 000m2 de murs
36 hectares de parc arboré
2 scènes musicales - 1 urban village

Nous avons récemment découvert de travail de Tuco et on ne peut s'empêcher de partager cette trouvaille avec vous... à l'appui de quelques questions posées à l'artiste...!
Fasciné par la technique du pochoir depuis tout petit, celle-ci l'apaise et le passionne. Tuco créé dans la rue et en atelier - l'espace urbain étant au départ sa motivation première.
"Je travaille principalement sur des supports qui évoquent une émotion pour moi" : papier, photos, bois, livres, cartes… l'artiste varie les supports qu'il recouvre de ses drôles de personnages...
Ses manimals comme il les nomme (mi-homme, mi-animal) sont des inconnus avec une tête animale qui évoque le côté sauvage qui sommeille en chacun d'entre nous, mais aussi la curiosité et le regard que les autres portent sur nous, le rapport à autrui... 


D’où venez-vous, qui êtes-vous TUCO ?
Je viens de Besançon et j'habite aujourd'hui à Chalon sur Saône. J'ai 35 ans. J'ai une épouse délicieuse, deux fils exquis, une famille savoureuse et plein d'amis pimentés.


© Tuco

Quelle est l’origine et la signification de votre nom ?
Grand fan de western spaghetti et plus particulièrement du Bon la Brute et le Truand, j'ai choisi le nom du truand, mon personnage favori quand j'étais gamin. En plus c'est facile à retenir et ça sonne bien je trouve.
 
Pouvez-vous nous dire quelques mots sur vos débuts et votre parcours ?
Je suis venu "assez tard" à l'intervention dans la rue, qui était au départ ma première motivation. Petit à petit, j'ai tenté de trouver mes repères et de créer un "style" reconnaissable. Depuis quelques années maintenant, je m'intéresse aussi de plus en plus au travail en atelier.


© Tuco

Des rencontres qui vous ont marquées… encouragées dans votre expression artistique ?
Difficile à répondre, toutes les rencontres sont source d’inspiration non ? :)
J'aspire donc à rencontrer de plus en plus de monde. Ma famille, mes amis m'inspirent c'est certain... Je crois aussi que j'ai eu la chance d'avoir quelques enseignants qui ont éveillé des curiosités, qui se sont réveillés bien plus tard, mais qui se sont réveillés...


© Tuco

Pourquoi avoir  placé la technique du pochoir au coeur de votre travail ? Que vous permet-t-elle d’exprimer ?
J'ai toujours été fasciné par la technique du pochoir, depuis tout petit. Et pour être franc, je ne suis peut être pas encore assez bon dessinateur, donc je triche un peu :). De nature assez "active", le pochoir m'apporte également beaucoup de calme. Au fur et à mesure, découper est devenu complètement addictif. 


© Tuco
© Tuco
 
Quel est le mode opératoire… les étapes de votre processus créatif ?
Passionné de photographie, je pars toujours d'un cliché que j'ai pris : au marché, dans la rue, en famille... Je ne déroge pas à cette règle. Chaque personnage a déjà une histoire dans mon processus de fabrication.
Je travaille ensuite sur ordinateur ou j'ajoute ou enlève des éléments, ou je travaille la photo de base pour ensuite créer les différents pochoirs. Ensuite, je découpe bien sûr...


© Tuco
© Tuco

Vous variez vos supports (papier, photos, bois, livres, cartes…) et techniques… Comment passez-vous des uns aux autres… ?
Je travaille principalement sur des supports qui évoquent une émotion pour moi : j'adore le bois, j'aime le scier, le sentir, le poncer, le toucher... donc peindre sur du bois c'est venu naturellement. Après ça va paraitre surement un peu cliché, mais j'adore les livres, les cartes, les vieux papiers... donc simplement je peins sur ces supports.
 
© Tuco
© Tuco

Quelle passerelle établissez-vous entre ces différentes supports et techniques ?
Je sais pas si je peux vraiment parler de passerelle en fait, j'aime ces matériaux tout simplement, encore une fois, j'apprécie les manipuler, les traiter, les malmener...
 
© Tuco

Qu’est ce que chacun apporte-t-il à votre expression artistique ?
Au départ je dirais tout simplement une variété de fonds pour mes pochoirs. Je peins principalement des personnages, le choix du support est donc devenu essentiel, il apporte une texture, un environnement...


© Tuco

Vous jonglez également entre différents espaces créatifs : entre la rue et l’atelier… Qu’est-ce qui vous plait dans le fait de vous exprimer dans l’espace urbain, mais aussi dans l’atelier ?
Dans la rue c'est un contact direct avec les gens et je trouve la démarche toujours très intéressante. J'apprécie particulièrement me balader et observer les différentes architectures, le mobilier urbain, les façades... et si en plus je tombe par hasard sur un dessin, un collage, une affiche, une déclaration... je trouve ça encore mieux ! Naïvement surement, mais si je peux provoquer un sourire, j'ai l’impression d'avoir gagné quelque chose.
J'aime aussi beaucoup travailler en atelier c'est certain : prendre son temps, imaginer, recommencer...

 © Tuco

Avez-vous une préférence pour un de ces lieux de création ?
Je n'ai pas de préférence particulière, étant donné que les pièces que je colle dans la rue sont en général préparées en atelier. Je pense apporter autant de soin aux stickers, collages, carreaux de faïence... destinés à la rue, qu'aux travaux réalisés en atelier sur différents supports. J'ai besoin des deux, c'est certain. Si je n'interviens pas pendant un moment dans le rue, je m'en veux assez rapidement...


 

Votre travail mêle l'art et la nature avec un univers peuplé de personnages hybrides mi-hommes mi-animaux… Quelles sont vos inspirations ?
Forcément elles sont multiples et variées : les affiches de concert de mon adolescence, la bande dessinée, la musique, le cinéma,  l'illustration en général... Et même si nos univers sont différents, en vrac et sans ordre de préférence : Roa, Rothko, Mosko, Blek le Rat, Picasso, Steph Cop, Nychos, Pollock...
   

© Tuco

Que souhaitez-vous mettre en lumière ?
Tout d'abord, l'ordinaire ! Mes manimals (mi homme, mi animal) sont au départ des gens inconnus et ordinaires au sens noble du terme, sans connotation négative. Je leur ajoute une tête animale pour évoquer le côté sauvage de chacun d'entre nous mais aussi évoquer une curiosité.... Quels regards les manimals portent-ils sur nous ? Comment nous les regardons ?


© Tuco
 
Quelle impression/ressenti souhaitez-vous laisser auprès du spectateur ?
Ce n'est pas facile à répondre... J'espère en premier lieu éveiller une émotion esthétique tout simplement. Ensuite libre a chacun d'y donner son interprétation... Trop d'explications de ma part pourrait gâcher un certain charme je pense non ?

© Tuco
 
Sur quels projets travaillez-vous actuellement ? Des actualités, dates clés pour 2015 ?
A partir du 2 juillet, je participe à une exposition collective intitulé ZOO au Cabinet d'Amateur à Paris. Une première pour moi,  j'ai vraiment hâte d'y être ! Je suis vraiment ravi d'avoir été invité.
Je suis par ailleurs habitué à dessiner en général des petits formats, mais j'aimerais vraiment  avoir de nouveau l'occasion de réaliser des peintures plus grands dans l'environnement urbain, de participer à des festivals pour faire des nouvelles rencontres, échanger et peindre...
Et pour finir, je souhaite continuer ma série de  wood shapes (silhouettes de mes manimals découpées au plus près) que je photographie en extérieur en essayant de créer une atmosphère, une ambiance... 
 

Expositon ZØØ 
jeudi 2 au dimanche 19 juillet 2015
au Cabinet d'amateur
Bault / Codex Urbanus / Patrick Jannin / Levalet / Mosko / Stew / Tuco
Vernissage le jeudi 2 juillet à partir de 18 h



© Tuco

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  • Artist UP
    (Owner)
    • 2015-07-02 06:15:34
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  • Tags - #art #urbain #exposition #urban #Rue #pochoir #cabinet d'amateur #street-art #TUCO
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