Romain Quirot dévoile un univers visuel sincère et poétique...

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Romain Quirot est directeur artistique, cinéaste et photographe autodidacte qui a commencé à exprimer son talent dès l’âge de 12 ans, avec un caméscope familial. Puis, il a commencé sa carrière en réalisant des vidéos de musique, avant d'être courtisé par plusieurs agences de publicité. 
Son talent et univers visuel à la fois poétique et plein de fraîcheur lui ont valu la confiance de sociétés de renommée telles que Lacoste, Nivéa, Dim et L'Oréal pour ne citer qu’elles… Conjointement à son travail pour des films publicitaires, Romain Quirot a réalisé un remarquable documentaire « un jour peut-être »  et ne cesse de développer des projets personnels. 
Ses vidéos révèlent une approche sincère et poétique, dont l’esthétisme nous plonge dans univers marquant. Attentif à la direction des acteurs, ce perfectionnisme lui a notamment valu le Grand prix du Jury du 4ème Nikon Film Festival en 2013, ainsi que la nomination en qualité de Lauréat Court-Métrage de l’Audi Talent Award où il a présenté « Le dernier voyage de l’énigmatique Paul W.R »…
Romain s’intéresse aussi à la photographie qui lui permet d’explorer des différents univers dans une approche à la fois documentaire et esthétique : « c’est un peu le pont entre ma passion des documentaires et mon amour du cinéma » - avec une exposition verra le jour à la rentrée… 


Romain QUIROT


Directeur artistique, cinéaste et photographe autodidacte, vous avez commencé à exprimer votre talent dès l’âge de 12 ans, avec un caméscope familial. Pouvez-vous nous en dire plus sur votre parcours…?
Dès que j’ai compris que le caméscope de mon père permettait de filmer mes propres histoires, j’ai commencé à faire des films ; des trucs d’enfant avec mon petit frère ou mes bonshommes star wars.
Puis j’ai grandi, bossé l’été et avec l’argent gagné, j’ai acheté une caméra DV. Mon bien le plus précieux à l’époque, avec lequel j’ai tourné une centaine de court métrages, tous plus cheap les uns que les autres. Je faisais jouer tous mes potes sans jamais écrire de scénario… Le résultat était conceptuel mais ça m’a servi de formation. C’est comme ça que j’ai compris qu’on n’avait pas besoin de grand-chose pour faire un film. 



Photo tournage - © Jean-Brice Lemal
Photo prise pendant tournage Pub - © Thomas Guilhot

Comment est né votre intérêt pour la vidéo et la photographie ?
J’aimais le cinéma pour ses histoires mais je ne m’intéressais pas à la « vidéo », c’était juste un moyen technique de faire des films. Je ne portais aucun intérêt au découpage, à la technique, à l’image… Pour moi, les Goonies, c’était pas une caméra et des comédiens. C’était la bande de potes la plus cool du monde.
Mon intérêt pour la technique et le langage cinématographique est venu bien plus tard ; quand j’ai découvert que le cinéma, ce n’était pas que les gros divertissants de mon enfance. La première fois que j’ai vu Blade Runner, puis les Kubrick, Scorcese, Takeshi Kitano, les films de la nouvelle vague…
Mon intérêt pour la photographie est beaucoup plus récent. Il s’est nourri de tout ça. 


MILKA #Catchmetender from romainquirot on Vimeo


De quelle manière a-t-il évolué depuis vos débuts ?
Il a beaucoup évolué à partir du moment où j’ai compris que les réalisateurs que j’appréciais avaient eux même été nourris par quelque chose. Et que l’inspiration pouvait se chercher partout, pas forcément dans le cinéma. C’est un défaut qu’on trouve souvent chez les jeunes réalisateurs : ils imitent les films qu’ils aiment, copient leur réalisateur préféré (souvent Tarantino, Guy Ritchie ou Wes Anderson maintenant). Je trouve ça bizarre.


Teaser 'UN JOUR PEUT ÊTRE, une autre histoire du rap français


Vous avez travaillé pour des agences de publicité, réalisé un documentaire « un jour peut-être »  et développé sans cesse des projets personnels. 
Pouvez-vous nous parler de votre démarche artistique et de votre processus créatif pour chacun de ces projets…?
Travailler dans la pub comme réalisateur permet d’essayer beaucoup de choses : des caméras, des optiques, des équipes techniques, des manières de filmer aussi. Un autre avantage est de se familiariser avec des plateaux de plus grosse envergure. Il y a moins de contraintes budgétaires… mais il ne faut pas se leurrer : le but final n’a pas grand chose d’artistique : on est là pour vendre un produit ou une marque.
La fiction, c’est presque un autre métier. Honnêtement, je prends plus de plaisir avec un 5D et deux copains à faire un petit film que sur une grosse pub avec une équipe de quarante personnes. Sauf que la fiction, quand tu commences, ça ne permet pas de vivre.
Le documentaire, c’est encore autre chose. J’avais envie d’en faire depuis pas mal de temps. J’ai été profondément marqué par le travail de Werner Herzog. Son documentaire « Grizzly man » m’a mis une énorme claque. Bien plus violente que 80% des films que j’ai pu voir au cinéma ces dernières années.
Mon docu « Un jour peut-être » était un projet indépendant. Je ne suis pas spécialement fan de ce mouvement artistique, mais je trouvais le sujet et les protagonistes suffisamment forts pour raconter une histoire originale. J’ai fait appel à un copain journaliste (Antoine Jaunin) et un vieux pote fan de rap (François Recordier). On pensait boucler ça en 6 mois. Ça nous a pris 3 ou 4 ans pour que le truc voit le jour. Et malgré les galères, on a beaucoup appris. 


The Cherry Blossom Girl pour Etam from romainquirot on Vimeo


Vos vidéos révèlent une approche sincère et poétique dont l’esthétisme nous plonge dans univers marquant.
Attentif à la direction des acteurs, ce « perfectionnisme » vous a valu le Grand prix du Jury du 4ième Nikon Film Festival en 2013 avec le projet « Je suis un vague souvenir», ainsi que le Lauréat Court-Métrage de l’Audi Talent Award où vous avez présenté « Le dernier voyage de l’énigmatique Paul W.R ».
Comment vivez-vous cette « reconnaissance » ?  
L’année dernière, j’avais besoin de développer des projets de fiction. Faire une pub ne permet pas de développer son univers et encore moins de raconter ses histoires. Il n’ya rien d’intime. Ecrire un scénario, c’est tout l’inverse. C’est solitaire et le jugement porté au travail effectué me touche beaucoup plus. En bien comme en mal d’ailleurs. Donc, évidemment, j’étais ravi et très fier de remporter ces deux prix.


Un vague souvenir from romainquirot on Vimeo


Quelles émotions et réactions cherchez-vous à susciter chez le public ?
J’en ai marre des trente cinq films de super héros américains qui sortent chaque année et qui se ressemblent tous. Même chose pour les comédies françaises sans aucune ambition. Ça me déprime un peu. En fait, j’aime les films qui me surprennent, qui m’amènent là où ils veulent, sans me forcer. Finalement, peu importe le sujet ou le style. Ça peut être un film en noir et blanc sur une sœur qui doute au moment de s’engager (Ida) comme un film d’action bourrin mais qui s’assume complètement (le dernier Mad Max).
Dans le fond, je voudrais faire les films que je serai content de voir en tant que spectateur. Des films avec un vrai univers.



"Le dernier voyage de l'énigmatique Paul WR" © Nols 

 
Histoires sensibles, inspirées de l’enfance, vous abordez la question de la relation avec l’autre... Pouvez-vous nous en dire plus sur vos thèmes de prédilection et comment les abordez-vous ?
Je me suis rendu compte que presque tous mes films s’intéressaient à la relation à l’autre et particulièrement à « difficulté » à vivre avec l’autre ; tout en ayant conscience que vivre tout seul, c’est encore pire.
C’est le sujet de mon dernier film, « Le dernier voyage de l’énigmatique Paul W.R ». Le héros doit sauver l’humanité mais le truc, c’est qu’il entend nos pensées. Tout le temps. Et du coup, il ne nous supporte plus et n’a pas vraiment envie de nous sauver.





THE LAST FREE PLACE IN AMERICA - Salton Sea & Bombay Beach
© Romain QUIROT


On retrouve des paysages du bout du monde dans vos séries photographique, notamment les Etats-Unis dans « The Last Free Place in America »... Qu’est-ce que le médium photographique vous permet-t-il d’exprimer et quelle passerelle établissez-vous entre la photo et la vidéo ? 
J’ai mis beaucoup plus de temps à m’intéresser à la photographie. C’est assez récent en fait. Mais c’est un moyen d’expression qui me plait de plus en plus. Ça me permet d’explorer des univers différents. C’est plus simple et plus rapide qu’un film et pour le coup, on a besoin de presque rien.
Au début, je voulais faire la même chose en photo qu’avec mes films : mettre en scène, raconter des histoires. Mais je me suis vite rendu compte que cette approche n’était pas faite pour moi. N’est pas Grégory Crewdson qui veut. J’y reviendrai peut-être un jour mais aujourd’hui, j’utilise surtout la photo dans une approche documentaire mais esthétique. C’est un peu le pont entre ma passion des documentaires et mon amour du cinéma. 




THE LAST FREE PLACE IN AMERICA - Salton Sea & Bombay Beach
© Romain QUIROT


Quelles sont vos actualités à venir ?
Je pars au Maroc terminer le tournage du « dernier voyage de l’énigmatique Paul W.R ». Il y a pas mal de post-production à venir donc ça va m’occuper un petit moment.
A la rentrée, il y a une expo autour de ma série de photos « Utopia, the last free place of America ».
En parallèle, je termine l’écriture d’un long métrage. Et je suis aussi en train de boucler l’écriture d’un livre avec mon pote Antoine Jaunin. Une histoire de gamins qui passent leur journée à pêcher alors que le monde arrive à sa fin. 




THE LAST FREE PLACE IN AMERICA - Slab City
© Romain QUIROT

 
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  • Artist UP
    (hôte)
    • 2015-06-24 09:07:36
    • 1 429 views
  • Tags - #Nikon #photographe #photographie #Voyage #court #videaste #music video #Directeur Artistique #film publicitaire #ROMAIN QUIROT #filmaker #film documentaire
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