Douchka nous fait vibrer avec son 2ème EP "Together

PARTENAIRES

Vous désirez communiquer
sur Artist Up ?

Etablir un partenariat
pour votre évènement ?

Contactez nous !

Chercher une news

Publicité

Du haut de ses 23 ans, le parcours de Thomas Lucas alias Douchka est déjà bien rempli. Le jeune Rennais s’est fait connaître en tant que DJ dans des clubs et festivals de renommée comme PitchforkThe Sound You Need, Astropolis… et en accédant à la prestigieuse Red Bull Music Academy à Tokyo en 2014.
En juin 2015 le jeune producteur avait sorti chez Nowadays Records son premier EP « Joyful ». Véritable hymne à la joie, ce premier EP solo avait permis à Douchka de mener une refléxion sur la texture, la matière et des expérimentations techniques… et d'affirmer une patte bien personnelle marquée par un son à la fois organique et synthétique, puissant et apaisant.
Devenu incontournable en quelques mois,n décembre dernier Douchka nous avait aussi offert une incroyable reprise du tube "Omen" de Disclosure et Sam Smith...
Douchka revient nous faire vibrer avec son deuxième EP "Together" (sortie 11 mars 2016) !

Quelles ont été les évolutions entre ton prédécent opus "Joyful" et "Together" ? 
Cet EP a été composé entièrement en deux mois environ. Je savais avant d'entamer la production vers quelles couleurs je voulait amener celui-ci. J'ai composé les thèmes au piano et j'ai tout ré-enregistré ensuite. J'ai travaillé dessus durant l'été dernier. Pour le travail en studio, il y a plusieurs éléments qui proviennent de réels instruments et pas seulement de VST (instruments virtuels sur l'ordinateur) comme c'était beaucoup plus le cas sur Joyful. Pour Together par exemple, j'ai enregistré un vrai mellotron, de même pour les parties de piano. J'avais aussi en tête que les morceaux devaient être joués en live au final. C'est pourquoi la structure des tracks a une essence beaucoup plus pop sur cet opus. J'ai vraiment voulu composer des chansons.



 
A quoi le titre de ton EP fait-t-il référence ? Serait-ce un message de paix suite aux événements tragiques du 13 novembre dernier ? 
Le titre du maxi était déjà choisi avant les évènements tragiques qui se sont déroulés à Paris. En l'occurrence, il s'agit d'une histoire d'amour. Il y a un début, un milieu et malheureusement une fin comme bien souvent.
Sur le single Together, j'avais composé l'essentiel du beat quand j'ai fais appel à Clarens. C'est lui qui a écrit l'intégralité du texte. Le résultat m'a tout de suite convaincu. Un clip arrive bientôt d'ailleurs pour illustrer ce track.
Pour ce qui est du message, c'est une vision très personnelle. Je préfère laisser tout à chacun le choix de se faire sa propre vision. C'est toujours très dur d'exprimer quelque-chose de fort et d'explicit à travers la musique électronique.



credit Laurène BERCHOTEAU
 

Qui est Douchka et quelle est l’origine de ton nom ?  
Je m'appelle Thomas, j'ai 23 ans, j'habite à Rennes et je suis producteur et dj. Pour l'origine de mon nom de scène, c'est une longue histoire de délire entre potes qui remonte à l'internat au collège. C'est un truc qui est resté par la suite faute d'avoir choisi un nom un peu plus étudié. Le problème, c'est que c'est aussi le nom d'une star déchue des années 80, ex-égérie de Disney et qui enchaine les come-backs bien moisis dans les téléréalités... Je reçois parfois des mails de médias qui pensent que je suis cette personne, c'est assez drôle même si au final je suis complètement out dans le google game à cause de ça... J'étais à deux doigts de changer ce nom l'été dernier, puis j'ai appris ma sélection à la Red Bull Music Academy à Tokyo et il était donc un peu tard pour ça...  
 

DOUCHKA par FLAVIEN PRIOREAU


Artiste autodidacte de 23 ans, comment as-tu été amené à te pencher sur la production - en t’entourant de synthétiseurs, boites à rythme et ordi… ? 
À vrai dire c'est venu assez tard. Je ne viens pas du tout d'une formation musicale au sens classique du terme. Contrairement à de plus en plus de producteurs qui sont issus du conservatoire ou qui ont joué dans des formations pop, rock et autres, je me suis d'abord tourné vers la musique par le biais du djing. Je recherchai mes tracks sur une plateforme préhistorique du nom de Myspace. C'était bien plus dur de tomber sur des morceaux qui te correspondaient. Néanmoins, c'était aussi plus facile d'approcher les artistes et les labels. Il y avait un rapport plus simple et décontracté dans les échanges je trouve.
La production, c'est arrivé petit à petit. D'abord en faisant des edits de tracks que je voulais jouer dans mes sets, puis en réalisant quelques remixes, tous non officiels bien-sur. J'ai sorti quelques originaux mais en étant toujours trop influencé par un style en particulier. C'est très dur lorsque tu apprécies un artiste ou une scène à un moment donné de ne pas te laisser aller dans le copié/coller. Ce qui font ça le font d'ailleurs toujours moins bien et sans une once d'originalité.
La vague trap/dirty-south par éxemple, on est arrivé à un tel niveau de saturation dans ce domaine que 90% des prods qui sortent aujourd'hui sentent clairement le réchauffé. En fin d'année je me suis donc vraiment appliqué à trouver mon son, une touche. Ça a été très long et fastidieux, j'ai jeté énormément de choses. Mais à la fin, je me suis retrouvé avec un maxi que j'avais vraiment composé et pensé entièrement, en oubliant les samples, et où toutes les lignes de mélodies ont été écrite au piano. La mélodie est le point phare de mon processus de création, le reste vient toujours ensuite.






A la croisée des genres entre future-beat, hip-hop, électro… difficile de poser une étiquette sur ta musique !
Merci pour ce très beau compliment. Je préfère mille fois qu'on me dise : "J'aime bien, mais c'est une peu bizarre", plutôt que "hey, c'est chanmé, ça me fait penser exactement à tel mec !". L'intérêt d'une pratique musicale de mon point de vue, si on avance en tant que auteur/compositeur/interprète, c'est de chercher à surprendre le public, mais aussi soi-même.
Si on te range dans une catégorie d'entrée de jeu, ça veut dire que finalement ce que tu fais quelqu'un l'a déjà fait avant toi. C'est un pur délire d'égo, mais mon but à long terme, c'est que quelqu'un entende un de mes sons et devine qu'il s'agisse d'un de mes tracks sans le connaitre au préalable. Il faut savoir être vraiment dans sa bulle pour ça, quitte à prendre le risque de déplaire et d'être complètement ignoré et incompris par la masse. Mais j'ai beaucoup plus d'estime pour les musiciens qui tentent des choses, que pour ceux qui sautent dans le dernier wagon à la mode.
Je n'ai jamais compris non plus les incessants revivals, les mecs qui composent du boom-bap à l'ancienne dans le rap ou de l'acid techno avec des machines d'époque en 2015. Je respecte ce genre de scène bien-sûr, ces mouvements ont transformé l'histoire de la musique, on en serait pas là sinon. Si c'est une pratique à titre d'hommage, pourquoi pas. Ça permet aussi de savoir comment la musique est produite à un moment donné. Sinon je n'y vois aucun intérêt d'un point de vue strictement créatif. Et ça ne touche pas que la musique, ce genre d'exemple peut-être appliqué à bien d'autres domaines artistiques comme les arts graphiques ou le cinéma. 


 

Qu’apprécies-tu dans la recherche, l’expérimentation musicale ?  
Le point le plus important je pense, c'est de sortir de sa zone de confort en studio. Tu de dis : "ok techniquement ça je sais le faire bien, ça un peu moins et par contre ça pas du tout, alors allons dans cette direction." C'est indispensable pour moi car même si j'échoue, j'aurai forcément appris quelque chose.
La part de hasard est aussi assez présente. Quand tu arrives à une texture bien particulière sur un synthé, que tu l'enregistre, que tu la re-modifie ensuite en y apportant quelque effets, tu arrives parfois à un résultat en réalisant que tu serais incapable de le refaire. Ça a été le cas sur le morceau "Anyway" sorti chez Folie Douce, j'ai perdu ma session d'enregistrement et je m'en suis voulu à mort ensuite car depuis je n'arrive plus à recréer cette texture super smooth qui me plaisait tant sur cette track. Après j'enregistre aussi mes propres drums avec des micros, j'intègre quelques éléments récurrents dans chacune de mes tracks comme ce son d'horloge que j'utilise comme une cymbale.
 



Quelles sont tes influences et inspirations… ?
Il y en a énormément, dans tout les styles. Pendant longtemps, je ne m'intéressait pas trop au rap, j'étais blindé de clichés et de préjugés sur cette musique. Grâce à un pote, je me suis mis à découvrir les classiques old-school et les beatmakers de renom comme No ID ou Just Blaze. Et j'ai très vite compris le nombre de similitudes que l'on pouvait raccorder entre le rap et la musique électronique, tant dans le processus de création en studio que dans les sources d'inspirations.
J'aime beaucoup la scène anglaise, des producteurs comme Rustie, Flying Lotus ou encore Burial. La scène IDM à aussi permis de casser certains codes pré-établis de la musique club. Des gens comme Jon Hopkins, Dorian Concept ou encore le label Erased Tapes ont très bien compris ça.
J'écoute aussi beaucoup de pop, souvent anglaise là-aussi. Globalement, mes sources influences changent tout le temps, j'achète beaucoup de morceaux sur Itunes ou Bandcamp, et quelques albums vinyles de temps en temps pour les écouter chez moi tranquillement.
Après j'ai quelques héros/modèles comme tout le monde, Cashmere Cat biensur, Hudson Mohawke ou encore Canblaster qui reste à mes yeux le meilleur producteur "made in France".  


Et si tu devais tout de même décrire ta musique… ce serait… ?
Je vais plagier sans gêne la réponse de Phazz et Everydayz à cette même question : de la musique actuelle. 



Tu t’es fait connaître en tant que DJ, dans des clubs et festivals comme Pitchfork, The Sound You Need, Astropolis… et en accédant à la prestigieuse Red Bull Music Academy à Tokyo en 2014. 
Quelle est la relation entre ton expérience en tant que DJ et ton statut d’artiste musicien ? 
J'ai toujours admis le fait qu'un dj sur scène n'est pas un musicien. Un dj, dans la forme, c'est juste un mec qui passe des mp3 ou des vinyles les uns à la suite des autres, en les calant généralement au même tempo. Ce qui est globalement à la portée de n'importe qui, surtout avec le matériel qu'on a aujourd'hui. Je comprends bien les musiciens et les groupes qui ont la haine de voir débarquer des djs jouer sur des festivals, généralement après eux, puisque plus pratique pour des questions logistiques, avec pour simples outils une clé usb et un casque sans même faire de balances.
Quand je me déplace pour jouer, je prends l'avion ou le train avec un sac à dos et c'est cool. Le truc c'est que le djing s'est tellement popularisé ces dernières années que tout le monde s'improvise dj à ses heures. Je ne capte absolument pas l'intérêt d'un promoteur qui book des groupes pops pour faire les djs en club par exemple. Ça dessert complètement le truc et souvent les sets sont plutôt nazes...
Je vais peut-être passer pour un puriste du truc, mais le djing, c'est avant tout faire danser les gens avec la musique des autres, en sachant les surprendre de temps en temps. Tout ça en gardant une ligne de conduite cohérente dans la tracklist. Pour amener de l'originalité tu peux aussi arriver avec tes propres edits/remixes uniquement fais pour les dj-sets. Là il se passe un truc et tu te dis que le mec en face de toi fais autre chose que de boire des bières en appuyant sur play de temps en temps. Après, c'est pas non plus parce que tu as un ordinateur et un contrôleur midi que tu es plus crédible en temps que "performer". Peut-être aux yeux du public, puisqu''il ne capte rien à la technique et pense que tu pilotes un A380.
Quand je vois des mecs comme FKJ ou Superpoze avec qui j'ai joué récemment, tu réalises qu'il se passe réellement un truc, le gars est dans son élément, sa bulle, son univers. Et il ne sera jamais capable de refaire deux fois éxactement la même chose sur scène, puisque qu'il joue avec de réels instruments en parallèle de son ordinateur. Et ça c'est super intéressant. C'est ce vers quoi j'aimerai aller plus tard. J'aimerai vraiment ramener mon piano sur scène pour jouer live et ne pas uniquement me contenter d'appuyer sur des boutons en caoutchouc avec un instrumental qui tourne derrière. Mais ça se bosse vraiment en amont de la production et ça prend beaucoup de temps.

 
DOUCHKA par FLAVIEN PRIOREAU


Que penses tu des musiques actuelles créés et calibrées par et pour les clubs… ?
Si tu veux parler de l'EDM, je n'ai absolument rien contre cette scène. Beaucoup de médias crachent sur Guetta & co, sauf que ces mecs là, outre le fait de sortir un album par an pour l'actu, sont devenus avant tout de réels business men. Guetta, Avicci, Aoki, ce sont des images de marques qui font que quoiqu'il advienne, le club sera blindé. Et c'est exactement pareil dans le rap, en parlant du fameux "game". Quand tu signes ton projet sur une major, tu acceptes de rentrer dans un monde avec ses propres règles et qui se cogne pas mal de tes aspirations artistiques tant que "tu fais rentrer la thune sans prendre de risque". TTC l'expliquait très bien dans son morceau "Champagne sans bulles".
Ensuite il y a différentes manières d'aborder la culture club. Beaucoup plus de gens préfèrent l'ambiance des boites généralistes que les soirées dans lesquelles je joue. Et qui je suis pour juger du soit-disant bon goût ? Dernièrement, plusieurs médias spécialisés ont salué Guetta pour son essential-mix sur BBC1 dans lequel il ne joue quasi-exclusivement que des classiques house 90. Sauf que ce genre de set, tu pourrais aussi bien l'entendre à Concrete. Mais tu imagines un instant la réaction du public assidu de Concrete si Guetta se pointait pour mixer ? On traiterait les organisteurs de vendus, alors qu'en fin de compte, la musique jouée ne serait pas de moins bonne qualité.
C'est tout le paradoxe de ce milieu où il est beaucoup question de street-cred', d'ancienneté de parcours et de mérite, alors qu'on te somme en parallèle de rester toi-même. Quand Guetta affirme qu'il est juste trop célèbre pour gagner une victoire de la musique, il n'a pas totalement tort. Ducoup il préfère se chopper un Grammy aux US tranquillement et je ferai la même si j'étais à sa place. À contrario, toute la beauté du circuit indé, c'est qu'il garde une âme, un esprit "do it yourself". Mais il reste très dur à intégrer surtout si tu habites en province car en France tout se passe à Paris.
Au Royaume-Uni, tu as une énorme scène à Londres certes, mais aussi à Manchester, Bristol ou Glasgow en Écosse. C'est peut-être ce qui explique le modèle UK garde toujours une longueur d'avance sur nous depuis toutes ces années, alors que nous disposons d'un vivier de talents tout aussi remarquable. 
 



Ta musique a-t-elle été influencée par le monde du DJ’ing et si oui de quelle manière ? 
J'ai longtemps composé des morceaux sur le modèle intro-outro de 30 secondes avec une base rythmique très présente pour que ces derniers soient jouables par les djs. Sous cette forme, tu as effectivement beaucoup plus de chance d'être playlisté. En revanche, ce modèle de production uniformise complètement ton son. Si tu te balades un peu sur les tops djs de Resident Advisor, Juno ou Beatport, tu te rends très vite compte que beaucoup de tracks sont calqués sur ce modèle. Aujourd'hui, je me suis un peu lassé de ce format. Je compose aussi bien en imaginant mon morceau joué en club que dans une soirée entre potes ou dans un ipod. Faire de longues intro au piano, ou de complètement changer le rythme au milieu du morceau, c'est quelque chose que j'aurai été incapable de faire il y a peu. 



credit Laurène BERCHOTEAU


Peux tu nous en dire plus sur ton « mode opératoire », ton processus créatif… ? As-tu une ligne directrice dans ta manière de travailler ? 
Lorsque je commence un nouveau morceau ou un remix, j'ai un grand carnet à côté de moi où je note toutes mes idées, une petite habitude que j'ai gardé depuis mon passage aux Beaux Arts de Rennes pour bien faire cliché.
Ensuite, j'allume mon piano électrique, un Intercontinental 7 qui sonne un peu comme un Rhodes et j'écris une mélodie sur 8 ou 16 temps. C'est le moment le plus important. Ça peu me prendre deux ou trois heures. Je la laisse tourner en boucle pendant un long moment, je fume quelques clopes, je prend un café... Si ça me convient toujours et que je ne m'en lasse pas, je pose la base rythmique. Je rajoute ensuite quelques éléments comme des effets, des petites transitions... Et quand mes premières trente secondes me plaisent vraiment, que je sens qu'il n'y a plus rien à retoucher, je compose le reste du morceau autour de ça.
Je ne fonctionne jamais en commençant par l'intro, puis le break, et ensuite le refrain... C'est toujours la mélodie principale d'abord, le beat ensuite, et la structure pour finir.
Ensuite quand la structure globale est terminée, je passe beaucoup de temps sur tous les éléments en me demandant si ils sont vraiment indispensables au sein du morceau. Si j'ai le moindre doute, même infime, je l'enlève. Quand mon morceau est terminé, je l'exporte piste par piste et je le mixe, je joue sur la panoramique, le rendu sonore. Cette étape est toute aussi importante que la composition pour moi, elle est même cruciale. Le mixage permet vraiment de donner une chaleur et une texture bien particulière, même si je tâtonne encore dans ce domaine.
Quand tout ça est terminé, je l'envoie d'abord à ma copine, puis aux potes djs/producteurs qui sont capables de me dire "non franchement cette partie là est naze parce que..." C'est très important d'avoir des retours constructifs et transparents sur son travail. Et enfin, ça part à mon manager/label/tourneur, voila tu sais à peu prêt tout je crois !




Ton premier EP « Joyful » est sorti le 29 juin 2015. Quelle était la genèse de cet opus ?  
Quand je suis rentré de Tokyo après la Red Bull Music Academy, j'ai été complètement transformé par ma manière d'aborder le travail en studio. J'ai eu une petite période de flottement où je me rendais compte que tout ce que j'avais fais auparavant était très pauvre en terme de réflexion, mal construit et même un peu sans âme...
Mon remix de Un Deux par exemple, il a dépassé les cent mille plays sur soundcloud et je trouve que ce morceau est très plat au final, je ne le joue jamais en dj-set.
Par ailleurs, beaucoup de gens m'attendaient au tournant après la RBMA, trouvant même incroyable que j'ai pu y participer sans aucune sortie officielle où rattachement à un label au préalable, j'en étais le premier conscient et c'était une grosse pression pour moi.
Je me suis donc enfermé presque tous les jours pendant six mois pour achever "seulement" un quatre titres. Mais au final, j'ai jeté tellement de choses que j'aurai pu sortir un album de 15 titres si j'avais auto-produis cet opus à la va-vite.
Quand je l'ai fini, je me suis posé milles questions, j'ai douté de son potentiel et je me suis dis que c'était peut-être pas au niveau. C'est grâce à mon entourage qui m'a vraiment poussé, et je remercie particulièrement mon pote Les Gordon pour ça, que je me suis décidé à le faire écouter à Vincent et Ugo chez Nowadays. Ils ont validé la release dans l'heure qui a suivi... J'étais vraiment soulagé et heureux, car au final, ce sont des nuits et des nuits de travail qui sont finalement récompensées. Et je ne pense pas que j'aurais pu trouver un meilleur label pour m'accueillir. Je leur en suis vraiment reconnaissant pour ça, d'avoir compris mon projet et de m'avoir accueilli au sein de cette famille bien soudée, même si ils me chambrent parfois là-dessus ! Je suis d'ailleurs allé plus souvent à Paris pour eux ces six derniers mois que durant ces six dernières années... 




Comment as-tu composé cet EP ?
 
Premièrement, j'ai eu la volonté à travers quatre titres de livrer un corpus, ou chaque titre a la possibilité de se lier avec un autre. C'est l'image très bateau de "l'histoire que tu veux raconter comme dans un livre avec des chapitres". Mais en réalité c'est exactement ça. Ensuite, je ne voulais vraiment pas tomber dans le piège du dj qui se doit de faire un maxi pour s'affirmer aussi en tant que producteur. Il y a d'excellents djs qui ne préfèrent pas toucher à la production et vice-versa, et c'est une preuve de bon sens si on ne se sent pas prêt pour cela. J'ai donc vraiment laissé de côté mes aspirations club pour composer cet opus. Globalement, je trouve même que ça sonne très pop. Il y a aussi un featuring avec Parachute Pulse avec qui j'avais déjà travaillé à Tokyo, c'était génial de pouvoir rebosser avec une chanteuse, chose que je fais de plus en plus en tant que producteur aujourd'hui, et j'adore ça. Enfin, j'ai surtout cherché à me faire plaisir, en gardant à l'esprit de faire les choses le plus sérieusement possible.   
 

On y ressent un travail et une réflexion sur la texture, la matière… 
C'est vrai et merci beaucoup de l'avoir remarqué ! Je cherchais à tout prix à afficher une patte bien personnelle sur ce maxi. Ça a vraiment été le plus gros du travail sur chaque morceau. Il a fallu que je teste énormément de choses sur les synthés par exemple. J'ai aussi travaillé avec de vraies machines en parallèle de l'ordinateur, chose que je n'avais jamais faite auparavant. Cet EP est vraiment comme une révélation pour moi sur le plan technique dans la mesure où je me sentais complètement incapable de m'orienter dans cette direction auparavant. Aujourd'hui, le studio est l'endroit où je me sens le plus à l'aise.


 




DATES A VENIR :
11 Mars @ La Fine Équipe & Friends, La Machine du Moulin Rouge - Paris
12 Mars @ Together Release Party, Antipode + 1988 Live Club - Rennes
14 Mai @ Festival 24H de L’Insaa - Lyon
20 Mai @ Embrace, La Machine du Moulin Rouge - Paris
28 Juin @ Festival La Nuit Des Sables Blancs - Douarnenez
13 Aout @ Festival Positiv, Docks des Suds - Marseille



SUIVEZ LES ACTUALITES DE DOUCHKA sur :

PAGE FACEBOOK
SOUNDCLOUD
TWITTER
OPENWAD
NOWADAYS RECORDS
  • Artist UP
    (Owner)
    • 2017-04-24 12:29:06
    • 7,376 views
  • Tags - #paris #dj #EP #sortie #Rennes #PHAZZ #Openwad #Superpoze #Douchka #JOYFUL #NOWADAYS RECORDS #Red Bull Academy Tokyo #Pitchfork #The Sound You Need #Astropolis
  • Ajouter aux favoris

Photos

PLUS D'ARTICLES ICI