Au cœur de la nature sauvage avec Mathieu Le Lay...

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Auteur et réalisateur passionné de l’image sous toutes ses formes artistiques, Mathieu Le Lay sillonne le monde sauvage. Cet amoureux de la nature et épris d’un fort sentiment de liberté qui a grandi au fil du temps, consacre sa vie à la réalisation de films - poussé par la dimension émotionnelle qui s'en dégage : "Le film me donne la possibilité de transmettre un message, de partager une ambiance ou un ressenti vécu." 
Ses études en écologie ont été pour lui une réelle prise de conscience, un déclencheur dans son parcours pour vouloir "témoigner de ces relations intenses et complexes entre l’homme et la nature".
Préoccupé par les problématiques de la protection de l’environnement et la biodiversité, Mathieu Le lay "tente au travers du film de sensibiliser de manière indirecte (...) de transmettre (s)a fascination pour l’environnement sauvage qui nous entoure".
Interview d'un artiste remarquable qui nous rappelle que "c’est en créant qu’on devient acteur de notre société." !


Mathieu Le Lay, vous êtes auteur, réalisateur de films documentaires et photographe. Comment est né votre intérêt pour l’image plus précisément pour la vidéo et la photographie ?  
Je suis bien auteur et réalisateur mais pas photographe de métier. J’aime l’image sous toutes ses formes artistiques et c’est à ce titre que la photographie me passionne. Récemment, je me suis mis à l’argentique après avoir commencé en numérique en 2007 lors de mon apprentissage à l’école de cinéma animalier de Ménigoute (IFFCAM). C’est un parcours un peu atypique qui m’a amené vers le film. J’ai une passion dévorante pour le cinéma en tout genre. J’essaye de regarder un film tous les soirs, quand mon emploi du temps me le permet. Amoureux de la nature et épris d’un fort sentiment de liberté qui a grandi au fil du temps, la réalisation de films occupe aujourd’hui mon quotidien. 


© Mathieu Le Lay - Alpes

Qu'est-ce que le "film" vous permet-t-il d’exprimer ? 
Le film me donne la possibilité de transmettre un message, de partager une ambiance ou un ressenti vécu. C’est ce qu’il manque parfois à l’image statique, de l’émotion à mon sens. Le film allié à des sons naturels et à une musique, offre une dimension supplémentaire dans le domaine émotionnel et c’est cette émotion que je souhaite partager. Depuis quelques années maintenant, j’ai l’impression de vivre un peu ma légende personnelle au travers de mes réalisations et c’est en grande partie le film qui m’a permis d’avancer dans cette quête personnelle. C’est fabuleux de pouvoir la partager auprès du grand public.


Making-of © Brice Portolano
 
Quelle relation établissez-vous entre et envers ces différentes pratiques artistiques ? 
La vidéo me permet de raconter une histoire alors que la photographie intervient en complément pour rapporter un témoignage de mes expériences vécues au cours des tournages et des repérages. La photographie argentique me permet de restituer des ambiances assez fidèles, notamment au niveau du rendu et des teintes réelles. J’associe facilement la vidéo à la photo puisque j’utilise la plupart du temps des boîtiers photo pour filmer. Quand je cherche en vidéo une composition harmonieuse ou une scène de vie intéressante, j’exécute aussitôt la photographie de la même composition. Les deux procédés s’harmonisent entre eux naturellement pour constituer mon mode opératoire sur le terrain.
Je n’ai aucune pression quand je photographie. Je ne la ressens pas non plus lorsque je filme mais disons que l’investissement et l’énergie insufflés dans chacune de mes réalisations sont tellement conséquents que j’espère toujours que le film plaira et trouvera son public.
 

SOARE ÎN INIMĂ from Mathieu Le Lay on Vimeo

Dans vos œuvres audiovisuelles, vous réfléchissez à la « relation intense entre l’homme et la nature »…  Vous êtes diplômé d’une licence en écologie, cette formation a-t-elle un lien avec vos sources d’inspirations ?  
Mes études en écologie m’ont permises d’appréhender toutes les relations interspécifiques et intraspécifiques qui régissent la vie sur Terre. Toute forme de connexion avec le vivant est fascinante et cela permet de comprendre que tout individu, homme ou animal, est directement lié à son environnement naturel; que l’existence de tout être vivant est important pour l’équilibre de nos écosystèmes. Ça peut paraître tellement évident quand on le lit mais ces études en écologie ont été pour moi une réelle prise de conscience, un déclencheur dans mon parcours pour vouloir témoigner de ces relations intenses et complexes entre l’homme et la nature.


© Mathieu Le Lay - Transylvanian Forest

Quel regard portez-vous sur notre monde moderne et les problématiques liées à l’écologie…? 
Je suis plutôt quelqu’un d’optimiste, je n’ai pas tendance à baisser les bras devant une dure réalité, mais les faits réels concernant les impacts humains de notre monde moderne sont choquants et alarmants. Je m’efforce d’avoir un comportement respectueux envers la nature et le vivant.
Je tente au travers du film de sensibiliser de manière indirecte (pas de messages surfaits à l’égard des problématiques environnementales) mais plutôt de transmettre ma fascination pour l’environnement sauvage qui nous entoure. C’est pour moi un besoin devenu vital d’aller me ressourcer dans la Nature, loin de l’agitation des villes. L’autosuffisance de l’être humain quant à sa propre vie me paraît être l’un des enjeux majeurs de ce XXIème siècle. Il me semble très important à assimiler et à intégrer dans le quotidien de chacun. J’ai finalement besoin de très peu de choses pour être heureux et toucher au bonheur. Je me débarrasse souvent du superflu, j’évite d’avoir trop de choses dans ma vie et dans mon environnement de travail car ça pollue l’esprit et ça nuit à cette volonté créatrice.


Making-of © Xavier Jamonet 
 
Selon vous, la création audiovisuelle vous permet-t-elle d’agir et d’être « acteur » au sein de notre société ? 
Oui, c’est en créant qu’on devient acteur de notre société. J’espère que mes films d’auteur, dont la démarche initiale se veut très personnelle, permettent à certains individus de voir plus clair en eux, d’entrouvrir certaines portes intérieures restées encore fermées jusque là. Ça me paraît très important que chacun puisse se trouver intérieurement, découvrir son « moi » profond. C’est instinctif dans mes réalisations, mais j’essaye toujours d’accompagner mes films avec une note ou une lueur d’espoir. La lumière dans les ténèbres est une image qui me parle.

Keep Exploring - First snowfalls in Ontario from Mathieu Le Lay on Vimeo

Quelles sont les différentes étapes de votre processus créatif et de réalisation de vos projets…?
La fascination pour un sujet est au commencement de toute idée de film. Ensuite, cette idée mûrit au fil du temps en m’intéressant de plus près au sujet. S’il s’agit de personnes dont je compte faire le portrait, je prends le temps de longuement m’entretenir avec la personne afin de mieux la connaître. Le métier de réalisateur indépendant est très polyvalent. Je suis cadreur et preneur de son sur les tournages, monteur en post-production… sans oublier les aspects liés à la communication et à la gestion administratives de mes projets. C’est parfois délicat de tout devoir gérer, mais c’est aussi un choix de vie.


© Mathieu Le Lay - Canyon de Chelly Monument
 
Quel matériel utilisez-vous ?  
Pour tourner mes films, j’ai toujours utilisé jusque là les boîtiers photo Canon (5D Mark II et Mark III). Le rendu très cinématographique en utilisant des optiques de la gamme série L chez Canon m’a toujours convaincu. La robustesse, le poids et le peu d’encombrement par rapport à de plus grosses unités de tournage cinéma, sont d’autres atouts. Le coût financier en est un autre. Evoluant souvent en montagne et en conditions d’autonomie, ces atouts sont loin d’être négligeables quand on cherche à bien s’équiper tout en minimisant le poids de son sac. 


© Mathieu Le Lay - Ballarat Ghost Town
 
Quelle est la place de la post production dans vos travaux ? 
Ce n’est pas la partie que je préfère mais celle-ci est obligatoire si je veux rester maître de ce que je souhaite raconter. Elle intervient souvent par intermittences dans le processus de créativité. De quelques heures éparpillées dans mon emploi du temps à des semaines de montage non-stop, les périodes de post-production varient en intensité. Tous mes projets de 52 minutes (actuellement 3 films d’auteur dans ce format) ont nécessité deux mois de post-production en continu, sans compter les jours de visionnage et d’autres préparatifs d’avant-montage. Je n’exclue pas la possibilité de collaborer à l’avenir avec un monteur dont la sensibilité artistique serait en phase avec la mienne.
 

© Mathieu Le Lay - American Loneliness
 
Votre travail a été largement récompensé : Prix "Jeunes Regards" au Festival International du Film de Ménigoute 2013 et le prix “Best Mountain Culture Film” au 32ème Torelló Mountain Film Festival 2014,  pour ne citer que les derniers en date…
Quel est votre ressenti face à la reconnaissance des professionnels ? 
C’est toujours un plaisir de voir ses films récompensés sur des compétitions internationales. Je n’ai cependant jamais d’attente vis à vis de ces rendez-vous qui reposent sur des critères spécifiques pour se voir attribuer une récompense. Je vois de très beaux films indépendants qui ne sont pas récompensés. Ces prix reposent souvent sur l’avis d’une minorité de personnes constituées de professionnels du milieu qui ont chacun une perception et une sensibilité différente sur le film et des goûts qui divergent en fonction des sujets et des thématiques proposées dans les festivals. C’est d’ailleurs assez frappant de voir qu’un film peut passer relativement inaperçu sur un festival puis être primé dans un autre.
Mais confronter un point de vue avec d’autres membres d’un jury est une expérience tout à fait enrichissante. Je reviens de ma première expérience en tant que membre d’un jury de festival international de films animaliers. C’est intéressant de devoir argumenter et justifier pourquoi un film nous a plu ou nous a touché.
 

Des Gypaetes et des Hommes - Official Movie Trailer 

Quel prix vous a-t-il le plus marqué et pourquoi ?  
Celui qui m’a le plus marqué a été reçu en Chine, dans le Sichuan, au Festival international animalier de Ya’an en août 2012. Ce prix a toute une histoire… Quand le festival m’a fait part de la sélection en compétition de mon film « Des Gypaètes et des Hommes », l’organisation m’a transmis une invitation sans pouvoir couvrir les frais de déplacement pour la Chine.
J’ai publié la nouvelle sur les réseaux sociaux en annonçant cette sélection dans un festival chinois et en précisant que le Sichuan, j’y serai bien allé mais que ça faisait loin et que ce n’était pas donné! Les personnes ont très vite réagi en précisant qu’il serait bien dommage de ne pas pouvoir y assister, que cela me permettrait de vivre une nouvelle expérience, unique soit-elle. Ce n’était pas du tout calculé au préalable mais certains ont très vite lancé l’idée de collecter des fonds pour pouvoir me permettre de couvrir les frais d’un billet d’avion aller-retour. Dans un premier temps, j’ai préféré écarter cette idée, cela ne me mettait pas très à l’aise. Puis après coup, j’ai vite compris qu’il s’agissait de personnes généreuses qui voulaient m’aider en participant par procuration à cette aventure.
A ma plus grande surprise, en seulement quelques jours, il m’était devenu possible d’acheter un vol pour la Chine quelques semaines avant le festival. La belle histoire vous la devinez… Toutes ces personnes qui m’ont permis d’être présent au festival de Ya’an m’ont également permis de recevoir sur place et en main propre le Prix « Best Hope » avec mon film « Bearded Vultures of the Alps » (version anglaise de « Des Gypaètes et des Hommes »).

Making-of © Alexandre Deschaumes

Cette notoriété influence-t-elle votre travail ? 
Elle ne l’influence en rien. Je ne fais pas des films pour obtenir des récompenses ni des distinctions. Je les fais parce qu’ils me parlent et parce que j’éprouve un réel plaisir à aller au bout de mes sujets. Cela me donne entière satisfaction de parvenir à concrétiser ces rêves de films. Les récompenses permettent toujours une certaine forme de reconnaissance dans le milieu professionnel. Après je reste concentré et focalisé sur ma démarche qui évolue au fil du temps. Je ne fais pas non plus des films qui font suite à une demande, à des attentes particulières ou qui entrent dans des cases spécifiques. Je vais plutôt suivre de manière instinctive les envies de réalisations. Dans les circuits les plus traditionnels, mes films trouvent parfois difficilement leur place mais je peux souvent compter sur un diffuseur comme Ushuaïa TV qui reste fidèle aux diffusions de mes réalisations.

La Quête d'Inspiration - Alexandre Deschaumes • Photographies éthérées | Official Trailer

Vos voyages aux côtés du photographe Alexandre Deschaumes a donné naissance au documentaire « Quête d’inspiration » en 2012. A quelle occasion vous êtes vous rencontrés et comment le projet est-t-il né ?  
J’ai rencontré Alexandre Deschaumes au printemps 2011 en Haute-Savoie. Nos premiers échanges ont eu lieu à Annecy à l’avant-première de mon film sur le Gypaète barbu. Alexandre pensait faire appel à un cinéaste pour réaliser une courte vidéo qui permettrait de présenter son activité autour des stages photo qu’il anime en montagne. Je me souviens que c’est le devis qui l’avait un peu freiné à aller plus loin dans cette idée initiale.
Très rapidement après avoir découvert son travail photographique et surtout son univers très atypique, je revenais vers lui avec une proposition bien plus ambitieuse : celle de réaliser un film autour de lui, autour de son art et de ses photographies éthérées, autour de sa quête de l’image. A l’automne 2011, je me lançais à ses côtés sur les tournages alpins pour réaliser une première démo de quelques minutes. En m’appuyant sur cette démo, j’ai proposé le projet à Mona Lisa Production qui le transmit à son tour aux diffuseurs Montagne TV et Ushuaia TV. « La Quête d’Inspiration » était en train de naître. 
 

Alexandre Deschaumes - The Quest for Inspiration | Demo 2011

La Quête d'Inspiration - Coulisses du Film


Quel message, réaction souhaitez-vous transmettre chez le public, en particulier à travers cette vidéo ?  
En photographie, l’inspiration et la fascination permettent d’élever l’esprit afin d’être créatif dans son art. Quand on perd cette inspiration, il devient très difficile de poursuivre sa progression. Mais, dans l’art et dans la vie en général, l’espoir existe, toujours. Malgré les remises en question, le manque d’énergie, la baisse de flux, on peut toujours se relever et poursuivre son chemin. Il faut savoir changer d’air, regagner de l’énergie, prendre un peu de recul, le temps de la réflexion sur soi-même, avant de repartir en quête d’inspiration et d’images. Le message se voulait universel, celui-ci pouvant s’appliquer dans de nombreux cas de figures, pas seulement en photographie. 


Making-of © Alexandre Deschaumes
Making-of © Alexandre Deschaumes

Vos voyages influencent et/ou donnent-t-ils un nouveau souffle à votre expression artistique ?
Oui, clairement. Le fait de découvrir l’inconnu dans chaque nouvelle destination est très stimulant pour la part créative. Je me laisse souvent inspiré par les lieux nouveaux et les personnes nouvelles que je suis amené à rencontrer.
J’aime particulièrement les ambiances naturelles assez mystérieuses, d’où mon attirance pour le travail d’Alexandre Deschaumes et ce désir de film. 
 

Keep Exploring - Brice Portolano 

« Keep exploring » a été créée en collaboration avec Brice Portolano et a reçu le très convoité Vimeo Staff Picks. Comment cette collaboration a-t-elle vue le jour et comment s’est-t-elle déroulée ? 
C’est une autre très belle collaboration avec un photographe. Cela faisait quelques mois que je suivais le travail de Brice depuis les réseaux sociaux jusqu’au jour où j’ai vu qu’il était sur la route aux Etats-Unis en hiver 2013. J’envisageais de partir tourner un film dans l’Ouest américain (American Loneliness) inspiré des roads movies et de ces grands écrivains, philosophes et voyageurs tels que Thoreau, Kerouac ou London.
J’ai proposé à Brice que l’on se croise depuis nos chemins respectifs. Cette rencontre n’a pas pu se faire et après cette première occasion manquée, Brice est revenu vers moi avant l’été 2013 pour évoquer l’idée de partir en Colombie-Britannique. Il était déjà sur place quand je l’ai rejoint en août 2013 pour tourner ce film « Keep Exploring » au cours de 3 semaines sur l’île de Vancouver Island et dans les montagnes du Chilcotin.

American Loneliness - Official Trailer 

Avez-vous d’autres envies, idées de collaborations en tête ?
J’ai eu la chance de rencontrer de belles personnes tout au long de mon parcours. Benjamin Dowie et Kier Atherton sont deux amis réalisateurs que j’apprécie énormément et cela bien au-delà du travail qu’ils réalisent. En plus de Brice Portolano et Alexandre Deschaumes, j’échange régulièrement avec ces faiseurs d’images pour envisager d’autres collaborations futures. 


© Mathieu Le Lay - La Quête d'Inspiration

Le mot de la fin ? 
Dans quelle(s) voie(s) souhaitez-vous évoluer ? Que pouvons-nous vous souhaiter pour la suite ?
La fiction m’interpelle depuis toujours. J’aimerais prochainement l’expérimenter bien que la voie d’auteur ne soit pas simple et que les financements sont souvent compliqués à obtenir. J’espère rencontrer les personnes qui croiront en ce projet ambitieux pour me permettre d’aller au bout de ce nouveau défi.

KUMANO - 熊野

Des projets, actualités en cours ou à venir ?
Cette année, je travaille sur 3 projets qui sont à des stades différents de développement : un film tourné l’an passé dans les villes fantômes du Sud-Ouest américain est en cours de montage et verra le jour d’ici la fin d’année. 
Je suis parti en repérage au printemps dernier dans la région de Kumano au Japon pour préparer le tournage d’un prochain film que je souhaite réaliser dans cette région montagneuse très mystique où les pratiques spirituelles autour du Shugendo sont très en osmose avec les éléments naturels.
Enfin, je travaille avec un scénariste sur le développement de ma première fiction qui sera l’adaptation d’un roman dont la lecture m’a bouleversé. La perspective de mettre en images cette histoire est très stimulante.


© Mathieu Le Lay - Kumano spirit
© Mathieu Le Lay - Misty Forest Kumano
© Mathieu Le Lay


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    (hôte)
    • 2015-07-07 19:09:31
    • 3 221 views
  • Tags - #video #realisateur #film #auteur #Voyage #nature #viméo #montagne #forêt #staff picks #filmmaker #Mathieu Le Lay #cinematographer #Brice Portolano #Alexandre Deschaumes #Film Director
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