L'univers énergisant « POP GRAFFITI » de JO DI BONA !

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Jo Di Bona est un artiste de 39 ans né dans le 93. Dès le début des années ’90 Jo a fait ses armes artistiques sur murs et trains aux côtés de Nestor & Lek, avec leur team VF. Fervent adepte du graffiti, Jo va s’en éloigner petit-à-petit et créer ce qu’il appellera le «POP GRAFFITI», mélangeant collages, diverses influences du Graffiti, mais aussi la culture Pop dont il s’est profondément imprégné. 

Dans ses oeuvres, Jo rend hommage aux icônes et grands personnages de l’histoire, travaille sur des portraits d’anonymes, tout en faisant des clins d’oeil à d’autres artistes qui lui sont chers. C’est avant tout cette liberté de créer qu’il aime et à laquelle le «POP GRAFFITI» lui donne accès.
Après avoir terminé l’année 2014 en beauté, de nombreux projets se profilent à l’horizon… pour cet artiste dont la générosité est à la hauteur de son talent car
« le plus important à (ses) yeux, c’est le partage. »




JO DI BONA "POP MUSIC"
Vernissage le Vendredi 18 novembre 2016 à partir de 18h
Exposition du 18 Novembre au 3 Décembre 2016
JOEL KNAFO ART - 21/24, rue Véron - 75018 PARIS

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Jo Di Bona by ©Alexandre Gallosi

Pouvez-vous nous parler de votre parcours… Dans quel contexte avez-vous commencé à créer ?
Pourquoi avoir choisi le graffiti comme moyen d’expression… ainsi que les murs et trains comme premiers supports de création picturale ?
J’ai commencé le dessin très jeune, car j’avais la chance d’avoir un Papa graphiste dans la pub, donc il y avait toujours des feutres, marqueurs et autres crayons chez nous. Puis, vers l’âge de 13 ans, un ami à moi un peu plus vieux a ramené des aérosols dans le quartier après que nous ayons visionnés le film « COLORS ». Nous avons été dans une zone industrielle pour essayer les bombes et nous avons commencé à taguer sur les murs. J’ai eu une sensation indescriptible, un sentiment d’invincibilité et de liberté et je n’ai plus lâché les aérosols par la suite !
J’ai rencontré Nestor ainsi que d’autres graffeurs et je suis devenu addict de ce moyen de peindre rapide, explosif et très coloré ! Et puis surtout, peindre sur les trains ou sur les murs de manière illégale vous remplit d’adrénaline et ça devient vite une véritable drogue !


PIECES JAUNES by Jo Di Bona 
à Hôpital Robert Ballanger Aulnay-sous-Bois
Janvier 2015 - 4,50mx2,50m 

Des rencontres importantes qui vous ont soutenues, encouragées ?
Mes rencontres les plus importantes ont été Nestor, Lek et ma professeur d’Arts Plastiques Claudie Laks. Pour les encouragements et le soutien, ils viennent principalement du public et bien sûr de mes amis, ma famille et surtout la femme incroyable avec qui je partage ma vie aujourd’hui : Amélie. C’est grâce à elle que je me suis remis à peindre très récemment, début 2013 !


© Jo Di Bona


© Jo Di Bona

Adepte du graffiti, vous vous en êtes éloigné créant ce que vous appelez le «POP GRAFFITI».
Pouvez-vous nous en dire plus sur cette double filiation ?
J’ai peint dans la rue de 1988 à 2000 et de 1991 à 1993 j’ai fait 3 ans d’Arts Plastiques au lycée avec d’autres graffeurs dans la classe de Claudie Laks et elle nous a ouvert les yeux sur autre chose que le graffiti. Nous lui montrions nos photos de graffitis, et elle nous encourageait à les mélanger, à ne pas rester enfermés dans la logique lettrages + contours + personnages… Elle nous a emmenés à Amsterdam pour visiter le Rijksmuseum et là-bas ça a été une grosse claque pour nous ! Nous en avons profité pour peindre sur place et prendre plein de photos de la scène locale, où les graffitis artistes avaient déjà pris un virage créatif assez exceptionnel avec des artistes comme Pone, Delta (Mess), Gasp, tous les I.N.C (In Control)… 
Van Gogh et les graffitis locaux nous ont éblouis et nous sommes rentrés des idées plein la tête ! C’est à ce moment-là que j’ai commencé à coller ce que je récupérai à gauche à droite sur mes dessins et que j’ai nommé mon travail le « Pop Graffiti », dès 1991.
J’allais souvent au musée avec mes amis graffeurs et à l’époque je peignais beaucoup avec Nestor et Lek qui m’ont beaucoup appris et influencé. Nous allions souvent visiter les musées et peignions beaucoup dans les terrains de graffs, et je me suis nourri de tout ça : Warhol, Roy Lichtenstein, Jasper Johns, mais aussi bien sûr Bando, Orel, Nasty, Mode 2… J’assume complètement les influences Pop Art et Graffiti Art dans ma peinture, qui est aujourd’hui le mélange de toutes ces rencontres et expériences. 


© Jo Di Bona

Quelles sont vos sources d'inspirations (artistes, personnages, choix des couleurs… ) ?
Aujourd’hui mes sources d’inspiration sont sans limites, elles peuvent bien sûr venir d’artistes comme Soulages, Klein, Dubuffet, Ernest Pignon Ernest, Villéglé, Rotella, Fontana, Max Ernst, Picasso et bien sûr la scène graffiti actuelle qui explose complètement et qui n’a plus de frontières. Mais je peux aussi être influencé par des choses très quotidiennes comme des affiches, pubs, logos, bouquins, films…

© Jo Di Bona

Qu’est ce que le «POP GRAFFITI» vous permet-t-il de mettre en lumière ?
A travers le Pop Graffiti, je peux rendre hommage à de grands personnages, faire des clins d’œil à d’autres artistes, être au fait de l’actualité si je le ressens comme ça, travailler sur des portraits d’anonymes… Je suis très libre en fait !


© Jo Di Bona - Jazz festival

Quelle impression/réaction souhaitez-vous provoquer chez le spectateur ?
Comme son nom l’indique, je souhaite un graffiti populaire, que les gens puissent se l’approprier facilement et que cette peinture soit actuelle et parle à tout le monde. Je ne suis pas dans un Art élitiste ou inaccessible. Et quand des personnes âgées, des enfants et des passants de n’importe quelle nationalité me disent qu’ils adorent ou trouve ça « très beau » lorsque je peins dans la rue, j’ai tout gagné ! C’est là qu’est le meilleur baromètre et j’aime partager et échanger avec le public. C’est bien ça d’ailleurs le plus important à mes yeux, le partage.


© Jo Di Bona - à Radiomarais

Pouvez-vous nous en dire quelques mots sur votre processus créatif et les techniques utilisées ? 
Je travaille toujours sur un graffiti traditionnel à l’aérosol (un gros lettrage !), un peu le graffiti que ma prof d’Art Plastique critiquait à l’époque mais que j’ai fait quand même évoluer : j’évite de cerner les lettrages, mais je garde les codes du graffs : 3D aux lettres, flèches, gouttes… Puis, je recouvre tout ça avec de l’affiche sur plusieurs couches que j’arrache ensuite pour faire réapparaître les différentes couches ainsi que le graffiti. J’ai pas mal de potes Street Artistes qui me disent : « T’es le seul fou qui graffe pendant des heures et qui recouvre son taf ! ». Je me dis souvent que ce n’est pas faux !!


AEQUILIBRIUM by Jo Di Bona - 2015
13x13 technique mixte sur médium
AROUND MY MUSE by Jo Di Bona - 2015
80x80 technique mixte sur toile

La gamme chromatique de vos oeuvres est très étendue. Pouvez-vous nous parler de vos choix de couleurs et de leur impact sur votre oeuvre ?
Comme je vous le disais un peu plus haut, le « Pop Graffiti » me permet de tout exploiter de manière quasi infinie et c’en est de même pour les couleurs ! J’ai pas mal d’envies en fait : des œuvres monochromes, des camaïeux…
Pour mes choix de couleurs, j’essaye de partir avec dans mon sac des couleurs que je n’aurais jamais mariées ensemble par exemple, ou de m’imposer des contraintes : pas plus de 5 ou 6 différentes, ou alors je demande à mon amie : « choisis en 5… ! »
Mais la couleur reste d’une grande importance pour moi, et c’est à mon avis elles qui font que l’œuvre vibre ou pas. J’aime aussi les contraintes : dernièrement sur le festival « Parcours Aucwin » à Saint-Denis, les organisateurs Joachim Romain et Jungle n’avaient prévus que quelques couleurs, les mêmes pour tous les artistes dont un rose hyper flashy… Je me suis éclaté dans cette contrainte et j’ai beaucoup appris en voyant ce que les autres en avaient fait !


GAINSBOURG SE BARRE by Jo Di Bona - 2015
80x80 technique mixte sur toile

A partir de '2000 vous faites une pause, pour vous consacrer à la musique pendant 12 ans…
Pourquoi avoir mise de côté la peinture à ce moment précis de votre parcours ? 
En fait, pour être tout à fait sincère avec vous, je n’avais vraiment pas prévu de me remettre à peindre, à part beaucoup plus tard… J’avais une petite idée dans le coin de ma tête : faire de la musique jusqu’à la retraite et me remettre à peindre à l’huile à ce moment-là, très vieux ! Et puis j’ai eu beaucoup plus d’opportunités dans la musique : nous avions une page Myspace visitée plus d’1 million de fois, des dizaines de milliers de commentaires de fans, nous les rencontrions à travers les 4 coins de France, en Suisse, en Belgique… Nous sommes montés des centaines de fois sur scène et avons partagé avec le public des moments inoubliables qui resteront dans la tête de chacun d’entre nous ! Ça aurait été dommage de louper tout ça, surtout qu’à l’époque je trouvais que la scène graffiti tournait un peu en rond.

MY FUCKING JOCONDE by Jo Di Bona - 2013
60x80 technique mixte sur médium & plexiglass 

Quelle passerelle établissez-vous entre votre groupe de pop-rock HOTEL (avec lequel vous avez sillonné la France et sorti 4 albums) et la peinture ? 
J’ai l’impression qu’écrire des chansons, trouver la bonne alchimie pour que ça sonne c’est un peu le même processus que de faire une belle peinture… Je recherche une forme d’équilibre qui doit d’abord me satisfaire, comme j’aime qu’un artiste le fasse pour moi lorsque je suis côté public : c’est ça le Pop Rock, le Pop Art ou le Pop Graffiti, fais aux autres ce que tu aimes que l’on te fasse, donne-moi ce que tu as dans le cœur en te faisant plaisir !
Et puis bien évidemment cet échange que l’on peut avoir avec le public, j’ai récemment fait une performance graffiti live devant 250 personnes, pas mal non ?!


STORMTROOPER by Jo Di Bona - 2014
100x100 technique mixte sur toile

YODA by Jo Di Bona - 2014
80x80 technique mixte sur toile

En 2012 vous avez retrouvé vos aérosols et enchainé les expositions avec de nombreux projets muraux et performances… jusqu’à Shanghai… Ce voyage en Chine ou d’autres voyages ont-t-ils influencé votre expression artistique ?
Oui, bien sûr ! J’ai eu la chance d’aller peindre à Shanghai alors que je venais de me remettre à peindre depuis à peine 15 mois, et je suis rentré avec des idées, des photos et des portraits plein la tête. Les premières performances réalisées à mon retour sur Paris étaient imprégnées de cette ambiance, avec visages et calligraphies asiatiques.


MONA LISA IS SO POP by Jo Di Bona - 2015
100x100 technique mixte sur toile
 
Vous avez terminé l’année 2014 en beauté - recevant le 1er Prix du Graffiti à la fondation EDF… 
Pouvez-vous nous quelques mots sur cette expérience… a-t-elle eu un impact sur la suite de votre parcours ?
J’ai été très honoré de recevoir ce Prix, surtout vu le niveau d’exigence et les membres qui composaient le jury ! Ça m’a surtout permis de faire de très belles rencontres et récemment l’expo s’est déplacée sur Toulouse à l’Espace Bazacle où j’ai redécouvert l’ensemble des œuvres sélectionnées et exposées, avec un lieu et une scénographie vraiment exceptionnels.

EMMAÜS by Jo Di Bona à Paris - Juillet 2014 - 4mx3m

J'M EMMAÜS by Jo Di Bona à Neuilly-sur-Marne
Décembre 2014 - 6mx3m 

Parmi vos derniers projets (que ce soit la réalisation de la fresque dans le cadre de l’Opération Pièces Jaunes 2015, le M.U.R d’Oberkampf en mai dernier…). Quelle expérience vous a-t-elle le plus touchée ? 
Alors j’ai adoré travailler sur tous ces projets, le M.U.R est vraiment une grosse expérience avec un public de connaisseur du monde du graffiti et une vraie pression, vu les artistes qui y sont passés… Mais l’expérience qui m’a le plus touchée humainement et personnellement, c’est un projet bénévole où j’ai fait peindre plusieurs classes de personnes handicapées dans un collège du 93. La plus grande partie n’arrivait même pas à appuyer sur les caps des aérosols ou à tenir un Posca, mais ils ont été géniaux, surmotivés et m’ont beaucoup donné et appris !


LE MUR D'OBERKAMPF by Jo Di Bona

Où vous êtes-vous fait le plus fait plaisir ? 
C’est difficile à dire, car tous les projets sont différents ! Mais un dont je me souviens tout particulièrement, c’est mon 1er grand mur suite à mon « retour » dans la peinture, sur le Festival Rue des Arts 3 à Aulnay-sous-Bois où j’ai eu l’honneur de peindre aux côtés de Kanos, qui est un artiste généreux et très talentueux ! 

LA DOLCE VITA by Jo Di Bona - 2015
100x100 technique mixte sur toile

Quelles sont vos envies, ambitions (que ce soit en termes de projets… ou de collaboration) pour la suite ? 
Je ne fais pas de « plan de carrière », Carpe Diem ! Mais c’est vrai que j’aimerais beaucoup repeindre avec Lek (nous en avons un peu parlé et il m’a dit récemment dit qu’il était ravi que je me sois remis à peindre), j’ai aussi pas mal de gros projets de grands murs sur le feu et des idées de toiles à l’huile, mais que je garde pour quand je serai très très vieux, on en reparlera !!
 

 Jo Di Bona by ©Steevez Rodriguez

 
Actualités, dates clés de JO DI BONA pour 2015 :

-Juin 2015 – couverture & artiste vedette du magazine PARIS TONKAR
-Juin/Juillet 2015 – partenariat avec EMMAÜS pour la création de sacs à main « Jo Di Bona signature ».
-Juillet 2015 – exposition collective « Dirty Harry » au 59 RIVOLI aux côtés de Yarps, Tarek, Basto, Happy Finger…
-Juillet 2015 – performances live et interventions artistiques au Parc Robert Ballanger, Aulnay-sous-Bois.
-Août 2015 – performances live et interventions artistiques au MUSEE SOULAGES, Rodez. 
-Août 2015 – réalisation d’une grande fresque pour le FESTIVAL ROCK EN SEINE, Saint-Cloud en partenariat avec le M.U.R
-Septembre 2015 – vente aux enchères caritatives RPO organisée par l’agence Toulousaine CITY OF TALENTS en faveur des enfants Ougandais, Paris.
-Octobre 2015 – exposition personnelle à la GALERIE CAROLE KVASNEVSKI, Paris.
-Septembre/Octobre 2015 – sortie nationale du livre «Le Street-Art et Charlie» avec double page pour le mur hommage «Charlie» réalisé aux Frigos, Paris.
-Septembre/Octobre 2015 – sortie nationale du livre «Les Murs Révoltés » avec le mur hommage « Charlie » réalisé aux Frigos, Paris.  
-Octobre 2015 - sélectionné pour une mise en avant par le site PARISARTISTES et représenté par la GALERIE CAROLE KVASNEVSKI, Paris. 
-Novembre/Décembre 2015 – sélectionné pour la sortie nationale du coffret Street-Art « I SAID A HIP #5 ».
-Décembre 2015 – vente aux enchères AGNES B pour les 70 ans du SECOURS POPULAIRE aux côtés de Jeff Koons, JonOne, Plantu, Rero, Jayone… 

 

MADIBA IS SO POP! by Jo Di Bona - 2015
100x100 technique mixte sur toile


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    • 2017-02-22 14:08:28
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