Le collectif Haut En Couleur : l'intensité de synergies créatives !

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"Le métissage est le fondement même de notre collectif et est inscrit dans notre nom : Haut En Couleur".  Né en 2001 - "HEC" Haut En Couleur  - est un collectif d'artistes graffiti qui a évolué en agence de communication visuelle et événementielle artistique. Il rassemble des artistes d’horizons divers, qui expriment leurs spécificité et personnalité au sein de ce cercle créatif. Au sein de HEC, les diverses formes et couleurs artistiques de chaque individu y sont partagées et exploitées toujours dans un souci d’unité et de cohérence graphique. Ils se mélangent et ne font qu’un sur un mur, avec une richesse de tracés, d’écritures et de tons : "être constamment en recherche de nouveautés, tout en conservant un style reconnaissable, c’est là tout l’enjeu de l’intérêt d’être artiste". Au fil des rencontres, le HEC se modifie et s’agrandit, toujours à la recherche d'expérimentations et d'expériences nouvelles.
Rencontre avec un collectif d'une grande générosité et à l'énergie créatrice communicative ! 


« HEC » by Esper - Exposition collective, Graffiti Art Fair
Mulhouse - Juin 2015

Le Collectif HEC (Haut En Couleur) réunit une douzaine d’artistes passionnés de l’image sous toutes ses formes… Qui sont les membres de HEC… ?
Haut En Couleur, c’est au départ un crew de graffiti qui au fil des années a évolué en agence de communication visuelle et événementielle artistique et qui rassemble des personnalités d’horizons différents où chacun possède une spécificité…
La partie visible, les artistes :
- Esper, le DC
- Raphe, le manager
- Dams, le master of colors
- Korny, l’architecte
- Kouka, l’artiste-plasticien
- Nayh, le détail poussé à l’extrême
- Séba, le lettrage
- Slim, le médiateur
- Soket, la photo
- Zcäpe, les personnages
Et dans l’ombre, les essentiels :
- Vigneron & Moustachu, le développement web
- Miho, l’admin et la com.


Comment le collectif a-t-il vu le jour et comment a-t-il évolué ?
Cette liste correspond aux membres actuels et actifs du collectif, mais d’autres ont contribué à sa naissance et son évolution : Jelly, Repoz, Barde, Ruzé, Hazart, Gustav…
« Back in the days », les premières pages s’écrivent en 2001 lorsque Raphe et Esper se rencontrent à l’Atelier Hourdé, la prépa de l’ESAT (l'École Supérieure des Arts Techniques). Ils se lient autour de leur passion pour les arts graphiques et le graffiti, qu'ils pratiquent chacun de leur côté depuis 1997. Très vite on conçoit de grosses fresques à thème avec d’autres potes de l’ESAT, à l’époque du mur Third Millenium des Trumac (association des MAC de Paris et de la Truskool de Toulouse), qui étaient l’une de nos références. On était surtout attachés à la cohérence des couleurs et au choix de nos nuanciers, c’est là d’où vient le nom du crew.

  Slim, Raphe, Korny, Seba, Esper, Dams, Kouka
Fresque « Haut En Couleur »
Rue des Pyrénées - Paris 2010

On produit énormément et on commence à nous inviter sur des festivals et événements. En parallèle on poursuit notre formation et une fois diplômés, on commence à travailler en tant que graphistes freelance, Esper pour le groupe Club Med, Zanzoon (jouets éducatifs), Elior, et Raphe chez Hachette, Innocent et plus tard PSA.
 
 Dams, Slim, Seba, Raphe, Esper, Soket - Fresque « Marvel »
Rue des Pyrénées - Paris 2010

En 2006, Korny, un ami de collège de Esper avec qui il peignait dans le crew VN depuis 98, rejoint l’aventure. A la même époque, Esper rencontre Soket via un autre collectif, et Raphe, par l’intermédiaire de son cousin, fait la connaissance de Kouka  qui vient d’Avignon. On monte ensemble une fresque de portraits sur le stand Adidas à Roland Garros, via l’agence Auditoire. Cette commande va déclencher l’idée d’étendre les activités du collectif sur le plan pro et d’allier nos compétences et notre créativité.
 
 Raphe, Dams, Slim, Kouka, Esper, Seba, Korny - Fresque « FatCap »
Rue des Pyrénées - Paris 2010

En 2007, Séba, Dams et Slim, rencontrés grâce à Gustav, viennent partager un mur à Valenton. Ils apportent de nouveaux styles graphiques et créent ensemble le MFK (« Most Funky Krew »), d’avantage porté sur le freestyle. Dams et Slim travaillent dans des centres de loisirs et de jeunesse à Gennevilliers, ils permettent alors d’aborder des projets dans ce genre de structure, avec les collectivités locales. Arrivent également les premiers contrats en collectif dans le privé, dans l’événementiel : prestations graffiti pour Nike au BNP Paribas Masters, le Festival Tatoo Artfest, Solidays et la Fête de l’Huma en 2009 via l’agence Beautiful Monday…

 Slim, Dams, Raphe, Zcäpe, Kouka, Neok, Esper, Vizion
Fresque Festival Bozar
Mulhouse 2013

En 2009, Raphe et Esper partent à la Réunion et rencontrent Nayh, un graffeur implanté sur l’île, qui un an plus tard, monte sur Paris. A la fin de son séjour, on sort lauréats de la 1ère édition de l’appel à projet Imaginez Maintenant à Chaillot (œuvre originale sur plexi face à l'esplanade du Trocadéro, performances danses mobiles, ateliers de calligraphies au sol «  Effet Mer »).

Collectif HEC - Œuvre originale sur plexi face à l'esplanade du Trocadéro
Imaginez Maintenant, Théâtre National de Chaillot
Paris 2010 - Crédit Photo : Jeanne Grouet
 
La même année, on commence à prendre en charge la programmation de la galerie Frichez-Nous La Paix, rue Denoyez à Belleville, avec les collectifs PGC et La Commune, une aventure qui durera 3 ans. En 2012, on organise Art Mobil, une jam graffiti sur camion lors de la fête de la musique, place du Palais Royal pour la Mairie de Paris. Entre temps, on poursuit les presta pour KDS, Murex, Spie, La Coupole…

Caligr, Esper, Zcäpe, Dams, Raphe, Natas, Team - Fresque « Yogan »
Rue Ordener - Paris 2014

C’est à cette époque que Esper et Zcäpe remarquent mutuellement leurs travaux sur des blogs d’illustrateurs, tels que Café Salé et Artoys. La consécration se fait lorsque Zcäpe invite en 2013 le collectif sur le Salon Sans Nom, une exposition qu’il organise à Saint-Brice-sous-Forêt.
Quant aux membres « off » : Moustachu & Vigneron, les développeurs, étaient au collège avec Esper, et en 2011 Raphe rencontre Miho, qui vient de l’audiovisuel.

Dams, Korny, Slim - Art Mobil, Place du Palais Royal
Paris, Fête de la Musique 2012
Crédit Photo : MarcoPhoto

Collaborez-vous avec des artistes qui ne font pas partie du HEC ? Si oui, comment se déroulent ces collabs’ et y-a-t-il une/ou plusieurs qui vous ont particulièrement marquées ?
Oui énormément, la liste est tellement longue qu’on ne pourra citer tout le monde. Pour l’essentiel, les rencontres les plus marquantes sont les personnes rentrées dans le crew. Certains font partie d’autres collectifs et peignent donc avec eux en jams ou festivals : Dams avec les ODV, Seba avec les MZF, Soket avec « T.I.G : Travaux d’Intérêt Général »…
Pour Esper, ses plus belles rencontres sont Ozer (LoveLetters), une référence du graffiti parisien en termes de style, et Neok avec qui il partage le même amour pour la culture hip-hop et qui l’introduit dans la Zulunation.

Neok, Esper
Fresque pour le clip du titre « Fidèles A Nous-Même » de Specta
album Dark History - 2011
 
Sur Paris, les principaux artistes (plus leurs crews et festivals) avec qui on a souvent peint : Sun C (934 / Last Sunday), Caligr (2AC, PSH), 2Rode (93MC), MAC (Kosmopolite), Lazoo (Face Au Mur), Wuze, Hest, Jack2, Hek et Junkie (TJS), TSF, AOC (Château Thierry), TAP, Cost (TPK), TWE… En province, depuis quelques années, on est invité à Perpignan au MOS, à Mulhouse pour le festival Bozar organisé par Rosh et le MUR organisé par l’association Epistrophe, Bordeaux pour Do It Yourself organisé par Zarb (FullColors), Crissay sur Manse (37) pour Graffeurs au Château… Au niveau international, on a tissé des liens avec les TPN et les BCB au Danemark, Taboo one au Japon, les DMJC du Pérou…et pleins d’autres ponctuellement.

Morne, 2Rode, Lazoo, Esper, Pest, Wuze, Sane, Raphe
Fresque « Insecte » - Gentilly 2013

Au départ on mettait pas mal de temps à se mettre en place, avec de la bouteille on a acquis plus d’aisance pour improviser, et du coup pour produire assez rapidement une fresque cohérente avec un ou plusieurs artistes qu’on ne connait pas forcément. Les conditions sont à chaque fois différentes, on n’est jamais réunis tous en même temps. Avec chaque artiste ça « match » différemment : on se met plus ou moins des défis, chacun a sa façon de se mélanger… Chaque expérience nous fait évoluer des points de vue technique, social, émotionnel.

 Zcäpe, Esper, Raphe - Fresque 93MC - Saint-Denis Juin 2015

Créateurs d’images, vous êtes un collectif d’artistes professionnels d’univers et compétences diverses… Quelle relation établissez-vous entre les créations personnelles et les travaux sur commande ?
Très jeunes on a pris le pli de conceptualiser avant d’agir en travaillant nos murs en amont, donc naturellement dans les commandes pro, on a la même cohésion que lorsqu’on fait un mur pour le plaisir.
Plus qu'une passion, le graffiti est un mode de vie. On pense, vit, rêve graffiti. Il influence tous les jours notre travail et notre manière d'attaquer un nouveau projet. Si la définition de départ « travail de la lettre » peut paraître un peu fermée pour en faire une source d'inspiration quotidienne, la manière dont on le conçoit ouvre des champs de créativité illimités. Couleurs, mouvement, courbes, occupation de l'espace, dynamisme, travail en équipe…tant de codes issus de cette culture qui peuvent devenir une formation tout aussi efficace qu’une école de dessin ou de graphisme…

Zcäpe, Team, Seba, Dams, Korny, Slim, Esper, Raphe
Fresque « Monsterz » - Gennevilliers 2014
 
Aussi le travail personnel permet de prendre le temps de développer des idées, des techniques qui pourront servir plus tard sur des commandes, qui inversement permettent de gagner en efficacité, un rendement en retour bénéfique pour nos travaux personnels…la boucle est bouclée !

Korny - « Round One », « Freak Fight », « Knock Out »
Aérosol et marqueur sur toile en lin 50x50cm
Expo Boxe au Bloc - Paris 2013

Qu’est ce qui est le plus facile/difficile dans ces deux cadres créatifs ? Comment se passe le processus créatif sur commande et quelle est la place du collectif dans ce contexte ?
L’intérêt du collectif est de réunir différents talents qui se complètent afin de pouvoir répondre le plus largement possible à une commande. Selon ses compétences et ses formations professionnelles, chacun va apporter ses lumières et s’occuper de la partie dont il est le spécialiste.
On a deux types d’artistes dans le collectif : les graphistes-DA freelance, Esper et Raphe, qui se consacrent à temps plein au développement de la partie « agence » et ceux qui ont un poste en salarié ailleurs et donc s’investissent sur leur temps libre.
 
Esper - Illustration numérique imprimée sur bâche 7x2,5m
La Parisienne - Paris 2014

Après avoir pris le brief auprès du client, on a deux phases : la recherche et la réalisation. On soumet une ou plusieurs propositions graphiques afin d’orienter le client, on finalise le visuel, et enfin on le réalise. On essaie au maximum de garder notre style personnel, car il s’agit là de notre identité visuelle et c’est ce qu’on souhaite vendre avant tout. Et ce n’est pas évident de convaincre des clients qui ne comprennent pas toujours nos choix.
Faire de la qualité avec peu de moyens est naturel dans le graffiti, mais le plus intéressant est de le faire évoluer et l’élever à un autre rang. C’est très frustrant d’être souvent face à des problèmes de budget et d’être bridés.

Zcäpe - « Rue Gamma », Illustration numérique

Pouvez-vous nous en dire plus sur la diversité et le mélange des techniques et des supports, que l’on retrouve dans vos créations ?
Le métissage est le fondement même de notre collectif et est inscrit dans notre nom : Haut En Couleur. Du coup l’application directe aux techniques et supports est notre leitmotiv. Cela amplifie considérablement les combinaisons possibles et la richesse de diversité dans nos créations. Ne pas tomber dans la réitération mais être constamment en recherche de nouveautés, tout en conservant un style reconnaissable, c’est là tout l’enjeu de l’intérêt d’être artiste.
On aime s’aventurer sur plusieurs terrains et cette curiosité nous a unis : figurines « toys » (Esper, Zcäpe), constructions (Dams, Slim), peinture à l’envers sur plexi (Korny), boites lumineuses (Raphe), impressions numériques sous plexi, sur bois, aluminium (Esper, Raphe)…en utilisant différents outils (aérosol, pinceau, patte de lapin, rouleau, feutre…) et matières (peinture à l’eau, acrylique…).

Zcäpe - « TentaKul », Customisation - 2012

Vous êtes passionnés de peinture et de cultures urbaines… Quel est votre mode opératoire pour créer dans l’espace urbain ?
Lorsqu’on a débuté, adolescents, on a appris auprès des plus anciens. On a écouté les règles et suivi les pas, c’est ainsi qu’on se fait par la suite respecter. Parmi ces règles : prendre connaissance de l’environnement dans lequel on graffe, savoir si c’est le terrain d’autres graffeurs, ne pas toyer (un petit tag), repasser en entier le panel qui est en dessous… Car ensuite vient le niveau : si on repasse, on doit faire mieux, le « battle », s’élever par l’émulation, des valeurs chères au hip-hop. Aujourd’hui, on connait bien les autres crews et avec l’expérience on a acquis ce respect mutuel. Quand on part à l’étranger, on se renseigne avant sur l’aspect social et légal du graffiti dans le pays, et sur le matériel, parfois très différent voir inexistant.
Notre priorité est de respecter le lieu et les personnes qui y sont liées. On peint là où ça ne dérange pas. On n’est pas dans une idée de dégradation de l’environnement mais justement d’embellissement de l’espace urbain.

Dams, Slim, Shire C-29
« In The Lost Space » Fresque - Brest 2015

Comment percevez-vous les évolutions de l’art urbain ces dernières années ?
Les points de vue divergent selon les membres, et c’est ça aussi la diversité de notre collectif. Cet art a tellement évolué en peu de temps qu’on est forcément plus ou moins affecté et chacun réagit différemment. Notre regard commun, c’est notre amour pour cette discipline. Certains ont compris qu’on pouvait lui donner un nom et la vendre, en faire un business plan, puis c’est devenu une « tendance ». Pour nous cela reste une culture qui a son histoire et ses maîtres.
A l’image de l’évolution des sociétés des pays développés ou en développement, l’individualisme s’y est immiscé tragiquement. La rue est à tout le monde, l’enjeu c’est ce qu’on en fait, dans quel état d’esprit on l’aborde. Certains sont alignés devant un mur, chacun dans son coin fait sa pièce juxtaposé à l’autre, sans interaction. C’est triste.

Raphe, Zcäpe - Fresque, Festival Bozar - Mulhouse 2014

Pouvez-vous décrire votre concept, votre style et les sujets abordés dans vos œuvres ?
Notre concept, c’est de créer une image à plusieurs. On réalise des fresques où les diverses formes et couleurs artistiques de chaque individu y sont partagées et exploitées dans un souci d’unité. On ne fait qu’un sur un mur, une entité où convergent une richesse de styles, tracés, d’écritures et de tons.
Du coup à l’intérieur du crew, chaque artiste a un style différent et une personnalité forte, on n’a pas toujours les mêmes avis, envies, attentes, donc forcément on a parfois des conflits, comme dans tout groupe. Mais l’essentiel c’est de composer et de ne pas laisser ces différents nous séparer et d’évoluer dans la durée.

Zcäpe - « RussianDoll Of », Customisation 2013
 

Quels sont vos projets, envies d’expérimentations... ?
Nos envies d’expérimentations : se mélanger non plus de gauche à droite mais de plus en plus à la verticale, développer les œuvres collectives sur des façades, complexifier la lecture de l’espace, puis passer à des formats toujours plus originaux et dynamiques.
Nous ne peignons pas forcément pour parler d’un sujet, mais d’avantage pour exprimer des valeurs comme le surpassement de soi, des émotions et des esthétiques qui sont à la libre interprétation du public.

Esper, Raphe, Zcäpe, Korny, Slim, Nayh, Dams - Fresque « Bubble Gum »
Festival Bozar - Mulhouse Juin 2015

Focus sur chacun des artistes :

Esper mêle ses inspirations, d’un côté le style graffiti classique de l’école  new-yorkaise comme les FX, de la vague MAC, 3HC, et de l’autre influencé par tout le background illustrateurs : Loisel, Vatine, Crisse, Wendling, Studios Ghibli, Takahata, Miyazaki, Moebius, une sorte de « mix » entre les formes calligraphiques de Hassan Massoudy et le travail de Yeagle. Inconditionnel du Wild Style, il travaille aujourd’hui à la combinaison parfaite de ses lettrages et  de ses personnages. Il intègre le lettrage dans le perso ou inversement, projet qu’il a commencé à développer avec ses pinups urbaines dont les cheveux reprennent les formes calligraphiques de ses lettres. 
Mist est sa plus grande référence dans le graffiti, pour ses formes, ses contours, sa propreté, sa perfection du trait.
Il dessine ses fantasmes, il n’est pas un artiste à message, et travaille tous les jours dans le but de se rapprocher de ses maitres.
 
Esper - « Erykah Syleena Patrice Etta Roberta »
Illustration numérique 2015

Raphe travaille le volume, le lettrage en volume. Il dessine les sujets récurrents qu’il a devant les yeux et fait une « fixette » sur la façon de les représenter, cette curiosité décrivant son caractère graphique. Ensuite vient la matière, le revêtement, les lumières, puis les bizarreries. Il s’approprie un sujet en fonction de ses lacunes auxquelles il souhaite sans cesse se confronter.
« Le spectateur, je m’amuse s’il s’amuse. » Raphe veut qu’il se crée sa propre histoire plutôt que de lui en raconter une.
Ses influences : la musique, son effet sur l’humeur, le quotidien, la presse, les blogs, le bouche-à-oreille, une référence culturelle, un film, une destination…
Son dernier coup de cœur : Kaalouf et Sway du ACC crew, ils sont détendus, accessibles, ils abordent des concepts originaux de scénographie et ont un traité graphique très riche et diversifié ; les writers du Germen crew du Mexique pour leurs murs impressionnants, et tant d'autres qu’il croise sur la toile, devant une toile, ou devant un mur à graffer. Aussi un artiste peut influencer en dehors de sa technique ou de son talent, mais tout simplement par sa façon d’être... Son crew l’influence tous les jours, dans le quotidien, les relations, parfois difficiles, cette imagerie l’imprègne. Passer du temps dans l’atelier d’un artiste, c’est plus fort que juste regarder un blog.
 
Raphe, Batsh - Fresque, Exposition Face Au Mur, Reuilly-Diderot
Paris 2015 - Crédit Photo : Dominique Dasse

Dams, lettreur 2D, extrêmement méticuleux dans le choix des couleurs, décompose le spectre chromatique, le volume et la lumière à la perfection.
 
Dams - Détail Fresque « Until The Last Bottle »
Saint-Ouen 2013

Korny créé un personnage dont la neutralité forte fonctionne comme une base qui lui permet de le dupliquer sous une multitude de formes. Ses illustrations nous transportent ainsi dans un univers où la réalité est décalée et détournée de son sens premier. L’association avec la propreté et la finesse de son trait le dote d’une efficacité redoutable.
 
Korny - « Unfinished Bastards »
Acrylique et marqueur sur toile 60x60cm - 2014
Korny - « Sans Nom 01 », Aérosol et marqueur sur toile 100x100cm
Exposition Le Salon Sans Nom, 2ème Edition - 2013

Kouka ne cesse d’interroger ses origines, sur ses toiles comme dans la rue. Déclinant différentes formes du portrait, il développe ses thèmes de recherche autour de l’essence de l’Homme, et de l’identité. Son travail se caractérise par l’expressivité et la spontanéité du geste, laissant volontairement apparaître les imperfections, les imprécisions et les coulures. Sa peinture se joue des codes du graffiti pour mieux toucher au cœur d’une recherche sur le statut de l’image. Depuis ses fameux « Guerriers Bantus » qui ont marqué sa première empreinte urbaine singulière, il ne cesse de rappeler que l’espace public, comme le monde, n’appartient à personne et que, s’il est possible de s’accaparer un territoire, on ne peut s’approprier une culture. (Galerie Taglialatella) : www.kouka.me

Kouka - « L’Enfant Blam », Fresque autoportrait, Le MUR, Oberkampf
Paris 2012  - Crédit Photo : Hélène Laxenaire

Kouka - « Guerriers de la paix », Acrylique sur toile 130x97cm - 2014

Kouka rap aussi : 




Nayh travaille dans un souci du détail poussé à l’extrême et aime à citer l’un de ses maîtres : « Les détails font la perfection, et la perfection n’est pas un détail », Léonard de Vinci.
Ses œuvres sont imprégnées de sa détermination. Chaque objectif atteint est une porte ouverte vers un nouveau défi. « Il faut que la peinture serve à autre chose que la peinture », Henri Matisse
 
Nayh - Fresque, Ile de la Réunion 2013

Nayh - Fresque, Ile de la Réunion 2013

Seba, lettreur 2D assidu, voue un culte à la couleur grise, qui lorsqu’elle n’apparaît pas dans ses lettres, s’infiltre subrepticement dans le fond de ses pièces.

Séba, Wame, Staf  - Fresque 2014
Crédit Photo : Léo Startape

Slim est un adepte de la reproduction d’illustrations de BD sur les fresques collectives. Médiateur né, il travaille à la cohésion de l’équipe sur un projet, toujours dans un souci d’homogénéité entre les artistes.
 
Slim - Détail Fresque « Weed », Canal de l’Ourcq - Bobigny 2014

Soket est une fille sauvage, comme ses images. Egalement douée pour la photographie et l’illustration, elle oscille entre de nombreux secteurs d’activités. Adepte du cliché volé, de l’instant saisi, la photographie lui sert d’écran pour mieux pénétrer l’intimité de ses sujets et, comme l’erreur qui est humaine, elle choisit de travailler en argentique dont elle aime le charme de ses imperfections et ses accidents. Au travers de ses images, Soket partage généreusement sa collection de détails urbains, de visages, de souvenirs et d’émotions… Ces moments capturés, entre rêve et réalité.
 
Crédit Photo : Soket - Bodypainting : Esper - Modèle : Catherine - 2010

Zcäpe, profondément attaché à la liberté de produire sa propre idée graphique, s’évade entre illustration, graphisme et graffiti. Il fait vivre ses personnages mécaniques et excentriques qui échappent aux codes pour mieux interpeler l’œil ébahi. 
http://zcape.over-blog.com

Zcäpe - « Fast Miam », Illustration numérique
 
Mot de la fin ?
On avance. Spray The World !
 
Crédit Photo : Soket - « Effet Mer »
Imaginez Maintenant à Chaillot
Paris 2010


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  • Artist UP
    (hôte)
    • 2015-09-14 15:47:17
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  • Tags - #illustration #street art #collectif #peinture #pao #Charte graphique #Logotype #Web design #identité visuelle #arts visuels #mur #fresques #urban art #Haut En Couleur #HEC #unité #Signalétique #Décoration intérieure & extérieure
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