Premier album de PEREZ : narration sur une pulse electro

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Au départ chanteur/clavieriste au sein de la formation bordelaise Adam Kesher, Julien Perez oeuvre aujourd'hui en solo sous son simple patronyme. Depuis 2011, Perez propose avec brio une pop electro en français. Inspiré par Christophe ou Etienne Daho, c'est également par le biais des visuels que le jeune parisien aime illustrer son propos musical. Du clip "Les vacances continuent" imaginé comme un giallo, film d'horreur italien typique, au morceau "Une Autre Fois", construit comme une véritable nouvelle épique, Perez ne cesse d'apposer sa signature : une écriture tendue et sensible accompagnée d'une rythmique intense et radicaleSaltos", le 1er album de Perez est disponible sur iTunes depuis novembre dernier.



PEREZ EN CONCERT LE 2 MARS À PARIS 
et
NOUVEAU CLIP "LA VIE NOUVELLE"



On sait que tu accordes une grande importance à l'aspect visuel de ton projet.

Ton clip « les vacances continuent » a beaucoup fait parler de lui par sa violence « trash ». Quelles étaient tes références, influences... pour la réalisation de ce clip ?

Ce clip est particulier. Il a été réalisé par Yann Gonzalez. Je l'aime beaucoup. J'avais vu ses courts et longs métrages et je l'avais contacté en lui demandant s'il était intéressé pour faire un clip pour moi. Je ne m'attendais pas à ce qu'il me réponde mais il a kiffé le morceau. Il voyait un clip très violent qui serait une référence aux Giallos, les films d'horreur italien.
Un clip relativement exubérant dans la violence mais aussi à la limite du burlesque, avec des effets spéciaux faits main et un côté très « Grand Guignol ». Lui, il m'en a parlé comme ça, comme une sorte d'hédonisme de surface avec ce titre qui peut évoquer un slogan du club med et des paroles assez sombres. C'est un peu comme un tourisme perpétuel, une incapacité à entrer dans l'action et toujours être à côté de la vie. 
Il y a donc un double aspect, flippe et dégoût et jouissance et catharsis. J'étais vachement content de cette idée et je trouve que c'est assez réussi. C'était assez casse gueule, mais comme c'était lui, je lui ai dit « vas-y fonce » parce que je savais qu'il maîtrisait le sujet.
C'est ce que je recherche dans les clips, un pendant visuel à la musique. Un truc qui ne va pas être une illustration littérale du clip, ni une imagerie de celui-ci, je trouve ça trouve bien d'avoir quelque-chose qui tranche un peu.

 

 

Ton héritage musical vient plus de Bashung que de Gainsbourg. Comment vis-tu le fait d'être malgré tout, beaucoup comparé à lui ? 

Sur le fait d'être comparé, quand on fait de la musique, c'est un passage obligé. Je commence à être habitué à ça. Je le prends avec distance. Il y a toujours un côté absurde d'être comparé à des artistes qui ont fait 15 disques. Eux, ils ont produit beaucoup de choses, ils se sont remis en question de nombreuses fois. C'est un peu bizarre d'avoir cette vision sur un premier disque. Mais il faut bien donner l'idée de ce à quoi la musique ressemble. 

Qu'écoutaient tes parents ? ... et toi ? 

Mes parents écoutaient très peu de musique française, mais ces deux artistes faisaient partie de ce qu'ils écoutaient. Moi j'ai également écouté Christophe et Daho.
Tardivement, je me suis rendu compte de la richesse du patrimoine musical français. Comme Alain Kan ou Brigitte Fontaine, il y a eu beaucoup d'expérimentation dans les 70's ou 80's. Même une utilisation de la langue française, le parlé/ chanté sur la musique. Comme Lavilliers (Night Bird) ou Chedid, même Pierre Vassigu (Vadrouille à Montpellier), c'était une manière d'essuyer le fait que le français est littéraire. J'avais envie de prolonger ce geste avec la musique plus electro.

 


© Yann Stofer

 

Toi qui a eu des projets rock voire hardcore auparavant, tu t'es lancé dans une aventure plus pop avec ce projet. Que penses-tu des étiquettes que les gens veulent sans cesse poser sur les artistes ?

J'ai toujours eu le désir de me confronter à beaucoup de genres musicaux. J'en écoute beaucoup et je trouve ça légitime en tant que musicien de vouloir s'y confronter. Si j'en suis venu à quitter la musique de niche, pour faire quelque chose qui pourrait s'apparenter à de la « pop », c'est parce que la pop permet de faire des agencements monstrueux entre plein de choses différentes. C'est un champ musical dans lequel on peut faire ce qu'on veut.
Je voulais faire une musique qui soit facile d'accès. Elle ne demande pas de connaître les codes d'une niche pour être appréciée. Les formes musicales sont abordables. Elle a différents degrés de lecture. La musique de fond n'est pas désagréable mais il y a aussi des bizarreries, des étrangetés. Je suis assez attiré par cette idée d'insertion discrète, et non frontale comme dans la musique de niche. 
Il y a quelques années, cela avait un sens d'aller à contre courant de la musique mainstream, comme le punk ou le hardore, il y avait même une dimension politique. Aujourd'hui les musique alternatives sont autant exposées que la musique mainstream. C'est très important de pouvoir se remettre en question à chaque production et de ne pas être dans une sorte de ronron d'auto-satisfaction.

 

© Yann Stofer

 

Musicalement, ton son est très riche, tu es fan de vieux claviers, de boîtes à rythme ? Avec quel matériel travailles-tu ?

J'ai beaucoup de synthés, mais je ne suis pas très attaché au matériel analogique. Sois disant l'analogique, c'est chaud, le numérique c'est froid. Je trouve que c'est un peu de la "connerie" ce genre de clivages. Il y a des choses géniales faîtes avec le numérique.
Sur l'album, suivant l'idée que j'ai eu, j'ai utilisé des synthés, des samples, des batteries ou des cordes. J'essaye toujours de prendre ce qui me paraît le plus pertinent (un super synthé ou un plug-in pourri de mon ordi). Et c'est vrai que j'ai tendance à mettre beaucoup de basses sur mes morceaux. Il y a ce turc qui tape, et qui est radical dans les rythmiques.

 

 

Tu as sorti tes premiers EP sur des petits labels, comment se passe le travail avec une major aujourd'hui ?

Moi c'est un peu particulier, avec Barclay, j'ai un contrat de licence, le disque a été produit par Anne Claverie (qui est aussi mon éditrice) après on a signé chez Barclay. Le but était d'avoir un soutien promotionnel et faire des clips. J'avais un peu peur parce que je n'avais jamais bossé avec une major avant. Et je pense que les lignes ont pas mal bougé après les crises du disque, on est loin des majors qui ne sortent que des disques des enfoirés. J'aimais bien leur catalogue en musique française. Ils m'ont donné les gages qui m'ont donné envie de bosser avec eux. Ils me laissent une liberté artistique complète et on discute de tout. 

 

© Yann Stofer

 

On aime beaucoup le côté progressif de tes morceaux (« une autre fois » par exemple). Serait-ce l'une de tes dynamiques de travail  ? Conçois-tu les choses comme cela ?

Je me pose complètement cette question. Sur le disque, il y a différentes formes de morceaux. Il y a des morceaux classiques, le morceau « une autre fois » est comme une nouvelle, la musique est collée au texte. Il y a aussi des morceaux chantés avec des refrains instrumentaux.
J'essaye d'avoir une palette large de ce que peut être la pop. J'aime bien travailler avec des contraintes, par exemple ne pas dépasser 5 minutes pour un morceau.

 


 
Quels sont tes derniers coups de cœur musicaux ?

Dernièrement, le dernier album de Kurt Vile. Je le suit depuis longtemps et dans la musique folk, c'est un musicien passionnant, il me fait penser parfois aux meilleurs moments de Bruce Springsteen.
En français, Flavien Berger, Halo Maud (guitariste de Moodoïd) ou encore le dernier album de Drake.

 

Saltos, Disponible sur iTunes

 

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  • Saam WB
    (hôte)
    • 2016-03-01 11:06:08
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  • Tags - #pop #clip #électro #album #christophe #sortie #maroquinerie #trash #french pop #perez #les vacances continuent #Etienne Daho
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