Toujours plus loin dans la pop avec LILLY WOOD & THE PRICK

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Shadows disponible sur iTunes


C'est à Grenoble, dans la magnifique salle de la Belle Electrique que nous avions rendez-vous avec Nili Hadida, l'une des deux têtes pensantes de Lilly Wood & The Prick. Nous sommes à la 2ème date de la tournée et malgré le stress lié à l'envie de bien faire, l'ambiance est plutôt détendue… 
Après un premier album en 2010 puis un deuxième en 2012, le duo a sorti cette année "Shadows", un 3ème album encore plus surprenant. Enregistré au Mali dans des conditions pour le moins précaires, cet album nous offre un relief et une qualité de recherche particuliers. Il y intègre des sonorités maliennes et plusieurs chansons sont en français, une autre surprise concoctée par le duo… 
Avant de vous laisser en compagnie de Nili, nous vous conseillons d'aller faire un tour au stand du merchandising, plein de goodies kitschissimes vous y attendent… 


 

Comment vas-tu Nili ?

Ça va, un peu stressée… C'est le début de la tournée. C'est notre deuxième date aujourd'hui, on a simplement fait La Rochelle la semaine dernière suite à notre résidence. Ça s'est plutôt bien passé mais bon… C'est une grosse machine à mettre en route, donc tout ne dépend pas de moi, et j'ai envie de faire bien, du coup j'ai peur que ce ne soit pas bien… 

 

 

Au niveau scénographique par exemple, vous avez travaillé sur des choses particulières ?

On a essayé d'aboutir un peu plus les choses que d'habitude sans pour autant tomber dans un truc théâtral parce que, ce qu'on aime beaucoup c'est la façon dont on fait les choses.
C'est plutôt spontané, on n'aime pas trop tout écrire. Mais c'est vrai qu'on a un light show qui est plus abouti que d'habitude, on sait où on doit être placés sur scène etc…
On essaye quand même de proposer quelque chose d'abouti aux gens parce que, quand ils payent un billet pour voir un concert dans une salle aussi grande que celle-là, au bout d'un moment ça ne suffit plus de gigoter derrière son micro, et ça on le sait. Il faut qu'on trouve le juste milieu entre un truc trop paramétré et un truc trop à l'arrache, mais je crois qu'on a trouvé un bon compromis là.

 


© Julot Bandit

 

Parlons un peu de l'album Shadows qui vient de sortir… Pourquoi avoir choisi le Mali pour enregistrer cet album ?

C'est sur un coup de tête, on rentrait de notre tournée en Australie je crois ou de La Réunion… Je suis montée dans un taxi à l'aéroport et il y avait une émission sur la musique malienne sur France Inter. Et du coup j'ai dit à Ben « vas-y viens, on va là bas pour écrire notre disque » et il m'a dit "d'accord", parce que souvent il dit oui.
Au final, on a toujours eu un certain goût pour les sonorités africaines et notamment maliennes mais on n'est pas non plus des experts en musique africaine. On avait envie d'être loin de Paris, on n'avait pas envie que ce soit facile, on avait envie de ne pas avoir accès à nos démons, à nos amis ou à notre famille pour ne pas sortir. On avait aussi envie de s'imprégner d'un lieu qui est particulier.
On avait envie de partir que tous les deux, on est partis juste avec un ingé son... c'était dur… 

 

 

Oui il paraît que les conditions n'étaient pas évidentes… ?

Pour nous elles étaient particulières parce que ça n'a rien à voir avec le confort auquel on peut être habitués. Le matos dans les studios, il a souvent 30 ans, donc c'était une autre école, on a appris à faire les choses différemment et ça nous a fait vachement de bien.
Ça a aussi beaucoup dirigé l'album vers ce qu'il est devenu parce qu'on a appris à faire de nos défauts des qualités, à faire du relief une jolie chose au lieu d'essayer de tout lisser.
Et puis c'était dur parce que les gens galèrent là bas et tu as beau t'attendre à ce que tu vas voir, parce que tu regardes les infos ou quoi, bah l'économie "n'existe pas" là bas - il n'y a rien, ils n'exportent rien, il n'y a pas de mines de quoi que ce soit… Il y a de moins en moins d'agriculture donc les gens migrent vers les villes qui deviennent des campagnes mais dans les caniveaux.
Avant il y avait un tout petit peu de tourisme parce que les gens venaient visiter le Pays Dogon, dans le nord du pays mais après les attentas, les gens ne passent plus au Mali. Donc les gens ont pour la plupart une vie très difficile et ça, ça m'a fait très très mal…

 



© Julot Bandit

 

Est-ce que la culture locale vous a imprégnés, avez-vous joué avec des musiciens locaux ?

Ouais, on a enregistré beaucoup de percus et beaucoup de choristes. Il y a le refrain d'un des morceaux de l'album qui est sur l'édition deluxe qui est uniquement en Bambara et oui l'album est parsemé de petites couleurs maliennes mais on ne voulait pas rentrer avec un truc hyper cliché, avec un album de world music… C'était pas l'idée, on voulait que ce soit subtile et ça l'est. Après pour certaines personnes, ça l'est peut-être trop…

 

 

C'était une volonté de votre part d'aller plus loin dans l'expérimentation ?

Disons qu'il y a eu ce remix là, qui a cartonné – On était d'ailleurs à Bamako quand ça a commencé à se bousculer – et ça nous a donné encore plus envie de faire ce que nous on a envie de faire. Et on sait qu'on prend des risques parce qu'on va peut être pas plaire à tout le monde. Mais on devient petit à petit qui on est et là j'ai l'impression de faire de la musique que j'ai envie d'écouter. C'est agréable…

 

© Julot Bandit

 

Et en live est-ce que les gens vous demandent de jouer ce remix là ou votre version ?

C'est impliqué, les gens nous le demandent pas parce qu'on ne fait pas passer des questionnaires avant les concerts, mais tu verras ce soir si tu viens, on propose un mix des deux, pour que tout le monde soit content.
On ne va pas non plus cracher dans la soupe. Si les gens aiment le remix, on ne va pas faire comme Oasis et faire exprès de ne pas le jouer… On fait quand même de la musique pour rendre les gens heureux, après ce qui est sûr c'est qu'on ne joue pas le remix tel qu'il passe à la radio… 

 

 

Vous avez toujours voulu être indépendants, est-ce qu'il était évident de concillier le succès notamment grâce à ce remix et cette volonté de rester indépendants ?

On est signés en indépendants donc on l'est par définition. Après oui, le fait d'avoir vendu 2 000 000 de singles, ça fait qu'on pèse plus lourd et que quand on tape du poing sur la table, les gens sont un peu plus obligés de nous écouter. Finalement c'est une force.
Ce qui est juste un peu barbant, c'est quand on te parle que d'un truc que tu n'aimes pas forcément pendant un an. Mais on a quand même beaucoup de chance d'avoir eu ce truc là.

 

© Julot Bandit

 

As-tu un coup de cœur musical récent à nous conseiller ?

Le dernier album de Half Moon Run par exemple que je trouve super bien, je suis allé les voir au Trabendo il y a un mois…  Y'a les Suuns en live qui sont incroyables. Ils ont fait un deuxième album avec Jerusalem In My Heart que j'ai raté parce qu'ils jouaient à l'Institut du Monde Arabe lorsqu'on était en résidence. Mais ouais, les Suuns en live c'est incroyable !

 

Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour la suite ? 

De vendre des disques !! 

 

Shadows disponible sur iTunes

 

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LILLY WOOD & THE PRICK EN CONCERT :

21.01 • Le Plan Grigny
22.01 • La BAM Metz
23.01 • La Rodia Besançon
28.01 • Krakatoa Mérignac
29.01 • Stereolux Nantes
30.01 • La Carene Brest
05.02 • L'Aeronef Lille
16.03 • Paloma Nîmes
17.03 • Le Bikini Ramonville
18.03 • Le Silo Marseille
23.03 • La Cartonnerie Reims
24.03 • Le 106 Rouen
25.03 • Le Transbordeur Villeurbanne
30.03 • L'Oasis Le Mans
31.03 • Le ZENITH Paris

  • Saam WB
    (Owner)
    • 2016-07-12 09:21:45
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  • Tags - #mali #nouvel album #liven tournée #lilly wood & the prick #shadows #prayer in C #i love you #Bamako
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