Une autre lecture du monde avec Muga OnAir artiste urbain

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Entre Marseille et Bruxelles, Muga OnAir est un artiste urbain qui a commencé avec le graffiti. Collages, peintures, stickers, compositions sur bois… l’artiste utilise de nombreuses techniques mais sa base créative reste la peinture. Muga insère avec humour ses oeuvres dans le paysage urbain, apportant une nouvelle lecture de notre réalité, questionnant des problématiques sur l'individu, la société de consommation et le rapport de l'homme à la planète.
On reconnait l'artiste notamment via son logo créé autour du "Transistor" et à son pseudonyme écrit dans l'alphabet de la langue des signes. Découvrez l'nterview pour en savoir plus sur Muga OnAir...!


Muga OnAir 
"Souvenirs du futur" au cabinet d'amateur 
Exposition du jeudi 23 juin au dimanche 3 juillet 2016
vernissage jeudi 23 juin dès 18h
---- cabinet d'amateur : 12 rue de la Forge Royale - 75011 Paris ----



© Muga OnAir


Pouvez-vous nous parler de votre parcours ?
J'ai toujours dessiné, chipoté avec mes mains. De l’aquarelle à la céramique en passant par l'acrylique sur bois.  
Fin des années 80, grace à l'unique chaine qu'on captait avec notre antenne, le hip hop et toutes ses disciplines sont arrivées, par la seule fenêtre de chez moi qui donnait sur la capitale, la tv. Le rap commence à couler à flow à la radio, et j’adhère tout de suite à cette "culture" venue d'outre atlantique. 
C'est par ce biais que je découvre le graffiti. 

 

© Muga OnAir

 
A quelle occasion avez-vous commencé à vous exprimer sur les murs... dans la rue ?
A l'age de onze ans, je me baladais avec mon frère en pleine journée avec une bombe de couleur bleu, tagant ici et là des mots bourrés de fautes. Un type nous avait repéré. Pensant l'avoir semé, je me remis à la tâche joyeusement, au son de l'aérosol. C'est alors qu'il nous est tombé dessus. Il m'a attrapé par le col et commencé à me vider la bombe dans le coup, les cheveux et sur ma veste de training. Je me débattais en l'insultant. Il a fini par céder, emportant "l'arme du crime" avec lui. C'est mon premier souvenir graffiti. 
Bien après, en 1995, je suis rentré aux beaux arts. Là, j'ai rencontré une fille qui m'a aidé à peaufiner le style de ma première signature; Moxea. 
1997 est l'année où tout à vraiment commencé. A cette période, je déménage à Bruxelles. Un ami se tue en voiture. Quelques jours plus tard avec mon pote AB, on terminait un pochoir en son hommage.


© Muga OnAir 
© Muga OnAir


Quelle est l'origine de votre nom ?
En 2001, je décide de changer de pseudo et choisi Muga. C'est un mot japonais, qui désigne un état de concentration dans la pratique du sabre, l'Iaido. 
Un moment où on tranche l'égo, où on s'oublie, permettant alors de dérouler le geste parfait. 

 

© Muga OnAir

© Muga OnAir

 
Collages, peintures, autocollants... vos pratiques et interventions sont diverses! 
Choisissez-vous l'un de ces éléments comme base créative ?
Comment votre travail a-t-il évolué depuis vos débuts ?
J'utilise plusieurs techniques pour ne pas être limité, mais ma base créative est la peinture. Depuis le début, je fais beaucoup de pochoirs, tags et stickers.
Puis, je me suis mis à faire des affiches en 2004. Trop souvent arrachées, je délaisse le papier. 
Les compositions sur bois, avec des colles plus fortes, font leur apparition. 
Maintenant je réalise des oeuvres en plus grand format et me dirige vers une peinture plus monumentale.



© Muga OnAir
© Muga OnAir


Vos oeuvres demandent au spectateur de scruter le moindre détail... avec une touche d'humour et de satire qui se dégagent de vos images. Quelles émotions guident votre travail ?
Peindre dans la rue à un coté vraiment excitant, presque obsessionnel. Ce qui me motive c'est l'idée d'aller poser des oeuvres dans différentes villes. C'est comme un défi que je me lance. Je conçois difficilement passer quelque part sans y laisser ma trace. Si je fais une oeuvre, je dois aller la coller. La tension monte !

 

© Muga OnAir - à Oslo


Quelles problématiques souhaitez-vous questionner à travers vos créations ?
Parmi les problématiques qui m'interpellent le plus, il y a l'individualisme, la société de consommation, l'indifférence et la négligence des hommes envers la planète et les autres êtres vivants. Tout ça, pour un profit immédiat et inutile. On a tout, en trop! 
Aujourd'hui, quelqu'un qui consomme intelligemment, consciemment, en faisant attention à ne pas favoriser des grosses entreprises « parasite » ou des lobbyistes douteux, est un militant. 
Ainsi que la problématique des villes! Elles sont une de mes plus importantes sources d'inspiration ; culturellement, archtecturalement, etc, mais paradoxalement, les murs des villes peuvent faire office d'oeillère. On s'y perd. 
De l'autre coté de ces casse-horizons, on oublie qu'il y a des grandes étendues, une nature sauvage, d'où l'on vient.

 
© Muga OnAir

© Muga OnAir


Que voulez-vous transmettre au chaland qui rencontre votre univers créatif ?
Les compositions sur bois sont des petites mises en scène. Elles invitent le passant à créer son propre scenario. Faire naitre une émotion. Ce qui est exceptionnel dans l'Art en général, est qu'il ne tient pas comptes des barrières culturels et linguistiques et peut être ressenti par les gens du monde entier.



© Muga OnAir


Vous travaillez entre Marseille et Bruxelles et vous exposez votre travail en Europe et au-delà... créez vous de manière spontanée ou préparez vous votre travail en amont ?
Je fais toujours un croquis avant de m'attaquer à un mur. 
Pour les compositions en bois, j'élabore sans avoir choisi de lieu au préalable. Je le trouve au moment même, en parcourant la ville avec mon sac chargé d'oeuvres et de colle.


 © Muga OnAir


Un lieu de création qui vous a particulièrement touché ou inspiré ?
Tout de suite je pense à Bamako. J'ai collé quelques affiches là-bas. Cette ville, qui ne semble pas finie, d'où émane une effervescence incroyable, tu la manges, tellement la poussière est omniprésente. Partout cette même couleur terre. Tout se troque ou s’achète au compte goutte... 
J'ai eu un super feeling avec la population. C'est un des voyages qui m'a le plus marqué. 


© Muga OnAir


Pouvez-vous nous parler d'une expérience de collaboration artistique ?
Une des plus belles collaborations artistiques fut aussi une des plus compliquées. Avec un pote cinéaste, on avait décidé le tournage d'un doc sur l'art urbain en Belgique. On a filmé et interviewé une bonne dizaine d'artistes sur les trente de prévus. Même si on était pas les rois de l'organisation et malgré toutes les péripéties qu'on a pu vivre, au final, les rushs étaient superbes. 
Malheureusement pour des raisons économiques, on à du mettre le projet de côté. C'est frustrant de ne pas avoir mené cette aventure jusqu'au bout, mais si une nouvelle occasion se présente je fonce.
De plus, j'ai été co-commissaire et commissaire de différentes expos. J'ai appris énormément. C'est des expériences à renouveler.



© Muga OnAir


Quels sont vos projets à venir ?
Devenir astronaute !


 



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  • Artist UP
    (hôte)
    • 2016-01-18 11:13:25
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  • Tags - #art #urbain #marseille #urban #street #belgique #mur #Muga OnAir #Ggraffiti #Muga
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