Incroyables "tableaux-montages" d'Andrei Cojocaru !

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Andrei Cojocaru est un artiste collagiste d’origine roumaine qui vit et travaille à Paris. Inspiré par l'imagerie rétro, ses créations graphiques et colorées proposent de nombreuses lectures. 
Dans son travail, Andrei Cojocaru applique « les principes (…) de la juxtaposition et du mélange d’éléments qui n’ont, à l’origine, rien à faire ensemble, dans le but de créer quelque chose de nouveau ».
Curieux et  gourmand Andrei ne se limite pas aux supports : chutes de papiers, photos, pub, tissus... tout y passe quand il s'agit de créer. L’artiste ne cesse d’explorer formes, motifs, couleurs, des chiffres et des lettres, donnant vie à des oeuvres d’une d’une diversité inouïe... 2016 promet d'être riche en imagination créative... et créatrice !


© Andrei Cojocaru – Used Wisely – première illustration de 2016
en exclusivité pour Artist Up


Quelles ont été les étapes clés de votre parcours ?
Cela va paraître un peu bizarre, mais l’élément déclencheur de mon activité artistique a été mes études de droit. J’ai vite compris que ces études n’étaient pas faites pour moi, je m’ennuyais terriblement, j’avais besoin d’un exutoire, une activité pour m’aider à m’évader.
Fin 2007 j’ai donc installé Photoshop et j’ai commencé à retoucher des photos et à créer quelques compositions très basiques, que je publiais sur le site Deviant Art. C’est en explorant le site que j’ai découvert le collage. J’ai continué à apprendre et à me servir de Photoshop mais j’ai également commencé à travailler à la main, avec un cutter et de la colle en tube.
En 2011, encouragé par des commentaires positifs de parfaits inconnus sur Internet, j’ai lancé mon site. C’est à ce moment-là que mon entourage a appris que je faisais des collages : j’avais gardé cette activité pour moi jusqu’ici.
Enfin, fin 2014, j’ai reçu mes deux premières « vraies » commandes : j’ai réalisé plusieurs illustrations pour une banque. J’ai alors pris la décision de consacrer plus de temps à l’art et à la création afin de pourquoi pas en faire, un jour, mon activité principale.


© Andrei Cojocaru – illustration commandée par la banque BRD
Groupe Société Générale, 2014


Vous mixez l’approche manuelle et digitale dans vos collages. Comment avez-vous été amené à développer cette technique ?
J’ai commencé le collage sur Photoshop mais pour moi le vrai collage reste celui fait à la main. Travailler sur ordinateur offre énormément de possibilités, c’est facile de changer la dimension ou la couleur des éléments par exemple, ou de revenir en arrière - c’est un peu de la triche. 
En travaillant avec et sur du papier on a un peu moins de liberté, ça oblige à réfléchir un peu plus avant de couper et coller, mais je trouve ces « contraintes » stimulantes. Ainsi, pour apporter plus d’authenticité à mes collages numériques, j’utilise souvent des éléments « faits main », des images découpées et scannées au préalable, ou des textures que j’aurais faites moi-même sur papier. J’évite autant que possible d’utiliser des images trouvées en ligne.

 
© Andrei Cojocaru
Illustration pour la 2ème édition de la Romanian Design Week 2014


Pouvez-vous nous en dire plus sur les matériaux, médiums et supports utilisés ?
Pour ce qui est du collage traditionnel, je travaille avec tout ce que je peux trouver : des éléments découpés dans des livres et des magazines (je privilégie les magazines anciens pour la texture de leur papier, je ne suis pas très fan du glossy), des photos, des tickets de caisse, des morceaux d’affiches récupérés dans le métro, du scotch, de l’acrylique, de la peinture en bombe, etc. Je travaille en général sur du papier épais ou sur du carton.



© Andrei Cojocaru 


Quel est le mode opératoire dans votre processus créatif ?
Quand il s’agit de collage traditionnel, je travaille souvent par terre. Je m’entoure d’une tonne de papiers, livres, magazines, mes cutters, tubes de colle et autres matériaux. Je commence à chercher un élément qui me plait, je le pose sur le support et je recommence, encore et encore. Je déplace les éléments, j’essaie plusieurs compositions et une fois que je suis satisfait, je colle. Cela peut prendre entre dix minutes et plusieurs jours. Il m’est déjà arrivé de laisser ce joyeux bordel par terre pendant plusieurs jours jusqu’à ce que je sois satisfait du résultat.
Sur ordinateur c’est assez similaire, le désordre en moins. Je commence par un ou deux éléments sur la page et j’en ajoute d’autres au fur et à mesure, je les déplace, supprime, en ajoute d’autres. Ca arrive parfois que le résultat final n’ait plus rien à voir avec ce que j’avais au début sur l’espace de travail. Comme je le disais, la facilité et les possibilités quasi infinies du travail numérique !



© Andrei Cojocaru 


De quelle manière votre pratique a-t-elle évolué depuis vos débuts ?
Mon style a beaucoup évolué depuis 2007, mais je ne pourrais pas vraiment définir mon style. Tout est plutôt une question de feeling : mes collages reflètent souvent mon état d’esprit. Mes collages sont parfois minimalistes, avec deux ou trois éléments, parfois très chargés ; parfois très colorés, d’autres avec un nombre limité de couleurs ; parfois un peu chaotiques, avec des papiers déchirés et des taches de peinture, d’autres fois très « ordonnés », symétriques, géométriques...



© Andrei Cojocaru 


Il y a dans vos collages un côté très graphique et coloré, accompagné d’une imagerie assez retro... Quelles sont vos influences et source d'inspirations ?
Sans vouloir paraître prétentieux, j’ai envie de dire que tout m’inspire! Il y a de nombreuses années, j’ai entendu dans un morceau de rap du groupe Jedi Mind Tricks le phrase suivante: « there’s beauty in strange places » (on peut trouver la beauté dans les endroits les plus inattendus). Je trouve que c’est une phrase très juste. L’inspiration peut venir de n’importe où : un poster, une photo, les affiches déchirées dans le métro, un mur décrépit, des traces de peinture sur le bitume, de la musique, de vidéos…
Mes influences sont trop nombreuses pour pouvoir les citer ici, j’admire et je suis le travail de nombreux autres pratiquants du collage. Je ne vais en citer que deux, ceux qui ont provoqué chez moi le déclic, ceux qui m’ont réellement donné envie de faire des collages. Il s’agit de Thomas Schostok, un artiste, graphiste et typographe autodidacte allemand, qui travaille sous le pseudonyme {ths} (www.ths.nu) et Eduardo Recife, graphiste et artiste brésilien connu également sous le nom de Misprinted Type (www.misprintedtype.com).


© Andrei Cojocaru 


Quelle "histoire" souhaitez-vous raconter, ou plus largement, que souhaitez-vous transmettre à travers vos oeuvres ?
Pour être honnête, je n’essaie pas vraiment de transmettre un message particulier à travers mes oeuvres. Ma démarche est essentiellement esthétique, j’essaie de créer des images que je trouve personnellement belles et impactantes - en espérant que cela fasse le même effet à d’autres gens. 
Néanmoins, il est certain que mon état d’esprit au moment de la création se transmet dans mes oeuvres et donc inconsciemment, je véhicule un message, dans une certaine mesure. 
En revanche, j’aime bien quand les gens commentent mes collages et en tirent des explications et interprétations ! « Ici, en employant cette image, tu voulais dire ci ou tu voulais exprimer ça », je trouve ça très intéressant.



© Andrei Cojocaru 


Vous avez exposé vos oeuvres en octobre dernier à l’occasion de l'exposition organisée par Leo et Pipo "Imaginary Portraits"... Pouvez-vous nous parler de cette expérience ?
En 2012, Léo et Pipo m’ont contactés pour imaginer leur portrait sur la base de photos vintage. Plus de trois ans plus tard, je reçois un mail de Léo m’annonçant l’expo, qui a réuni les portraits imaginés par une trentaine d’artistes, la plupart étant des collages. J’ai bien sûr accepté l’invitation sans hésiter ! 
Ce fut un événement important car ça a été la première occasion d’exposer mes oeuvres en public en France. De plus, j’ai eu l’occasion de rencontrer Léo en personne pour la première fois et j’ai découvert que c’était vraiment un chic type avec qui j’aimerais travailler à nouveau à l’avenir !

© Andrei Cojocaru  


Pensez-vous à expérimenter de nouveaux supports, médiums ou techniques ?
Quels sont vos projets, envies, actualités pour la suite ?
Oui! Je veux commencer à composer sur des formats plus grands, travailler sur de la toile aussi, utiliser plus de peinture dans mes oeuvres. J’aimerais également essayer la sérigraphie.
Pendant mon adolescence à Bucarest, en Roumanie, je faisais du graffiti. J’ai arrêté à mon arrivée en France en 2003 mais j’ai récemment eu l’occasion de repeindre un mur à la bombe. L’odeur de peinture a agi comme une madeleine de Proust et ça m’a énormément donné envie de refaire du graffiti! 
Je cherche à présent une façon d’allier collage et graffiti, j’ai quelques idées en tête mais je n’y suis pas encore.
Par ailleurs, je suis passionné de musique, surtout de musique(s) électronique(s). J’aimerais pouvoir conjuguer cette passion avec le collage en faisant des pochettes de disques. Je me suis mis en tête de contacter mes labels et artistes préférés pour leur proposer de travailler ensemble.
Enfin, j’aimerais essayer d’appliquer les principes qui guident mon travail de collage - à savoir, la juxtaposition et le mélange d’éléments qui n’ont, à l’origine, rien à faire ensemble dans le but de créer quelque chose de nouveau - à d’autres domaines, comme la vidéo et le son.
Bref, beaucoup de projets en 2016, je sens que ça va être une bonne année :) ! 


© Andrei Cojocaru 


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  • Artist UP
    (Owner)
    • 2016-01-22 10:00:39
    • 5,525 views
  • Tags - #graphisme #design #art #paris #illustration #collage #photography #graphique #couleurs #lettres #Andrei Cojocaru #techniques mixtes #Bucharest #motifs #chiffres #Leo & Pipo
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