INA-ICH, la guerrière du rock électro !

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C'est lors de la 40ème édition du Printemps de Bourges que nous rencontrons Kim-Thuy Nguyen, chanteuse et tête-pensante du projet Ina-Ich. Véritable touche-à-tout, elle compose, écrit, arrange et interprète. Son inspiration et son âme de guerrière ne sont qu'au service d'une cause positive, d'une volonté de défendre les belles choses. Accompagnée d'Aurélien Clair (Batterie) et de Brad Thomas Ackley (guitare) l'envoûtante Kim-Thuy Nguyen propose un nouveau rock electro qui a l'effet d'une bombe pour ce 3ème album. Sobrement nommé "ii3", ce 3ème opus est prêt pour être joué sur les plus grosses scènes françaises !
C'est lors de l'évènement Rock In Loft, à Bourges, dans une petite salle de bain, aménagée pour l'occasion en salle d'interview, que nous avons rencontré Ina-Ich... s'en suit une belle et riche discussion sur sa vision de la musique et son combat de guerrière pacifiste !  


 
ii3 disponible sur iTunes

 

Votre EP est sorti en format vinyle le 16 avril dernier, c'est important pour vous ce type de support ?

Ça apporte une dimension graphique supplémentaire. C'est un objet qui est intéressant à travailler. Aujourd'hui dans l'aire du numérique, on n'a pas vraiment d'objet concret à travailler. Moi ça m'a vraiment amusé de travailler sur ce graphisme, c'était vraiment excitant à faire. Donc oui, c'est devenu important ! L'année dernière, on a sorti l'EP « Ma Chair et Mon Sang », un EP de 4 titres et ça a super bien fonctionné, du coup il y a une suite cette année avec ce vinyle. Avec cet album là, on a vraiment apporté une dimension graphique en plus.

 

 

Nous avons justement remarqué que ces visuels étaient assez singuliers, qu'est-ce qu'ils représentent ?

En fait, je ne réfléchis pas tellement quand je compose, quand j'écris ou que je dessine, c'est vraiment très instinctif. Je pense que c'est le reflet de ma nature, c'est quelque-chose d'assez guerrier. Mais je ne suis pas dans la destruction, c'est plus une émotion, c'est une émotion forte qui traduit une frustration. Quand tu vois notre société, quand tu vois le monde dont la manière dont il se dégrade et le potentiel de l'être humain, c'est extrêmement violent. Il faut qu'on réfléchisse à ce qu'on peut amener à notre monde, à notre société. Et malheureusement ce n'est pas médiatisé, tout ce qui va dans le positif n'est pas assez médiatisé.
C'est tellement plus facile d'aller vers le négatif, c'est extrêmement frustrant et quand tu parles avec des gens autour de toi, tu sens qu'il y a la motivation mais qu'il n'y a pas les armes pour, il n'y a pas la même énergie. C'est cette énergie là que j'ai en moi et qui m'a été transmise par mon père. On a choisi la France comme terre d'accueil, suite à la guerre au Vietnam. Mon père est arrivé avec une énergie, une volonté de reconstruire. Je pense que quand je dessine ou quand je compose, il y a cette force, c'est un combat à vie. En tant que guerrier - pas dans la destruction - il faut remuer les esprits.

 


© Eve Dulac Ackley

 

Est-ce que tu dessines autre chose que les covers de tes albums ?

Non, je ne dessine que mes covers ! Je ne suis pas du tout graphiste à la base, c'est quelque-chose que je nourris en moi personnellement, ce n'est pas du tout mon métier. Quand j'ai commencé à faire du graphisme pour mon projet, j'étais un peu complexée… je dessine depuis très longtemps pour moi, j'aime l'univers du dessin, des mangas, j'ai grandi avec ça. Du coup j'ai eu l'occasion de m'y essayer mais je dessine essentiellement pour Ina-Ich.

 

Aujourd'hui c'est un show case acoustique, est-ce que c'est une formule que tu apprécies ?

J'apprécie tous les contextes. Pour moi la musique elle doit être traduite avec n'importe quoi. Si c'est une grosse scène, il y a le matériel pour, et dans ce genre de contexte, il faut juste adapter. Si on est intègre, sincère, et qu'on travaille un minimum, on est capable d'amener une chanson avec une couleur différente en restant sincère. L'important c'est le contenu de la chanson.

 


© Eve Dulac Ackley

 

Est-ce qu'être à Bourges, pour le Printemps de Bourges faisait partie de vos rêves d'artiste ?

Moi personnellement, je n'ai pas de rêve. Pour moi ce qui est essentiel dans ma démarche artistique, c'est de partager. Et partager, ça peut être là dans une toute petite pièce, dans un loft… après si l'occasion se présente on est contents, on est très heureux de pouvoir jouer à Bourges. C'est une série d'occasions, d'évènements dont il faut se satisfaire à chaque fois, quelque soit le contexte. C'est vrai que souvent on demande si faire Bercy, les grandes scènes c'est mon rêve, si on a l'occasion c'est génial, mais entre ça, toutes les étapes sont importantes.

 

© Eve Dulac Ackley

 

En parlant de grosses scènes, vous avez fait les premières parties de Shaka Ponk, qu'avez-vous retenu de cette expérience ?

En fait c'est particulier parce que ça va très vite ! Tu n'as pas vraiment le temps de réfléchir, tu es dans la concentration de ta performance. Ce qu'on a retenu, c'est l'échange avec toute l'équipe de Shaka Ponk qu'on connaît personnellement. A chaque fois, on en sort toujours très émus par leur sincérité, leur générosité. Après l'expérience de la scène, je ne pourrai pas te dire. On a bien sûr l'appréhension du public parce que ce n'est pas le nôtre, tu te dis « il faut que j'aille en mode guerrier pour aller les attraper ». Il faut mettre les bouchées doubles dès la première seconde ! A chaque fois, ça s'est toujours très bien passé, très bon accueil, on a réussi à ouvrir les fans à l'univers de Ina-Ich. Dans ce genre de scène, le public devient une sorte de masse, tu n'as pas la proximité que tu as dans les petites salles. Il y a une espèce de distance qui est très spéciale et que tu es obligée de gérer. Tu as l'impression qu'il faut que tu projette 2 fois plus.
Et ça va vite parce que tu est une première partie, tu ne dois pas bousculer toute la mise en place de l'artiste qui t'accueille, c'est 30 minutes donc tout est speed. Tu n'as pas vraiment le temps d'apprécier le moment.

 

 

Quels sont les artistes, musiciens ou non qui vous inspirent aujourd'hui ?

En musique, depuis longtemps, Trent Reznor peut être parce que sa sensibilité me touche aussi. Je me retrouve dans son énergie. Les émotions se placent sur une balance. Souvent on a envie d'opposer les choses. Par exemple, les gens qui viennent du classique n'ont pas envie d'écouter une musique énervée etc… moi je ne pense pas que ce soit une vérité. Chez Trent Reznor il y a un espèce de côté super vénère, super dur et à côté de ça des albums qui sont très purs, très profonds, avec des ballades incroyables… Moi ça me touche énormément.
En mangas, celui qui m'a vraiment marquée et inspirée c'est Gum avec Gali la petite androïd robot. Moi ça m'a énormément touchée. Ça traite de l'humanité qui peut y avoir dans les machines. La différence entre un être humain et une machine que tu as programmée avec des émotions etc… Le thème, c'est ce robot qui a été programmé pour être une guerrière et qui au final se retrouve plus humaine et plus sensible que la plupart des humains de cette époque là (dans le futur).

 

© Eve Dulac Ackley

 

En parlant de machines, j'ai l'impression que vous faîtes un peu du « rock technologique », est-ce que vous utilisez une technologie particulière, des plug-ins particuliers, je sais que ton guitariste a des boutons partout sur sa guitare ?

Oui, Brad est vraiment à la recherche de choses spéciales. Sa guitare est dotée d'un contrôleur numérique relié à Ableton. Avec ça il arrive à contrôler différents sons en même temps que sa guitare électrique. Ça permet de grossir un son, on peut avoir des sons de basse, des infras… C'est très enrichissant comme outil.

 

 

Quelles étaient vos lignes directrices pour ce 3ème album ?

Quand j'écris je suis dans le moment, je n'arrive pas à créer dans un concept. J'écris en fonction du moment, des humeurs et je fais avec ce que j'ai. Je ne suis pas très productive et chaque album prend énormément de temps et chaque titre que je fais a une valeur vraiment particulière. Je connais des artistes qui arrivent à composer 10 chansons à la minute, moi je ne peux pas. Chaque titre est comme une gestation chez moi. Comme j'écris, je compose, je fais les arrangements, je suis sur tous les fronts donc je m'accroche énormément à chaque titre, c'est comme un bébé. Chaque titre a son identité, sa nature et correspond à un moment bien précis.

 

Quels sont vos projets avec cet album ?

Qu'il soit entendu par le plus grand monde, je pense que c'est le souhait de chaque artiste qui sort un disque. Nous ce qu'on souhaite, c'est faire de la scène. C'est l'aboutissement du processus musical pour nous, sinon je ne vois pas l'intérêt.

 

Ma Chair et Mon Sang disponible en vinyle


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INA-ICH EN CONCERT :
 10.05 • Le Divan du Monde Paris

  • Saam WB
    (hôte)
    • 2016-04-25 09:39:14
    • 2 394 views
  • Tags - #rock #électro #printemps de bourges #INTERVIEW #Artist up #ina ich #rock in loft
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