Girls, Girls, Girls ! La répétition au féminin par Ophélie Rondeau...

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Ophélie Rondeau est une jeune photographe autodidacte qui nous emmène dans un univers glamour et girly. Obsédée par le concept de répétition, elle prend plaisir à photographier des paires ou des trios rangés et alignés. La géométrie, les lignes et la symétrie sont primordiales pour cette photographe talentueuse. Tantôt à Paris, à Londres ou à Berlin, Ophélie laisse parler sa créativité et nous confie que ces métropoles lui donnent une "multitude de choix" et ne la limitent pas, tant pour sa sélection de modèles que celle de ses lieux de shooting. Elle photographie les femmes comme personne et ce, à travers des clichés vintages et colorés. Le corps féminin est pour elle "une source d'inspiration infinie". Découvrons Ophélie Rondeau... Non non vous ne voyez pas double !


 
© Ophélie Rondeau 


Aujourd’hui photographe, vous n’étiez pourtant pas destinée à cette profession. Quelles étaient vos activités avant la découverte du medium photographique ? 
J’ai essayé plusieurs choses. D’abord la radio (co-présentatrice), puis la musique (journaliste freelance), puis la télévision (assistante de casting), puis la musique à nouveau (assistante de production). Oh, et puis j’ai beaucoup écrit aussi. Un livre, jamais publié, et le début d’un deuxième. J’ai toujours eu un besoin créatif et artistique. Ayant arrêté les cours après le bac, j’ai eu l’occasion de toucher un peu à tout.

Depuis quand pratiquez vous la photographie ? Quel a été l’élément déclencheur ?
Depuis un peu plus d’un an, après avoir eu en cadeau l’appareil photo de mon grand-père, un Canon EOS 700. Lui et moi étions très proches, bien qu’il soit décédé quand j’étais jeune, je me souviens très bien de lui photographiant et filmant notre grande famille. D’ailleurs, sa toute dernière pellicule était encore dans l’appareil, depuis plus de 15 ans. Quelle émotion que de scanner ses dernières photos ! Des photos de famille, mes parents par exemple, avec 15 ans de moins. Moi-même, avec 15 ans de moins. Ce fut une sacrée découverte!
 

© Ophélie Rondeau 


Quelles ont été (ou sont) vos sources d’inspiration ? 
Mon obsession visuelle ! Je suis très ordonnée comme personne, et ne suis satisfaite que lorsque tout est bien rangé, alignée, et de façon symétrique. De la cuisine à la salle de bain en passant par mon stock de pellicules, tout est parfaitement aligné. J’ai tendance à faire pareil dans mon travail, donc mon inspiration vient de là. Je suis obsédée par le concept de répétition ; c’est pourquoi j’habille mes modèles de la même façon, afin d’achever une certaine harmonie visuelle. Des photographes tels que Lina Scheynius et Sandy Kim m’ont beaucoup inspiré au début de ma carrière, me donnant une nouvelle vision du monde ; tout est une bonne photo à prendre, quand on regarde autour de nous avec soin.



© Ophélie Rondeau 


Vos photographies sont très fraiches avec un effet ‘vintage’… Parlez nous de votre matériel et des techniques utilisés ?
Les deux trois premiers mois, je n’ai utilisé que l’appareil photo de mon grand-père, jusqu’à ce qu’il commence à faire des choses un peu bizarre ; c’est alors que j’ai commencé à acheter mes appareils photos sur eBay. Mon budget étant limité à ce moment-là, c’est une solution qui m’a convenu parfaitement. Aujourd’hui, je ne me sépare plus de mon Olympus MJU II ; un tout petit appareil mais d’une qualité époustouflante ! Je songe cependant à changer de matériel pour un effet plus soft. Je n’utilise aucune technique particulière lorsque je prends des photos. N’ayant pas étudié la photographie, je ne connais d’ailleurs aucune ‘technique’! Je shoote au feeling. 



© Ophélie Rondeau 


Quel est votre rapport à la lumière lors de vos prises photographiques ?
Je travaille, la plupart du temps, avec la lumière naturelle, c’est pourquoi je shoote en extérieur de façon régulière. Travailler dans un environnement studio ne m’attire pas du tout. Faux décor, fausse lumière, très peu pour moi. Je suis anti numérique ; pour moi ce format est une contre-façon de l’argentique et respire la superficialité. Capturer le moment présent est quelque chose que j’affectionne tout particulièrement. L’appareil digital vous donne une chance de recommencer jusqu’à satisfaction. Avec un appareil argentique, la photo est prise et ne peut être améliorée (sur le moment), ce qui donne des photos beaucoup plus naturelles.

Comment s’opèrent vos choix de décor, d’environnement ? 
Mon choix de décor se fait avant tout en fonction de mon budget. Je passe beaucoup de temps dans les rues à la recherche de nouveaux lieux extérieurs, et j’ai une liste de studios de danse à petits prix, donc j’avise selon le temps ou les disponibilités. Tout est spontané dans la préparation de mes séances. Il m’est arrivé plusieurs fois de tout organiser le jour-même. Il y a évidemment des lieux que j’affectionne plus que d’autres, comme ceux à thèmes précis (court de squash, court de tennis, air de jeux) ou dans un environnement naturel (forêt, au bord de l’eau). 
Habitant dans une ville aux prix exorbitants, Londres, je n’ai pas un choix très élaboré. Il faut des autorisations, et beaucoup d’argent, pour shooter aussi bien en intérieur qu’en extérieur! Rien que dans le métro, c’est £500 par heure ! Je prévois de prendre une carte de fidélité chez Ryanair afin de partir en weekend à droite à gauche pour changer de décor et d’esprit.



© Ophélie Rondeau 


Vos modèles sont exclusivement des femmes… Comment les choisissez-vous ? Qui sont-elles ?
Mes modèles sont d’abord des inconnues, puis rapidement deviennent mes amies, pour la plupart. On se rencontre par hasard sur le web, principalement instagram, et après quelques emails, nous voilà entrain de créer. Les filles de mon projet #ophelieandthegirls habitent toutes (ou presque) à Londres, mais viennent de pays différents ; Russie, Italie, USA, Finland, Norvège, Portugal, Allemagne, etc…Tout dépend du feeling quand je tombe sur leur profil ; soit elles m’inspirent, soit non et dans ce cas je ne contacte pas.


© Ophélie Rondeau 


Pourquoi avoir choisi la figure féminine comme modèle de prédilection ?
En tant que femme, je me sentais plus confortable de photographier des sujets féminins. C’est à la suite de mes auto-portraits ratés que j’ai voulu photographier ‘les autres’. Le corps féminin est une source d’inspiration infinie ! Maintenant que j’ai un peu plus d’expérience, je souhaite élargir la gamme de mes sujets, afin d’être inclusive de tout le monde. Je travaille actuellement sur deux projets ; un premier avec des hommes, un second avec des personnes de tout sexe et de toute génération.
 
Les duos, voire les sonorités reviennent de manière récurrentes sur vos clichés. Pouvez-vous nous en dire plus….
Cela revient à ce que j’expliquais au début de l’interview ; mon obsession avec le concept de répétition. Je ne prends pas autant de plaisir, pour le moment, à photographier un seul sujet à la fois, tout simplement parce que je ne suis pas capable de mettre en oeuvre ce concept durant une séance individuelle. Le nombre de modèles que je photographie par session dépend tout simplement de qui est disponible en même temps que moi !



© Ophélie Rondeau 


Quelles sont vos instructions pour une session de photo réussie ? Pouvez-vous nous parler d’une expérience de shooting ? 
En général, je donne très peu d’indications à mes modèles au début d’une séance. La seule chose que j’explique est mon envie de créer des photos ‘bien rangées’ ; même action, même position, symétrie et répétition. Le reste se fait naturellement et de façon spontanée. Je place mes sujets dans un décor, naturel, et les laisse être elles-mêmes. De temps en temps, j’ai une idée précise avant coup mais la plupart du temps, l’inspiration vient en chemin, lorsque je suis face à elle, mon appareil photo dans les mains. Je choisis des modèles qui m’inspirent afin d’être inspirée le jour de notre shoot. La spontanéité tient une place très importante dans mon travail.

Quelles émotions, réactions, souhaitez-vous provoquer chez votre public ?  
Aucune! Je prends des photos de façon très égoïste. Je ne fais pas ça pour plaire mais pour me plaire, une sorte de thérapie artistique. Si les gens aiment, c’est un bonus très appréciable, soyons honnête. S’ils n’aiment pas, cela m’est égal. Je suis passée par une période, heureusement très courte, où j’essayais de comprendre ce qui plaisait aux gens afin de prendre des photos pour eux, et non pour moi. C’est quelque chose que je ne recommencerai jamais! Essayer de plaire aux autres, de façon générale, est très mauvais.
 

© Ophélie Rondeau 


Vous avez habité à Londres et avant déménagé récemment à Berlin…. De quelle manière la vie en métropole influence-t-elle votre créativité ? 
Bizarrement je suis beaucoup plus inspirée par la nature que par la vie en métropole ! Ceci étant dit, la raison pour laquelle je choisis de vivre dans de grandes villes telles que Paris, Londres ou Berlin est parce que je veux être entourée de personnes diverses et variées avec qui je peux travailler à n’importe quel moment. La multitude de choix est très importante, je ne veux pas être limitée. Ceci s’applique pour les sujets autant que pour les lieux de shooting. J’aime être au coeur du mouvement, et voyager quand j’ai besoin d’air et d’idées fraiches. Nous, Européens, avons de la chance ; nous pouvons prendre l’avion et visiter des villes comme Rome, Barcelone, Oslo, Porto, Budapest, etc… pour trois fois rien !

Comment envisagez-vous le processus créatif en Allemagne ?
Je vais utiliser les mêmes approches et techniques qu’à Londres, simplement avec des modèles et des décors différents.



© Ophélie Rondeau 


Quels sont vos actualités et projets futurs? 
Je suis actuellement en train de finir mon premier livre, la date de sortie étant prévue pour le 5 Juin 2016, qui regroupera tous mes travaux autour de mon projet #ophelieandthegirls.
J’ai également récemment commencé un projet avec des garçons/hommes pour modèles, qui s’appelle “Boys in Pink” et dans lequel j’essaye de changer la stigmatisation autour de la couleur rose. Enfin, je suis en pleine écriture du script de mon premier court-métrage, que je filmerai avec mon VHS camcorder, et qui abordera le sujet de l’avortement chez les jeunes filles.



© Ophélie Rondeau 
 


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    • 2016-05-02 13:20:30
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  • Tags - #paris #photographe #lumière #Berlin #vintage #femmes #girls #photographies #londres #ophélie rondeau #jumelles #twins #filles #deux #trois
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