Le style inimitable et monstrueusement créatif de Bom.K

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Né en 1973 en banlieue Parisienne, Bom.K tombe dans le graffiti dès l’âge de 17 ans. Rapidement, il s’exerce sans relâche sur les murs, les terrains vagues et dans son quartier, où il multiplie tags et fresques qui croisent lettrages et persos.
En 1999, Bom.K fonde avec Iso le collectif Da Mental Vaporz et commence à produire un graffiti intimiste et très personnel... et c'est sur des fresques immenses qu'ils expriment leur perception du monde contemporain : brutal, dur, souillé, sordide et monstrueux…
Aujourd’hui Bom.K développe un travail particulièrement caractéristique, avec une patte qu’on reconnait au premier coup d’oeil. "
Tous les choix que j’ai pu faire font partie d’un processus qui m’amène aujourd’hui à cet univers qui est le mien." nous explique t-il. 
A
vec une technique d'une précision extrême, Bom.K déploie une énergie monstrueusement créative. Ses créatures angoissantes, délirantes et difformes s’immiscent sur les murs et les toiles de l’artiste qui, armé de sa bombe aérosol, "tourmente" le monde du street art... Interview ! 


© Bom.K


Vous avez commencé à graffer peu avant 1990… quel a été l’élément déclencheur ?
Avant même que le graffiti devienne pour moi une vraie découverte et que j’y trouve un intérêt ou du plaisir à le pratiquer, je contemplais les autres le faire. À cette période je voyais les murs de mon quartier, la ville et les voies ferrées se noircir de graffitis à grande vitesse. Je n’étais pas encore conscient de l'ampleur de la place que ce mouvement prendrait dans la société. Certains de mes amis d'enfance voyaient le graffiti comme une gangrène urbaine et d'autres comme l'occasion de s'affirmer en tant qu'être jeune, adolescent, libre de braver l’interdit.
J'ai commencé à vouloir taguer et graffer dès mes 17 ans, d’abord sur les murs aux alentours de nos quartiers. Je le faisais sans ambition, sans me poser de questions, juste pour essayer et peindre à la bombe, ça me permettait aussi de m'échapper du quotidien. Le graffiti est devenu une passion beaucoup plus tard, quand j'ai découvert que, en le pratiquant de manière répétitive, l’outil pouvait répondre à mes attentes.


© Bom.K
Dessin '' Fermeture '' © Bom.K
Canvas '' Fermeture '' © Bom.K

 
A quel moment avez-vous choisi de vous nommer ''Bom.K'' et que signifie ce nom ?
En 1995, j’avais besoin de changer de pseudonyme par lassitude, comme je l’avais déjà fais auparavant et à plusieurs reprises. « Bom » était la première syllabe de bombing et le « K » l’initiale de « killa » pour diverses significations, mais celle que l’on pourrait retenir était la manière de se donner une importance, j’étais jeune, aujourd’hui les choses ont changé. J’ai choisi « Bom.K » aussi pour la résonance, cela me faisait penser à la basse d’un des morceaux de Public Enemy.


© Bom.K  
'' L'étrange baiser ''  © Bom.K 
Canvas '' Anonyme '' © Bom.K 


Pourquoi avez-vous choisi la rue comme lieu d’expression ?
La rue est le support où le graffiti se trouve le mieux car il doit toucher et interpeller les gens que ça leur plaise ou non. Les supports sont multiples et se prêtent à merveille à l’usage de la bombe aérosol. Les terrains vagues, les voies ferrées sont aussi de parfaits lieux pour peindre, mais moins visibles.  

 © Bom.K 


Vous souvenez vous de votre première fresque ?
Alors quand j’entend « fresque murale » nous parlons bien d’un mur peint entièrement avec une préparation en amont. Pour la réalisation de ma première fresque, Il me semble que c’était à Cavaillon dans le sud de la France, sur un mur en longueur en face d’un lycée. J’avais utilisé beaucoup de couleurs et peint sur le thème de la liberté avec un décor exotique, un peu inspiré des fresques de l’époque.


'' Perséverance '' © Bom.K 


Comment définiriez-vous votre univers artistique ?
Cet univers s’est sans doute installé progressivement à certaines périodes de ma vie. Avec le temps je me suis concentré sur l’essentiel de mes choix et j’ai gardé un certain équilibre. Je travaille sur plusieurs thèmes parfois personnels. Il m’arrive de m’y perdre un peu, de douter et d’en être même découragé puis soudain l’envie de continuer et de me surpasser reprend le dessus. Tous les choix que j’ai pu faire font partie d’un processus qui m’amène aujourd’hui à cet univers qui est le mien.
 

Canvas '' L'initiation '' © Bom.K  
Canvas Le Magicien Ose '' transfert  '' © Bom.K  
Canvas " My Bête friend " © Bom.K 


Quelles émotions ou réflexion souhaitez vous susciter ?
Je ne saurais pas le dire, peut-être que les gens s’interrogent ou laissent leurs curiosité les gagner sans forcément apprécier mon travail. Les gens sont différents les uns des autres, ils ne peuvent avoir les mêmes émotions. 

 
Canvas '' Sale Danse '' © Bom.K 
Canvas '' Portrait d'un Fumeur '' © Bom.K 
Canvas '' La Vraie Souris '' © Bom.K 


Quelle relation établissez-vous entre l’expression dans l’espace urbain et en galerie ?
Pour moi la démarche reste la même et à la fois, est différente. Je peins sur murs et sur toiles à la bombe aérosol, donc techniquement le procédé est le même. La différence est qu’en atelier j’utilise des « caches » qui s’adaptent à la bombe de peinture et qui me permettent un travail en finesse.
Mon travail sur toile demande plus de temps et d’attention par souci d’obtenir un résultat proche de mes attentes. 
Peindre un mur d’une certaine superficie me demande d’avoir du recul pour garder mes repères. J’utilise aussi des embouts spéciaux pour dégraisser la masse de surface. Cela me demande également d’intégrer le fait de reproduire ma peinture à grande échelle. La finesse et le rendu semblent grossiers quand je suis près du mur et gagnent en clarté dès que l’on prend de la distance.


Love "fight for" Sculpture en Zamak & bronze Série limitée - © Bom.K 


Comment percevez-vous les mutations, évolutions du street-art… et son entrée en galerie ?
Comme une évidence. Je considère le graffiti ou la peinture à la bombe sur toile comme un art à part entière donc il a sa place en galerie. Je trouve seulement parfois le choix des galeries injustifié, il y a beaucoup de peintres talentueux qui méritent d’être découverts et exposés. Les plus cotés prennent beaucoup de place, ce qui donne une impression de « déjà vu ». 



© Da Mental Vaporz (Berlin) 

 
Depuis 1999, vous faites partie du collectif "Da Mental Vaporz". Comment est née cette collaboration ?
Avec Iso, nous avions décidé de choisir un nom pour signer nos peintures murales. Au début nous n’avions pas idée que les choses prendraient de l’ampleur. Les années défilèrent et le groupe s’est progressivement formé jusqu’à devenir ce qu’il est aujourd’hui.


Série '' Urban Kontortion '' © Bom.K 
Série '' Urban Kontortion '' © Bom.K 
Série '' Urban Kontortion '' © Bom.K 
Série '' Urban Kontortion '' © Bom.K 


Qu’en est-il aujourd’hui ?
Nous avançons tous chacun de notre côté et attendons le(s)s moment(s) propice(s) pour nous retrouver à nouveau pour un grand moment de peinture. Il me tarde de revoir tout le monde car ces derniers temps ont été difficiles.


© Bom.K  

 
Quels sont vos projets en cours ou à venir ?
J’ai certains événements à venir mais ils seront diffusés en temps et en heure. Je participerai notamment à Galerie Art Thema pour une exposition collective en septembre 2016 à Bruxelles.



© Bom.K 


Galerie Nicolas Xavier - Montpellier
Accrochage estival du vendredi 24 juin au samedi 30 juillet.
Avec Pro176, Hopare, Eackone, Katre et Zest

>>> PAGE FACEBOOK DE LA GALERIE <<<



RETROUVEZ BOM.K :
  
    • 2016-07-16 09:55:56
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  • Tags - #street art #graffiti #art urbain #aerosol graff #da mental vaporz #Bom.K #morbide #torturé
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